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Heureusement que l’éveil du peuple est à l’heure…

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Comment nos juges, nos avocats, nos ingénieurs, nos artistes et hommes de culture, nos docteurs, nos profs, nos conférenciers, nos étudiants  et tout esprit saint interprètent la proclamation du Bouteflika  du 11 mars 2019 quand il déclare : « pour le cinquième mandat, je n’ai pas accepté d’être candidat » ?


Donc, soit Il s’agit d’un mensonge d’Etat, d’un complot et d’une confiscation du pouvoir par usurpation. Soit des hommes à haut niveau ont inventé cette fantôme candidature afin de fausser et salir le parcours démocratique en Algérie, encore une fois. Qui ment, le Président sortant ou ces hommes.

A travers le refus d’un cinquième mandat, le peuple algérien a montré au monde entier qu’il est en train de branler sa colère et crier son mécontentement contre un régime politique et ses hommes en place depuis 20 ans.

Tous les pays admiratifs témoignent par solidarité à cette marque de fabrique inédite dans l’histoire contemporaine. Des manifestations pacifiques sont organisées et suivies par des millions dans tout le pays sans leadership, en l’absence de toute opposition politique unie, vidées de toute forme fanatique et dogmatique. Ces soulèvements populaires convergent et s’orientent vers un seul objectif : le changement du pouvoir et le dégagisme de ses détenteurs.

Le peuple espère voir d’autres Algériens compétents, limpides et aptes à prendre en mains son destin. Dans ce but, la transition proposée ne se fera qu’avec des patriotes irréprochables et en aucun cas, avec la majorité des hommes du pouvoir actuel. Et, par la suite, la souveraineté du pays sera conduite par des cadres irrépréhensibles. Ils(elles) auront pour missions, le respect des institutions, la préservation des droits et des devoirs de chaque Algérienne et Algérien et le partage des richesses d’une manière équitable. C’est à eux, seuls, d’organiser et de procurer les nouveaux outils démocratiques dans la gestion du pays comme c’est le cas en Espagne, en France, en Argentine, en Angleterre et en Afrique du sud… et si aujourd’hui, le socle de nos institutions est à plat pour vivre cette mutation c’est à cause d’une perpétuation d’un  pouvoir unique.

À titre de rappel sans tarder et sans ressasser, les historiens feront le reste
Si actuellement, l’Algérie vit cette crise politique grave et imposée d’en haut c’est à cause de la démagogie des politiques grossistes d’hier’ des mandats présidentiels en lot’’. C’est aussi, la faute aux gardiens de temple qui ont défendu bec et angle l’initiative d’un troisième et d’un quatrième mandat même lorsque tout semblait les discréditer. C’est l’entrée par fraction des prétendants républicains dans la scène politiques, dans les affaires et à la tête des partis politiques.

 Évidemment sans citer d’autres qui ont préféré l’intérêt personnel : des biens immobiliers, des crédits bancaires, de l’importation de bazar, de la spéculation financière et des avantages fiscaux à la pelle comme contrepartie pour promouvoir la révision de la constitution en 2002 et en 2008 afin de garder M. Bouteflika au pouvoir. Au présent, non seulement nous avons un président à vie, nous avons aussi, une nomenclature, une monarchie et une mafia. Les trois en Un.

Par la validation du changement de l’article qui limite les mandats présidentiels à deux, les partenaires politiques d’hier du Président sont devenus ses opposants conditionnels de maintenant. s’ils ne sont pas hués par le peuple dans les manifestations ils sont entre le marteau et l’enclume. Et à peine, ils lèvent le doigt pour s’exprimer sans être montrer du doigt.

L’histoire de l’Algérie ne pardonnera plus et surtout depuis le 22 février 2019 car elle en train de s’écrire par mot, par image et montrée en directe au monde entier. Suite aux précédents changements de la constitution pour garder un seul pouvoir durant 20 ans, nous avons sur la table, une crise politique inédite. Et nous avons hypothéqué le destin de l’Algérie et  de nos enfants entre les hommes de ce pouvoir.

