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Culture

Ahmed Amroui crée la première école Kabyle

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Le militant pour l’indépendance de la Kabylie, Ahmed Amroui, un ingénieur de village Ilounissen, commune d’Aït Yahia Moussa, au sud de Tizi Ouzou, a créé une école kabyle.

Il a transformé sa maison en école où il assure des cours de la langue kabyle a des dizaines d’enfants de la région. En retraite, après des longues années comme ingénieur dans le domaine industriel en Allemagne, il consacre tout son temps pour cette école et la cause kabyle.

Ahmed Amroui dit que son école est un exemple de laïcité et d’enseignement de valeurs de la démocratie. L’école a été créée depuis trois ans. Elle a été fermée plusieurs fois par les services de sécurité, mais lui il refuse d’abdiquer. (voir la vidéo en bas)

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Culture

Lounis Aït Menguellet : je démens catégoriquement…

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Le chanteur d’expression kabyle, Lounis Aït Menguellet a rendu public un communiqué pour démentir des propos qu’un obscure site internet lui a porté au sujet des festivités du ramadan. Lecture

Azul fell-awen!
On vient de m’envoyer un article où, soi-disant je m’exprime à propos des festivités pendant le mois de Ramadan.

Je démens catégoriquement cette déclaration : je ne me suis absolument pas exprimé à propos de ces festivités, mais puisque on m’oblige à le faire, voici mon avis sur cette question : les chanteurs qui ont envie de chanter, qu’ils chantent, c’est leur gagne-pain et je ne vois pas en quoi cela gênerait le mouvement populaire dont ils font partie intégrante, étant eux-mêmes des chanteurs populaires.

À ma connaissance, les manifestants, dont nous faisons partie, continuent à vaquer à leurs occupations les jours de semaine pour gagner leur vie, ce qui est logique et légitime.

Me concernant, j’avais décidé de faire l’impasse sur ce mois de Ramadan bien avant le déclenchement du mouvement populaire pour des raisons personnelles.

Lounis Aït Menguellet

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Culture

Adrar: soirée ramadanesque au rythme du rite « Tekerkeba »

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Les habitants du Touat (Adrar) renouent, à l’avènement de chaque mois de Ramadhan, avec « Tekerkeba », un rite jalousement préservé.

Faisant partie de l’ambiance ramadhanesque et légué d’une génération à l’autre, Tekerkeba, puisé du nom d’un grand tambour recouvert d’une peau d’animal, est devenue l’appellation attribuée à la mission de la personne, un bénévole, chargée de réveiller les habitants pour le rite ramadhanesque du « S’hour » (repas d’avant reprise du jeûne).

Cet instrument est utilisé, de par ses fortes sonorités produites par les coups de baguette, pouvant être entendues de très loin, pour réveiller les habitants et les extirper de leur profond sommeil pour se préparer, à travers le « S’hour », à une nouvelle journée de jeûne, explique le Mesharati, Ramdane Moussaoui (73 ans), connu localement  sous le nom de « Ba Ramdane », issu du ksar de Bouandji, commune d’Anzedjemir (Sud d’Adrar).

Ayant gagné la confiance de la population locale pour assurer la relève de ce métier très ancien, Ba Ramdane se lève, avant l’aube, armé de son tambour pour aller, à travers les rues et ruelles de la ville, faire résonner son tambour et signifier l’heure du repas du S’hour.

« On m’a confié cette mission citoyenne depuis des années, recevant ainsi le flambeau de mes aïeux du ksar, à l’instar de Koukou, Hamou Ould M’barek, Hadj Salem et Loued M’barek, qui se sont relayés ce flambeau séculaire, pour préserver ce legs ancestral de « Mesharati » (Celui qui appelle au S’hour) et pérenniser ce rite ramadhanesque », a-t-il confié.


Ba Ramdane se rappelle encore l’entame de cette mission, avec un petit « t’bel » (tambourin), avant d’être favorablement accueilli par la population qui l’a encouragé, notamment sa mère, à continuer cette « noble » tâche.

Faisant partie du décor et de l’ambiance ramadhanesque, ce « réveilleur » s’emploie tout au long des nuits du mois de Ramadhan, avec ponctualité, à sillonner la ville, donnant des percussions de tambours rythmées à des louanges et invocations à Allah, et d’autres faisant l’éloge du jeûne.

Quelques nuits avant la clôture du mois de Ramadhan, Ba Ramdane, reprend d’autres expressions annonçant la fin proche du mois sacré, et reçoit à l’aube de la journée de l’Aïd El-Fitr des dons et cadeaux de la part des habitants scellant le respect que lui voue la population, dont des dattes, semoules et autres produits, en signe de récompense aux efforts et missions accomplis au service de la communauté et de sa religion.

Le fait est de constater que la personnalité assumant cette mission de Mesharati est souvent polyvalente et se charge, outre la mission de réveiller les jeuneurs, des devoirs d’appel à la prière (Muezzin), et d’autres qualités, tels que les métiers d’ouvrier ou forgeron d’instruments et outils agricoles, en plus de l’animation de regroupements conviviaux, fêtes notamment.

Pour la valorisation de la mission de Tekerkeba et Mesharati

En dépit des riches et divers équipements et technologies disponibles pouvant être exploités dans le réveil pour le S’hour, la population locale reste fortement attachée au rite séculaire de « Tekerkeba », considéré un « ingrédient » spécial du mois de Ramadhan.

Conscients de la dimension ancestrale et populaire du Mesharati, le secteur de la Culture et des associations socioculturelles s’emploient à mettre en exergue cette mission et sa pérennisation.

Le président de l’association culturelle pour les arts dramatiques « Oussoud El-Khachaba » (Lions des planches) d’Adrar, Nour Abdesettar, présente Tekerkeba ou Dendoune comme un créneau culturel et populaire, apanage des ksour du Touat, à préserver et valoriser pour les perpétuer aux futures générations. APS


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Culture

« Papicha », un film algérien à Cannes

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Papicha, présenté dans la section Un Certain Regard, c’est avant tout le regard d’une actrice, Lyna Khoudri.

Un regard insoumis, libre, résistant, courageux, alors que l’Algérie des années 90 cède chaque jour un peu plus devant l’intégrisme religieux.

Stylise en devenir, à la tête d’un gang de ‘papichas’ (surnom donné aux jeunes filles d’Alger) extrêmement attachantes, son personnage de Nedjma refuse de renoncer à ses rêves malgré les menaces et les violences. L’Algérie change, certain(e)s renoncent, mais pas Nedjma, habitée par son projet d’organiser un défilé de robes cousues dans des haïks, vêtement traditionnel maghrébin.

Le propos est fort, l’interprétation puissante, la réalisation de Mounia Meddour juste. Notamment lors d’une scène muette littéralement glaçante. La réalisatrice, qui signe ici son premier long métrage, s’est inspirée de son propre vécu en cité universitaire à Alger durant la décennie 90. C’est donc un peu de son histoire qu’elle raconte, à travers celle de Papicha.

L’histoire de jeunes femmes qui malgré les désillusions et les obstacles, malgré la mort, ne renoncent pas. Le film, dont la projection officielle s’est achevée sur dix minutes d’applaudissements pour l’équipe, s’est imposé comme la claque du jour sur la Croisette. Et clairement l’un des incontournables de la quinzaine. AlloCiné

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