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Gaïd Salah : le MDN est « en cours de démantèlement de bombes à retardement »

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Le Général de Corps d’Armée Ahmed Gaïd Salah a fait des déclarations explosives sur la corruption. Et insiste sur l’organisation de la présidentielle. Nous vous livrons de larges extraits de son discours.

«Concernant la poursuite en justice de tous ceux impliqués dans le pillage du denier public et la dilapidation des richesses du pays, qui fait partie des principales revendications que le peuple a exprimé avec insistance, depuis le début de ses marches pacifiques, je voudrais indiquer que les services du Ministère de la Défense Nationale détiennent des informations avérées concernant plusieurs dossiers lourds de corruption, dont je me suis enquis personnellement, dévoilant des faits de spoliation des fonds publics avec des chiffres et des montants faramineux. Aussi et partant de notre souci profond de protéger l’économie nationale, les services de sécurité se sont chargés de mettre ces dossiers à la disposition de la justice pour les étudier et enquêter pour poursuivre tous ceux qui y sont impliqués. 

L’Armée Nationale Populaire demeurera vigilante, conformément aux revendications insistantes du peuple et de ce que lui confèrent la Constitution et les lois de la République, assumant sa responsabilité face à l’Histoire. Aussi, le Commandement de l’Armée Nationale Populaire a donné les garanties suffisantes et s’est engagé à accompagner la justice dans l’accomplissement de ses missions nobles et sensibles, après s’être affranchie de toutes les contraintes, pressions et diktats, loin de toute démarche sélective et conjoncturelle, sans exclure aucun dossier et en se gardant de toute mesures arbitraire ou de règlement de comptes. Nous insistons également sur la nécessité d’éviter tout retard dans le traitement de ces dossiers, sous le prétexte de révision des procédures légales, laquelle requière beaucoup de temps, ce qui donne la possibilité à certains à échapper à la justice.

Il y a lieu d’indiquer que l’opération n’est qu’à son début et, par la grâce de Dieu, notre pays sera assaini définitivement de la corruption et des corrupteurs. Au sein de l’Armée Nationale Populaire, nous n’avons jamais toléré la corruption ; nous étions même les précurseurs dans ce domaine en présentant de hauts cadres militaires par devant la justice militaire, à savoir les anciens Commandants des 1ère, 2e et 4e RM et de la Gendarmerie Nationale et l’ancien Directeur des Services Financiers, dont l’implication dans des affaires de corruption a été confirmée par des preuves tangibles». 

Il poursuit sur le processus politique : «L’attachement profond du Commandement de l’Armée Nationale Populaire à la Constitution, cautionnée par le peuple à travers ses représentants au Parlement, émane du fait que tout changement ou amendement de ses dispositions ne relève pas des prérogatives de l’Armée Nationale Populaire, mais de celles du Président qui sera élu conformément à la volonté du peuple. Cette position de principe est un signe manifeste et constant de la détermination de l’Armée Nationale Populaire à ne pas s’écarter de la voie constitutionnelle, quelles que soient les conditions et les circonstances, et quiconque prétend le contraire fait preuve d’ingratitude envers l’Armée et ses positions de principes constantes, en particulier ces arrivistes qui ont profité des richesses du pays à bien des égards et veulent aujourd’hui donner des leçons à l’Armée Nationale Populaire et son Commandement.

Nous récusons catégoriquement ces comportements opportunistes qui ne servent en rien l’Algérie et ne contribuent aucunement à résoudre sa crise.

Aussi, il nous appartient à tous de faire preuve de bon sens et de clairvoyance et d’éviter de s’égarer dans des dédales et des conflits secondaires inutiles qui ne servent nullement l’intérêt suprême de la nation et qui sont à même de faire perdurer la crise. Nous comptons sur tous les citoyens jaloux pour l’avenir de leur pays de conjuguer leurs efforts sincères afin d’aboutir aux meilleurs moyens pour mener le pays vers la paix. 

  Dans cette optique, et dans le respect de la Constitution et des institutions de l’Etat, il nous incombe d’œuvrer à réunir les conditions idoines pour l’organisation des élections présidentielles le plutôt possible, du fait qu’elles constituent la solution idéale pour sortir de la crise, faire face à toutes les menaces et dangers qui guettent notre pays et déjouer les desseins hostiles visant à nous mener vers le vide constitutionnel et entraîner le pays dans les spirales de l’anarchie et la déstabilisation. Ce mécanisme constitutionnel permettra d’élire un président de la République ayant la légitimité et les prérogatives pour concrétiser le reste des revendications populaires légitimes et constitue la règle de base pour que notre pays reprenne le cours du développement et de l’édification.

A cet effet, j’ai affirmé dans une rencontre antérieure que nous étions en cours de démantèlement des bombes à retardement que le peuple algérien sait pertinemment qui les a plantées au sein de toutes les institutions de l’Etat, et que cette crise, dont nous n’avions guère besoin, a été inventée dans le but de semer les graines de la déstabilisation en Algérie, en créant un environnement propice au vide constitutionnel. Ces individus là, qui ont intentionnellement causé cette crise sont ceux-là même qui tentent aujourd’hui d’infiltrer les marches, brandissant des slogans suspects et tendancieux qui incitent à entraver toutes les initiatives constructives permettant le dénouement de la crise. Ils ont ainsi démontré qu’ils sont l’ennemi du peuple, lequel sait pertinemment comment mettre en échec, en compagnie de son armée, ces complots et mener le pays vers un havre de paix».

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Qui se cache derrière les attaques contre le pétrole saoudien ?

