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L’étouffement des libertés se poursuit

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L’injustice continue de sévir. Des militants associatifs et politiques sont convoqués aux commissariats, la place de la Grand-Poste occupée par les CRS et, ironie de l’histoire, Hadj Ghermoul, le premier manifestant contre le 5e mandat croupit en prison depuis le… 29 janvier 2019.

Mercredi 3 avril, ce sont encore deux militants associatifs d’Aokas, Achour Nacer et Bourouba Zahir qui sont convoqués pour se présenter aux services de la sûreté de daïra d’Aokas pour « affaire les concernant ».

Ces harcèlements seraient en relation avec le mouvement de la population d’Aokas pour préserver la bande boisée ou encore contre la construction d’un « célibatorium de police » dans la région.

Le 24 mars dernier, c’était à Lyès Touati de se présenter au siège de la sûreté de daïra de Béjaia pour être entendu dans l’affaire du projet de « célibatrorium de police ». Deux plaintes auraient été déposées contre lui.

Hier matin, le 3 avril, les CRS ont été déployés au niveau de la Grand-Poste d’Alger, l’un des lieux emblématiques de la révolte dans la capitale, pour empêcher tout regroupement, à la grande surprise des Algérois. Les premiers manifestants qui ont tenté d’occuper les lieux tôt dans la matinée ont été délogés de force, dans l’espoir de « réserver l’endroit aux soutiens à Gaïd Salah », nous expliquait un militant. Heureusement que le soir et ce jeudi matin, les manifestants sont revenus à la charge pour se réapproprier leur espace.

Enfin et c’est le plus injuste et le plus paradoxal, Hadj Gharmoul, le premier manifestant contre le 5e mandat de Bouteflika, est toujours en prison. Hadj, 37 ans, marié, deux enfants, chômeur de son état et militant du Comité national de défense des droits des chômeurs (CNDDC), avait brandi début janvier une pancarte pour dire son refus d’un 5e mandat de Bouteflika.

Arrêté et présenté en comparution immédiate devant le tribunal de Mascara, le 29 janvier dernier, il a été jeté en prison dans les heures qui ont suivi.

Le  2 avril, une marche a été organisée à Mascara pour demander la libération immédiate de Hadj Gharmoul, surtout que, selon Tahar Belabès de la CNDDC,  la justice a pris la décision de le transférer vers la prison de Reggane à Adrar.

Amélia Guatri

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