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Bien-être

Biodiversité : les scientifiques tirent la sonnette d’alarme

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Scientifiques et diplomates de 130 pays se réunissent à partir de lundi à Paris pour adopter la première évaluation mondiale des écosystèmes depuis près de 15 ans, un sombre inventaire de la nature vitale pour l’humanité.

La Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), créée en 2012, a publié l’an dernier des rapports régionaux déjà alarmants.

Mais le rapport de 1.800 pages sur lequel travaillent 150 experts depuis trois ans devrait devenir la véritable référence scientifique en matière de biodiversité comme le sont ceux du Giec pour le climat.

Et si le mot « biodiversité » semble parfois bien abstrait, il concerne toutes les espèces animales ou végétales vivant sur la planète, y compris celle qui se met elle-même en danger en détruisant la nature: l’Homme.
« Jusqu’à maintenant, nous avons parlé de l’importance de la biodiversité principalement d’un point de vue environnemental », note Robert Watson, patron de l’IPBES.

« Maintenant, nous insistons sur le fait que la nature est cruciale pour la production alimentaire, pour l’eau pure, pour les médicaments et même la cohésion sociale », insiste-t-il.

Insectes pollinisateurs, forêts et océans absorbant le CO2, bois pour se chauffer… La nature rend en effet des services inestimables.

Mais « le patrimoine environnemental mondial (…) est en train d’être altéré à un niveau sans précédent », met en garde le projet de synthèse du rapport obtenu par l’AFP, projet qui sera discuté, amendé et adopté ligne par ligne par les délégués avant sa publication le 6 mai.

Un quart des 100.000 espèces aujourd’hui évaluées –une portion minime des 8 millions estimées sur Terre– sont déjà menacées d’extinction, sous pression de l’agriculture, de la pêche, de la chasse, ou encore du changement climatique.

Mais « une accélération rapide imminente du taux d’extinction des espèces » est attendue par les scientifiques, selon le projet de rapport. Et entre 500.000 et un million devraient devenir à leur tour menacées, dont « beaucoup dans les prochaines décennies ».
Des projections en accord avec ce que décrivent depuis des années certains scientifiques: le début de la 6e « extinction de masse », la première depuis l’arrivée des hommes sur la planète.

« La science nous dit ce que nos savoirs traditionnels signalaient depuis des décennies: la Terre est en train de mourir », a noté Jose Gregorio Mirabal, président de la COICA, organisation qui rassemble des organisations indigènes du bassin amazonien.

« Nous appelons de façon urgente à un accord international pour la nature, pour restaurer la moitié du monde naturel aussi vite que possible », a-t-il ajouté, alors que ce rapport mondial prend pour la première fois en compte les savoirs, les problèmes et les priorités des peuples autochtones.

Avant une réunion en 2020 en Chine des Etats membres de la Convention de l’ONU sur la diversité biologique (COP15), de nombreux experts espèrent que ce rapport de l’IPBES sera le prélude à un accord aussi marquant que celui de Paris sur le climat.

Le texte fait d’ailleurs le lien entre ces deux menaces majeures, identifiant certaines causes similaires, en particulier les pratiques agricoles et la déforestation, responsables d’environ un quart des émissions de CO2 mais aussi de graves dommages directs aux écosystèmes.

« Le récent rapport du Giec a montré à quel point le dérèglement du climat menaçait la biodiversité, et le rapport à venir de l’IPBES, tout aussi important pour l’avenir de l’Humanité, devrait montrer que ces deux problèmes ont des solutions communes, à commencer par l’agroécologie », a commenté Laurence Tubiana, architecte de l’accord de Paris.

Mais vu l’ampleur des réformes à mettre en place, qui impliquent une véritable transformation de nos modes de vie sur une planète de plus en plus peuplée, les résistances risquent d’être encore plus fortes que pour la lutte contre le changement climatique. AFP

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Bien-être

Alzheimer : comment diminuer ses risques de 60 % ?

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La solution est à la portée de tous : pas de tabac, peu d’alcool, une alimentation saine ainsi que des activités physiques et intellectuelles régulières.

Les conseils sont – globalement – ceux prodigués par tous les professionnels de santé. Une fois encore, l’intérêt de les suivre vient d’être démontré, mais dans le cas précis d’une maladie qui fait peur et pour laquelle les médecins n’ont guère de traitements à proposer.

Et de façon éclatante puisqu’ils permettent de réduire de 60 % les risques de développer cette affection neurodégénérative qui concernerait plus d’un million de personnes en France et près de 50 millions dans le monde. L’annonce a été faite dimanche, à Los Angeles, à l’Alzheimer’s Association International Conference (AAIC), qui réunit actuellement de nombreux spécialistes mondiaux.

Les effets des différents aspects d’un mode de vie sain sur le risque d’Alzheimer sont bien établis individuellement, mais pas conjointement. C’est pourquoi Klodian Dhana, de la Rush University Medical Center à Chicago, et ses collègues ont voulu mesurer les conséquences de leur association.

