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Culture

Disparition d’Abdelhafid Idres, auteur du « Grand dictionnaire français-tamazight »

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Le chercheur indépendant, Abdelhafid Idres, auteur notamment du « Grand dictionnaire français-tamazight » est décédé lundi soir à Béjaïa à l’âge de 73 ans, ont annoncé dans la soirée ses proches.

La levée du corps aura lieu ce mardi dans la localité de Timanachine dans la commune de Boukhlifa à 12h00, a-t-on précisé de même source.

Le « Grand dictionnaire Français-Tamazight » d’Abdelhafid Idres, publié en 2017 par  le Haut commissariat à l’amazighité (HCA) en collaboration avec l’Entreprise nationale des arts graphiques (ENAG), représente une ressource lexicographique et terminologique précieuse riche de 65.000 mots à travers 2000 pages.

L’ouvrage est le fruit de plusieurs années d’efforts et de recherche, durant lesquelles Abdelhafid Idres a collaboré avec un grand nombre de chercheurs dans le champ linguistique amazigh, dont le linguiste Yacine Zidane du Département de langue amazighe de l’Université de Tizi-Ouzou, pour la collecte du plus grand nombre possible de mots attestés dans sa région natale, la Kabylie.

En plus d’un nombre important d’unités lexicales collectées sur le terrain, le dictionnaire est basé sur une riche bibliographie dictionnairique couvrant pratiquement tous les principaux dialectes amazighs dont entre autres, le Chaoui, Kabyle, Rifain, Chleuh, Touareg, etc. APS

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Culture

Le mouvement théâtral dans les Ziban a accompagné toutes les causes sociales

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Le mouvement théâtral dans les Ziban a accompagné depuis près d’un siècle de toutes les causes sociales nationales et locales, a considéré samedi à Biksra, le chercheur et journaliste, Faouzi Mesmoudi.

Dans une communication intitulée « théâtre à Biskra, voyage dans la mémoire » donnée à la maison de la culture Ahmed Rédha Houhou, le conférencier a considéré que le théâtre apparu dans les Ziban officiellement en 1926 a été un affluent du mouvement nationaliste qui a porté la cause nationale à l’instar des troupes « Djamaïyat El Moustakbal El-fani », « Djamaïyat El-Kawakab Ettamthili » et « les troupes de l’union théâtral » dont les spectacles mettaient à nu la politique coloniale haineuse et favorisaient la prise de conscience face aux abus du colonialisme français.

Ces troupes faisaient de la résistance par l’art et leur action a permis l’émergence d’éminents dramaturges à l’instar de Mekki Chebah, Saâd-Eddine Khemar, Mohamed El-Hadi Senoussi et Larbi Ben M’Hidi, a estimé l’intervenant soulignant que ce dernier s’est particulièrement distingué dans la pièce « Fi Sabi Ettaj » en 1944.

Après l’indépendance, le mouvement théâtral porté par plusieurs troupes dont « Adhawa », « Masrah El Jawal » et « Masrah El-Madina » a accompagné la marche de construction engagée dans le pays et a lutté contre les fléaux sociaux hérités de 132 années d’occupation française qui avaient plongé la société dans l’ignorance et l’illettrisme, a estimé Mesmoudi qui est également directeur des moudjahidine dans la wilaya de Tébessa.

Le mouvement théâtral dans la région a connu des phases de faiblesse sans disparaître totalement et a besoin actuellement de renouveau, a considéré le conférencier dont la communication s’inscrit dans le cadre d’une journée d’information sur le théâtre local conjointement organisée par la maison de la culture, la section locale de l’Union nationale des écrivains algériens.

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Culture

Mostaganem : quelque 440 jeunes formés dans les arts dramatiques

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Quelque 400 jeunes ont été formés depuis le début de l’année en cours dans les différents domaines des arts dramatiques, a-t-on appris ce vendredi 19 juillet du commissaire du Festival national du théâtre amateur (FNTA) de Mostaganem (FNTA), Mohamed Nouari.

Dans une déclaration à l’APS, en marge des phases de sélection régionale des troupes devant participer au prochain festival de Mostaganem, Mohamed Nouari a indiqué que, depuis le début de l’année 2019, quinze sessions de formation ont été organisées au profit de 400 jeunes et artistes amateurs dans les différents métiers du 4e art dont la scénographie, la mise en scène, l’éclairage et autres spécialités.

Quatre séminaires ont été organisés durant la même période au niveau de la bibliothèque de lecture publique Moulay-Belhamissi, du chef-lieu de wilaya et de nombreuses conventions de partenariat ont été signées avec plusieurs théâtres régionaux, maisons de la culture et troupes théâtrales et autres organismes comme l’AARC et l’instance arabe du théâtre.

Concernant la convention avec l’AARC, Mohamed Nouari a indiqué que cet organisme prendra en charge une tournée nationale à la troupe lauréate du grand prix de la prochaine édition du Festival, organisera un colloque national à Alger sur le thème de « l’évolution du mouvement théâtral en Algérie » et assurera l’édition de quatre ouvrages.

