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Culture

Festival de Cannes : une édition cinéma XXL

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Après la polémique Netflix en 2017, puis la tempête #MeToo l’an dernier, le Festival de Cannes qui s’ouvre dans une semaine s’impose d’emblée par son casting quatre étoiles, avec en tête le très attendu Quentin Tarantino.

Les réalisateurs Pedro Almodovar, Terrence Malick, Céline Sciamma, Arnaud Desplechin, Xavier Dolan ou Ken Loach; les acteurs Leonardo DiCaprio, Brad Pitt, Léa Seydoux, Isabelle Huppert, Alain Delon ou Bill Murray; le footballeur Diego Maradona; les chanteurs Elton John, Iggy Pop, Tom Waits… tous fouleront le tapis rouge du plus grand événement mondial du 7e Art, du 14 au 25 mai.

Il y a deux ans, le festival avait été bousculé par les débats autour de la présence en compétition de films du géant américain Netflix – désormais absent du fait d’un nouveau règlement imposant une sortie en salle. L’an dernier, il avait été marqué par le séisme #MeToo avec, pour sa première édition post-Weinstein, une montée des marches historique de 82 femmes du 7e Art.

Cette année, le 72e Festival de Cannes rassemble d’abord une série de très grands noms, en particulier pour les 21 films de la compétition, que devra départager le jury présidé par le cinéaste mexicain Alejandro Gonzalez Iñarritu.

Parmi eux, le suspense a plané pendant plusieurs semaines autour de la venue du réalisateur américain Quentin Tarantino pour « Once Upon a Time… in Hollywood » avec Leonardo DiCaprio et Brad Pitt, qui revisite le Los Angeles de 1969 à travers l’histoire d’une star de télévision et de sa doublure.

La présence en compétition de cet objet cinématographique ultra-attendu, 25 ans après la Palme d’or de « Pulp Fiction », a finalement été confirmée dans la dernière ligne droite.

Troisième Palme d’or ?

En tout, cinq films en compétition sont signés par des réalisateurs ayant déjà eu une ou deux Palmes d’or, le total le plus élevé depuis la création du festival, à égalité avec les éditions de 1982 et 1949.

Le vétéran britannique Ken Loach, 82 ans, briguera ainsi une troisième Palme avec « Sorry We Missed You », et les frères belges Luc et Jean-Pierre Dardenne avec « Le jeune Ahmed ».

Le Franco-Tunisien Abdellatif Kechiche, Palme d’or en 2013 avec « La Vie d’Adèle », tentera un doublé avec « Mektoub my love: Intermezzo », et l’Américain Terrence Malick avec « Une vie cachée », huit ans après « The Tree of life ».

Au total, 13 oeuvres sont réalisées par des cinéastes ayant déjà été en compétition, parmi lesquels également l’Américain Jim Jarmusch –qui ouvrira le Festival avec son film de zombies « The Dead don’t die », avec Bill Murray, Adam Driver et Iggy Pop–, l’Espagnol Pedro Almodovar, l’Italien Marco Bellocchio, le Sud-coréen Bong Joon-ho, le Canadien Xavier Dolan, le Palestinien Elia Suleiman, le Brésilien Kleber Mendonça Filho et le Français Arnaud Desplechin.

Les Américains seront quatre, le double de l’an dernier, tandis que le contingent hexagonal, composé de six films, sera complété par quatre nouveaux venus: Céline Sciamma, Justine Triet, Ladj Ly (membre du collectif Kourtrajmé) et la Franco-Sénégalaise Mati Diop.

Films de genre

Avec l’Autrichienne Jessica Hausner, quatre femmes seront en lice, toutes pour la première fois. Soit autant qu’en 2011 (contre trois réalisatrices l’an dernier).

Au total, 15 femmes seront présentes dans l’ensemble de la sélection, composée d’une cinquantaine de films, alors que le festival a dit avoir cette année pour « phare inspirant » la réalisatrice Agnès Varda, décédée fin mars, à l’honneur sur l’affiche.

