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Pots-de-vin, détournements : les dessous du barrage de Taksebt

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L’immense barrage de Taksebt, qui retient l’eau de Djurdjura est au coeur d’une grosse affaire de détournements et de pots de vin.

Deux millions de fausses factures de SNC Lavalin qui a construit le barrage. Une enquête a été entamée en Algérie, mais vite étouffée.

Djilali Hadjadj est affirmatif : il y a eu versement de pots-de-vin. Les affaires trop bien pour SNC Lavalin. Cette dernière était choyée, selon un ancien salarié. « Nous obtenions 90% des projets auxquels nous soumissionions », dit-il. Revoilà encore Farid Bedjaoui, – neveu de Bejaoui, l’ancien ministre des affaires étrangères, et proche de Chakib Khelil, – impliqué dans les versements de pots-de-vin.

SNC-Lavalin a fait des affaires d’or en Algérie : 4 milliards de dollars en contrats en 10 ans. Pour en obtenir quelques-uns, SNC-Lavalin a engagé une agence commerciale du nom de Cadber Investments, une agence dont personne ne semble connaître le véritable propriétaire.

Les Panama Papers révèlent six contrats différents de 2000 à 2004. Cadber Investments devait intercéder en faveur de SNC-Lavalin pour lui obtenir des contrats, dont celui de l’usine de traitement des eaux de Taksebt, un contrat de 750 millions de dollars pour construire et exploiter l’usine, écrit Radio Canada.

Des enquêtes sont lancées au Canada sur SNC Lavalin, mais rien pour l’heure en Algérie. L’affaire a été étouffée car trop d’intérêts en jeu, trop de grosses personnalités pourraient avoir bénéficié de rétrocommissions et pots-de-vin.

Radio Canada a mené l’enquête en 2013 sur la base de nombreux témoins et des documents. Voir la vidéo. Edifiant.

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Mohcine Bellabas invite Gaïd Salah à demander sa retraite

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Dans un communiqué que nous reproduisons ci-dessous, le président du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD) Mohcine Bellabas critique vertement le dernier discours du vice-ministre de la Défense. Lecture

« La dernière intervention du chef d’État-major, Ahmed Gaid Salah, sur la situation politique du pays à partir de Ouargla, depuis une caserne de la 4ème Région militaire ne laisse aucun doute sur la volonté du chef de l’Armée de régenter la vie du pays. Elle renseigne aussi sur le peu de cas que font nos dirigeants de l’avenir du pays à court terme.

Bien qu’unanimement rejetée et qu’aucun candidat sérieux n’ait retiré les formulaires et encore moins réussi à collecter les parrainages nécessaires pour faire valider son dossier auprès de ce qui fait office de conseil constitutionnel, le pouvoir de fait s’enfonce dans le déni de réalité pour présenter la présidentielle du 04 juillet comme une échéance qui sortira le pays de l’ornière.

A coups d’injonctions et menaces, le chef de l’État-major qui s’est octroyé, en violation de la constitution, à la fois, les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire croit pouvoir mettre tout le monde au garde à vous.

Le peuple algérien n’est pas un Homme malade comme l’était le chef de l’État déchu pour s’exécuter et céder à la menace maintenant qu’il s’est libéré de la peur d’un système politique inique.

C’est parce que l’Algérie a vécu depuis l’indépendance dans un véritable déni constitutionnel avec près de 18 ans de suspension de la constitution, notamment entre 1965 et 1976 et 1991/1996, qu’elle a besoin d’une période de transition constituante pour en finir avec les crises cycliques qui ont hypothéqué et hypothèquent encore son avenir.

Vous enjoignez au Hirak de dégager de vrais représentants pour dialoguer. Mais avec qui ? Que représentent aujourd’hui ceux qui commandent le pays ? Vous avez été choisi par le chef de l’État déchu comme vice-ministre de la Défense et comme chef de l’état-major de l’Armée. Le chef de l’État intérimaire est désigné lui aussi par le chef de l’Etat déchu comme sénateur du tiers présidentiel et président du sénat. La majorité parlementaire est issue des fraudes organisées par l’actuel premier ministre. En vérité, seule une autorité ayant l’assentiment du Hirak a la légitimité de conduire le pays vers un Etat de droit.

Vous qualifiez les revendications du Hirak de surréalistes et pour ce faire vous jouez la confusion en tentant de faire croire que l’exigence du départ collectif concernerait tous les cadres de l’État alors que le peuple ne demande que le départ de toutes les figures du pouvoir exécutif et des organes de pouvoir (conseil constitutionnel…).

Vous savez pourtant que les vrais cadres de l’Etat sont justement marginalisés par le pouvoir du chef d’Etat déchu. Alors vous faites la leçon sur « l’absence flagrante des personnalités nationales, des élites et des compétences nationales face aux évènements et évolutions accélérés que connait notre pays et qui requièrent des propositions constructives à même de rapprocher les points de vue divergents ».

Les élites et les compétences, c’est le système que vous représentez aujourd’hui qui les a avilies quand il ne leur a pas fait quitter le pays.

Vous feignez, enfin, de mettre en garde contre des conséquences néfastes «sur les domaines économique et social du pays, notamment sur les postes de travail et sur le pouvoir d’achat des citoyens » , vous oubliez que c’est justement les abus et l’acharnement contre les opérateurs économiques qui ont fait perdre confiance aux investisseurs nationaux et étrangers dans notre économie et qui ont réduit nos banques en trésorerie pour les clientèles du système que vous voulez réinventer aujourd’hui .

