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Culture

Émouvants chants patriotiques d’une vieille femme !

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Des images de chants patriotiques d’une vieille femme, filmée par la caméra de la chaîne de la télévision El Djazira, font le buzz sur les réseaux sociaux ces derniers jours.

Vêtue d’une robe kabyle et d’un drapeau algérien sur les épaules, la vieille Kabyle a émerveillé les téléspectateurs par des chants émouvants en langue kabyle.

Les femmes kabyles accordent toujours un intérêt particulier aux chants et aux poèmes. Certains chants patriotiques ont été composés depuis des siècles et retentissent à ce jour dans les villages. (voir la vidéo)

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Culture

Hassen Ferhani doublement primé au Festival de Locarno

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Le cinéaste algérien Hassen Ferhani a reçu samedi le « Prix du meilleur réalisateur émergent » et celui du « Jury junior » du 72e Festival international du film de Locarno (sud-est de la Suisse) pour son film « 143, rue du désert », annonce les organisateurs.

Premier long métrage de Hassen Ferhani, « 143, rue du désert » a été présenté en avant-première mondiale lors de cet événement. Il était en compétition dans la section « Cinéastes du présent », deuxième plus importante section de ce festival qui a pris fin samedi soir.

D’une durée de 100mn, ce film, une production algéro-franco-qatarie, raconte l’histoire de Malika, gérante d’un modeste restaurant sur la route du désert, au fin fond du Sahara algérien, où viennent se ravitailler routiers, aventuriers et autres voyageurs.

Hassen Ferhani avait réalisé en 2016, « Fi rassi rond-point » (Dans ma tête un rond-point ), un documentaire primé en Algérie et dans des festivals internationaux tenus en Tunisie, en Italie et en France où il a reçu de nombreux prix.

Le cinéaste portugais Pedro Costa a quant à lui remporté le Léopard de la meilleur réalisation pour son film « Vitalina Varela » en compétition internationale.

17 films de différents pays, étaient en compétition depuis le 7 août pour cette édition 2019 du festival de Locarno qui a choisi de mettre à l’honneur le cinéma de l’Asie du sud-est (Indonésie, Philippines et le Laos). APS

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Culture

Chemini accueille la 2e édition de l’Agora du livre

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La localité de Chemini s’apprête à vivre à partir du 16 août l’agora du livre dans sa deuxième édition qui sera dédiée au professeur de linguistique amazigh et écrivain Mohand Akli Haddadou, décédé le 19 novembre 2018.

Cette manifestation lancée l’année dernière par l’association socioculturelle Agraw du village Takhlidjt s’étalera jusqu’au 20 août 2019 et sera ouverte avec l’inauguration d’une stèle au symbole amazigh érigée au niveau d’un rond-point qui portera désormais le nom de « 19-Mai-1981 » en hommage aux militants du printemps de Béjaïa et de la cause identitaire amazigh.

Plusieurs sites ont été choisis au chef-lieu tels que le lycée, la Maison de jeunes, la Bibliothèque municipale et les places publiques pour abriter des expositions sur l’artisanat et les produits du terroir (burnous, robe kabyle, poterie, bijouterie, métier à tisser, miel d’abeille locale, figue).

Des tables rondes, communications et vente-dédicaces avec des auteurs agrémenteront également cette grande manifestation, organisée cette année avec le concours du Haut commissariat à l’Amazighité (HCA) en hommage au défunt enfant de Larbaa Mohand Akli Haddadou.

A cet effet un appel a été lancé par l’association à l’adresse de tous les acteurs intervenant dans la domaine du livre, tels que les éditeurs, auteurs, libraires, distributeurs à se manifester pour prendre part à l’événement qui sera marqué par la remise des prix pour les lauréats du concours de la meilleure oeuvre scientifique et littéraire relative aux œuvres de Mohand Akli Haddadou.

Contact Association AGRAW

Tél : 034 26 51 58 après 19 h 00

Mobile: Nadir 06 69 25 71 29

Azzedine : 0551 40 42 67

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Culture

Mahmoud Darwich chez Barzakh

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Pour marquer la commémoration du 11e anniversaire de la disparition de Mahmoud Darwich, l’éditeur algérien Bazakh a réédité deux recueils tirés de l’oeuvre du grand poète palestinien mort le 9 août 2008.

Les deux ouvrages, l’un en français, l’autre en arabe et français, constituent un florilège de poèmes proposé par deux grands poètes et traducteurs- le Palestinien Elias Sanbar et le Marocain Abdellatif Laâbi- parmi les textes les plus marquants de la poésie arabe contemporaine et dont Darwich est une des figures de proue.    

Le premier volume, une anthologie intitulée « Rien qu’une autre année », titre d’un ses poèmes et qui donne un aperçu de l’itinéraire de Darwich sur près de 20ans (1966-1982)  avec neuf recueils, que Abdellatif Laâbi a choisi de rendre en Français.   