La preuve est dans l’exemple suivant : par la ruse, ce pouvoir est devenu l’As des as, le roi de la magouille et le canular, Molière et notre Jouha seraient admiratifs. Au lieu de poursuivre un processus électoral démocratiquement comme stipule la loi, il invente une crise sans précédent en imposant un cinquièmement mandat par procuration et par mensonge. Et maintenant, vu l’éveil du peuple et son refus, il procède au report des élections sans donner une date fixe. Allez-y comprendre !!! Le combe, Paris’ l’officieuse’ soutient et sert d’une base arrière dans la manœuvre, la tractation et la malhonnêteté.

Les décisions du 11 mars sont de même ordre et de même lecture que celles de la révision de la constitution à deux reprises. D’après des analystes et des sociologues, elles plongeront le pays dans l’incertain et dans un avenir sombre. Nous, les enfants de cette patrie, nous avons assumé un passé épuisant mais il serait difficile pour nous de se projeter dans un  futur hypothétique.

Dans le calme et la joie jusqu’au 19 avril 2019 prochain. Le Président sortant sera le nôtre avec les yous yous de nos femmes, avec les applaudissements de nos jeunes et la reconnaissance de nos aînés. Par la suite, comme stipule le droit constitutionnel et selon le schéma actuel, le Président de la chambre du sénat excisera le pouvoir provisoirement durant la préparation et l’organisation des élections libres dans une période raisonnable et limitée. Le futur élu sera le Président de tous les algériens. Comme il est Macron pour les Français et Trump pour les américains. Le peuple algérien n’a pas demandé ni souhaité cette situation diabolique, Sa maturité, sa plénitude et sa sagesse ne devraient ni être bafouées ni salies ni tachées par le mensonge à haut niveau de l’Etat.

Son cri au monde entier pour le changement ne devrait pas être accaparé et compensé par le maintien de M. Bouteflika au pouvoir. Vu de l’extérieur et sur le plan diplomatique, L’Algérie n’aura plus du Président de la République à partir du 19 avril prochain, Minuit. Au-delà de cette date et en dehors de tout cadre juridique et constitutionnel dont l’implication des forces vives de ce peuple, le poste du Président de la république sera vacant et par conséquent la désobéissance serait inévitable.

Monsieur le président sortant, notre pays n’est pas en guerre pour reporter les élections présidentielles. L’ennemi ne vient plus de l’extérieur grâce à nos militaires, la décennie noire est derrière nous grâce à la tolérance et à notre présent commun. L’obscurantisme est banni grâce à notre savoir et les mains de l’extérieur sont coupées. Et bientôt, Il sera de même sort à votre pouvoir. Le plus jeune des nos adultes a un niveau d’un bac plus deux. Nous ne méritons pas le mensonge à la place de la vérité, l’humiliation à la place de la gloire, l’imposture à la sincérité, la manipulation à la constance. Le message du peuple est entendu par la terre entière.

Au présent, l’algérien s’adresse au monde entier sans pleurnicher et vu son attitude civilisatrice et studieuse, il ne mérité pas cette réponse abjecte et immature du 11 mars de son Président. Il ne devrait pas recevoir le mépris dans son honneur, en plein fougue et dans sa fierté par son dirigeant suprême.

L’humiliation du 11 mars 2019 sera de même nature que le jour de Nakba pour le peuple palestinien. Ne vous laissez pas embarquer pour votre dernière sortie de l’histoire de ce pays par une telle manigance.

Ses enfants ne sont ni sous tutelle ni dans une garderie. Ses jeunes ne feront pas matière dans un laboratoire de recherches pour expérimenter une telle république ou une telle constitution. Les États-Unis d’Amérique sont liés depuis 1789 par une des plus anciennes constitutions écrites encore appliquées au monde. A notre connaissance, l’époque des prophètes date et la présidence à vie est révolue.

Le peuple est l’unique propriétaire de cette terre et le seul maître, chez-lui. Il vous dit : Non. Par ses dernières manifestations, Il a déjà voté et par ses prochains soulèvements, il continue de s’exprimer son refus de cette manœuvre. Son exhortation au monde est de dénoncer la confiscation du pouvoir par certains hommes à la tête du pays. Depuis le 11 Mars 2019, à travers vous, non seulement ces individus enfoncent les règles fondamentales de la démocratie mais aussi ils prennent en otage, les inspirations, les rêves et l’espoir de ce peuple alors qu’il revendique par des voies pacifiques le renversement de ce pouvoir et sa façon de s’exercer.

