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Un ministre soudanais lynché publiquement !

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Les ministres algériens semblent avoir plus de chance que leurs homologues soudanais.

Au Soudan, où des millions de manifestants sont dans la rue depuis décembre pour « nettoyer le régime » , les décideurs sont traqués comme des malfaiteurs ou des fugitifs.

Un ministre a eu la malchance de tomber entres les mains des manifestants. Il a été lynché en plein public. Le malheureux ministre a subi presque ce que Kadhafi avait subi lors de sa capture après la chute de son régime.

Les images sont insoutenables. Ce qui s’est passé aujourd’hui au Soudan donnera peut-être à réfléchir on nos décideurs et lâcheront le pouvoir avant que la situation en Algérie se dégrade davantage. (voir la vidéo en bas)

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L’État de Washington légalise le « compost humain »

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Jusqu’ici, seules trois options s’offraient aux habitants de l’État de Washington en cas de décès : inhumation, crémation ou embaumement. À partir de l’année prochaine, ils en auront une quatrième, plus écologique : le recyclage de leur corps en compost.

Le Parlement local de l’État de Washington vient de voter une loi autorisant le compost humain. Et des sociétés sont déjà prêtes pour ce nouveau marché funéraire. Transformer son corps en engrais sera possible dès le mois de mai prochain.

« La loi concernant les restes humains » – tel est son nom – a été signée ce mardi 21 mai par le gouverneur de cet État du nord de la côte ouest. Elle légalise pour la première fois aux États-Unis la « réduction biologique naturelle » du corps humain et ouvre la voie au premier centre funéraire de réduction biologique du pays.

Une start-up basée à Seattle s’y consacre depuis une dizaine d’années. Baptisée « Recompose », la société a déjà effectué des tests avec six volontaires pour étudier la décomposition des corps. Selon ses conclusions, le compost humain serait doublement plus écologique : d’abord parce qu’il constitue un parfait engrais pour tout type de jardin et ce sans odeur. Ensuite, parce qu’il permettrait de réduire l’emprunte carbone du défunt.

La start-up de compost humain de Seattle assure avoir mis au point un processus naturel accéléré de décomposition. Le corps est ainsi placé dans un conteneur appelé « vaisseau» rempli de copeaux de paille et de luzerne, où l’humidité favorise le développement des bactéries.

Au bout d’un mois seulement, le corps du défunt peut être remis à ses proches sous forme… d’un sac de terreau. RFI

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Libye: combats violents au sud de Tripoli, crainte d’une « longue » guerre

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Les combats ont gagné en intensité mardi au sud de la capitale libyenne, au moment où l’émissaire de l’ONU pour la Libye Ghassan Salamé mettait en garde devant le Conseil de sécurité contre « le début d’une guerre longue et sanglante ».

Plus de six semaines après le début de leur assaut sur Tripoli, le maréchal Khalifa Haftar, l’homme fort de l’est du pays et son autoproclamée Armée nationale libyenne (ANL) font toujours face à la résistance des forces du Gouvernement d’union nationale (GNA), reconnu par la communauté internationale et basé dans la capitale.

Cette bataille « pourrait conduire à la division permanente du pays », a averti Ghassan Salamé. « La Libye est sur le point de tomber dans une guerre civile », a-t-il ajouté.

Il a par ailleurs exhorté le Conseil de sécurité de l’ONU à stopper le flot d’armes arrivant dans le pays, tandis que les canons tonnaient au sud de la capitale libyenne.

Des tirs à l’artillerie lourde ont été entendus depuis le centre de Tripoli. Il s’agit des affrontements les plus violents depuis le début du mois de jeûne musulman du ramadan, le 6 mai.

Des affrontements ont eu lieu notamment dans le quartier de Salaheddine, en banlieue sud où les forces pro-GNA ont gagné du terrain, selon leur porte-parole Moustafa al-Mejii.

Positions figées

Des journalistes de l’AFP qui ont pu avoir accès au front mardi ont constaté une avancée de deux à trois kilomètres des forces du GNA dans ce quartier résidentiel.

Depuis le début de l’assaut des forces du maréchal Haftar le 4 avril, les combats ont fait 510 morts et 2.467 blessés, selon un bilan communiqué lundi par l’Organisation mondiale de la Santé.

Selon l’ONU, plus de 75.000 personnes ont aussi été obligées de fuir et plus de 100.000 autres sont prises au piège des combats aux abords de Tripoli.

Et les appels de la communauté internationale à un cessez-le-feu ont été ignorés jusqu’ici par les deux camps.

Selon des diplomates, lors de discussions mardi à huis clos après la réunion publique du Conseil de sécurité, l’idée à l’origine française de séparer aux abords de Tripoli les belligérants en établissant un « couloir » a été évoquée.

Dans ce cadre, chaque partie serait amenée « à reculer » et la ligne de délimitation créée serait garantie par un mécanisme international à définir, a précisé un diplomate.

Début mai, le président français Emmanuel Macron avait proposé une « délimitation de la ligne de cessez-le-feu, sous supervision internationale », lors d’une rencontre à Paris avec le chef du GNA, Fayez al-Sarraj.

Mais M. Sarraj a affirmé à plusieurs reprises qu’il n’y aurait pas de cessez-le-feu tant que les troupes de Haftar ne se retirent pas vers leurs positions d’avant l’offensive, dans le sud et l’est du pays.

Aujourd’hui, les positions militaires des deux camps sont quasiment figées notamment en banlieue-sud, même si les pro-GNA ont desserré un peu l’étreinte de l’ANL avec une contre-attaque lancée le 20 avril.

Depuis, plusieurs livraisons d’armements aux deux camps ont été signalées en dépit de l’embargo sur les armes décrété par l’ONU pour ce pays depuis 2011.