Présentée par le délégué général du Festival Thierry Frémaux comme « romantique et politique », cette sélection sera aussi marquée par « une certaine prédominance du cinéma de genre » (horreur, fantastique, policier…).

Ce sera le cas aussi dans les sections parallèles du festival, avec notamment le film d’horreur « The Lighthouse » de Robert Eggers avec Robert Pattinson et Willem Dafoe, ou « Zombi Child » de Bertrand Bonello, tous deux à la Quinzaine des réalisateurs.

Des événements auront lieu aussi hors compétition, avec une Palme d’or d’honneur remise à Alain Delon ou la présentation des « Plus belles années d’une vie » de Claude Lelouch avec Jean-Louis Trintignant et Anouk Aimée, nouvelle suite du légendaire « Un homme et une femme », Palme d’or 1966.

Elton John sera en lumière pour la présentation de son biopic « Rocketman », réalisé par Dexter Fletcher, tandis que le chanteur de U2 Bono accompagnera un documentaire sur la lutte contre le sida. AFP

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Culture

Lounis Aït Menguellet : je démens catégoriquement…

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Le chanteur d’expression kabyle, Lounis Aït Menguellet a rendu public un communiqué pour démentir des propos qu’un obscure site internet lui a porté au sujet des festivités du ramadan. Lecture

Azul fell-awen!
On vient de m’envoyer un article où, soi-disant je m’exprime à propos des festivités pendant le mois de Ramadan.

Je démens catégoriquement cette déclaration : je ne me suis absolument pas exprimé à propos de ces festivités, mais puisque on m’oblige à le faire, voici mon avis sur cette question : les chanteurs qui ont envie de chanter, qu’ils chantent, c’est leur gagne-pain et je ne vois pas en quoi cela gênerait le mouvement populaire dont ils font partie intégrante, étant eux-mêmes des chanteurs populaires.

À ma connaissance, les manifestants, dont nous faisons partie, continuent à vaquer à leurs occupations les jours de semaine pour gagner leur vie, ce qui est logique et légitime.

Me concernant, j’avais décidé de faire l’impasse sur ce mois de Ramadan bien avant le déclenchement du mouvement populaire pour des raisons personnelles.

Lounis Aït Menguellet

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Culture

Adrar: soirée ramadanesque au rythme du rite « Tekerkeba »

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Les habitants du Touat (Adrar) renouent, à l’avènement de chaque mois de Ramadhan, avec « Tekerkeba », un rite jalousement préservé.

Faisant partie de l’ambiance ramadhanesque et légué d’une génération à l’autre, Tekerkeba, puisé du nom d’un grand tambour recouvert d’une peau d’animal, est devenue l’appellation attribuée à la mission de la personne, un bénévole, chargée de réveiller les habitants pour le rite ramadhanesque du « S’hour » (repas d’avant reprise du jeûne).

Cet instrument est utilisé, de par ses fortes sonorités produites par les coups de baguette, pouvant être entendues de très loin, pour réveiller les habitants et les extirper de leur profond sommeil pour se préparer, à travers le « S’hour », à une nouvelle journée de jeûne, explique le Mesharati, Ramdane Moussaoui (73 ans), connu localement  sous le nom de « Ba Ramdane », issu du ksar de Bouandji, commune d’Anzedjemir (Sud d’Adrar).

Ayant gagné la confiance de la population locale pour assurer la relève de ce métier très ancien, Ba Ramdane se lève, avant l’aube, armé de son tambour pour aller, à travers les rues et ruelles de la ville, faire résonner son tambour et signifier l’heure du repas du S’hour.

