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Des millions d’Algériens ont manifesté ce vendredi contre le système

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Un peu partout en Algérie, des millions de manifestants se sont retrouvés dans la rue pour réclamer de Gaïd Salah d’enclencher la transition et de passer le pouvoir.

Des dizaines de milliers ‘Algériens se sont rassemblés vendredi dans le centre d’Alger pour un 13e vendredi de manifestations dans le pays, où le mois de jeûne du ramadan n’a pas entamé la mobilisation.

La police est déployée en nombre depuis le début de la matinée à Alger et interdit notamment, avec des véhicules et des policiers munis de boucliers, l’accès au parvis et aux marches de la Grande Poste, lieu symbolique pour les manifestants.

« Honte à vous policiers », crient des manifestants, selon un journaliste de l’AFP, dans une ambiance tendue, marquée par quelques bousculades mais sans heurts dans l’immédiat, un peu plus d’une heure avant le début prévu du cortège, à la fin de la grande prière.

Selon des sites d’information et des internautes sur les réseaux sociaux, les policiers ont pulvérisé à la mi-journée des gaz lacrymogènes pour éloigner les manifestants essayant de forcer le passage.

Des barrages filtrants ont par ailleurs été installés par les forces de l’ordre sur certains axes routiers menant à Alger, a raconté à l’AFP Ali, commerçant venu de Bordj Menael, à 60 km à l’est de la capitale.

Un dispositif similaire a été mis en place aux entrées de Bordj Bou Arreridj, localité particulièrement mobilisée depuis le début du mouvement du 22 février, à 150 km au sud-est de la capitale, selon des médias algériens.

« Pas d’Etat militaire »

« Non aux élections » prévues le 4 juillet pour élire un successeur au président Abdelaziz Bouteflika, peut-on lire sur certaines pancartes. Après 20 ans à la tête de l’Algérie, l’ancien chef de l’Etat a été contraint de démissionner le 2 avril sous les pressions conjuguées du mouvement inédit de contestation et de l’armée.

Les manifestants réclament également à hauts cris un « Etat civil ».

« Pas d’Etat militaire« , martèlent-ils alors que l’armée est revenue au centre du jeu politique, après avoir contribué de façon décisive au départ du président Bouteflika, faisant de facto de son chef d’état-major, le général Ahmed Gaïd Salah, l’homme fort du pays.

« , martèlent-ils alors que l’armée est revenue au centre du jeu politique, après avoir contribué de façon décisive au départ du président Bouteflika, faisant de facto de son chef d’état-major, le général Ahmed Gaïd Salah, l’homme fort du pays.

« Gaïd Salah dégage ! », scandent les manifestants vendredi à Alger, lui reprochant, outre son soutien durant 15 ans au président Bouteflika, son refus de toute autre sortie de crise que la présidentielle du 4 juillet, dans laquelle ils voient un moyen pour les héritiers du régime de maintenir, à la faveur de fraudes, le « système » au pouvoir.

Les manifestants demandent au préalable le départ de toutes les figures associées à M. Bouteflika, en tête desquelles le président par interim Abdelkader Bensalah et le Premier ministre Noureddine Bedoui, deux apparatchiks, mais aussi le général Gaïd Salah.

« Le mouvement populaire pacifique n’est pas près de s’essouffler » car « le pouvoir s’accroche malheureusement à l’organisation des élections le 4 juillet », a assuré, dans un entretien au site d’information TSA (Tout sur l’Algérie), Abdelouahab Fersaoui, président du Rassemblement Action Jeunesse (RAJ), une organisation citoyenne en pointe dans la contestation.

Vice-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l’Homme (LADDH), Saïd Salhi a de son côté dénoncé une « fuite en avant » du pouvoir, qui n’a « aucune vision », « temporise et joue sur l’usure ».

« Si le système maintient les élections pour le 4 juillet, cela revient à exacerber les tensions et à accentuer la crise », a-t-il expliqué à TSA.

Il a également dénoncé les récentes convocations et arrestations par la justice d’anciens responsables politiques et d’hommes d’affaires, y voyant une volonté de « dévier » le mouvement de ses revendications.

« La mise en place d’une justice indépendante ne peut avoir lieu que dans le cadre d’une nouvelle République, réellement démocratique et véritablement basée sur la séparation des pouvoirs », a assuré M. Salhi.

Jeudi, Abdelmalek Sellal, Premier ministre entre 2014 et 2017, Ahmed Ouyahia, trois fois chef du gouvernement sous M. Bouteflika –la dernière fois jusqu’en mars 2019– et plusieurs anciens responsables ont été entendus par un tribunal d’Alger, dont ils sont ressortis libres. Avec AFP

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entre le peuple et el gaid cest le bras de fer celui qui sera patient l emportera

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Manifestants à Constantine : « Les Kabyles sont nos frères »

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Comme en novembre 1954, le peuple algérien est unis comme un seul homme pour libérer l’Algérie. La tentative de Gaïd Salah de diviser les Algériens et de créer la zizanie entres les régions a eu l’effet contraire.