Le maréchal Haftar est notamment soutenu par les Emirats arabes unis et l’Egypte alors que la Turquie et le Qatar appuient le GNA.

Face au conflit, le positionnement des Occidentaux, Etats-Unis en tête, et de la Russie reste ambigu. Si tous les membres du Conseil de sécurité ont publiquement soutenu Ghassan Salamé, la réunion à huis clos n’a pas permis d’y voir beaucoup plus clair sur qui appuie qui, selon un diplomate ayant assisté aux discussions.

« Farce cynique »

Côté américain, un entretien téléphonique à la mi-avril entre le président Donald Trump et Khalifa Haftar a provoqué des spéculations sur le camp choisi par Washington. Côté russe, Moscou a affiché son soutien au maréchal Haftar.

En séance publique, Ghassan Salamé a vivement déploré que des armements arrivent en masse en Libye. Sans les citer nommément, il a souligné que « des pays alimentaient ce conflit sanglant ». « Les Nations unies doivent y mettre un terme », a-t-il exhorté. « Sans un mécanisme robuste pour le faire appliquer, l’embargo sur les armes en Libye va devenir une farce cynique », a-t-il insisté.

Il y a quelques semaines, l’émissaire de l’ONU avait critiqué les approches divergentes de la communauté internationale qui n’a pas réussi en avril à s’entendre sur une résolution britannique réclamant un cessez-le-feu.

« Toutes les parties doivent rejoindre la médiation de l’ONU », a affirmé l’ambassadeur américain Jonathan Cohen. AFP

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Paris, un homme suspendu au dernier étage de la Tour Eiffel

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Suspendu au-dessus du vide pendant plus de six heures: un homme a escaladé la tour Eiffel pour des motivations inconnues et y est resté agrippé jusqu’à la tombée de la nuit avant d’être maîtrisé, entraînant l’évacuation du monument parmi les plus visités au monde.

« Le visiteur qui avait escaladé la tour Eiffel en début d’après-midi a été pris en charge par les équipes d’intervention », a indiqué peu avant 22H la société d’exploitation du monument, en précisant que le monument rouvrirait mardi à 09H30.

« À 21H30, les membres de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris ont réussi à raisonner l’individu », a ajouté la société dans un communiqué. L’homme, tout de noir vêtu, s’était tenu debout en appui sur les barreaux de la tour juste en-dessous du troisième et dernier étage du monument.

L’homme a été « maîtrisé », a indiqué une source policière, sans plus de précisions.

Sur des images tournées par l’AFP entre 21H23 et 21H30, on aperçoit l’individu se déplaçant lentement vers les pompiers en baudriers rouges facilement identifiables, s’accrochant à la structure métallique avant d’être accueilli par les équipes de secours déployées autour de lui.

Des pompiers sont parvenus à atteindre le grimpeur en descendant en rappel depuis le troisième étage de la tour de 324 mètres et ont négocié avec lui, appuyés par la brigade de recherche et intervention de la police (BRI), selon une source policière, précisant que les motivations de cet homme étaient pour l’heure inconnues.

« Fort heureusement, ce type d’intrusion reste très rare », a souligné la société d’exploitation de la tour Eiffel (SETE) en saluant le « professionnalisme de ses collaborateurs et de tous les intervenants des forces publiques » parmi lesquelles les sapeurs-pompiers du Groupe de recherche et d’intervention en milieu périlleux (GRIMP) et la BRI.

Au pied du monument, le spectacle a captivé les badauds et les centaines de touristes qui levaient le nez pour apercevoir l’individu, tandis que les « quelque 2.500 visiteurs » avaient été évacués « dans le calme et en toute sécurité », selon la SETE qui remboursera « automatiquement » les billets réservés pour lundi après-midi.

« Un grimpeur a été détecté. C’est la procédure habituelle, il faut l’empêcher de continuer et, dans ce cas-là, on évacue la tour », avait expliqué dans l’après-midi une source policière.

La SETE avait tweeté à 15H30 que la « Dame de Fer » n’était plus accessible aux visiteurs.

De nombreux déçus

Cette fermeture exceptionnelle a fait de nombreux déçus lundi après-midi, comme Sylvie et Céline Forcier, venues du Québec : un policier leur a expliqué « que c’était fermé pour toute la journée et que c’était parce que quelqu’un grimpait. On est très déçues: on n’est ici que pour une semaine et ça change notre programme ».

D’autres comme Aniruddha étaient « dans la queue, prêts à monter » quand « on [leur] a dit de sortir ». Ce guide touristique accompagnant un groupe de 130 Indiens, a expliqué qu’ils ne restaient qu' »un seul jour à Paris » avant de se rendre à Bruxelles, et étaient venus spécialement « pour voir la tour Eiffel… »

« Je m’en fiche de ce qu’il peut arriver, je veux juste que ça rouvre. Je suis censée dîner là », lâchait pour sa part Maria, une touriste américaine.

Jean-Claude Mota, un Bordelais, a cru lui que « c’était les gilets jaunes ou que quelqu’un voulait sauter », pendant que sa femme Jannick le pressait de partir: « On s’en va, on va pas rester faire du voyeurisme ».

En octobre 2017, la tour Eiffel avait dû être évacuée en raison de la présence d’un jeune homme sur un pilier de la tour qui menaçait de se suicider. La police avait finalement réussi à faire renoncer le jeune homme.

La tour Eiffel, qui fête cette année ses 130 ans, est le monument payant le plus visité au monde. Elle accueille chaque année plus de 20 millions d’admirateurs du monde entier, dont sept millions de visiteurs. En 1996, Alain Robert, connu comme le Spiderman français avait escaladé sa structure. Sources AFP

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