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Culture

Clap de début du 72e Festival de Cannes constellé de stars

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Moteur, ça tourne… action ! C’est le couple glamour formé par Charlotte Gainsbourg et Javier Bardem qui a ouvert mardi un Festival de Cannes riche en stars et en grands noms du cinéma, démarrant avec la projection de « The Dead Don’t Die » de Jim Jarmusch, un film de zombies au casting cinq étoiles.

Bill Murray, Chloé Sévigny, Adam Driver, Tilda Swinton et Selena Gomez ont foulé le fameux tapis rouge, sous les flashs des photographes et devant une foule conquise par ce festival très prometteur. En revanche, point de zombies sur les marches, ni des musiciens Tom Waits, Iggy Pop et RZA, au générique du film.

Diffusé mardi soir en simultané dans près de 600 salles en France, « The Dead Don’t Die » est projeté à l’issue de la cérémonie qui a été présentée comme l’an dernier par l’acteur et animateur Edouard Baer. Le trublion en a profité pour rendre hommage à Agnès Varda, décédée fin mars.

Une chaise vide, avec son nom inscrit sur le siège, était sur la scène du Grand théâtre Lumière. Ses deux enfants, Mathieu Demy et Rosalie Varda, avaient auparavant monté les marches avec le ministre de la Culture Franck Riester.

Après les hommages, vint le temps de la présentation du jury, présidé cette année par le réalisateur mexicain Alejandro Gonzalez Iñarritu (« Babel », The Revenant », qui devra trancher, parmi les 21 films en lice, celui qui succédera à « Une affaire de famille » du Japonais Kore-Eda.

« Nous allons faire notre maximum pour trouver le bijou qui aura résonné le plus en nous », a-t-il promis, même si « le seul juge dans le cinéma est le temps ».

Le retour de Tarantino

« La sélection officielle ne pourrait pas être plus excitante », a souligné le réalisateur aux cinq Oscars. Il sera aidé dans cette tâche par d’autres cinéastes à forte personnalité. Parmi eux: le Grec Yorgos Lanthimos, le Français Robin Campillo, l’Américaine Kelly Reichardt, ainsi que d’autres artistes dont le dessinateur Enki Bilal ou encore l’actrice Elle Fanning, la benjamine du jury.

Leur mission s’annonce ardue face à une compétition de haut vol, mêlant de nouveaux venus dont le Français Ladj Ly, en compétition jeudi avec son premier long-métrage « Les Misérables » et de grands noms du 7e art (cinq réalisateurs en lice ont déjà reçu des Palmes d’or).

Parmi eux, Quentin Tarantino qui, 25 ans après le sacre de « Pulp Fiction, » revient avec « Once Upon a Time… in Hollywood », le film le plus attendu de la sélection réunissant pour la première fois Leonardo DiCaprio et Brad Pitt. Ou encore Abdellatif Kechiche, palmé en 2013 avec « La Vie d’Adèle », qui défendra « Mektoub my love: Intermezzo ».

« J’aimerais voir les films sans savoir qui sont les réalisateurs, si c’est un réalisateur ou une réalisatrice, quel est son pays d’origine. Je pense qu’on devrait juger le film lui-même. Peu importe que le réalisateur ait un nom connu », avait plaidé Iñarritu quelques heures plus tôt, devant la presse.

Après avoir été bousculée par la présence en compétition de Netflix il y a deux ans, puis le séisme #Metoo l’an dernier, la grand-messe du 7e art entend renouer avec ses fondamentaux: les films et les paillettes, très présentes au cours des douze jours que dure le festival (jusqu’au 25 mai).

Polémique Delon

En dehors de la compétition, le show sera notamment assuré par la présence sur le tapis rouge de la légende du football Diego Maradona et du chanteur Elton John pour son biopic « Rocketman ».

Cannes n’étant pas tout à fait Cannes sans polémique, la remise prochaine d’une Palme d’or d’honneur à Alain Delon suscite une controverse en raison notamment de propos « racistes, homophobes et misogynes », selon les termes de l’association Women and Hollywood, tenus jadis par l’acteur mythique du « Guépard » et dénoncés dans une pétition qui a recueilli plus de 19.000 signatures.

« Ça dit beaucoup de l’Amérique », a commenté mardi dans Libération Pierre Lescure, le président du festival. « Alain Delon (…) est un homme qui a pu tenir un certain nombre de propos mais qui a aussi un certain nombre d’actes dans sa vie », a-t-il souligné, espérant clore la polémique.

« #MeToo ne nous a donc rien appris ? Nous exigeons que le Festival de Cannes refuse d’honorer un agresseur misogyne », a réagi en fin de journée le collectif Osez le féminisme. AFP

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Culture

Lounis Aït Menguellet : je démens catégoriquement…

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Le chanteur d’expression kabyle, Lounis Aït Menguellet a rendu public un communiqué pour démentir des propos qu’un obscure site internet lui a porté au sujet des festivités du ramadan. Lecture

Azul fell-awen!
On vient de m’envoyer un article où, soi-disant je m’exprime à propos des festivités pendant le mois de Ramadan.

Je démens catégoriquement cette déclaration : je ne me suis absolument pas exprimé à propos de ces festivités, mais puisque on m’oblige à le faire, voici mon avis sur cette question : les chanteurs qui ont envie de chanter, qu’ils chantent, c’est leur gagne-pain et je ne vois pas en quoi cela gênerait le mouvement populaire dont ils font partie intégrante, étant eux-mêmes des chanteurs populaires.

À ma connaissance, les manifestants, dont nous faisons partie, continuent à vaquer à leurs occupations les jours de semaine pour gagner leur vie, ce qui est logique et légitime.

