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Que risque Rachid Nekkaz ?

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Le remplacement de Rachid Nekkaz « Un », le vrai, par Rachid Nekkaz « Deux », son cousin qualifié de « roue de secours », à la dernière minute au Conseil constitutionnel, n’est-il pas un délit condamnable par la loi ?

Outre l’affront fait aux Algériens, au bon sens politique et à leurs soutiens, les Nekkaz « Un » et « Deux » ont-ils péché, individuellement ou en association, au regard de la loi ?

Il serait certes difficile d’accuser R. N. « Deux », mécanicien de son état, d’usurpation d’identité, puisque les documents qu’il a présenté font référence à son état civil. Le concerné a bien dû fournir des extraits de naissance, des pièces d’identité et toutes les pièces exigées pour la constitution de son dossier de candidature.

Mais il ne serait pas exclu la possibilité d’inculper Rachid Nekkaz « Un », de faux et usage de faux dans la mesure où les parrainages collectés l’ont été pour lui et non pour une tierce personne. Les citoyens qui se sont déplacés aux APC pour apporter leur soutien l’ont fait pour Rachid Nekkaz « Un » et non pas pour Rachid Nekkaz « Deux ».

Comment a-t-on fait au Conseil constitutionnel pour accepter que les parrainages de Nekkaz « Un » se transforment en parrainages de Nekkaz « Deux » ? Mais on n’est pas à une interrogation près avec cette institution qui avait validé et validera encore certainement le certificat médical de Abdelaziz Bouteflika que tout le monde sait malade.

Amélia Guatri

LIVE – Rachid Nekkaz explique son remplacement par son cousin Rachid Nekkaz

LIVE – Rachid Nekkaz explique son remplacement par son cousin Rachid Nekkaz ( Roue de secours )

Publiée par LES ALGERIENS DE MONTREAL sur Dimanche 3 mars 2019
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walid kh
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La candidature de Saïd Bouhadja reste énigmatique. Après avoir annoncé sa volonté de succéder à Abdelaziz Bouteflika, y a deux jours, il a obtenu, et personne ne sait par quel miracle, plus de 70 000 signatures, comme l’exige la loi électorale.
Très content, il a animé une conférence de presse hier, le 03 mars 2019, pour annoncer Outre l’affront fait aux Algériens, au bon sens politique et à leurs soutiens, les Nekkaz « Un » et « Deux » ont-ils péché, individuellement ou en association, au regard de la loi ?

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Le message de Bouteflika : la réponse d’un sourd

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Dans un message lu au nom du président Bouteflika, ce dernier réaffirme sa proposition de « conférence nationale inclusive » et son rôle constituant, appelle le peuple à « prêter main forte à l’armée » et fait l’impasse sur la revendication centrale : sa démission et le départ du système.

Le président Bouteflika a envoyé aujourd’hui un message à l’occasion du 19 mars dans lequel il ignore toutes les revendications du peuple et réaffirme sa proposition de « conférence nationale inclusive » qui, promet-il, « se tiendra dans un très proche avenir, avec la participation de toutes les franges du peuple algérien, émettra des décisions cruciales à même d’opérer le bond qualitatif que réclame notre peuple ».

Faisant la sourde oreille à l’appel du peuple qui a été unanime à crier « dégage ! », Bouteflika tente de justifier sa proposition de conférence nationale qu’il veut substituer à la revendication populaire d’une Assemblée constituante.

« La mission de cette Conférence est d’autant plus sensible, que c’est à elle que revient la tâche d’émettre des décisions cruciales, à même d’opérer le bond qualitatif que réclame notre peuple, notamment les jeunes, un bond que cristallisera une révision constitutionnelle globale et profonde, laquelle sera soumise par référendum à l’approbation du peuple », est-il indiqué dans ce message qui rappelle que « la révision constitutionnelle préludera à un nouveau processus électoral qui verra l’élection d’un nouveau président ».

Le message rappelle ensuite le rôle constituant de cette conférence qui « aura la mission de délibérer, en toute liberté, de l’avenir socio-économique du pays ».

Le message évoque également « la sécurité » et la « stabilité » du pays assurées par l’armée et à laquelle le peuple doit prêter main forte ! « Il est vrai que l’Algérie est forte d’une armée connue pour son haut niveau de professionnalisme et ses sacrifices exemplaires, mais il n’en demeure pas moins que sa sécurité et sa stabilité en appellent également à un peuple qui soit à la hauteur de ses aspirations socio-économiques et culturelles. Un peuple qui doit prêter main forte à son armée pour préserver l’Algérie contre les dangers extérieurs, et jouir de la quiétude et de la stabilité », lit-on dans le message.

Une façon de culpabiliser le peuple pour sa révolte pacifique oubliant que c’est lui et sa clique qui sont responsables de la situation actuelle et de toutes les éventuelles dérives. Le message fait aussi l’impasse sur la crise institutionnelle qui sera ouvertement posée à compter du 28 avril prochain, date d’expiration du mandat de Bouteflika.

Amélia Guatri

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Tizi Ouzou, la mobilisation touche même les villages !