L’anthologie s’ouvre sur les poèmes tirés du recueil « Un amoureux de Palestine », publié en 1966. C’est par ces poèmes chantés, que les lecteurs arabes découvrent « A ma mère », et « Poèmes sur un amour ancien ». Avec d’autres textes, ces deux poèmes constituent, s’il en est, l’acte de naissance d’un grand poète qui allait vite confirmer son envergure internationale.

Du deuxième recueil de Dawich, « Fin de la nuit, 1967 », Laâbi a choisi six poèmes dont l’emblématique « Rita et le fusil », texte à la charge poétique intense où le chagrin, le questionnement, la colère et l’amour se mêlent au sentiment d’échec et d’impuissance.   

 « Les oiseaux meurent en Galilée, 1970 », un troisième recueil composé de neuf poèmes marque une évolution dans l’expression poétique de Darwich. Les textes qui le composent trouvent, par la profondeur et la puissance du verbe, une résonance particulière chez le lecteur de Darwich: « Pluie douce et un automne lointain « , « Rita, aime-moi », « Chute de la lune »’, autant de poèmes qui célèbrent l’amour et l’humain, sans cesser de pourfendre l’injustice et la tyrannie.   

De « Ma bien-aimée se réveille, 1970 », Laâbi a choisi de traduire trois poèmes dont « Passeport » -interprété par le chanteur engagé libanais Marcel Khalifé- « Chronique de la douleur palestinienne », sur la débâcle des armées arabes en 1967, ou encore « Ecriture à la lueur d’un fusil », un poème narratif par excellence où Darwich convoque l’histoire et ses héros tragiques.          

Du recueil « T’aimer ou ne pas t’aimer » (1972), Laâbi propose « Cantiques », « Le guitariste ambulant », « Le passager » et surtout l’incomparable « Sirhan boit le café à la cafétéria », un poème où le personnage de Sirhan se donne une destinée, possible pour chaque Palestinien.         

« D’essai numéro 7 « (1975), le traducteur a sélectionné « ‘Comme si je t’aimais », « La sortie du littoral méditerranéen », « Le fleuve est étranger et tu es mon amour » et « Gloire à cette chose qui n’est pas arrivée ».

Par le choix du titre donné à ce recueil, Mahmoud Darwich a voulu, symboliquement, signifié les changements opérés dans sa précédente expérience et souligné la transition vers une autre expression poétique dont « Noces », un recueil publié en 1977, porte déjà les prémices.

Ce recueil dont l’anthologie rassemble sept poèmes parmi lesquels le poème-titre, regroupe entre autres « Il était ce qu’il adviendra », « Ainsi parla l’arbre délaissé », et « Le poème de la terre », un des textes les plus aboutis de Dawich. Dans « Ahmad Azzatâr »  ou Tel Azaatar -du nom d’un camp des réfugiés au Liban rendu tristement célèbre après le massacre de milliers de Palestiniens en 1976- la tragédie est cette fois déclamée en vers par la voix du poète.                  

Pour clore l’anthologie, Abdellatif Laâbi propose en Français « ‘Souterrains », « Rien qu’un autre année » e surtout l’éternel « Beyrouth », le long poème écrit rn 1981 et gravé à jamais dans la mémoire de milliers d’admirateurs de Darwich pour qui « Beyrouth (reste) notre unique tente, Beyrouth notre unique étoile ». 

Dans un deuxième ouvrage réédité concomitamment par Bazakh, Elias Sanbar, traducteur et ami intime de Dawich, propose sept recueils et longs poèmes représentant l’itinéraire du grand poète palestinien entre de 1992 à 2005.

Cette anthologie bilingue, en Aabe et Français, a été choisie et présentée par l’homme de culture et éditeur franco-syrien, Farouk Mardam-Bey, comme « une ouevre majeure, un important jalon dans l’histoire de la poésie arabe contemporaine ».

Cette compilation d’extraits de l’œuvre de Darwich, traduits par les soins de Sanbar, comporte entre autres « Onze asres », « Discours de l’homme rouge », six poèmes tirés du recueil « Pourquoi as-tu laissé le cheval à sa solitude », outre « Murale »,  « Etat de siège » ainsi que des poèmes extraits de « Ne t’excuse pas » et « Comme des fleurs d’oranger et plus loin ».  

Mahmoud Darwich est décédé en 2008 à l’âge de 67 ans. Considéré comme une des voix majeures de la poésie au XXè siècle dans le monde, il laisse une œuvre monumentale traduite dans une vingtaine de langues.        

« En mêlant l’individuel au collectif , le quotidien à l’éternité, (…) le poète y réussit le pari de toute une vie: opposer la fragilité humaine à la violence du monde et élever la tragédie de son peuple au rang de métaphore universelle », dira Mardam-Bey à propos du legs poétique de Darwich. 

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