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Le gouvernement de Bouteflika veut brader les hydrocarbures

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Alors que le peuple est en pleine révolte pour changer de système et instaurer une république véritablement démocratique et sociale, les responsables chargés du secteur des hydrocarbures sont occupés à vendre aux plus offrants le Sahara algérien, sol et sous-sol.

Le ministre de l’Energie Mustapha Guitouni a annoncé, le 10 mars, que la nouvelle loi sur les hydrocarbures est en cours de finalisation et sera adoptée au deuxième semestre de 2019, faisant abstraction de l’exigence du peuple à avoir un regard sur la gestion du pays et de ses richesses exprimée par la révolte en cours.

« La refonte de la loi sur les hydrocarbures s’est faite sur la base d’une large concertation avec les partenaires et les experts », a déclaré le ministre de l’Energie, dans ce contexte ou le peuple demande le départ de la mafia qui gouverne le pays et brade ses richesses !

Le gouvernement algérien est plus enclin à obéir aux « partenaires et experts », un euphémisme pour désigner les multinationales, qu’à écouter son peuple qui lui crie « dégage ».

Les nouvelles dispositions juridiques et fiscales de ce projet « devront encourager le partenariat gagnant-gagnant et encourager les investisseurs à venir en l’Algérie », déclare sérieusement le ministre de l’Energie.

Le gaz de schiste au menu

Plaire aux multinationales est l’objectif clairement exprimé dans une étude sur l’estimation du potentiel national d’hydrocarbures non-conventionnels dont les résultats ont été lus, le lendemain 11 mars, à Oran par un représentant de l’Agence nationale de valorisation des ressources en hydrocarbures (Al-Naft).

« Pour améliorer la connaissance du domaine minier en Algérie et estimer son potentiel en ressources d’hydrocarbures non conventionnels, une première étude d’envergure est en cours, dont les premiers résultats sont plus qu’encourageants », a estimé M. Arezki Hocini.

« Ces résultats repositionnent l’Algérie à la troisième place en terme de volume des ressources en gaz de schiste après les USA et la Chine et à la septième place pour son potentiel en pétrole de roche mère, actualisant ainsi le dernier classement de l’agence américaine d’information sur l’énergie (EIA) », a-t-il ajouté.

Pourtant, la perspective de l’exploitation du gaz de schiste a été largement décriée par les habitants du sud qui l’ont bruyamment fait savoir en 2014. La population de Ain Salah s’est héroïquement  mobilisée pendant des mois, sur la place baptisée Soumoud (résistance), malgré la répression et le mépris des autorités.

Les accusations ont été publiquement portées contre les multinationales Total et Sclumberger qui avaient rué sur le gaz de schiste algérien, hydrocarbure non-conventionnel dont l’exploitation en Europe est tout simplement interdite.

L’humiliation subie pour sa vassalité vis-à-vis des étrangers, d’une part, et la chute des prix des hydrocarbures d’autre part étaient tels que le gouvernement algérien a dû battre en retraite en 2015.

Il est tout simplement inacceptable que les pouvoirs publics reviennent sans complexe sur ces dossiers dans ce contexte où leur légitimité est sérieusement remise en cause par le peuple en révolte.

Amélia Guatri et agences

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14e vendredi : les Algériens exigent le départ du système

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Les marches populaires pacifiques revendiquant le changement radical du système et le départ de tous ses symboles, se sont poursuivies à Alger et dans d’autres wilayas du pays pour le 14ème vendredi consécutif, bouclant ainsi leur 3ème mois de contestation.

Les Algériens gardent le cap. Déterminés à libérer le pays de l’emprise du système prédateur qui pille ses richesses depuis l’indépendance. En cette année de grâce 2019, chacun a compris que c’est maintenant ou jamais.

Aussi, qu’il fasse chaud, froid, qu’il y ait le ramadan ou les intimidations du pouvoir, les Algériens se donne rendez-vous tous les vendredis pour exiger le départ du système dans son ensemble.

Mais depuis trois vendredis, c’est Ahmed Gaïd Salah qui concentre les critiques des manifestations. Le vice-ministre de la Défense n’a plus grâce aux yeux des manifestants qui le soupçonne de vouloir se maintenir et maintenir le système auquel il appartient au pouvoir.