A Constantine, et depuis trois jours, des manifestants sont sortis dans la rue pour crier haut et fort des slogans appelant à l’unité nationale.

Les mots d’ordre sont clairs et ne souffrent aucune nuance sur le niveau d’éveil des Constantinois. « Les Kabyles ne sont pas nos ennemis mais nos frères »,… « le vrai ennemi c’est le régime », sont autant de slogans en langue arabe dialectale qui sont scandés à tue-tête, pas seulement dans la ville des ponts suspendus.

Ailleurs aussi, à travers les autres coins du pays, les manifestants ont exprimé leur soutien aux Kabyles victimes de la répression par le biais de l’interdiction hallucinante du port de drapeaux amazighs décidée par le vice-ministre de la Défense.. (voir la vidéo)

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Tizi Ouzou : les universitaires dénoncent une « justice aux ordres »

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Le collectif des enseignants de la Faculté des sciences économiques, des sciences de gestion et des sciences commerciales (FSESGSC) de Tizi Ouzou a rendu public hier 24 juin un communiqué dans lequel il dénonce l’incarcération injuste des jeunes manifestants. Nous publions ci-dessous le communiqué :

La justice aux ordres, pour satisfaire les lubies autocratiques du chef d’état-major, a procédé injustement dimanche 23 juin 2019 à la mise sous mandat de dépôt d’une vingtaine de jeunes après être malmenés, violentés et arrêtés lors du 18e vendredi du mouvement révolutionnaire du peuple algérien.

Ayant brandi le fanion berbère, ces jeunes actuellement incarcérés à El Harrach illégalement, n’ont porté atteinte ni à l’unité nationale, ni à l’emblème officiel, au contraire les deux drapeaux s’étant côtoyés depuis le 22 février ont rendu possible aussi bien la fraternité entre les Algériennes et les Algériens que la solidarité et la reconnaissance de leur identité berbère millénaire.

Accuser ces jeunes de vouloir attenter à l’unité nationale est un énorme mensonge, indigne même d’une justice « dépendante ». Leur emprisonnement est une manœuvre perfide des tenants du pouvoir actuel, en vue de semer la confusion et d’attiser la haine au sein du mouvement, de détruire l’unité et la solidarité entre les Algériens, somme toute de contrer la révolution en cours.

Nous collectif d’enseignants, tout en dénonçant et condamnant ces manœuvres criminelles et antipatriotiques, nous engageons à poursuivre d’une façon persévérante la dynamique révolutionnaire jusqu’à la concrétisation de ses objectifs : Etat civil, Etat de droit, justice indépendante, république démocratique et sociale…

Convaincus du caractère inique et arbitraire de ces arrestations, nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de ces détenus politiques et l’arrêt de l’instrumentalisation des forces de l’ordre et de l’appareil judiciaire à l’encontre du peuple algérien.

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Béjaïa : grève générale et sit-in des avocats le 26 juin

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Le Barreau de Béjaïa a appelé hier lundi 24 juin à une grève générale suivie d’un sit-in demain mercredi 26 juin au niveau de la cour de Béjaïa, pour dénoncer les arrestations de citoyens pour port du drapeau amazigh et décide de déposer plainte contre la député Naïma Salhi, lit-on dans un communiqué de l’Ordre régional des avocats de Béjaïa (ORAB), parvenu hier à notre rédaction.

Le Barreau de Béjaïa « dénonce et condamne les arrestations de citoyens ayant participé à la marche du vendredi 21 juin 2019 sous des chefs d’inculpation lourds aux motifs de porter des fanions et étendards symbolisant la culture, l’identité et l’appartenance à Tamazgha, la Berbérie (Afrique du Nord) » et estime qu’il s’agit là « d’atteints aux droits et libertés collectifs et individuels », lit-on encore dans le communiqué de l’ORAB.

Le Barreau de Béjaïa décide également de « déposer plainte avec constitution de partie civile » contre la député Naïma Salhi « pour racisme, apologie de haine et atteinte à l’unité nationale » et s’indigne que cette député derrière « la campagne insidieuse et fractionnaire » et qui « appelle au lynchage, à la haine et à la division du peuple algérien » n’a jamais été inquiétée.

Enfin, le Barreau de Béjaïa réclame « l’indépendance totale du pouvoir judiciaire », « dénonce toute instrumentalisation de la justice » et demande la « libération immédiate » des citoyens injustement incarcérés, lit-on encore dans le communiqué de l’ORAB signé du Bâtonnier Maître Salem Khatri.

A. G.

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