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L’administrateur d’une page Facebook appelle à tuer Saïd Djabelkhir

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L’intolérance islamiste a la peau dure, même en ces temps d’éveil collectif. La dernière sortie médiatique de Saïd Djabelkhir, chercheur algérien en islamologie, n’a pas été du goût des gardiens du temple wahhabite qui n’ont pas tardé à demander sa tête.

Saïd Djabelkhir est connu pour ses déclaration assez documentée qui vont à l’encontre de la propagande wahhabite axée sur une conception rigoriste et erronée de la religion musulmane.

Hier, il est revenu, lors d’une émission sur une chaîne TV privée, sur la pratique du jeûne pendant le mois de ramadhan qu’il qualifie de non-obligation, en se basant sur des versets coraniques. « Il est communément admis que même les compagnons du prophète ne faisaient pas tous carême, sans que cela puisse choquer qui que ce soit à cette époque », dit en substance Saïd Djabelkhir.

Lire : Agression de Bouzeréah : entre le caché et le cachot ?

C’est cette déclaration qui a suscité le courroux de certains milieux obscurantistes et suspects qui, au lieu de répondre par des arguments, ont carrément appelé sur les réseaux sociaux à sa liquidation physique.

C’est le cas de cette page Facebook « Boufarik city » qui considère que Saïd Djabelkhir se moque du « Coran, de la sunna et de Abu Hourayra » et appelle les internautes à le tuer, tout en donnant son adresse personnelle.

Il faut rappeler que Saïd Djabelkhir avait déjà suscité la polémique par ses déclarations sur la fiabilité de Abou Hourayra comme source des hadiths. Un point de vue partagé d’ailleurs par la majorité des islamologues, en dehors des wahhabites, qui estiment qu’il est impossible que Abou Hourayra ait pu écouter et enregistrer autant de paroles du prophète au regard du peu de temps qu’il a eu à passer en sa compagnie.

D’ailleurs, même Omar Ibn El-Khatab, 2e calife de l’islam, et Aïcha, la « mère des croyants », avaient remis ce personnage à sa place suite aux hadiths suspects qu’il a attribués au prophète. Des faits historiques que les imams saoudiens et leurs « agents » algériens préfèrent taire, pour laisser l’Algérie sombrer dans l’obscurantisme.

Aujourd’hui les internautes épris de justice et de liberté se posent la question sur le rôle de la DGSN qui brille à chaque fois par son silence face à ces dépassements et ces appels au meurtres lancés sur les réseaux sociaux et sur les chaîne télé privées. Un silence considéré comme une complicité au vu de la situation politique que vit le pays, qui en dit long sur la volonté de laisser la société progressiste en proie à la violence de certains obscurantistes.

A. G.

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amrou
amrou
1 année plus tôt

halte à l intolerance svp. on a la dictature militaire en face de nous

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