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« El Moudjahid » confirme l’arrestation des généraux Toufik, Tartag et Saïd Bouteflika

La Rédaction

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Aucun communiqué du ministère de la Défense, ni de celui de la Justice, encore moins du parquet n’est venu officialiser l’arrestation des anciens chef des Renseignements algériens et Saïd Bouteflika.

Jusqu’à l’heure, seul l’éditorial du très officiel El Moudjahid parle de ces trois arrestations opérées samedi 4 mai par les hommes du renseignement intérieur.

Le journal explique que « les choses semblent connaître une accélération, avec l’arrestation hier de trois importantes personnalités de l’ancien régime, à savoir Saïd Bouteflika, frère et conseiller de l’ex-président Abdelaziz Bouteflika, ainsi que les généraux Athmane Tartag, dit Bachir, et Mohamed Mediène, alias Toufik, respectivement ex-coordinateur des services de sécurité, et ex-patron du DRS (Département du renseignement et de la sécurité) ».

Ce même journal qui a, à longueur de colonnes, pendant 20 ans, tressé des lauriers sur les têtes des trois désormais prévenus, n’y va pas avec le dos de la cuillère.

Son auteur reconnaît qu’il ignore les raisons de leur arrestation, mais qu’importe, il est dans l’ère du temps de les charger comme certains autres médias qui ont retourné aussi leur « veste » (Ennahar, Echourouk, El Bilad…)

« Si l’on ne sait pas exactement ce qu’on leur reproche, on sait par contre que leur activité, notamment depuis le déclenchement du mouvement populaire qui a mis fin au règne du président Bouteflika, a été condamnée, dans ses multiples messages, par le chef d’état-major, parce qu’elle complotait à la fois contre le mouvement populaire et contre l’Armée nationale populaire ».

Bien sûr pour El Moudjahid, ces arrestations sont une réponse aux réclamation du mouvement de dissidence populaire, pas un règlement de comptes. « Il est clair que cette arrestation, que d’aucuns vont inscrire, encore une fois, dans le registre du règlement de comptes ou de la «guerre des clans», exprime l’engagement de l’institution militaire auprès du peuple, et vient donner un coup d’accélérateur et un solide point d’appui à l’opération «Mains propres» menée par la justice contre la dilapidation des fonds publics par une poignée d’hommes d’affaires liés intimement au régime agonisant, dont les figures emblématiques tombent une à une ».

Le quotidien du pouvoir parle avec une certaine distance de « l’ancien régime » comme s’il n’en faisait pas partie, voire il n’en avait pas fait la promotion. Renversant !

Cet édito rédigé dans cette bonne langue de bois d’ébène qui a sévi (et continue donc) pendant les années de plomb, cite le RND et le FLN qui auraient connu « des résurrections ». Quelle meilleure illustration que le système est en place !

L’autre preuve ? La manière quasi-officieuse avec laquelle sont annoncées ces arrestations n’augurent rien de bon. Ce n’est certes pas ce que le Mouvement populaire réclame.

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