« On m’a confié cette mission citoyenne depuis des années, recevant ainsi le flambeau de mes aïeux du ksar, à l’instar de Koukou, Hamou Ould M’barek, Hadj Salem et Loued M’barek, qui se sont relayés ce flambeau séculaire, pour préserver ce legs ancestral de « Mesharati » (Celui qui appelle au S’hour) et pérenniser ce rite ramadhanesque », a-t-il confié.


Ba Ramdane se rappelle encore l’entame de cette mission, avec un petit « t’bel » (tambourin), avant d’être favorablement accueilli par la population qui l’a encouragé, notamment sa mère, à continuer cette « noble » tâche.

Faisant partie du décor et de l’ambiance ramadhanesque, ce « réveilleur » s’emploie tout au long des nuits du mois de Ramadhan, avec ponctualité, à sillonner la ville, donnant des percussions de tambours rythmées à des louanges et invocations à Allah, et d’autres faisant l’éloge du jeûne.

Quelques nuits avant la clôture du mois de Ramadhan, Ba Ramdane, reprend d’autres expressions annonçant la fin proche du mois sacré, et reçoit à l’aube de la journée de l’Aïd El-Fitr des dons et cadeaux de la part des habitants scellant le respect que lui voue la population, dont des dattes, semoules et autres produits, en signe de récompense aux efforts et missions accomplis au service de la communauté et de sa religion.

Le fait est de constater que la personnalité assumant cette mission de Mesharati est souvent polyvalente et se charge, outre la mission de réveiller les jeuneurs, des devoirs d’appel à la prière (Muezzin), et d’autres qualités, tels que les métiers d’ouvrier ou forgeron d’instruments et outils agricoles, en plus de l’animation de regroupements conviviaux, fêtes notamment.

Pour la valorisation de la mission de Tekerkeba et Mesharati

En dépit des riches et divers équipements et technologies disponibles pouvant être exploités dans le réveil pour le S’hour, la population locale reste fortement attachée au rite séculaire de « Tekerkeba », considéré un « ingrédient » spécial du mois de Ramadhan.

Conscients de la dimension ancestrale et populaire du Mesharati, le secteur de la Culture et des associations socioculturelles s’emploient à mettre en exergue cette mission et sa pérennisation.

Le président de l’association culturelle pour les arts dramatiques « Oussoud El-Khachaba » (Lions des planches) d’Adrar, Nour Abdesettar, présente Tekerkeba ou Dendoune comme un créneau culturel et populaire, apanage des ksour du Touat, à préserver et valoriser pour les perpétuer aux futures générations. APS


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Culture

« Papicha », un film algérien à Cannes

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Papicha, présenté dans la section Un Certain Regard, c’est avant tout le regard d’une actrice, Lyna Khoudri.

Un regard insoumis, libre, résistant, courageux, alors que l’Algérie des années 90 cède chaque jour un peu plus devant l’intégrisme religieux.

Stylise en devenir, à la tête d’un gang de ‘papichas’ (surnom donné aux jeunes filles d’Alger) extrêmement attachantes, son personnage de Nedjma refuse de renoncer à ses rêves malgré les menaces et les violences. L’Algérie change, certain(e)s renoncent, mais pas Nedjma, habitée par son projet d’organiser un défilé de robes cousues dans des haïks, vêtement traditionnel maghrébin.

Le propos est fort, l’interprétation puissante, la réalisation de Mounia Meddour juste. Notamment lors d’une scène muette littéralement glaçante. La réalisatrice, qui signe ici son premier long métrage, s’est inspirée de son propre vécu en cité universitaire à Alger durant la décennie 90. C’est donc un peu de son histoire qu’elle raconte, à travers celle de Papicha.

L’histoire de jeunes femmes qui malgré les désillusions et les obstacles, malgré la mort, ne renoncent pas. Le film, dont la projection officielle s’est achevée sur dix minutes d’applaudissements pour l’équipe, s’est imposé comme la claque du jour sur la Croisette. Et clairement l’un des incontournables de la quinzaine. AlloCiné

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