Connectez-vous avec nous

Politique

Benbitour invite le Hirak à avoir des représentants pour négocier avec l’armée

Publié

le

L’ancien chef du gouvernement, Ahmed Benbitour a appelé, mercredi, à une « lecture attentive »  de la Constitution pour aboutir à une solution politique à la crise que traverse le pays « sans trop s’éloigner de ses dispositions ».

Invité du premier numéro de l’émission « Erriwaq Essiassi », de l’APS, M. Ahmed Benbitour a estimé que « l’idée du respect stricto sensu de la Constitution ne fera pas sortir le pays de la crise », expliquant que « la solution politique s’opère par un changement serein du régime à travers l’application des articles 7 et 8 de la Constitution puis l’activation de l’article 102 durant une période de transition qui devra donner lieu à l’élaboration d’une feuille de route pour une sortie de crise, la désignation d’un gouvernement de transition et la définition des modalités d’organisation d’une élection Présidentielle régulière ».

Par ailleurs, Ahmed Benbitour a mis en avant l’importance de choisir des représentants compétents du Hirak populaire pour des « négociations » avec les parties dirigeantes en vue d’un « changement total du système ».

Le Mouvement de dissidence populaire réclame un changement radical du système. Aussi, estime-t-il, il « se doit de passer » à une nouvelle phase à travers « la désignation de représentants officiels capables d’élaborer une feuille de route pour négocier avec les parties dirigeantes en vue de réaliser la principale revendication de la rue algérienne, à savoir le changement de tout le système ».

A LIRE : Le colonel Boudemagh propose un manifeste pour une période de transition

Plus explicite, M. Benbitour propose la désignation d’un représentant par wilaya pour que ces représentants se réunissent, par la suite, pour élire trois d’entre eux pour parler au nom du Hirak.

Se disant disposé à « apporter son aide » dans la transition qu’il prône, en contribuant à l’élaboration de la feuille de route pour la gestion de cette étape, il a indiqué avoir « un programme » de sortie de la crise politique que traverse le pays.


A la question de savoir s’il accepterait de diriger cette transition, M. Benbitour a affirmé que c’est là « une grande responsabilité historique », mais, a-t-il ajouté « je ne peux frapper aux portes » soulignant que « La rue refuse actuellement qu’on la représente ».

« Lorsque les manifestants et le régime conviendront d’un accord sur une transition, je ferai part de ma position concernant la direction de cette étape », a-t-il déclaré. Cependant l’ancien chef du gouvernement ne dit pas comment le Mouvement de dissidence populaire va procéder pour choisir ses représentants.

Dans le même sens, M. Benbitour a estimé que « l’opposition ne peut actuellement convenir d’un candidat de consensus pour la conduite de l’étape de transition », affirmant que « l’opposition peut être représentée par plus d’un candidat ».

Commentant les discours de l’institution militaire au sujet de la crise, M. Benbitour a estimé que ces discours étaient une preuve qu’elle (l’institution militaire) « avance prudemment ». Il a par ailleurs mis en garde contre la durabilité du statu quo car, a-t-il dit, « plus le temps passe, plus les revendications augmentent et les solutions deviennent difficiles ».

Par ailleurs, l’ancien chef du Gouvernement a qualifié l’ouverture des dossiers de corruption par la justice de « premier pas positif » dans la lutte contre la corruption, affirmant que ceci reste insuffisant pour « éradiquer cette corruption, érigée en système, et dont la lutte requiert un changement des institutions ».

LIRE : Saïd Sadi : pour la naissance d’un ordre républicain démocratique

M. Benbitour a plaidé, en outre, pour « une séparation entre les pouvoirs exécutif et judiciaire », soulignant « l’impératif de veiller à l’application des décisions du magistrat ».

Quant à la Présidentielle, prévue le 4 juillet prochain, M. Benbitour a relevé « l’absence » des moyens d’organisation de cette élection » à laquelle il ne participera pas, a-t-il dit.

En réponse à une question sur sa non participation aux consultations auxquelles a appelé le chef de l’Etat, M. Benbitour a considéré que « l’heure n’est plus au dialogue », ajoutant que « ce dialogue est désormais dépassé par les évènements ».

LIRE AUSSI : Le PST pour une assemblée constituante

Evoquant la crise économique à laquelle fait face l’Algérie, M. Benbitour a réitéré son appel à « une politique d’austérité en synergie entre les citoyens et le régime », afin de faire face à la baisse continue des recettes des hydrocarbures qui « ont chuté de 63 milliards Usd en 2013 à 27 milliards Usd en 2016 ». A ce propos, il a tiré la sonnette d’alarme quant à l’impact sur l’économie nationale « de taux d’inflation énormes et d’une pénurie des produits de consommation à partir de 2021 ».

L’Algérie a besoin de « compétence en matière de gestion au plus haut niveau de l’Etat » et de « dirigeants chevronnés pour choisir les compétences nécessaires », a-t-il soutenu. Avec APS

1 Commentaire
S'abonner
Me notifier des
guest
1 Commentaire
plus anciens
plus récents plus de votes
Inline Feedbacks
View all comments
amrou
amrou
3 années plus tôt

les representants cest une arme a double tranchant on peut soit les emprinonner en les passant au tribunal militaire soit les corrompre par de l argent a gogo car l algerie est tres riche et ne depense sans compter dasn ce sens. il faut qu il y ait d autres aquis comme disssolution de l APN et du senat avnt que des represenatnts ne se manifestent

ABONNEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER

Publicité

ABONNEZ-VOUS À NOTRE NEWSLETTER

A La Une

Articles récents

Coronavirus en Algérie

Populaires

1
0
J'adorerais vos pensées, veuillez commenter.x
()
x