Par son entêtement à ne rien lâcher, à refuser une transition pacifique sous la houlette de personnalités indépendantes, il a suscité l’ire du peuple.

L’accès à l’esplanade de la Grande Poste a été fermé par les services de la wilaya d’Alger en raison du risque d’effondrement des escaliers de cet édifice construit en 1910. La police a procédé dès le matin à des arrestations de citoyens. On ignore leur nombre. Certains ont été libérés dans la soirée,

Tous les accès menant au Palais du gouvernement et au tunnel de la faculté d’Alger au niveau de la Place Maurice-Audin ont également été fermés par un dispositif sécuritaire renforcé pour la circonstance et ce, dans le but d’éviter tout dérapage, d’où la décision de certains groupes de manifestants de se diriger vers la place des Martyrs en empruntant les boulevards Zighoud-Youcef et Che Guevara.

Malgré la chaleur et les effets du jeûne en ce 19e jour du ramadhan, la mobilisation n’a pas faibli. Les manifestants entonnaient des chants patriotiques en brandissant l’emblème national et scandant des slogans réclamant le départ de tous les symboles du système et exprimant leur rejet d’organiser des élections présidentielles le 4 juillet prochain.

Tout en brandissant les portraits des martyrs de la glorieuse Révolution du Novembre 1954, les citoyens ont scandé les slogans habituels et ont notamment appelé au départ des trois B (le chef de l’Etat Abdelkader Bensalah, le Premier ministre Noureddine Bedoui et le président de l’Assemblée populaire nationale (APN) Mouad Bouchareb).

Les manifestants ont, en outre, exigé, à travers leurs slogans, l’ouverture d’enquêtes et d’engager des poursuites judiciaires contre les hommes d’affaires et les anciens responsables politiques impliqués dans des affaires de corruption et de dilapidation de deniers publics.

« Nous sommes un peuple uni que rien ne peut séparer », « Djeich-chaâb khawa khawa » (Armée et peuple sont frères), « Silmia, silmia » (Pacifique, pacifique), « Pour un Etat civil à la hauteur des sacrifices de nos martyrs », sont autant de slogans scandés lors de ces marches auxquelles ont pris part des activistes politiques et des défenseurs des droits de l’homme.

Il est à signaler que plusieurs personnes ont été interpellées par mesure préventive. Avec APS

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Alger: un manifestant décède en plein manifestation

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Un manifestant âgé d’une quarantaine d’années s’est évanouie en pleine manifestation à Alger, puis perd complètement la vie. Des manifestants ont essayé de le sauver, en vain.

La victime est un père de famille, ajoute notre source. On ne sait pas quelle est la cause de cette mort, mais plusieurs manifestants perdent connaissance à cause de jeûne et de la hausse de la température.

C’est la deuxième personne qui décède en plein manifestation depuis le début du mouvement populaire le 22 février dernier. Le premier c’est le propre fils de Benyoucef Benkhadda, ancien président du GPRA.

Nous avons décidé de supprimer la vidéo qui accompagnait cette information par respect à la mémoire du défunt et à sa famille.

Nous présentons nos plus sincères condoléances à sa veuve, ses enfants et ses proches.

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Libération de quelques manifestants

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Des manifestants qui ont été arrêtés ce vendredi 24 mai 2019, dès la matinée, viennent d’être libérés.

Une bonne partie d’entre eux a été retenue dans des commissariats à Blida, comme celle de Oued Chbel. Il reste encore, selon notre source, d’autres citoyens détenus depuis ce matin sans doute dans des commissariats.

Il était 9 heures de matin lorsque plusieurs dizaines de manifestants ont été embarqués dans des fourgons cellulaires. Des militants et activistes politiques en majorité. Comme Samir Larabi, cadre au Parti socialiste des travailleurs.

Les services de sécurité ont tout fait pour empêcher les manifestants de se regrouper à Alger, mais les marées humaines qui ont déferlé sur la capitale étaient impressionnantes. (voir la vidéo)

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