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Société

Bensalah nomme Tarek Kour président de l’Office de lutte contre la corruption

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Le chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, a nommé, mardi, Tarek Kour, président de l’Organe national de prévention et de lutte contre la corruption (ONPLC), en remplacement Sebaibi Mohamed qui a été relevé de ses fonctions le 2 mai courant.

Tarek Kour (42 ans) qui avait rejoint le corps de magistrature en 2003, a exercé en tant que magistrat et juge d’instruction au niveau de plusieurs tribunaux, notamment à Khenchela Constantine. Il a été également conseiller à la Cour de Ouargla et magistrat au Centre d’études et de recherches juridiques et judiciaires.

L’Organe national de prévention et de lutte contre la corruption qui est une autorité administrative indépendante, conformément à l’article 203 de la Constitution, est chargé notamment de « proposer et de contribuer à animer une politique globale de prévention de la corruption, consacrant les principes de l’Etat de droit et reflétant l’intégrité, la transparence ainsi que la responsabilité dans la gestion des biens et des deniers publics ».

Doté de moyens humains et matériels nécessaires à l’accomplissement de ses missions, l’Organe, qui garantit la formation adéquate et de haut niveau de ses personnels, peut dans le cadre des ses missions, demander aux administrations, institutions et organismes publics ou privés ou à toute personne physique ou morale de lui communiquer tout document ou information qu’il juge utile pour la détection des faits de corruption.

Le refus délibéré et injustifié de communiquer à l’Organe des éléments d’information et/ou des documents requis constitue l’infraction d’entrave à la justice.

L’Organe adresse au Président de la République un rapport annuel d’évaluation de ses activités liées à la prévention et à la lutte contre la corruption, « mentionnant les insuffisances qu’il a relevées en la matière et des recommandations proposées. APS

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Société

France: les bistrots kabyles de Paris, une histoire de familles

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La Java, les Folies, les Ours, les Rigoles… De nombreux cafés parisiens très populaires sont tenus par des familles d’origine kabyle qui ont su conserver l’âme historique de ces établissements.

Bienvenue aux Folies, institution centenaire du quartier de Belleville, à Paris. Sous la lumière blafarde de ses immuables néons à la lueur rosée, Elias et Sami, la trentaine, sirotent tranquillement leurs pintes. L’un vit à Saint-Ouen, l’autre dans le XIIarrondissement, mais ils n’hésitent pas à traverser Paris «pour profiter de la mixité et de l’ambiance» qui règnent ici.

Il y a aussi Lola et Clémence, qui se rencontrent pour la première fois après un premier contact noué sur un site de rencontres. A côté, José, ouvrier retraité d’origine portugaise, retrouve ses compatriotes au comptoir chaque mercredi. Ils se racontent, dans leur langue maternelle, les mêmes histoires depuis trente ans.

Le bistrot mythique brasse large : riverains, parisiens, étudiants, parents à poussettes ou touristes… Tout comme aux Mésanges, aux Ours (XXe), au Zorba, à la Java (Xe) ou au Bastringue (XIXe). Derrière ces success story qui font des quartiers République, Oberkampf et Belleville le nouveau triangle d’or des soirées parisiennes, se cache une poignée de familles.

Il y a ainsi la famille Selloum, ou plutôt les familles Selloum. Une fratrie se partage les Folies, les Rigoles (XXe) ou encore les Blouses blanches (XIIe) pendant que leur cousin Zico s’est constitué un bel ensemble d’établissements aux noms pas moins réputés : la Colonie (Xe), les Ours, c’est chez lui ! C’est aussi l’histoire des frères Messous, dont les affaires s’étendent de Montreuil (Bistrot du Marché, Chinois ou encore La Grosse mignonne) à Paris (l’Alimentation générale, Xe, L’Olympic, XVIIIe, etc.).

Ils ne se connaissent pas forcément, mais la plupart sont nés et ont grandi dans le quartier. Et tous ont un point commun en plus d’avoir la bosse du commerce : leur origine kabyle. Yassin Selloum, le patron des Folies : «J’ai grandi juste au-dessus du bar avec mes frères, et on y a travaillé avant de reprendre l’affaire», confie ce gaillard de 32 ans au visage poupin, assis décontracté devant une entrecôte-pommes grenailles aux Blouses blanches (XIIe), autre bistrot dont il est le taulier.

