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Affaire Saïd Bouteflika : Khaled Nezzar balance tout au juge du tribunal militaire

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L’ancien ministre de la Défense, Khaled Nezzar, a été entendu comme témoin par le tribunal militaire de Blida ce mardi 14 mai dans le cadre de l’affaire Saïd Bouteflika et les généraux à la retraite Toufik et Tartag.

Selon les premiers éléments d’informations rendus publics par des télévisions, le général à la retraite a témoigné pendant deux heures devant le juge et a évoqué, selon Ennahar tv, une tentative de putsch contre Ahmed Gaïd Salah.

Il faut rappeler que le 29 avril dernier, le général Nezzar a raconté dans une longue contribution confession à algeriepatriotique (le site de ses enfants) ses échanges téléphoniques avec Saïd Bouteflika, qui souhaitait, selon Khaled Nezzar, avoir des conseils pour faire face à la dissidence citoyenne née depuis le 16 février à Kherrata.
« L’homme était visiblement dans le désarroi. Il voulait connaître mon opinion sur ce qui se passait dans le pays et sur ce qu’il pouvait entreprendre pour faire face à la contestation populaire », raconte Nezzar. Puis de poursuivre sa confession : « 

Je suggérais également à Saïd la démission du président du Conseil constitutionnel et ceux des deux chambres du Parlement. Le nouveau président constitutionnel assurerait la vacance du président de la République et légiférerait par ordonnances.

Inconvénient : une maîtrise moins aisée du processus du changement. Avantage : cette solution aurait toutes les chances d’être acceptée par l’opinion publique du moment que la décision serait entre les mains d’une instance de transition crédible parce qu’indépendante.

| LIRE AUSSI : Nezzar sur Saïd Bouteflika : révélations ou enfumage ?

Saïd Bouteflika rejeta d’emblée cette seconde proposition, la trouvant, à son sens, «dangereuse pour eux». A la question : «Et si cette énième lettre était rejetée, que feriez-vous ?» Il me répondit : «Ce sera l’état d’urgence ou l’état de siège !» J’étais surpris par tant d’inconscience. Je lui répondis : «Si Saïd, prenez garde, les manifestations sont pacifiques, vous ne pouvez en aucun cas agir de cette manière ! ».

Cependant rien ne se déroula comme le souhaite le général à la retraite qui a ainsi tout balancer au juge militaire après avoir raconté publiquement ses échanges téléphoniques avec l’ancien puissant conseiller d’Abdelaziz Bouteflika.

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