Me concernant, j’avais décidé de faire l’impasse sur ce mois de Ramadan bien avant le déclenchement du mouvement populaire pour des raisons personnelles.

Lounis Aït Menguellet

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Culture

Adrar: soirée ramadanesque au rythme du rite « Tekerkeba »

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Les habitants du Touat (Adrar) renouent, à l’avènement de chaque mois de Ramadhan, avec « Tekerkeba », un rite jalousement préservé.

Faisant partie de l’ambiance ramadhanesque et légué d’une génération à l’autre, Tekerkeba, puisé du nom d’un grand tambour recouvert d’une peau d’animal, est devenue l’appellation attribuée à la mission de la personne, un bénévole, chargée de réveiller les habitants pour le rite ramadhanesque du « S’hour » (repas d’avant reprise du jeûne).

Cet instrument est utilisé, de par ses fortes sonorités produites par les coups de baguette, pouvant être entendues de très loin, pour réveiller les habitants et les extirper de leur profond sommeil pour se préparer, à travers le « S’hour », à une nouvelle journée de jeûne, explique le Mesharati, Ramdane Moussaoui (73 ans), connu localement  sous le nom de « Ba Ramdane », issu du ksar de Bouandji, commune d’Anzedjemir (Sud d’Adrar).

Ayant gagné la confiance de la population locale pour assurer la relève de ce métier très ancien, Ba Ramdane se lève, avant l’aube, armé de son tambour pour aller, à travers les rues et ruelles de la ville, faire résonner son tambour et signifier l’heure du repas du S’hour.

« On m’a confié cette mission citoyenne depuis des années, recevant ainsi le flambeau de mes aïeux du ksar, à l’instar de Koukou, Hamou Ould M’barek, Hadj Salem et Loued M’barek, qui se sont relayés ce flambeau séculaire, pour préserver ce legs ancestral de « Mesharati » (Celui qui appelle au S’hour) et pérenniser ce rite ramadhanesque », a-t-il confié.


Ba Ramdane se rappelle encore l’entame de cette mission, avec un petit « t’bel » (tambourin), avant d’être favorablement accueilli par la population qui l’a encouragé, notamment sa mère, à continuer cette « noble » tâche.

Faisant partie du décor et de l’ambiance ramadhanesque, ce « réveilleur » s’emploie tout au long des nuits du mois de Ramadhan, avec ponctualité, à sillonner la ville, donnant des percussions de tambours rythmées à des louanges et invocations à Allah, et d’autres faisant l’éloge du jeûne.

Quelques nuits avant la clôture du mois de Ramadhan, Ba Ramdane, reprend d’autres expressions annonçant la fin proche du mois sacré, et reçoit à l’aube de la journée de l’Aïd El-Fitr des dons et cadeaux de la part des habitants scellant le respect que lui voue la population, dont des dattes, semoules et autres produits, en signe de récompense aux efforts et missions accomplis au service de la communauté et de sa religion.

Le fait est de constater que la personnalité assumant cette mission de Mesharati est souvent polyvalente et se charge, outre la mission de réveiller les jeuneurs, des devoirs d’appel à la prière (Muezzin), et d’autres qualités, tels que les métiers d’ouvrier ou forgeron d’instruments et outils agricoles, en plus de l’animation de regroupements conviviaux, fêtes notamment.

Pour la valorisation de la mission de Tekerkeba et Mesharati

En dépit des riches et divers équipements et technologies disponibles pouvant être exploités dans le réveil pour le S’hour, la population locale reste fortement attachée au rite séculaire de « Tekerkeba », considéré un « ingrédient » spécial du mois de Ramadhan.

Conscients de la dimension ancestrale et populaire du Mesharati, le secteur de la Culture et des associations socioculturelles s’emploient à mettre en exergue cette mission et sa pérennisation.

Le président de l’association culturelle pour les arts dramatiques « Oussoud El-Khachaba » (Lions des planches) d’Adrar, Nour Abdesettar, présente Tekerkeba ou Dendoune comme un créneau culturel et populaire, apanage des ksour du Touat, à préserver et valoriser pour les perpétuer aux futures générations. APS


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Culture

« Papicha », un film algérien à Cannes

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Papicha, présenté dans la section Un Certain Regard, c’est avant tout le regard d’une actrice, Lyna Khoudri.

Un regard insoumis, libre, résistant, courageux, alors que l’Algérie des années 90 cède chaque jour un peu plus devant l’intégrisme religieux.

Stylise en devenir, à la tête d’un gang de ‘papichas’ (surnom donné aux jeunes filles d’Alger) extrêmement attachantes, son personnage de Nedjma refuse de renoncer à ses rêves malgré les menaces et les violences. L’Algérie change, certain(e)s renoncent, mais pas Nedjma, habitée par son projet d’organiser un défilé de robes cousues dans des haïks, vêtement traditionnel maghrébin.

Le propos est fort, l’interprétation puissante, la réalisation de Mounia Meddour juste. Notamment lors d’une scène muette littéralement glaçante. La réalisatrice, qui signe ici son premier long métrage, s’est inspirée de son propre vécu en cité universitaire à Alger durant la décennie 90. C’est donc un peu de son histoire qu’elle raconte, à travers celle de Papicha.

L’histoire de jeunes femmes qui malgré les désillusions et les obstacles, malgré la mort, ne renoncent pas. Le film, dont la projection officielle s’est achevée sur dix minutes d’applaudissements pour l’équipe, s’est imposé comme la claque du jour sur la Croisette. Et clairement l’un des incontournables de la quinzaine. AlloCiné

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