Ils en ont choisi cinq qui définissent un mode de vie sain : ne jamais avoir fumé, boire peu (1,5 verre d’alcool par jour pour les femmes, 3 pour les hommes), suivre un régime MIND de haute qualité (qui correspond à un mélange entre le régime méditerranéen et le régime DASH de prévention cardiovasculaire) ainsi que pratiquer plus de 2,5 heures d’activité physique modérée à énergique par semaine et des activités cognitives.

Plus fort que la génétique

Les chercheurs ont travaillé à partir des données de deux cohortes prospectives, le Chicago Health and Aging Project et le Rush Memory and Aging Project. La première comprenait 1 431 personnes (suivi médian de 9 ans) et 293 ont développé la maladie ; la seconde 920 (suivies pendant six ans) et il y a eu 229 malades, soit respectivement 20,5 % et 24,9 % des individus.

Après des analyses tenant compte d’un certain nombre de variables (âge, sexe, origine, éducation, antécédents…), les chercheurs concluent que le risque de développer une maladie d’Alzheimer réduit de 22 % pour chaque attitude positive étudiée.

Mais surtout il diminue de 59 % chez les personnes – hommes ou femmes – qui cumulent quatre ou cinq critères de vie saine par rapport à celles qui n’en respectent aucun ou un seul. La baisse n’est que de 39 % pour deux ou trois comportements sains.

Toujours à l’AAIC, Elzbieta Kuzma, de l’University Medical Center Hambourg-Eppendorf à Hambourg, et ses collègues ont présenté des résultats concernant l’influence respective de la génétique et du mode de vie sur le développement de la maladie d’Alzheimer.

Ils ont travaillé à partir des données d’une biobanque britannique regroupant 196 383 adultes âgés de 60 ans et plus et y ont identifié 1 769 cas de démence au cours d’un suivi médian de huit ans. Leurs conclusions vont dans le même sens que les précédentes : même en cas de risque génétique élevé, le fait d’avoir un mode de vie sain est bénéfique puisque cela réduit le risque de démence de 32 %, ce qui n’est vraiment pas négligeable. In Lepoint

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Bien-être

« L’amour guérit, la haine tue » : la précieuse leçon d’un génie de la médecine

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Selon un grand professionnel de la santé, Jacinto Convit, l’amour a la capacité extraordinaire de guérir notre corps. Un sentiment de haine conduit inévitablement à un état de dépression et de prostration, qui tue lentement notre esprit et notre corps. Jacinto Convit a consacré toute sa vie à la recherche du bien-être – un homme qui a soigné ses patients jusqu’au bout et qui a consacré sa vie à travailler comme médecin.

Spécialisé en dermatologie, Jacinto Convit a commencé à exercer la profession de médecin au Venezuela, à l’époque où la lèpre se répandait implacablement parmi les classes sociales les plus pauvres. Une chose qui a immédiatement frappé le jeune médecin, c’est la façon dont, pendant ces années-là, les lépreux étaient traités, ligotés et surveillés par la police. Face à ces mauvais traitements, Jacinto a toujours choisi la voie la plus modérée, réussissant par sa compassion et sa bonté à changer les choses. Il a été l’un des rares médecins qui ont toujours traité avec respect et dignité chaque personne qui se présentait à la consultation de l’hôpital Vargas de Caracas, quelle que soit sa condition sociale. D’ailleurs, ceux qui choisissent d’exercer la profession de médecin et, par conséquent, de consacrer leur vie à aider les autres, devraient être guidés par ces principes.

Le DR Convit a reçu plusieurs prix pour ses découvertes scientifiques importantes (tout d’abord, le vaccin contre la lèpre) et au cours de sa longue carrière, il a toujours suivi fermement un grand enseignement que nous croyons qu’il est juste de partager avec vous tous :

« L’amour guérit, la haine tue. Ne haïssez plus jamais, aimez et vous verrez que la vie coulera comme de l’eau claire. »

Un message précieux qui parle d’amour et que chacun doit garder à l’esprit le plus possible, même dans les moments les plus difficiles de la vie.

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Bien-être

Les mégots de cigarettes intoxiquent les océans : Sea Shepherd sonne l’alarme

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A l’occasion de la Journée mondiale des océans, l’ONG cible les fumeurs peu soucieux de leurs mégots, qui peuvent chacun polluer plus de 500 litres d’eau.

Nos mégots de cigarettes menacent l’océan. C’est le message lancé par l’ONG Sea Shepherd, vendredi 7 juin, dans sa nouvelle campagne de sensibilisation.

Elle cible les fumeurs peu soucieux de leurs restes de cigarette à l’occasion de la Journée internationale des océans. « Des milliards de mégots finissent chaque année dans l’océan. Les mégots, c’est quelque chose d’extrêmement toxique », alerte Lamya Essemlali, présidente de Sea Shepherd France, contactée par franceinfo.

« C’est 4 500 substances chimiques dont 93 sont toxiques », souligne Lamya Essemlali à franceinfo.

« Ça contient de l’ammoniaque, de l’arsenic, du cyanure et aussi du plastique. En fait, c’est 4 500 substances chimiques dont 93 sont toxiques. Un seul mégot peut polluer plus de 500 litres d’eau.«  Une pollution d’autant plus inquiétante lorsque l’on sait que 30 à 40 millions de mégots seraient jetés chaque année. 40% d’entre eux finiraient dans la nature. Francetvinfo

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