L’argument de ces patrons : avoir su conserver l’âme historique de ces établissements. «Chez nous, on n’encaisse pas tout de suite les clients, ils viennent au bar et ils nous disent combien de bières ils ont bues»,précise Yassine. Une manière de se distinguer des bars-PMU impersonnels et des bistrots parisiens touristiques sans âme où la pinte de bière se facture 10 euros.

L’ancrage local de ces bistrots explique d’ailleurs en grande partie pourquoi leurs rideaux de fer sont restés levés pendant les manifestations des gilets jaunes, comme l’explique Farid, patron avec ses quatre frères de la Maison Bistrot (Xe), un autre troquet de ce triangle d’or : «Personne n’est venu casser parce que les gens nous connaissent et que le lieu représente quelque chose pour eux.»

Des bistrots de famille, legs de l’histoire coloniale

Pour comprendre l’origine de cette réussite, il faut remonter à la fin des années 50. A l’époque, les bougnats – nom donné aux Auvergnats montés à Paris – sont cafetiers et règnent sur un empire constitué d’hôtels, de restaurants et de bars de la capitale. Peu à peu, ils cèdent certaines affaires de l’est parisien aux Kabyles, où, sur fond d’histoire coloniale, cette communauté de travailleurs venus d’Algérie s’est établie au début du siècle passé.

Tout aurait pu s’arrêter avec l’indépendance de l’Algérie. Avant 1962 et les accords d’Evian, seules les personnes de nationalité française pouvaient disposer de la licence IV, permettant de vendre de l’alcool à consommer sur place. Pour éviter la perte de leur licence aux cafetiers déjà installés à Paris, les négociations préalables aux accords prévoient que les ressortissants algériens soient exemptés de la condition de nationalité. Une aubaine pour les Kabyles, qui en profitent pour acheter de plus en plus de cafés aux Auvergnats.

Les troquets tenus par les Kabyles deviennent des lieux de vie pour une immigration de première génération d’hommes, venus travailler seuls à Paris. Quand ils ne sont pas à l’usine, les ouvriers se retrouvent dans ces bistrots où ils parlent la même langue et peuvent profiter du téléphone pour appeler la famille restée au pays. Les arrière-salles servent aussi à accueillir les djeema, ces assemblées de famille ou de village où se prennent en collégialité les décisions qui concernent les membres du groupe.

Experts en bonnes affaires

Alors que les «papas» faisaient tourner de modestes affaires, la génération qui a repris la main dans les années 1990-2000 a su développer le business familial en reprenant de nombreuses affaires. «A une époque, ils ont eu le nez creux, en reprenant des affaires dans des coins de Paris qui n’étaient pas encore tendance mais qui le sont devenus», analyse le serveur qui officie dans l’un des bistrots hype.

Les nouveaux tauliers de l’est parisien disent fonctionner à l’instinct, aidés par les bons tuyaux de leurs fournisseurs en café et fûts de bières, qui jouent parfois le rôle d’informateur. «Si tu as un coup de bol, ça marche, et si tu n’en as pas, tu te casses la gueule et tu fermes», philosophe Farid, patron avec ses frères des Gouttières, du Toucan, du Ciré jaune et de la Java, tous situés dans le Xe.

A l’écouter, la génération actuelle est l’héritière d’une ambiance, mais pas rentière. Ce que confirme Frédéric Hocquard, adjoint à la maire de Paris chargé de la vie nocturne et de la diversité de l’économie culturelle : «Il ne suffisait pas de reprendre le bar de papa et de servir des demis pour se faire une place. La concurrence est rude dans la capitale, qui compte près de 9 000 licences IV.»

«Fait maison»

Dans ces familles, la réussite repose aussi sur le «fait maison», véritable marque de fabrique. De la reprise d’affaires à leur fonctionnement en passant par le service, c’est la famille au sens large qui se retrouve en première ligne, comme l’explique un serveur : «Il n’y a pas d’organigramme clair des fonctions de chacun», raconte un serveur rencontré dans l’un de ces bars. «Tu peux avoir affaire à un frère ou un cousin, les responsabilités ne sont pas toujours clairement déterminées.» L’entraide familiale et la solidarité sont des marqueurs forts de cette communauté, qui a dû se serrer les coudes pendant l’époque coloniale et au sortir de celle-ci.

