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La Slovaquie refuse l’islam et interdit la construction d’une seule mosquée

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La Slovaquie est le dernier État membre de l’UE à ne pas posséder de mosquée, rapporte TRT World. Les tentatives précédentes de construction ont été stoppées par les politiciens.

Le pays ne reconnaît pas l’islam en tant que religion et ne compte que quelques milliers d’habitants musulmans. L’islam ne doit pas être enseigné dans les écoles et les 5 000 musulmans, principalement européens, qui résident dans le pays ne sont pas officiellement reconnus. Ils ne représentent que 0,1% de la population.

En 2007, les politiciens ont modifié les lois de sorte que l’État doit reconnaître 20 000 signatures de membres. En 2017, ils ont plus que doublé le nombre de signatures nécessaires.

Ne pas être officiellement reconnu pose des difficultés majeures aux musulmans. Entre autres choses, ils ne sont pas autorisés à avoir des chefs religieux officiels, à célébrer des mariages musulmans ou à recevoir des contributions financières de l’État, droits que possèdent 18 autres religions reconnues.

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Quand Emmanuel Macron recevait le Tout-Paris à Bercy pour se constituer un carnet d’adresses

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Les dîners polémiques organisés par François de Rugy alors qu’il était président de l’Assemblée nationale ont fait ressurgir les souvenirs de ceux organisés par l’ancien ministre de l’Economie, devenu président de la République.

« Il y a des similitudes. » Au bout du fil, Frédéric Says, éditorialiste à France Culture et auteur avec Marion L’Hour du livre remarqué Dans l’enfer de Bercy (JC Lattès, 2017), réfléchit. « Oui, dans les deux cas, des frais de représentation ont été utilisés avec l’idée de se constituer des liens avec la société civile. Enfin, c’est comme cela que c’est justifié. » Mais, ajoute immédiatement le journaliste, « pour Macron, il n’y a pas eu de photos de sortie et surtout il n’y a pas eu de scandale ». Ce que Frédéric Says est en train de comparer tient en quelques mots : les dîners fastueux de François de Rugy, révélés par Mediapart, et qui lui ont entre autres coûté sa place au gouvernement, rappellent ceux donnés par un certain Emmanuel Macron à Bercy.

Les agapes de l’ancien cadre d’EELV – qui, selon une source proche de l’enquête menée par l’Assemblée nationale, relevaient bien du cadre professionnel – ont fait ressortir du placard quelques fantômes du passé. A une époque pas si lointaine, Emmanuel Macron, alors ministre de l’Economie (2014-2016), a lui aussi multiplié les dîners et les rencontres à Bercy. A en croire les observateurs de la vie politique et ses adversaires, ces réceptions lui ont permis de se constituer un solide réseau qui a pu lui être utile pour la suite de sa carrière politique. « Pour François de Rugy, on parle d’une dizaine de dîners entre octobre 2017 et juin 2018 mais du côté d’Emmanuel Macron, c’était quasiment tous les soirs !, s’exclame Frédéric Says. C’était très très soutenu. »

« Un double dîner en somme »

Le journaliste avait, à l’occasion de la sortie de son livre, révélé qu’« en seulement huit mois, jusqu’à sa démission en août » 2016, « Emmanuel Macron [avait] utilisé à lui seul 80% de l’enveloppe annuelle des frais de représentation accordée à son ministère par le Budget ». A l’époque, le mouvement En marche !, lancé par Emmanuel Macron, avait immédiatement démenti ces accusations. « Aucun centime du budget du ministère de l’Economie (…) n’a jamais été utilisé pour En marche ! Toute affirmation du contraire est purement et simplement diffamatoire », pouvait-on lire dans un communiqué. Interrogé de nouveau sur le sujet par franceinfo, l’Elysée n’a pas donné suite à nos sollicitations. 

Certains ont pourtant pu observer aux premières loges la fréquence très importante des dîners organisés par Emmanuel Macron. « Dans la dernière ligne droite, il y avait beaucoup de passages », confie à franceinfo son ancien voisin de palier à Bercy Michel Sapin, ex-ministre des Finances et des comptes publics. Son secrétaire d’Etat au Budget, Christian Eckert, est encore plus prolixe. Auteur d‘Un ministre ne devrait pas dire ça (Robert Laffon, 2018), ce dernier y racontait que c’est dans l’appartement de fonction du ministre de l’Economie – « 300 mètres carrés high-tech et rutilants (…) digne d’une revue d’architecture » – que « matin, midi et soir, le couple a reçu beaucoup de monde pour préparer le décollage d’En marche ! »

Le socialiste poursuivait : « Tous les espaces du septième étage de Bercy (…) étaient mis à contribution simultanément. Une stratégie qui permettait à Brigitte et Emmanuel Macron de prendre l’apéritif dans une réception du ministère, de débuter un premier dîner plus officiel avec d’autres convives au septième étage puis d’en poursuivre un second à l’appartement ! Un double dîner en somme ». Interrogé par franceinfo, Christian Eckert dresse la même comparaison que Frédéric Says. 

Je ne sais pas si les dîners de Macron étaient comparables avec ceux de Rugy en terme de qualité des repas mais en terme de nombre et de fréquence, c’était impressionnant.Christian Eckertà franceinfo

Michel Sapin, lui, a bien sa petite idée sur les différences gastronomiques entre l’hôtel de Lassay et Bercy. « Le ministère n’offre pas de si beaux repas que ceux de l’Assemblée nationale », assure-t-il, parlant d’« une bonne cuisine familiale » où « ce n’est pas l’habitude de servir de très grands crus »

Michel Houellebecq, Fabrice Luchini, Line Renaud…

Si les mets les plus fins ne sont donc vraisemblablement pas servis à la table des Macron, ces derniers prennent cette habitude de recevoir à leur table dès l’entrée en fonction du ministre, explique Frédéric Says. « Cela prend ensuite un tour plus systématique à partir du moment où il n’est plus sur orbite avec la seconde loi Macron [présentée en novembre 2015, le projet de loi n’avait finalement pas vu le jour] et où Valls désosse son texte. Germe alors dans sa tête l’idée de se présenter [à la présidentielle]« .

