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Gaïd Salah défie le peuple : jamais sans Bedoui et Bensalah !

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Pour lire le discours donné par Gaïd Salah, chef d’état-major, aujourd’hui, 10 avril, à Oran, il faut commencer par la fin, là où il expose clairement sa pensée et répond par la négative à la revendication populaire clamée depuis le 16 février, début du mouvement populaire.

« Pas de changement en dehors de la Constitution »

Gaïd Salah estime qu’il est hors de question de sortir du « cadre des dispositions de la Constitution et des lois de la République », pourtant violées et bafouées depuis plus de 20 ans par l’oligarchie au pouvoir, et demande au peuple de « comprendre », de « mesurer la sensibilité de la situation » et de « privilégier l’intérêt national ». Voilà ce qui explique les arrestations des militants, journalistes, avocats, syndicalistes et le matraquage des étudiants.

Pour Gaid Salah qui dénonce la « poursuite des marches », il n’y aura pas de période de transition sans Bensalah et Bedoui, pourtant vomis et discrédités, impliqués qu’ils sont dans la gabegie actuelle. Il estime que « la phase de transition » servirait des « desseins visant à déstabiliser le pays ».

« Ni Constituante ni transition »

« Avec le début de cette nouvelle phase et la poursuite des marches, nous avons déploré l’apparition de tentatives de la part de certaines parties étrangères, partant de leurs antécédents historiques avec notre pays, poussant certains individus au-devant de la scène actuelle en les imposant comme représentant du peuple en vue de conduire la phase de transition, afin de mettre en exécution leurs desseins visant à déstabiliser le pays et semer la discorde entre les enfants du peuple, à travers des slogans irréalisables visant à mener le pays vers un vide constitutionnel et détruire les institutions de l’Etat, voire provoquer une déclaration de l’état d’exception, ce que nous avons récusé catégoriquement depuis le début des événements, car il est irraisonnable de gérer la période de transition sans les institutions qui organisent et supervisent cette opération, et ce, au regard des conséquences découlant de cette situation qui pourraient compromettre tout ce qui a été réalisé depuis l’indépendance à ce jour, en termes d’acquis et de réalisations qui demeurent la fierté des générations », écrit Gaïd Salah.

C’est à Bedoui et à Bensalah de mener la « transition »

Gaïd Salah estime « que la conduite de la période de transition nécessite un ensemble de mécanismes dont la mise en œuvre doit s’effectuer conformément à la Constitution qui stipule que le président du Conseil de la nation que choisit le Parlement avec ses deux chambres, après le constat de la vacance, assume la charge de chef de l’Etat pour une durée de trois mois, avec des prérogatives limitées, jusqu’à l’élection du nouveau Président de la République ».

Ce qui signifie clairement que ce sera le couple Bensalah-Bedoui qui dirigera l’orchestre jusqu’à l’élection d’un nouveau président, alors que le peuple fait part d’une rupture de confiance avec tout le staff dirigeant.

Il est clair que le chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah entend par le mot « transition » la période qui doit nous mener vers l’élection d’un nouveau président de la République. L’oreille du général est décidément sourde aux concepts de refondation de l’Etat algérien, 2e République, élection d’une Assemblée constituante souveraine, confiance entre le peuple et les autorités, « Vous partez tous » !

Le chef d’état-major adopte la posture d’un Premier ministre ou encore d’un chef de l’Etat, en tout cas celle du vrai décideur, pour émettre des avis politiques sur la situation socio-économique et financière du pays, considérant que les revendications du peuple sont « obstinées » et « irréalisables ». « Il appartient à tout un chacun de comprendre et assimiler tous les aspects et les contours de la crise, durant la période à venir, notamment dans son volet socio-économique, qui s’aggravera davantage si les positions obstinées et les revendications irréalisables persistent, ce qui se reflète négativement sur les postes de travail et le pouvoir d’achat du citoyen, notamment au regard d’une situation régionale et internationale tendue et instable », a-t-il déclaré.

« La justice a recouvert ses prérogatives » !

Par ailleurs, Gaïd Salah jure que « la justice a recouvert ses pleines prérogatives, agira en toute liberté, sans contraintes aucunes, sans pressions ni ordres, pour entamer des poursuites judiciaires contre toute la bande impliquée dans les affaires de détournement des fonds publics et d’abus de pouvoir pour s’enrichir illégalement ». Il se dédira juste après en déclarant que « nous rassurons l’opinion publique que la question s’étendra à tous les dossiers précédents, comme l’affaire d’El Khalifa, de Sonatrach et du Boucher et autres dossiers relatifs à la corruption qui ont occasionné des pertes considérables au Trésor Public », ce qui indique clairement que la machine judiciaire n’est pas indépendante et qu’elle est actionnée à l’occasion pour rouvrir les dossiers les plus scandaleux pour satisfaire l’alternance clanique et nourrir l’illusion du changement.

C’est là l’essentiel du massage du général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense et chef d’état-major de l’ANP, délivré dans un contexte marqué par la détermination du peuple à en finir avec les voleurs qui ont accaparé l’Etat et ses institutions.

A. G.

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Qui se cache derrière les attaques contre le pétrole saoudien ?

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L’Arabie saoudite est catégorique : l’armement utilisé dans la double attaque aux drones contre les installations pétrolières du géant Aramco dans la nuit du 13 au 14 septembre « est de provenance iranienne ».