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La mobilisation populaire touche même les localités les plus reculées à Tizi-Ouzou, et pas seulement le chef-lieu de la wilaya. Des milliers de manifestants marchent presque quotidiennement dans des petites villes comme Larbaa Nath Irahten, Tigzirt, Aïn El Hammam, pour ne citer que ces localités.

Même dans les villages parfois on assiste à des rassemblements et des réunions de militants pour mieux s’organiser. Tizi-Ouzou, bastion des luttes démocratiques est en effervescence depuis le début des manifestions , le 22 février dernier.

L’espoir est immense dans cette région d’Algérie de voir le régime politique remplacé par un autre démocratique. (voir la vidéo en bas)

Marche contre le systeme à Larbaâ Nath Irathen

Marche contre le systeme à Larbaâ Nath Irathen

Publiée par Berbère Télévision sur Mardi 12 mars 2019
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« Plateforme pour le changement en Algérie » (document)

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Neuf personnalités de l’opposition et de la société civile :  Zoubida Assoul, Abdelghani Badi, Mohcine Belabes, Ali Benouari, Samir Bouakouir, Mustapha Bouchachi, Mourad Dhina, Kamel Guemazi et Karim Tabou, ont lancé vendredi 15 mars la plate-forme que nous reproduisons ci-dessous.

En ce début 2019, le Peuple algérien a crié son ras-le-bol d’une manière massive, pacifique et civilisée pour dire non à un régime dévoyé. Dans une ambiance fraternelle, civilisée et en harmonie avec les services de sécurité, il a clamé haut et fort « Algérie république pas monarchie ! », « Non à un pouvoir mafieux ! », « Vous avez consumé le pays, espèce de voleurs ! », « Algérie libre et démocratique !», « Le Peuple veut changer de régime ! », « Non au 5ème mandat ! », « L’armée et le peuple sont des frères ! ».

Fidèle au serment de novembre 1954 et aux sacrifices des chouhada, il a exprimé sa détermination pour vivre dans une Algérie où seront garantis :

– La souveraineté du pays et le droit de tous ses citoyens d’y vivre libres et dignes ;

– Le suffrage universel comme seul moyen de choix des dirigeants et des programmes politiques ;

– Les libertés individuelles et collectives et des droits fondamentaux de la personne humaine ;

– Le droit inaliénable à l’action politique, syndicale et associative ;

– La justice sociale et la redistribution juste et équitable des richesses ;

– Le contrôle démocratique effectif des forces armées et des services de sécurité par les représentants du peuple.

La crise politique majeure que vit notre pays ne peut être réduite au refus du cinquième mandat d’un homme malade. Son annonce, le 11 mars 2019, d’annuler les présidentielles d’avril 2019, suite à la protestation populaire, ainsi que son affirmation qu’« il n’a jamais été question » pour lui de briguer un cinquième mandat, alors que le monde entier est témoin que son dossier de candidature a été déposé le 3 mars 2019, ne laisse aucun doute sur sa politique de mensonge et de fourberie.

Bouteflika vient de piétiner la constitution actuelle, qu’il avait imposée, en annonçant vouloir prolonger son quatrième mandat, ce qui constitue une rupture irréversible entre son régime et le Peuple.

Le Peuple algérien n’acceptera aucune démarche de cercles visant à faire durer le système actuel, que ce soit de l’entourage du « frère », de « l’ami » ou d’autres cercles occultes.

Il y a aujourd’hui urgence et nécessité d’opérer un changement radical du système en place, sur des bases nouvelles, avec des personnes nouvelles et de toute façon non piloté par le régime actuel.

Sur cette base, les citoyens et citoyennes qui se sont mobilisés en masse ces dernières semaines exigent :

  •  Le retrait du Chef de l’Etat à l’issue de son mandat actuel le 27 avril 2019 ;
  • La démission du gouvernement et la dissolution du parlement et du sénat ;
  • L’entrée dans une phase de transition qui permettra au Peuple de concrétiser son projet national ;
  •  La mise en place d’une « Présidence collégiale » composée de personnalités nationales dignes de confiance et s’engageant à ne pas rester au pouvoir à la fin de la transition ;
  • La mise en place d’un « Gouvernement de salut national » nommé par la présidence collégiale, chargé de gérer les affaires courantes de l’Etat ;
  • Un débat national inclusif qui définira les modalités pratiques d’une révision constitutionnelle ainsi que l’organisation d’élections à l’issue de la phase de transition ;
  • L’engagement de l’Armée Nationale Populaire et des services de sécurité à assurer leurs missions constitutionnelles sans interférer dans les choix politiques du Peuple.

Les organisations de la société civile, en particulier les étudiants, les syndicats, les journalistes, les travailleurs, les avocats et les juges, ainsi que les partis et les personnalités qui adhèrent à cette démarche, ont décidé de créer une « Coordination Nationale pour le Changement » (CNC) qui sera un espace d’échange, de concertation et de coordination pour mettre en œuvre la présente plateforme. Les entités affiliées à la CNC gardent leur autonomie et liberté d’action tout en s’engagent à être aux côtés du Peuple et à soutenir ses revendications légitimes. Elles s’engagent aussi à se réunir dans les plus brefs délais pour décider d’actions concrètes.

Vive l’Algérie et Gloire à nos martyrs !

Le 15 mars 2019 

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