Avec l’Instance arabe du théâtre, il est prévu la numérisation de la 52e édition du FNTA et l’organisation de sessions de formation dans les métiers du théâtre et encadrées par des formateurs et experts arabes.

Enfin pour ce qui est de l’édition, le même responsable a indiqué que le commissariat du festival publiera quatre ouvrages, une biographie de Si Djilali Ben Abdelhalim, élaborée par Bouhouraoua Madani, deux ouvrages sur « le théâtre et l’enfant » et « le théâtre et la femme » de Zeggaï Djamila et le dernier consacré à « l’évolution du mouvement théâtral » de Salim Skander.

La 52e édition du FNTA de Mostaganem (1967-2019) se déroulera du 27 août au 1er septembre prochains avec la participation de 20 troupes théâtrales programmées dans la compétition officielle ou hors concours.

APS

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Culture

Mort de Johnny Clegg : les cinq chansons incontournables du « Zoulou blanc »

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En mêlant les rythmiques africaines et pop, Johnny Clegg a produit des chansons toujours souriantes, opposant de la joie au régime raciste de l’Apartheid.

Le chanteur sud-africain Johnny Clegg, surnommé le « Zoulou Blanc », est mort mardi 16 juillet à l’âge de 66 ans. Engagé contre l’Apartheid, il s’est fait connaître grâce à ses airs universels de partage, des chansons soutenant la solidarité entre les hommes et entre les peuples. Une oeuvre riche et optimiste, que Franceinfo vous propose de redécouvrir grâce à cinq chansons.

Africa (1979)

En 1979, Johnny Clegg fonde le groupe Juluka, avec le chanteur noir Sipho Mchunu. Une révolution dans l’Afrique du Sud de l’Apartheid, et une manière de défier les moeurs et les autorités. Le premier album de la formation, Universel Men, sorti en 1979, ajoute une couche de provocation à l’encontre de la société raciste du pays. Sous forme d’un album concept, Universal Men raconte le destin d’un travailleur Zoulou. Le single Africa, issu de l’album, offre à ce travailleur une voix, une complainte puissante, visant à être entendue de tout le continent. Une chanson qui porte déjà tout ce qui fera l’ADN de Johnny Clegg : des rythmes pop sur des percussions fortes, un mélange de genre optimiste et joyeux.

Scatterlings of Africa (1982)

Rendue célèbre par sa réutilisation dans le film Rain Man en 1988, dans une version réenregistrée par Clegg, Scatterlings of Africa n’en est pas moins l’un des premiers grands succès du musicien. La chanson ouvre avec ferveur le quatrième album de Juluka, et deviendra la porte d’entrée de Johnny Clegg vers le succès en Europe et aux États-Unis. Avec AsimbonangaScatterlings of Africa se chamaille joyeusement le titre de standard ultime du chanteur, refaisant surface sur chacune de ses compilations. Un hymne à l’Afrique encore une fois.

Asimbonanga (1987)

En 1987, l’album Third World Child (« Enfant du tiers-monde ») propulse Johnny Clegg et son nouveau groupe Savuka sur le devant des projecteurs occidentaux. Ses messages, censurés en Afrique du Sud, attirent un public européen et nord-américain très nombreux, notamment en France. Pour l’album, Clegg réenregistre Scatterlings of Africa, mais produit un deuxième tube tout aussi engagé que le reste de sa discographie : Asimbonanga (Mandela). Si le titre n’est pas assez explicite, Asimbonanga (qui signifie « nous ne l’avons pas vu » en langue zoulou) est un hymne à la tolérance, à l’acceptation, et un hommage à Nelson Mandela, qui purge alors sa 24e année de prison dans les geôles du régime raciste sud-africain. La chanson rend également hommage à d’autres pourfendeurs de l’apartheid comme Steven Biko, à qui Peter Gabriel a lui-aussi consacré une chanson. En 1999, alors que Clegg interprète la chanson en concert, un invité spécial apparaît sur scène… Mandela lui-même.

Great Heart (1987)

Également issue de l’album Third World Child, Great Heart est une ballade légère qui, une fois de plus, combine les ingrédients habituels de sa musique : une rythmique très marquée d’influence africaine, avec un esprit mélodique pop européen. Et la chanson ne manque pas de référencer l’Afrique dans ses paroles, véritable terre de vie et de diversité pour Johnny Clegg. Cependant, Great Heart montre une face plus douce de la musique de Clegg. Une chanson légère et souriante comme le « Zoulou blanc » en était le spécialiste.

Dela (1990)

Dela est une chanson d’amour. Une très belle et toujours enjouée chanson d’amour, issue de l’album Cruel, Crazy Beautiful World de Savuka en 1990. Dernier grand tube de Johnny Clegg, Dela est une ballade charmante et envoûtante, que sa production 80’s entoure d’une atmosphère de joyeuse nostalgie. Dans cette chanson, le chanteur célèbre la fameuse Dela avec autant de ferveur qu’il célèbre les hommes et l’Afrique dans ses autres chansons. Avec moins de colère cependant… La chanson sera reprise ensuite dans les deux films George de la Jungle en 1997 et 2003… Cruelle destiné pour ce joli refrain. Francetvinfo


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