Sur le plan de la démocratie, si  vous n’avez rien changé en 20 ans alors que le peuple était acquis (admettons !) comment aujourd’hui avec les mêmes protagonistes de ce pourrissement, vous mettez en place : comité de sages, période de transition et une nouvelle constitution et de surcroît, la cerise sur le gâteau ; Vous avez adressé trois lettres en espace d’un mois pour promouvoir un cinquième mandat et maintenant, dans votre dernière déclaration, Vous dites : vous n’avez jamais accepté de se représenter. Absurde.
Nous devrons croire qui et quoi? Sois vos précédentes lettres et
MM Ouyahia, Bouchareb, Benyounes, Ghoul, Haddad, Sidi Said et dernièrement ce brillant cadre Zaalan ? Ces derniers ont promu votre candidature. Ou bien  croire maintenant , MM Bedoui, Lamamra et Brahimi, le premier soutien à un quatrième mandat alors que la constitution interdisait !

Et à votre dernière déclaration pour vous maintenir au pouvoir.
Alors qui manipule qui ? Qui ment et dans quel intérêt ? Dans quel but ces promesses sont faites ? Qui décide ? Qui rédige ces courriers ? Qui marchande en mettant en monnaie unique les sentiments et les bonnes intentions de ce peuple ? Qui joue avec l’intégrité de nos cadres militaires et qui se cache derrière ce complot d’état ?

Suite à ce questionnement, votre entourage souhaite que les enfants du peuple et de ces cadres en Algérie et en dehors, gobent cette tricherie, écrivent cette falsification de l’histoire et  s’alignent sur cette tromperie. Devant ce constat, Nous nous pouvons percevoir une nouvelle vision et envisager des perspectives claires qu’avec une autre équipe dirigeante. Les discours démagogiques et les décisions irréfléchies ne font pas rouler le tapis rouge à nos futures générations.

Le pays ne s’améliorera pas avec des étiquettes, des mensonges et des slogans. Soyons respectueux à son égard, évitons l’insolence pour laisser place à la réflexion et à la considération à ce peuple et à ses demandes indispensables.Dans le calme, les soulèvements populaires réclament le départ de l’ensemble d’individus qui gravitent derrière le maintien. Il suffit de voir ses images qui font le tour du monde et de lire la presse mondiale. Le peuple algérien est devenu universel et son appel symbolise un hymne pour tous les peuples de la terre.

Des observateurs internationaux de l’Onu, de l’Union africain et de l’Union européen. Aussi, des grands politiques et des spécialistes dans les analyses géopolitiques tirent l’alarme et répondent favorablement à son hymne. Le changement. Cette démarche se concrétisera seulement par le départ de ce groupe qui est à la tête de l’état. En d’autres termes. Voir à la manœuvre d’autres algériens. Dans d’autres pays, les politiques et les décideurs arrivent et partent par des voies démocratiques. Dans le nôtre, par la force de voir les mêmes, nous sommes devenus amnésiques heureusement que l’éveil du peuple est à l’heure.Depuis que la terre tourne. Les peuples et les nations sont commandés par l’alternance au pouvoir.

Djamel Azizi, cinéaste.

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Gauche algérienne : Voie ouvrière pour le socialisme (VOS) est née

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La gauche algérienne vient d’enregistrer une nouvelle organisation politique se réclamant du combat de la classe ouvrière pour le socialisme et la société sans classe. Il s’agit de la Voie ouvrière pour le socialisme (VOS) dont nous reproduisons intégralement le texte de proclamation :

Le mouvement qui s’est déclenché dans notre pays, depuis le 22 février, se renforce et s’approfondit. Il a redonné espoir aux couches populaires et aux travailleurs. Son ampleur et son caractère politique ont ébranlé le régime qui se vante, jusque-là, d’être stable et inébranlable et inquiète les grands patrons d’ici et d’ailleurs.

L’irruption des masses sur la scène politique a rapidement renversé les rapports de force dans la société. Alors que le peuple se réapproprie la rue et le débat politique, les ministres de Bedoui se cachent et font des visites éclaires pour ne pas se faire chasser, les patrons cèdent devant nos grèves et concèdent des augmentations de salaires dans certaines entreprises.

Notre mobilisation a d’ores et déjà enregistré des victoires. Elle a dégagé Bouteflika, Lamamra, Ibrahimi, Belaiz et d’autres responsables tombent l’un après l’autre. Avec notre détermination nous pouvons encore dégager tout le système. Ce système qui s’est mis au service des prédateurs et des grands patrons nationaux et internationaux, opprime les libertés de la majorité de la population et mène une offensive pour reprendre une à une les droits sociaux et les concessions démocratiques cédées aux masses sous la pression des luttes populaires et des grèves ouvrières.

