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Politique

Mohamed Bouabdellah favorable à la dissolution de l’APN

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Le chef du groupe parlementaire du parti FLN, Mohamed Bouabdellah, se dit favorable à la dissolution de l’Assemblée populaire nationale.

Des rumeurs de dissolution de l’APN sont distillées depuis mardi soir par le clan au pouvoir.

Des sites d’informations apparentés au clan Bouteflika relaient l’information et enfument encore les Algériens pour brouiller les cartes.

Cependant, cette rumeur a été démentie par Ramtane Lamamra, vice-premier ministre désigné depuis lundi d’un gouvernement qui n’est pas encore connu.

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Et pendant ce temps, un sénateur algerien remporte le marché public de la sécurité des chantiers public algérien apparemment……

Politique

Le RCD appelle au jugement d’Abdelaziz Boutfelika

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Le parti du RCD a appelé au jugement de toutes les personnes qui étaient au pouvoir durant le règne d’Abdelaziz Bouteflika et y compris ce dernier.

En effet, dans communiqué rendu public ce samedi 25 mai, le Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD), a appelé la justice à entendre l’ancien-président Abdelaziz Bouteflika « sur ses actions et sur l’activité de ses collaborateurs ».

« Si on veut que la justice et rien que la justice s’exerce, en plus de l’indépendance dont elle doit jouir, y compris vis à vis de l’opinion publique, elle doit déjà commencer à réfuter le caractère sélectif de ces interpellations en convoquant toute

la 3issaba. Abdelaziz Bouteflika, le chef de l’Etat déchu, doit être entendu sur ses actions et sur l’activité de ses collaborateurs. A ce stade, c’est l’unique gage de crédibilité pour que ce qui est présenté comme une opération mains propres ne soit pas dans les faits une chasse aux sorcières», lit-on dans le communiqué du RCD.

« Y a-t-il des obstacles pour que la justice convoque l’ex chef de l’État pour l’entendre ? Là est la question sur laquelle elle est attendue. Se peut-il que le chef de l’état-major qui a pris la tête de la croisade contre la « bande » ait une réponse », ajoute le parti.

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Actu

Alger : « Y en a marre des généraux ! »

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Le chef d’état-major, Ahmed Gaïd Salah, a réussi en un temps record à se mettre sur le dos le mouvement populaire qui aspire à plus de liberté, de démocratie et de justice sociale.

L’un des slogans phare scandés aujourd’hui 24 mai par la plus part des manifestants à Alger est « Y en a marre des généraux ! », comme on peut le voir sur la vidéo ci-dessous.

La fermeture des grands axes routiers, les intimidations, le gazage des manifestants, les arrestations, la répression tous azimuts ont eu raison du « khawa khawa » (fraternisation avec la police et les gendarmes) observé par le peuple au début du mouvement.

Les dernières sorties de Gaïd Salah, pourtant vice-ministre de la Défense, qui donne des ordres à Bensalah, son responsable hiérarchique, à la justice, censée être indépendante, et au peuple qu’il somme d’arrêter de manifester, n’ont fait que ternir l’image de l’état-major de l’ANP.

A. G.

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Politique

Les Émirats, maîtres de la contre-révolution arabe

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De l’Algérie au Yémen, Abu Dhabi soutient par tous les moyens les pouvoirs autoritaires pour étouffer toute contestation démocratique dans le monde musulman.

À voir ce qu’il se passe depuis plusieurs semaines dans le monde méditerranéen musulman, de l’Égypte à l’Algérie en passant par le Soudan, bien mal inspiré celui qui pourrait donner un pronostic sur les chances de démocratisation de cette région en grande difficulté.

Pourtant, les Émirats arabes unis s’érigent aujourd’hui en médiateur idéal dans les situations de crise et appliquent le même remède partout : l’étouffement démocratique. Au début de ce que l’on avait appelé, à tort, les « Printemps arabes », en 2011, le vent d’espoir et de liberté qui soufflait sur la Tunisie, le Maroc, la Libye, la Syrie, le Yémen et l’Égypte, notamment, pouvait laisser présager le meilleur. Aujourd’hui, à part quelques pays miraculeusement rescapés comme la Tunisie « sous assistance » et « sous influence », les espoirs soulevés dans les pays qui ont connu une révolution victorieuse ont fait long feu.

La perception que l’on a des Émirats arabes unis (EAU) comme un îlot libéral au milieu de l’archipel de monarchies conservatrices du Golfe est un mythe. Dans l’ombre des gratte-ciel clinquants et d’une image soigneusement travaillée, les EAU se sont transformés ces dernières années en un État policier – un État autoritaire qui ne cherche pas seulement à renverser les acquis des révolutions arabes, mais encore plus d’imposer son idéologie en réalité plus intransigeante et machiavélique que celle du royaume saoudien sur laquelle on a tendance à se focaliser.

Les Émirats ne font pas que préparer le lancement d’une sonde sur Mars : ils s’acharnent également à étendre leur influence dans le monde et à mener une campagne contre-révolutionnaire de plus en plus active et radicale. C’est le plan mis en place par Mohamed Ben Zayed, prince héritier d’Abu Dhabi, pour externaliser et « glocaliser » sa doctrine sécuritaire dans tous les pays qui ont espéré la démocratisation. Cette « doctrine MBZ » a déjà transformé en partie le pays en « petite Sparte » du Golfe, certes puissante sous l’Antiquité, mais bien peu réputée pour son pacifisme.