Mais qui reçoivent-ils ? « La salle à manger peut accueillir les journalistes, les acteurs, les ‘people’, les chefs d’entreprise, les chanteurs, le Tout-Paris et bien au-delà, accourus le plus souvent par l’entrée discrète située quai de Bercy », écrit Christian Eckert. Ce dernier point explique peut-être pourquoi certains conseillers du ministre affirment n’avoir pas vu les personnalités défiler sous leurs fenêtres. « Je ne l’ai pas vu dîner avec le Tout-Paris, assure à franceinfo l’un des ex-conseillers d’Emmanuel Macron. Il a assez cloisonné la création d’En marche ! avec le cabinet. »

Pourtant, il n’est pas rare de lire au détour d’un article que la rencontre entre l’actuel président de la République et tel écrivain, chanteur ou intellectuel s’est faite à Bercy. En janvier 2019, France Inter décortique ainsi la relation entre Emmanuel Macron et Michel Houellebecq. Après avoir interviewé le futur chef de l’Etat en juin 2016 pour le compte des Inrocks, l’écrivain est invité à dîner par Emmanuel Macron dans ses appartements à Bercy « pour le remercier et mieux le connaître ». « Un dîner apparemment quelque peu arrosé et qui avait marqué le futur président », note la radio. Contacté par franceinfo, l’agent de Michel Houellebecq n’a pas souhaité s’exprimer plus amplement sur ce dîner, affirmant n’avoir « rien de particulier à raconter sur cette rencontre ».

D’autres sont plus bavards. C’est le cas de Matthieu Tarot, le producteur de Fabrice Luchini qui, en cette fin d’année 2014, se met en tête de réconcilier l’acteur « plutôt de droite » avec la gauche. Cela passera par un dîner avec Emmanuel Macron, qui « intéresse beaucoup » le trublion du cinéma français. Brigitte Macron trouve l’idée « formidable » et confie à Matthieu Tarot qu’elle aussi pensait inviter prochainement l’acteur à dîner. Le fameux repas a lieu le 24 novembre 2014. Sont présents Fabrice Luchini et sa femme, le couple Macron et Matthieu Tarrot. « On arrive à 20 heures et on repart à 3 heures, c’est un coup de foudre collectif », raconte le producteur.

On est totalement sous le charme de Macron et Macron sous le charme de Luchini.

Matthieu Tarot, producteur de Fabrice Luchinià franceinfo

« On parle de tout, de l’intimité de chacun, de politique… », poursuit Matthieu Tarot parlant du début d’une « relation formidable et intense » entre les deux hommes. Fabrice Luchini ira même jusqu’à prêter sa maison sur l’île de Ré, à l’été 2016, à Emmanuel Macron pour que ce dernier écrive son livre programmatique, Révolution

C’est aussi à Bercy que Line Renaud fait la connaissance des époux Macron, qui deviendront au fil du temps des amis très proches.

« Emmanuel et Brigitte, je les ai rencontrés à Bercy en 2014, avec d’autres artistes. Lui venait d’être nommé à l’Economie. J’ai eu un coup de foudre immédiat pour ce couple fusionnel », avait raconté à Paris Match en juillet 2018 Line Renaud. Sollicitée par franceinfo, cette dernière n’a pas pu répondre à nos questions sur les circonstances de ce dîner tout comme sur l’existence d’autres rencontres à Bercy. Lors de la campagne, Line Renaud avait ensuite clairement affiché son soutien au candidat. « Il faudrait de la jeunesse et de la nouveauté. C’est pour cela que j’aime beaucoup Emmanuel Macron », avait-elle confié en janvier 2017 au site Télé Star, avant de participer, le 17 avril, au meeting d’Emmanuel Macron à l’AccorHotels Arena de Paris.

« Une discussion de visiteur du samedi »

Les peoples ne sont pas les seuls à fréquenter Emmanuel Macron. Ce dernier reçoit aussi, à dîner ou non, des acteurs de la vie politique et publique qui, sur le papier, n’ont pas grand chose à voir avec ses fonctions de ministre de l’Economie. Ainsi, écrit L’Express en janvier 2018, Emmanuel Macron s’entretient à Bercy avec des intellectuels qui pensent le spirituel et la laïcité, ou encore avec des représentants des cultes. Dalil Boubakeur, alors président du Conseil français du culte musulman, se souvient avoir dressé au futur chef de l’Etat « un panorama depuis une trentaine d’années des musulmans en France » et avoir trouvé une oreille très attentive auprès du ministre. L’abbé Pierre-Hervé Grosjean, fondateur du Cercle Léon-XIII, est lui reçu à sa demande avec plusieurs prêtres pour un petit-déjeuner à Bercy. « On avait échangé sur les grands sujets universels et sur la notion de bien commun », se rappelle-t-il, soulignant que d’« autres ministres n’avaient pas le temps de le recevoir ».

Au fur et à mesure que grandit l’ambition d’Emmanuel Macron, les échanges se font plus intenses et, surtout, plus politiques. Le futur candidat absorbe les conseils, remarques et notes que lui font passer intellectuels et chercheurs. