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MCA : l’article 102 est aussi applicable à Kamel Kaci Saïd !

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Juste après le discours du chef d’état-major mardi 26 mars, plusieurs supporters mouloudéens ont crié victoire, non pas pour l’annonce de Gaïd Salah, mais en raison du communiqué émanant du conseil d’administration du doyen qui a indiqué le limogeage du directeur général du club,  Kamel Kaci-Saïd.

Le désormais ex-directeur général du MC Alger, Kamel Kaci-Saïd, qui a provoqué la colère des fans mouloudéens, à la suite des mauvais résultats du club, malgré le budget colossal qui lui a été réservé tout au long de sa période de gouvernance, a été démis de ses fonctions, selon le communiqué de l’entreprise nationale Sonatrach.

Le doyen s’est notamment, doté d’une direction collégiale (directoire) composée essentiellement des anciens joueurs du Mouloudia, à l’instar de Ameur Ben Ali et Youcef Ferhi, qui seront présidés par l’ex-gloire des années 70, Zoubir Bachi.

Cependant, le peuple vert n’a pas hésité à comparer la situation du club avec celle de la crise politique actuelle du pays, puisque pendant toute la soirée de lundi 26 mars 2019, les  quartiers de Bab El Oued n’avaient qu’un seul mot d’ordre : « Article 102 et le limogeage de Kamel Kaci Saïd, avant de convertir le sujet à des commentaires de plaisanteries, laissant supposer que c’est le chef d’état major Ahmed Gaïd Salah qui a limogé le directeur général Kamel Kaci Saïd grâce à l’application de l’article 102 de la constitution.

Néanmoins, les Chnaoua ont également exigé, loin de l’humour, un audit financier pour les deux années de gestion du président controversé.

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CAN 2019: l’Algérie à la recherche du temps perdu

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Meilleure attaque du tournoi avec 12 buts au total, l’Algérie affronte le Sénégal en finale de l’édition 2019 de la CAN en Égypte ce vendredi 19 juillet.

Les Fennecs n’avaient pas convaincu lors des deux éditions précédentes, malgré une génération dorée. Désormais, avec Djamel Belmadi à la baguette, ils sont enfin prêts à écrire une nouvelle page de l’histoire du foot algérien.

Mercredi 10 juillet, au crépuscule d’un quart de finale indécis : Geoffroy Serey Dié envoie son ballon sur le poteau de Raïs M’Bolhi, et Djamel Belmadi fond en larmes. Malgré lui, l’Ivoirien permettait ainsi aux Fennecs de se hisser en demi-finale face au Nigeria grâce à cette victoire acquise aux tirs au but (1-1, 4 TAB à 3). La suite : les Verts se sont débarrassés des Super Eagles avec un coup franc extraordinaire de Riyad Mahrez dans le temps additionnel (90e+5). Depuis, les Nigérians sont rentrés à la maison avec la médaille de bronze autour du cou et les Fennecs attendent désormais de décrocher l’or.

Mais quel que soit le résultat, les protégés de Djamel Belmadi écrivent aujourd’hui l’une des plus belles pages de l’histoire du football algérien, au moment où le pays manifeste chaque vendredi pour établir une vraie démocratie.

Première finale de CAN depuis l’unique titre de 1990

Il y a quelques mois, personne n’aurait imaginé que les Algériens descendraient dans la rue pour dire non à un cinquième mandat d’Abdelaziz Bouteflika. Il y a quelques mois, qui aurait pu croire à ce parcours après une CAN 2017 catastrophique au Gabon, et une non-qualification pour le Mondial 2018 en Russie ? Il y a quelques mois, plus personne ne rêvait de l’autre côté de la Méditerranée.

Il reste une dernière marche pour les Verts. Au Caire, alors que l’on annonce 10.000 supporters algériens dans le stade, les Fennecs pourraient s’emparer d’un deuxième titre continental après celui de 1990 remporté à domicile. Les autorités algériennes ont affrété 28 vols spéciaux pour transporter 4.800 fans des Fennecs le jour de la finale. Tout un pays retient son souffle et la diaspora aura les yeux rivés devant les écrans de télévision partout dans le monde.

Un parcours quasi parfait

« Le soir de la finale, on veut que les Algériens célèbrent le football dans la discipline et dans l’ordre comme il le font chaque vendredi (pendant les manifestations, ndlr) », avance le sélectionneur Belmadi, qui fait allusion aux incidents survenus lors de la demi-finale. Après la victoire face à la Côte d’Ivoire, à Marseille, quelque 6.000 supporters de l’équipe algérienne s’étaient rassemblés sur le Vieux-Port dès le coup de sifflet final pour fêter la victoire et la police avait dû faire usage de quelques grenades lacrymogènes pour contenir la foule.

À Paris, dans le périmètre des Champs-Élysées et de ses abords, où des heurts avaient éclaté à l’issue de la demi-finale le 14 juillet, 2.500 policiers seront déployés pour prévenir les troubles susceptibles d’éclater en marge de la finale.

Entre 2014 et 2019, de l’eau a coulé sous les ponts pour les Fennecs. Après un Mondial réussi au Brésil, les Verts avaient du vague à l’âme. « Nous avons la meilleure attaque et jusqu’à maintenant, notre parcours est quasi parfait. Je ne sais pas si cette génération mérite cette finale, mais elle est là », conclut Djamel Belmadi. RFI

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Sports

Mahrez-Mané : l’autre match pour le Ballon d’or

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Considérés comme les joueurs les plus en vue de la Coupe d’Afrique des nations CAN-2019 de football, l’ailier droit algérien Riyad Mahrez et l’attaquant sénégalais Sadio Mané, vont se livrer vendredi un duel à distance pour le Ballon d’or africain, à l’occasion de la finale entre leurs deux sélections au stade international du Caire (20h00).

Les deux joueurs qui ont pu porter leurs équipes au dernier stade de cette 32 édition, ont réussi jusque-là un parcours à la hauteur de leur talent, parvenant chacun à marquer 3 buts depuis le début du tournoi.

En l’absence de l’ailier égyptien et star de Liverpool, Mohamed Salah, éliminé sans gloire avec les « Pharaons » en 1/8 de finale par l’Afrique du Sud (1-0), Mahrez et Sané sont bien là pour relever leur dernier défi, celui de mener leurs pays au sacre final et surtout franchir un pas décisif pour s’adjuger le Ballon d’or africain 2019 de la CAF sur le plan personnel.

Sadio Mané partira jusque-là favori grâce à la Ligue des champions d’Europe remporté sous les couleurs des « Reds » de Liverpool, mais également son titre de co-meilleur buteur de la Premier League anglaise, remporté conjointement avec son coéquipier en club Mohamed Salah et l’attaquant gabonais d’Arsenal, Pierre-Emerick Aubameyang, avec 22 buts chacun.

Une finale pour départager les deux cracks

L’enfant terrible de Sédhiou (Sud-Ouest du Sénégal) a également reçu le prix du « Onze d’Or 2019 », récompensant le meilleur joueur en Europe, décerné par le magazine français Onze Mondial. Il devient le premier joueur africain à recevoir cette distinction depuis l’Ivoirien Didier Drogba en 2004. Seuls le Libérien Georges Weah (en 1995) et Drogba avaient réussi cette prouesse parmi les joueurs du continent africain.

Ayant accompli une saison mi-figue mi-raisin sous le maillot de Manchester City (Premier League), avec toutefois un bilan de 12 buts et 12 passes décisives, toutes compétitions confondues, Mahrez est en train de réussir « sa » CAN de la plus belle des manières, parvenant à signer 3 réalisations, dont celle en demi-finales face au Nigeria (2-1) qui vaut son pesant d’or.

« C’est le but le plus important de ma carrière depuis que j’ai rejoint la sélection », a-t-il tranché.

Vainqueur du triplé national (Premier League-Coupe d’Angleterre-Coupe de la Ligue) avec les « Cityzens », Mahrez, vainqueur du Ballon d’or africain 2016, aura une belle occasion de faire basculer la balance en sa faveur, en cas de victoire finale vendredi face aux « Lions de la Teranga ».

Outre l’enjeu d’un titre pour deux pays qui reviennent au-devant de la scène continentale, Mahrez et Mané vont disputer la « belle » dans la course au Ballon d’or, dont l’heureux élu sera connu en janvier 2020. Chaîne 3

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Politique

La CAN, l’Algérie et la criminalisation de la joie des opprimés

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Les victoires de l’équipe algérienne dans la CAN 2019 ont été un bon prétexte pour un déchaînement raciste sur les réseaux sociaux et les médias.

Les célébrations des victoires de l’équipe algérienne de football dans la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) pourraient rester cantonnées à une simple anecdote de la vie sociale et sportive. Mais en France, où les liens historiques, politiques et économiques avec l’Algérie sont immenses, rien de tel ne passe inaperçu. Non seulement ces évènements sont l’occasion pour rappeler le grand nombre d’algériens et algériennes habitant dans l’hexagone ; elles deviennent également l’occasion pour que des racistes exposent leurs préjugés et leur haine xénophobe, particulièrement anti-algérienne.

Car si les préjugés et le venin raciste et xénophobe répandu par des courants tels que le Rassemblement National et des groupuscules identitaires visent les étrangers en général, la haine contre les Algériens est encore plus forte. Elle trouve en effet sa source dans la résistance que ce peuple a livrée contre le colonialisme français et surtout dans la défaite imposée à l’impérialisme français lors de la guerre de libération nationale de 1954 à 1962. Ainsi, le drapeau algérien et tout symbole national algérien est devenu l’équivalent d’une « provocation » à leurs yeux. Les propos de Stéphane Ravier du RN sur BFM, qui voudrait interdire le drapeau algérien dans les villes, le confirment.

Cependant, il serait faux d’affirmer que seul le RN et les identitaires répandent ces idées. En effet, la large majorité des médias contribuent à véhiculer, avec un langage plus détourné et hypocrite, ces préjugés. La « fake News » sur le supposé « supporter algérien » qui a fauché une famille, tuant une femme et en blessant d’autres, à Montpellier en marge des célébrations de la victoire de l’équipe algérienne en est une preuve supplémentaire. Un évènement tragique qui n’avait strictement rien à voir avec les célébrations de la victoire de l’équipe algérienne.

Aux médias il faut rajouter des politiciens des partis dits « du centre » et les dirigeants d’Etat qui joignent leur voix à ce chœur néfaste. Différentes déclarations et mesures de « sécurité » visant à réprimer la fête participent à créer l’impression d’une ambiance « anarchique » échappant à tout contrôle. Ainsi, ce 14 juillet on annonçait 282 interpellations lors des célébrations pour la victoire de l’Algérie contre le Nigeria. Or, dans ce nombre énorme d’arrestations on incluait celles qui ont eu lieu pour réprimer les manifestants contre Macron durant les commémorations de la Fête Nationale.

En effet, l’objectif final n’est autre que de criminaliser toute expression de joie, de fierté mais aussi culturelle et politique des opprimés. Alors, inévitablement, des milliers de personnes fêtant la victoire de l’équipe nationale algérienne, drapeau à la main, envahissant les rues des grandes villes françaises, ne pouvaient être accompagnées que d’un lot de déclarations et d’actions politiques visant à dénigrer cette fête ; il suffisait que quelques incidents minoritaires aient lieu pour que toute une communauté soit tâchée de « violente », « d’inadaptée », de potentiels délinquants. C’est exactement le même procédé utilisé quand on prend l’exemple d’organisations islamistes réactionnaires pour criminaliser l’ensemble des musulmans, les présenter directement ou indirectement comme de « potentiels terroristes ».

Une fois des images de vitrines cassées, de tirs de gaz lacrymogènes et les quelques incidents passées en boucle à la télé toute la journée, le terrain est déblayé pour que les moins « politiquement corrects » déversent ouvertement leur racisme, incitant d’autres, débarrassés de tout complexe, à faire de même. On feindra ensuite de s’étonner du grand nombre d’Algériens en France (et d’étrangers en général, en profitant pour dénoncer un soi-disant « laxisme des politiques migratoires »), comme si c’était une surprise que les richesses de ce pays et la beauté des quartiers chics des grandes villes était en grande partie le fruit du travail de millions de travailleurs étrangers (ou de leurs enfants nés ici), notamment venus des ex-colonies françaises.

Mais cette logique de criminalisation et de dénigrement des expressions de joie des opprimés ne se limite pas aux Algériens et aux étrangers. Elle s’abat aussi sur les travailleurs et les classes populaires françaises. Rappelons que lors des commémorations de la victoire de l’équipe de France à la finale de la Coupe du Monde 2018, les Champs Élysées ont également connu des incidents et surtout de la répression de la part de la police. Là aussi, la presse n’a pas hésité à criminaliser les supporters des Bleus, principalement ceux descendus des quartiers populaires qui composaient majoritairement le cortège qui s’était rendu sur la célèbre avenue.

Si d’une part cela montre que ce n’est pas seulement lors des célébrations des Algériens en France « qu’il y a des problèmes », d’autre part cela montre aussi que les classes dominantes criminalisent toute expression de joie mais aussi toute expression politique collective des classes populaires. L’hostilité de la part des médias à l’égard du mouvement des Gilets Jaunes l’a très bien démontré ces derniers mois.

Dans le cas précis de l’Algérie, la criminalisation de l’expression de la liesse collective cherche à diviser les travailleurs et les classes populaires. D’une part il y aurait les « inadaptés » algériens et de l’autre les Français. Or, ces préjugés racistes et xénophobes ne font que renforcer la domination des exploiteurs sur l’ensemble de la classe ouvrière et non seulement sur sa partie étrangère. Le racisme, en même temps qu’il redouble l’oppression des travailleurs étrangers, est une arme des capitalistes contre toute la classe ouvrière, y compris les travailleurs français.

Ce que les capitalistes français craignent c’est que les travailleurs français unissent leurs forces dans les rues, dans les usines, lors des grèves et des mouvements sociaux avec leurs frères et sœurs étrangers ; ils veulent présenter les travailleurs algériens comme des « délinquants » car ils veulent occulter les luttes héroïques du peuple algérien, comme celle qu’il mène actuellement contre le régime du FLN qui a confisqué les acquis de la révolution d’indépendance ; ils veulent empêcher que les travailleurs et la jeunesse française joignent leurs forces à celles des sans-papiers qui courageusement se battent aujourd’hui pour leur régularisation avec des actions comme celle de l’occupation du Panthéon ce week-end qui a été durement réprimée.

En ce sens, la criminalisation, le dénigrement, la répression des célébrations des algériens en France n’est pas une affaire banale de « maintien de l’ordre ». Il s’agit d’une affaire hautement politique pour maintenir et renforcer les divisions parmi les travailleurs et les classes populaires.

Philippe Alcoy

In le journal en ligne la « revolutionpermanente.fr »

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