Les rebelles houthis, proches de Téhéran, ont revendiqué ces attaques contre des installations pétrolières en Arabie saoudite. Mais aujourd’hui, les regards se tournent également vers l’Irak et les milices chiites, également proches de la République islamique.

RFI L’Arabie saoudite semble catégorique : l’armement utilisé dans la double attaque contre ses installations pétrolières « est de provenance iranienne ». Est-ce plausible ?

Dominique Trinquand : Ce qui est plausible, c’est que la technologie vienne d’Iran. Que les missiles viennent eux-mêmes d’Iran est un autre sujet sur lequel il faut prendre des précautions. Avec la zone maritime entre l’Arabie saoudite et l’Iran, des vols en très basse altitude sont possibles, mais il y a aussi beaucoup de systèmes de détection américains en place. Donc technologie iranienne, probablement, mais lancée à partir de l’Iran… cela reste soumis à caution

Les rebelles houthis au Yémen, proche de l’Iran, ont revendiqué ces attaques, mais les regards semblent aussi se tourner vers les milices chiites irakiennes, proches aussi de l’Iran. Laquelle de ces thèses accréditez-vous ?

La technologie, je le disais, peut être iranienne. Mais le lancement depuis l’Iran semble assez difficile, compte tenu de la zone à traverser. Depuis le Yémen aussi, car les objectifs se trouvent à environ 1 000 km. L’Irak est en revanche beaucoup plus près. Il n’est donc pas impossible qu’une technologie iranienne lancée depuis des zones tenues par les milices chiites irakiennes puisse atteindre les cibles.

En revanche, les Houthis ont un intérêt stratégique à toucher au cœur les réserves saoudiennes. On voit donc bien qu’il y a une triangulation entre l’Iran, les Houthis, les milices chiites. Ils ont une communauté de vues, un intérêt commun (…) Il faut maintenant que les moyens de renseignements arrivent à déterminer d’où viennent les missiles, essayer de trouver des restes après les destructions en Arabie saoudite pour savoir d’où ils peuvent venir.

Ces attaques sont-elles imparables ? L’Arabie saoudite ne peut-elle pas les prévenir ?

Il y a deux choses : avoir des radars pour détecter ces engins et avoir des moyens de neutralisation. Là, je pense qu’il y a une faille dans le système en Arabie saoudite, surtout quand on voit les conséquences. Cinquante pour cent de la production de pétrole arrêtée, c’est considérable. Si les cibles sont très proches de la mer, l’approche à très basse altitude rend l’interception difficile. Mais je pense que les Saoudiens ont maintenant compris la leçon et vont mettre en place des moyens plus importants. Ils ont été probablement surpris par ce type d’attaques.

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Gaïd Salah ou la tentation de… la terre brûlée

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Il faudrait, à mon avis, et très sincèrement, prendre l’annonce du pouvoir pour ce qu’elle est : un « choix » qui n’en est pas un ! Une espèce de manifestation de désespoir, tant il est au pied du mur !

Que pourriez-vous, en effet, décider à la place du pouvoir, à part passer en force (« et qu’advienne que pourra »!) dans le cas où vous seriez comme ses représentants politico-militaires dans ces cas de figure ?

Chargés :

  • De casseroles tellement lourdes (scandales politico-financiers et autres pratiques sulfureuses internes…), qu’il vous faudra vous en expliquer, ce qui ferait apparaître des affaires plus hideuses que celles de la Camorra et de la Cosa Nostra réunies !
  • de compromissions et connivences vénales avec vos maîtres occidentaux et orientaux tellement compromettantes qu’ils vous obligent à en être des obligés pour la vie…
  • Enfin et surtout de discrédit populaire, tellement profond et irréversible, qu’il vous faudra plus que des excuses publiques pour réhabiliter, entre autres, nos « harragas » morts en mer pour vous fuir !

C’est une forteresse qui craquelle de partout et destinée à s’écrouler « dans les plus brefs délais ».

Les tenants de ce monstre en argile en sont tellement conscients qu’ils n’ont donc plus aucun autre choix que de semer le chaos plutôt que de… « se rendre » ! Rendre le pouvoir au peuple qui l’utilisera pour les juger de tant d’avanies !

H. Outoudert

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Les « Services » kidnappent le militant Samir Benlarbi

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Comme prévu, après Karim Tabbou, le coordinateur de l’Union démocratique et sociale (UDS), c’est au tour du militant Samir Benlarbi d’être enlevé par les « Services ». Comme au bon vieux temps.

En effet, le militant et membre du Hirak, Samir Benlarbi, a été kidnappé vers 17h ce lundi 16 septembre par les « Services » et emmené dans une destination inconnue, a indiqué Maître Abdelghani Badi.

C’est aux alentours de l’École supérieure de Banque, à Bouzereah, sur les hauteurs d’Alger, que ces « agents » ont intercepté Samir Benlarbi et embarqué à bord d’un Renault Kangoo vers une destination inconnue.

Tout porte à croire que Samir Benlarbi sera d’abord « cuisiné » à la caserne des services dite « Centre Antar » et sera présenté à un procureur pour le placer en mandat de dépôt. Exactement comme Karim Tabbou.

Cette enlèvement coïncide avec la convocation du corps électoral pour la présidentielle de décembre, une élection rejetée par le peuple et que le pouvoir de fait, le haut commandement de l’Armée, veut faire passer de force.

L’enlèvement de Samir Benlarbi a suscité l’indignation et la colère des personnalités nationales, des politiques, des organisations, des associations et des citoyens.

I. F.

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