Soutien ou ingérence ?

Abu Dhabi est omniprésente dans la vie politique de l’ensemble des pays en crise de la région, de sorte que chacun des pays du Printemps arabe a quasi réglé la situation de déstabilisation qu’il a pu connaître en 2011. La Tunisie s’est stabilisée et a entamé sa transition démocratique par une nouvelle Constitution, une vie politique active et des élections fin 2019.

Mais dans ce pays, Abu Dhabi soutient clairement la présidence actuelle bien mal en point et largement critiquée à l’intérieur, contre le premier parti du pays, la formation islamiste Ennahda.

Quant à la Syrie, après des années de guerre, elle est revenue à l’autoritarisme stable avec le maintien de Bachar el-Assad au pouvoir et la défaite de Daech : l’accord du 15 mars 2019 entre la Russie et les Émirats ouvre les portes de ce pays détruit à Abu Dhabi, qui est désormais son premier partenaire. L’Égypte, elle, après une révolution du 25 janvier 2011 pleine d’espoir a tout perdu avec le putsch contre le président Mohamed Morsi en 2013 et l’installation du nouveau raïs, le maréchal Abdelfattah Sissi, jusqu’à au moins… 2030. Le pays doit son retour à la dictature au soutien des Émirats arabes unis.

En Algérie, pays qui a enfin entamé son nouveau printemps algérien, après celui de 1988, elle voit son chef d’état-major Gaïd Salah – un général qui effraie les Algériens en quête de démocratie – être en contact permanente avec le puissant Mohammed Ben Zayed. Et le militaire algérien ne cache même plus ses nombreux allers-retours à Abu Dhabi. Quid du Yémen et de la politique « humaniste » qu’Abu Dhabi prétend mener sur place depuis cinq ans avec le concours de Riyad ? Cette guerre a provoqué la pire catastrophe humanitaire du monde avec près de 100 000 enfants morts et des millions de déplacés : tout cela pour venir à bout de la « rébellion » houthiste, soutenue par l’Iran.

Et nous arrivons enfin à la Libye, pour laquelle les Émirats arabes unis prétendent détenir la solution. Ce pays, dans lequel le renversement de Muammar Kadhafi a provoqué un chaos quasi régional, n’est arrivé à rien en huit ans de conflit. À la décharge des Émirats, personne d’autre n’a trouvé de solution à ce jour.

La guerre comme la lutte de clans et de gouvernements entre Tripoli et Benghazi n’en finit pas et la communauté internationale gère l’ingérable : l’intrusion de tous dans une histoire politique qui devrait être réglée par les Libyens en premier et en dernier ressort. Les dernières révélations de la BBC sur les crimes de guerre pratiqués par Abu Dhabi en Libye, après celles il y a deux ans des prisons émiriennes au Yémen où seraient pratiquées la torture, n’ont pas fini de faire des remous.

Derrière le soutien émirien à une nouvelle Libye à son image, un homme : le peu commode Maréchal Khalifa Haftar. Il est accusé ces dernières semaines de crimes de guerre dans la ville de Derna, alors que les combats font toujours rage dans la capitale du pays. Basé à Tripoli, le gouvernement d’Union nationale dirigé par Fayez el Sarraj, reconnu par les Nations unies, est chaque jour menacé par celui qui n’est autre que la main des Émirats dans l’Ouest libyen. Le désastre humanitaire qui guette pourrait être, à l’image du Yémen, la prochaine grave crise à venir. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : à ce jour, près de 18 000 Libyens ont été déplacés à Tripoli, ville qui compte un million d’habitants. L’offensive d’Haftar à venir sur Tripoli, après plusieurs tirs d’intimidation à la mi-avril 2019, pourrait entraîner des dizaines de milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.

Que ce soit l’Arabie saoudite ou les Émirats arabes unis, l’expertise de ces deux pays en règlements de conflits depuis cinq ans s’avère douteuse, à l’image de celle de leur mentor américain. Puisque le droit international ne prévaut plus actuellement, nul besoin de gagner une guerre pour mener la danse. Mais doit-on continuer à observer, dans l’indifférence la plus totale, le redécoupage du Moyen-Orient tant rêvé par Abu Dhabi, peu importe le nombre de morts et le chaos ?

Le « projet » émirien : dessiner une carte avec de nouveaux pouvoirs autoritaires partout dans la région et empêcher la démocratisation, source de bien trop d’instabilités, par tous les moyens. Mais en agissant ce la sorte, Saoudiens et Émiriens ont mis le doigt dans un engrenage infernal dont il sera difficile de sortir : celui de la contagion des pouvoirs armés contre les peuples en alerte.

Sébastien Boussois in lepoint.fr.

L’auteur est chercheur en sciences politiques associé à l’Université libre de Bruxelles, auteur de « Pays du Golfe : les dessous d’une crise mondiale » (Éditions Armand Colin).

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