Une révolte générale

Le Hirak est la révolte générale de toutes les victimes de ce système capitaliste et oppressif. C’est l’explosion du mécontentement de plus en plus grandissant de toutes les couches de la société qui est à l’origine de ce mouvement. C’est la convergence salutaire du cri de la jeunesse étouffée, des émeutes des commerçants réprimées, des manifestations des éleveurs et des petits patrons ignorées, des grèves des salariés et des émeutes populaires matraquées ou méprisées.

En effet, Si ce mouvement a éclaté suite à l’annonce de la reconduction d’un président moribond pour un 5ème mandat successif, sa matrice est beaucoup plus profonde. Ce mépris de trop n’est que le détonateur d’une révolte générale qui couvait depuis des années sous un système en crise.

Faillite du capitalisme algérien…

Le recul, en juin 2014, des prix du pétrole suite à la crise du capitalisme mondial a certes, mis à mal l’économie nationale. En revanche, ce sont les choix politiques et économiques adoptés par les décideurs qui ont accentué cette crise. La politique «patriotique» de développement de l’économie nationale, la dévaluation de la monnaie et le recours à la planche à billet, le bradage des entreprises, le gel des projets d’infrastructures, le gel des recrutements et des salaires, la nouvelle politique agricole…, dictées par les exploiteurs nationaux et les instances internationales ont engendré la concentration de la richesse entre les mains d’une poignée de patrons algériens et étrangers.

Pendant ce temps, les travailleurs voient leur pouvoir d’achat se dégringoler, les rangs de chômeurs grossissent, les petits commerçants, du formel et de l’informel, arrivent à peine à engranger de petits bénéfices quand ils ne sont pas contraints de mettre la clé sous le paillasson, les petits patrons n’ont plus de marchés pour rembourser les dettes contractées pour créer leurs entreprises, les éleveurs et les petits agriculteurs, mis à mal par l’encouragement des grands propriétaires ne parviennent plus à acheter sur le marché leurs propres produits, accaparés par les spéculateurs.

En préservant ses intérêts, Le grand patronat a pressé les travailleurs et les couches populaires et il s’est attaqué aux couches moyennes sur lesquelles s’est appuyé le régime jusque-là.

… et crise du système politique

Ces politiques antipopulaires sont de surcroit imposées par un Etat en mal de légitimité. Le discrédit grandissant des institutions et des organisations politiques pendant le règne de Boouteflika marqué, particulièrement, par la généralisation de la corruption a élargi le fossé qui existait déjà entre le pouvoir et la société.

La concentration, pendant près de 20 ans de tous les pouvoirs entre les mains de Bouteflika a plongé le système politique dans une crise de succession et de rivalités inter fractions. Alors que les différents groupes d’intérêts se disputaient le trône et cherchaient un nouvel homme providentiel, des affaires de corruption et de détournement sont divulguées au grand jour, de grands patrons qui poussaient l’Etat à plus d’austérité exhibent leur opulence et ignorent dans l’impunité les scandales qui les accablent.

Le compromis autour du 5ème mandat de Bouteflika avait révélé la profondeur de cette crise. Même si les fractions du régime, les grands patrons et les puissances étrangères convergent sur la nécessité de mener une politique capitaliste et de sévir contre les masses populaires.

Notre mouvement a exacerbé cette crise politique du régime. Cependant, ces guerres inter fractions ne sont pas de nature à consumer le système de l’intérieur. Seules notre mobilisation et notre détermination peuvent le dégager.

La force du mouvement

La jeunesse avec sa détermination avait réussi à lancer la dynamique populaire et à enrôler des manifestants de toutes les classes de la société et de tous les âges. La formidable mobilisation des étudiants ainsi que la participation massive des femmes ont renforcé le mouvement et l’intervention des travailleurs par leurs grèves l’a approfondi. C’est pourquoi nous sommes passé rapidement du «non au 5ème mandat» au «départ de ce système» qui n’offre aucun avenir à la société mais la condamne à sombrer dans la misère et le désespoir.

