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Viols en réunion sur une étudiante : six pompiers de Paris déférés

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Six sapeurs-pompiers de Paris vont être présentés à un juge d’instruction en vue de leur mise en examen après la plainte d’une étudiante norvégienne.

Six sapeurs-pompiers de Paris en garde à vue depuis samedi dans le cadre d’une enquête pour « viols en réunion » vont être présentés dans la journée à un juge d’instruction en vue de leur mise en examen, a annoncé lundi le parquet.

Au total, huit soldats du feu avaient été placés en garde à vue samedi après la plainte d’une étudiante norvégienne de 20 ans qui dénonçait des faits de viol en réunion survenus dans la nuit de vendredi à samedi, selon une source proche du dossier, confirmant les informations du Parisien, qui a révélé l’affaire ce week-end.

Cette affaire replace dans la chronique judiciaire ce corps d’élite des pompiers, déjà éclaboussé par le passé par des enquêtes pour violences sexuelles. Samedi, les accusations sont venues d’une étudiante norvégienne de 20 ans qui a porté plainte, affirmant avoir été violée par plusieurs pompiers à la caserne Plaisance, dans le 14e arrondissement de la capitale, dans la nuit de vendredi à samedi.

Dans la foulée, une enquête initialement ouverte pour « viols en réunion » a été confiée aux enquêteurs du 3e district de police judiciaire, qui ont placé en garde à vue huit pompiers au cours du week-end. Contactée depuis samedi par l’Agence France-Presse, la BSPP n’a pas répondu aux sollicitations.

Évaluer les implications

Au terme des auditions, six d’entre eux ont été déférés lundi matin devant un magistrat de la section des affaires militaires du parquet de Paris. Âgés de 23 à 35 ans, ils devaient désormais comparaître dans la journée devant un juge d’instruction dans le cadre d’une information judiciaire qui sera ouverte des chefs de « viols en réunion et non-empêchement de crime », a indiqué le parquet.

Depuis le début de l’enquête, les policiers tentent d’établir et de préciser les implications des uns et des autres dans le huis clos de cette caserne. Selon deux sources proches de l’enquête, tous ne semblent pas impliqués dans les faits de viol, mais certains sont mis en cause pour « non-empêchement de crime ».

Que s’est-il passé cette nuit-là ? Vers 4 heures du matin, un des pompiers a regagné la caserne Plaisance, dans le 14e arrondissement de la capitale, accompagné de cette étudiante norvégienne rencontrée un peu plus tôt lors d’une soirée arrosée dans un bar, a relaté la source proche du dossier.

Devant les enquêteurs, la jeune femme « a décrit une relation consentie avec ce pompier et ensuite des relations imposées par d’autres », a ajouté cette même source en précisant qu’il ne fait pas partie des hommes présentés lundi à la justice.

La plaignante « ne le met pas en cause », a souligné cette source. À la suite des faits, l’étudiante s’était enfermée dans les toilettes avant de quitter les lieux et d’être recueillie, en état de choc, par une de ses amies au petit matin.

Plusieurs affaires liées à la BSPP

La BSPP est une unité de l’armée de terre qui intervient dans la capitale et la petite couronne et qui s’est notamment illustrée le mois dernier en sauvant des flammes Notre-Dame de Paris.

Mais, ces dernières années, plusieurs affaires embarrassantes ont secoué l’institution. Au moins trois enquêtes sont en cours à Paris après des accusations de viols, d’agressions sexuelles et de harcèlement sexuel portées par des femmes pompiers contre des collègues et supérieurs, dans les Hauts-de-Seine et le Val-de-Marne.

Dans une autre affaire qui avait déjà entaché l’image de la BSPP en 2012, dix anciens membres de la prestigieuse équipe de gymnastique ont été condamnés en février à Paris à des peines allant de trois mois de prison avec sursis à six mois ferme pour un bizutage sur deux de leurs collègues en 2012, marqué par des violences et des agressions sexuelles.

Dans la foulée du scandale, l’équipe de gym des pompiers avait été dissoute. Un autre dossier remontant à 2009 et impliquant des pompiers de la caserne de Bourg-la-Reine (Hauts-de-Seine) est toujours en cours à Versailles : l’an dernier, le parquet y a requis le renvoi de deux pompiers devant le tribunal correctionnel pour atteinte sexuelle sur une adolescente de 14 ans, des faits initialement qualifiés de viols. AFP

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