Aujourd’hui encore, alors même que les propriétaires actuels se revendiquent parisiens plus que kabyles, les serveurs sont, dans leur immense majorité, des hommes d’origine kabyle.

Et les patrons continuent de s’investir pleinement dans la gestion de leurs établissements, tout florissants soient-ils. «La plupart du temps ils font les travaux eux-mêmes. Si une machine est en panne, ils peuvent venir en pleine nuit pour se charger de la réparation», explique un salarié. Une manière de rester entre soi, et de ne pas dénaturer les bistrots repris par la première génération tout en évitant de coûteux investissements.

Le patron des Folies, Yassine Selloum, le confirme, léger sourire aux lèvres : «Nous, contrairement aux Auvergnats, on ne fait appel ni à un décorateur, ni à un designer, ni à un architecte. Ici le carrelage, c’est moi qui l’ai chiné !»

Yassin Ciyow et Pierre Vouhé/Libération

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Viol collectif d’une adolescente au Maroc : procès reporté

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Le procès de douze hommes accusés de la séquestration et du viol collectif d’une adolescente marocaine en août dernier dans son village, une affaire qui avait suscité l’émoi au Maroc, s’est ouvert mardi devant un tribunal de Beni Mellal (centre), avant d’être immédiatement reporté.

Les avocats de la défense et celui de la victime, qui s’est portée partie civile, ont demandé davantage de temps pour se préparer, et le juge a reporté le procès au 25 juin, a déclaré à l’AFP le conseil de la jeune fille, Me Ibrahim Hachane.

Dans une vidéo diffusée en août et devenue virale, Khadija, une adolescente issue d’une famille défavorisée âgée de 17 ans au moment des faits, avait raconté avoir été kidnappée, séquestrée, violée et martyrisée pendant deux mois par des jeunes hommes de son village d’Oulad Ayad, près de Beni Mellal.

Son témoignage filmé dans lequel elle montre des traces de brûlures de cigarettes et des tatouages que ses agresseurs ont, selon elle, gravé de force sur son corps pendant sa séquestration, avait soulevé un tollé dans le royaume et suscité une forte mobilisation contre « la culture du viol et de l’impunité ». 

Les 12 accusés, âgés de 19 à 29 ans, comparaissent devant la chambre criminelle de la cour d’appel de Beni Mellal, instance qui les jugera en première instance pour des chefs de « traite d’être humain », « viol », « constitution d’une bande organisée » ou « enlèvement et séquestration ».

La « traite d’être humain » est passible d’une peine maximale de 30 ans. 

LIRE : Esclavage au Maroc : le calvaire des petites bonnes

Un autre prévenu sera jugé séparément à huis clos le 11 juin, son dossier ayant été disjoint des autres puisqu’il était « mineur au moment des faits », a indiqué Me Ibrahim Hachane. 

« Les accusés ont avoué les faits qui leur sont reprochés pendant l’interrogatoire de police, mais ont pour la plupart nié devant le juge d’instruction », selon Me Hachane.

« Je suis encore traumatisée, ce qui m’est arrivé n’est pas facile à supporter », avait confié à l’AFP la jeune fille au lendemain des faits.

« J’attends avec impatience le début des traitements pour me faire détatouer. Je ne peux même pas regarder mes mains, car je me souviens chaque jour de ce qui m’est arrivé », avait-elle dit.

Elle ne s’est toujours pas fait détatouer, le juge pouvant demander à voir ses tatouages pendant le procès, selon son avocat.

« Son état psychologique est encore fragile », a dit à l’AFP son père Mohamed.

Le choix de sa fille de briser le silence en s’exposant publiquement est une démarche très rare dans une société conservatrice qui pousse les victimes de viol à se taire, par peur pour leur image et pour la réputation de leur famille.

Plus de 90% des Marocains ayant subi une forme de violence n’ont pas porté plainte contre leurs agresseurs, selon une récente enquête officielle. Avec AFP

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Société

Une tentative de transfert de 570 000 euros déjouée à l’aéroport Houari Boumediene

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 Les services des douanes ont déjoué, lundi, une tentative de transfert illicite de 570.000 euros et 101.000 USD, au niveau de l’Aéroport international Houari Boumediene d’Alger, a-t-on appris auprès de la Direction générale des douanes.

La somme importante saisie se trouvait en possession d’un commerçant algérien en partance pour Barcelone (Espagne), à bord d’un vol de la Compagnie aérienne espagnole, précise la même source. APS

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