Par sa force, le mouvement a pu déjouer, jusque-là, les velléités de répression et il a fait avorter les manœuvres du régime qui tente de le conduire sur une voie de garage. Il a contré le poison de la division entre les populations par la reconnaissance de la diversité culturelle et linguistique du pays. Il s’est également montré indomptable face aux tentatives des politiciens de la bourgeoisie et des relais de l’impérialisme qui veulent le chevaucher pour prendre le pouvoir et servir toujours les mêmes intérêts.

Inquiétude des puissances étrangères et sympathie des peuples

Alors que les peuples de la région, d’Europe et d’Orient expriment une sympathie envers le mouvement populaire algérien, les Etats comme le Maroc, la Tunisie, L’Egypte et particulièrement les puissances étrangères s’inquiètent. Ces puissances ont surtout peur de la contagion des autres peuples par cette révolte. Elles ont raison d’avoir peur puisque notre mouvement a déjà eu son impact au Mali et au Soudan…

Contrairement à leurs politique de va-t-en-guerre habituelles (la destruction de l’Irak, de la Libye, du Mali et de la Syrie, la tentative de coup d’Etat au Vénézuela), les puissances impérialistes agissent plutôt en toute discrétion. Pour le moment, elles ne souhaitent pas déstabiliser l’Algérie. Elles veulent préserver les intérêts économiques de leurs bourgeoisies et redoutent surtout la destruction des Etats de la rive sud de la méditerranée qui constituent le rempart de l’Europe en Afrique.

C’est pour cela que les pays impérialistes soutiennent le régime algérien et préparent leurs relais à prendre la direction de notre mouvement. Face à cette solidarité internationale des brigands, nous devons leur opposer la solidarité des peuples exploités.

La dénonciation unanime des manifestants de toute ingérence étrangère, ouvre la voie pour la réédification d’une solidarité internationale des peuples et des travailleurs contre l’impérialisme et les bourgeoisies nationales.

Nous avons intérêt à transformer cet élan de sympathie internationale en une solidarité active des travailleurs et des peuples de tous les pays en général et particulièrement des pays voisins, avec qui nous avons de solides liens culturels et historiques, et des pays d’Europe où résident de nombreux travailleurs algériens.

Les travailleurs peuvent prendre la direction et offrir des perspectives au mouvement

Au-delà de cette force dont nous réjouissons, nous sommes convaincus que sans direction réellement révolutionnaire, notre mouvement risque d’être détourné comme l’a été notre guerre de libération nationale, nos révoltes de 1988 et notre printemps de 2001.

Les travailleurs ont entre les mains la force dont a grandement besoin le mouvement populaire. En plus de leur poids économique et de leur force numérique, les travailleurs sont organisés dans les entreprises. C’est à eux de montrer la voie de l’organisation démocratique pour les autres couches. En s’organisant sous leur propre drapeau, en Assemblées, dans des comités pour élire des délégués parmi leurs semblables les travailleurs peuvent envoyer le signal à l’ensemble du mouvement.

C’est ce rôle de locomotive que doivent jouer les travailleurs dans ce mouvement pour le tirer de l’avant et accroitre ses chances de vaincre contre le régime et contre les manipulateurs. C’est en prenant la direction du mouvement que les travailleurs peuvent dessiner des perspectives réellement révolutionnaires au hirak. Celle d’un mouvement qui va contester le pouvoir des grands patrons nationaux et internationaux qui sont les vrais responsables de notre misère et de notre oppression.
En dépit de la propagande des notables portée par les médias de la bourgeoisie appelant à l’union sacrée, essayant de dissuader les masses et les travailleurs de s’organiser dans leurs propres structures et défendre leurs propres revendications…, des organisations embryonnaires se constituent à la base dans certains quartiers et dans quelques entreprises.

Les mobilisations derrière les appels anonymes et les grèves organisées sauvagement traduisent la volonté des travailleurs de se battre et de s’engager en tant que classe. Cependant, aucune organisation syndicale ne se propose de jouer ce rôle. L’UGTA est complétement transformée en une institution gouvernementale et la majorité de ses sections en guichets de bureaucrates qui au mieux se limitent à la gestion des œuvres sociales. Les syndicats autonomes quant à eux, et au-delà de leur combativité aléatoire et de leur représentativité dans certains secteurs de la fonction publique, se contente de montrer sa force et ne donnent pas de sérieuses perspectives de lutte au monde du travail.