Vous voulez réhabiliter la compétence et redonner sa place à l’élite ? Vous voulez remettre de la confiance dans l’économie nationale ? Vous voulez rendre un dernier service à l’armée nationale et à l‘Algérie ? Alors déposez votre demande de retraite, vous et tous ceux qui comme vous ont vieilli dans les postes de commandement et les centres de décisions politiques.

Car vous le savez certainement. Il y a des cadres militaires et politiques intègres et compétents dans la génération que vous avez de tous temps marginalisée et exclue.

Laissez-les prendre les choses en main et vous verrez ce que vaut réellement l’algérien!

Mohcine BELABBAS

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Le MSP appelle à une élection présidentielle avant la fin de l’année !

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Le Mouvement de la Société pour la Paix (MSP) a appelé, mercredi, à la tenue d’une présidentielle libre et transparente, supervisée par une instance nationale indépendante, non pas le 4 juillet, mais durant une période de transition s’étendant sur les six mois à venir.

Dans un communiqué rendu public, à l’issue de la réunion de son bureau exécutif national, le parti islamiste MSP a rappelé sa vision, présentée à plusieurs reprises depuis le début du Hirak, qui affirme que « la Présidentielle constitue une étape cruciale pour instaurer et consolider la démocratie et poursuivre le processus des réformes, à condition d’être libre et transparente, après le remplacement des +B+ rejetés par le peuple (Bensalah, Bedoui, Bouchareb), et d’être organisée par une instance nationale indépendante à une date autre que celle fixée au 4 juillet, durant une période de transition s’étendant sur les 6 mois à venir.

La formation politique a mis en avant « les efforts déployés par la classe politique et la société civile, depuis le début du Hirak, pour la cristallisation de visions et d’alternatives ayant associé respect du cadre constitutionnel et mesures politiques, outre les débats en cours à tous les niveaux pour aboutir à la convergence des vues ».

Le MSP a rappelé, dans ce cadre, « les efforts considérables et les nombreuses initiatives prises par des partis et des personnalités, individuellement et collectivement, en vue de permettre au pays de sortir de la crise, notamment l’initiative du consensus national, lancée par le parti l’été dernier ». Avec APS

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Ahmed Gaïd Salah assure n’avoir « aucune ambition politique »

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Le chef d’état-major de l’armée algérienne, désormais de facto homme fort du pays, a assuré mercredi n’avoir « aucune ambition politique », quelques jours après avoir insisté sur la tenue nécessaire de la présidentielle du 4 juillet, rejetée par le mouvement de contestation.

« Je me suis engagé personnellement à maintes reprises (…) à accompagner le peuple algérien, de manière rationnelle, sincère et franche, dans ses manifestations pacifiques et matures, ainsi que les efforts des institutions de l’Etat et de l’appareil de justice », a déclaré le général Ahmed Gaïd Salah, dans un troisième discours en trois jours.

« Et que tout le monde sache (…) que nous n’avons aucune ambition politique mis à part servir notre pays conformément à nos missions constitutionnelles », a assuré le général Gaïd Salah, selon le texte du discours, prononcé lors d’une visite sur le terrain, dont l’AFP a reçu copie.

L’armée appuie la tenue le 4 juillet d’une présidentielle convoquée par le pouvoir intérimaire pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, mais rejetée par le mouvement de contestation inédit dont l’Algérie est le théâtre depuis le 22 février.

La contribution décisive de l’armée dans la démission, le 2 avril, après 20 ans de pouvoir, du président Abdelaziz Bouteflika, a replacé l’armée au centre du pouvoir et fait de son chef d’état-major l’homme fort du pays.

Le général Gaïd Salah multiplie depuis les discours à ses troupes qui, sur le ton de demandes ou de conseils, donnent le « la », face au quasi-mutisme du président par intérim Abdelkader Bensalah et du Premier ministre Noureddine Bedoui, selon les observateurs.

Certains de ces observateurs s’interrogent sur un possible scénario à la « Sissi », en référence à Abdel Fattah al-Sissi, chef de l’armée qui s’est fait élire président de l’Egypte après un coup d’Etat militaire en 2013 contre le président élu Mohamed Morsi.

Peu après le coup d’Etat, M. Sissi avait assuré que l’armée « resterait éloignée de la politique ».

« Assainir le pays »

L’armée algérienne joue un rôle central au sein du pouvoir algérien depuis l’indépendance de l’Algérie en 1962. Elle était considérée comme le véritable détenteur du pouvoir jusqu’à l’élection du président Bouteflika en 1999.

Choisi par le haut commandement militaire, celui-ci s’était peu à peu défait de son influence, en écartant les principaux hauts gradés et s’est assuré durant 15 ans la fidélité sans faille du général Gaïd Salah en le nommant en 2004 chef d’état-major.

Accusé par certains de ses détracteurs d’instrumentaliser les magistrats qui ont lancé de nombreuses procédures judiciaires dans des affaires de corruption depuis la démission de M. Bouteflika, le général Gaïd Salah a au contraire affirmé mercredi avoir libéré « la justice de toutes les formes de contraintes, de diktats et de pression ».

Cela « lui a permis d’exercer ses missions en toute liberté », et « d’assainir le pays de la corruption et des prédateurs », à la « satisfaction » des Algériens, a-t-il ajouté. Il a dénoncé « les porte-voix et les apôtres de la +bande+ » chassée du pouvoir qui « tentent de saborder cette noble démarche par la désinformation de l’opinion ».

De nombreux observateurs craignent que ces procédures judiciaires servent le double objectif d’offrir des « têtes » à la contestation -qui fustige les « voleurs » à la tête de l’Etat- tout en permettant une purge dans le cadre de luttes de clans. AFP

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