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L’Arabie saoudite est catégorique : l’armement utilisé dans la double attaque aux drones contre les installations pétrolières du géant Aramco dans la nuit du 13 au 14 septembre « est de provenance iranienne ».

Les rebelles houthis, proches de Téhéran, ont revendiqué ces attaques contre des installations pétrolières en Arabie saoudite. Mais aujourd’hui, les regards se tournent également vers l’Irak et les milices chiites, également proches de la République islamique.

RFI L’Arabie saoudite semble catégorique : l’armement utilisé dans la double attaque contre ses installations pétrolières « est de provenance iranienne ». Est-ce plausible ?

Dominique Trinquand : Ce qui est plausible, c’est que la technologie vienne d’Iran. Que les missiles viennent eux-mêmes d’Iran est un autre sujet sur lequel il faut prendre des précautions. Avec la zone maritime entre l’Arabie saoudite et l’Iran, des vols en très basse altitude sont possibles, mais il y a aussi beaucoup de systèmes de détection américains en place. Donc technologie iranienne, probablement, mais lancée à partir de l’Iran… cela reste soumis à caution

Les rebelles houthis au Yémen, proche de l’Iran, ont revendiqué ces attaques, mais les regards semblent aussi se tourner vers les milices chiites irakiennes, proches aussi de l’Iran. Laquelle de ces thèses accréditez-vous ?

La technologie, je le disais, peut être iranienne. Mais le lancement depuis l’Iran semble assez difficile, compte tenu de la zone à traverser. Depuis le Yémen aussi, car les objectifs se trouvent à environ 1 000 km. L’Irak est en revanche beaucoup plus près. Il n’est donc pas impossible qu’une technologie iranienne lancée depuis des zones tenues par les milices chiites irakiennes puisse atteindre les cibles.

En revanche, les Houthis ont un intérêt stratégique à toucher au cœur les réserves saoudiennes. On voit donc bien qu’il y a une triangulation entre l’Iran, les Houthis, les milices chiites. Ils ont une communauté de vues, un intérêt commun (…) Il faut maintenant que les moyens de renseignements arrivent à déterminer d’où viennent les missiles, essayer de trouver des restes après les destructions en Arabie saoudite pour savoir d’où ils peuvent venir.

Ces attaques sont-elles imparables ? L’Arabie saoudite ne peut-elle pas les prévenir ?

Il y a deux choses : avoir des radars pour détecter ces engins et avoir des moyens de neutralisation. Là, je pense qu’il y a une faille dans le système en Arabie saoudite, surtout quand on voit les conséquences. Cinquante pour cent de la production de pétrole arrêtée, c’est considérable. Si les cibles sont très proches de la mer, l’approche à très basse altitude rend l’interception difficile. Mais je pense que les Saoudiens ont maintenant compris la leçon et vont mettre en place des moyens plus importants. Ils ont été probablement surpris par ce type d’attaques.

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Gaïd Salah ou la tentation de… la terre brûlée

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Il faudrait, à mon avis, et très sincèrement, prendre l’annonce du pouvoir pour ce qu’elle est : un « choix » qui n’en est pas un ! Une espèce de manifestation de désespoir, tant il est au pied du mur !

Que pourriez-vous, en effet, décider à la place du pouvoir, à part passer en force (« et qu’advienne que pourra »!) dans le cas où vous seriez comme ses représentants politico-militaires dans ces cas de figure ?

Chargés :

  • De casseroles tellement lourdes (scandales politico-financiers et autres pratiques sulfureuses internes…), qu’il vous faudra vous en expliquer, ce qui ferait apparaître des affaires plus hideuses que celles de la Camorra et de la Cosa Nostra réunies !
  • de compromissions et connivences vénales avec vos maîtres occidentaux et orientaux tellement compromettantes qu’ils vous obligent à en être des obligés pour la vie…
  • Enfin et surtout de discrédit populaire, tellement profond et irréversible, qu’il vous faudra plus que des excuses publiques pour réhabiliter, entre autres, nos « harragas » morts en mer pour vous fuir !

C’est une forteresse qui craquelle de partout et destinée à s’écrouler « dans les plus brefs délais ».

Les tenants de ce monstre en argile en sont tellement conscients qu’ils n’ont donc plus aucun autre choix que de semer le chaos plutôt que de… « se rendre » ! Rendre le pouvoir au peuple qui l’utilisera pour les juger de tant d’avanies !

H. Outoudert

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Les « Services » kidnappent le militant Samir Benlarbi

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Comme prévu, après Karim Tabbou, le coordinateur de l’Union démocratique et sociale (UDS), c’est au tour du militant Samir Benlarbi d’être enlevé par les « Services ». Comme au bon vieux temps.

En effet, le militant et membre du Hirak, Samir Benlarbi, a été kidnappé vers 17h ce lundi 16 septembre par les « Services » et emmené dans une destination inconnue, a indiqué Maître Abdelghani Badi.

C’est aux alentours de l’École supérieure de Banque, à Bouzereah, sur les hauteurs d’Alger, que ces « agents » ont intercepté Samir Benlarbi et embarqué à bord d’un Renault Kangoo vers une destination inconnue.

Tout porte à croire que Samir Benlarbi sera d’abord « cuisiné » à la caserne des services dite « Centre Antar » et sera présenté à un procureur pour le placer en mandat de dépôt. Exactement comme Karim Tabbou.

Cette enlèvement coïncide avec la convocation du corps électoral pour la présidentielle de décembre, une élection rejetée par le peuple et que le pouvoir de fait, le haut commandement de l’Armée, veut faire passer de force.

L’enlèvement de Samir Benlarbi a suscité l’indignation et la colère des personnalités nationales, des politiques, des organisations, des associations et des citoyens.

I. F.

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