Si les travailleurs ont raison de répondre aux appels de grève de ces syndicats, ils doivent, toutefois, prendre le contrôle à la base de leurs organisations et de leur mouvement. Les travailleurs du privé appelés à se joindre à leurs camarades dans la lutte sous le même drapeau, doivent créer, aussi, des organisations démocratiques, combatives et représentatives de leurs intérêts. C’est ainsi qu’ils peuvent envisager une intervention collective par la grève générale.

Proclamation

C’est dans cette perspective que nous, militants et militantes de la Voie Ouvrière pour le Socialisme, comptons nous engager. Nous sommes conscients que les illusions d’un capitalisme et de la démocratie abstraite restent très fortes en dépit de la crise de ce système au niveau mondial et malgré les démonstrations répressives que font ces Etats qui passent pour les chantres de la démocratie.

Nous sommes conscients que le rêve socialiste trahi par les bureaucraties socialistes, déformé par les nationalistes et dénigré par les politiciens de la bourgeoisie ne constitue pas l’idéal des masses populaire aujourd’hui et que l’abolition de l’exploitation et l’oppression de l’homme par l’homme, l’égalité des sexes et l’unité des peuples sont perçues aujourd’hui comme des utopies irréalisables quand elles ne sont pas attaquées au nom du conservatisme qui continue de distiller dans notre pays et dans le monde son venin raciste et sexiste pour nous diviser afin de garantir le règne de leurs maîtres.

Nous demeurons convaincus que le socialisme est l’avenir de l’humanité. C’est la seule perspective qui mettra fin à l’anarchie du capitalisme et empêchera notre monde de sombrer dans la barbarie.

Nous sommes, aussi, conscients que les travailleurs algériens qui avaient ébauché dès les années 1920 la lutte contre le colonialisme, lancé la révolte de 1988 et qui jouent un rôle dans le mouvement en cours n’ont pas réussi à se constituer en tant que classe sociale dirigeante. Ils ont toujours cédé la direction de leurs nombreuses luttes aux politiciens de la bourgeoisie et aux bureaucrates qui se sont retournés contre eux et contre les couches défavorisées de la société.

Nous sommes Toujours convaincus que les travailleurs, de par leur place au cœur de l’économie, constituent la seule classe homogène qui dispose de la force nécessaire et qui a intérêt à changer radicalement le système politique, économique et sociale. C’est cette classe qui peut engager la construction d’un nouveau monde débarrassé de l’exploitation, de la misère, des guerres et de l’autoritarisme.

Nous sommes, également, convaincus qu’une direction révolutionnaire est indispensable pour espérer une victoire définitive des travailleurs et des masses populaires. Par la proclamation de notre organisation, nous espérons et souhaitons contribuer à la construction du parti révolutionnaire des travailleurs et des opprimés.

Alger, le 19.04.2019

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Alger est fermée pour les manifestants !

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Tous le chemins qui mènent vers la capitale sont fermés par les services de sécurité, aujourd’hui le vendredi 26 avril 2019.

Les manifestants n’ont pas pu se rendre à la capitale pour prendre part à la dixième manifestation contre le régime.

Des centaines de bus venus de Kabylie, de l’Oranie, de Blida, Médea et autres wilayas du pays, pour gagner Alger ont été dans l’obligation de rebrousser chemin. La capitale étant inaccessible.

Certains manifestants ont réussi à rejoindre la capitale la veille, soit le jeudi, et une bonne partie d’entres eux a passé la nuit à la belle étoile pour ne pas rater cette manifestation. (voir la vidéo en bas)

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Alger : vote symbolique contre Gaïd Salah !

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Pour affirmer haut et fort le rejet des élections de 04 juillet et de toutes les propositions du général Gaïd Salah, des manifestants ont organisé aujourd’hui, 26 avril 2019, une élection à la Grand-Poste d’Alger.

Une urne a été mise en service des manifestants qui y ont tous glissé un bulletin pour exprimer leur opinion. « Yatnahay Ga3 » (dégagez tous), est l’option choisie par les manifestants à l’unanimité.

C’est un geste ou une initiative symbolique qui affirme le rejet du peuple algérien de toutes les propositions du régime émanant de n’importe quel clan. Les manifestants réitèrent leur exigence de départ du régime et son changement radical ainsi que le système politique actuel. (voir la vidéo en bas)

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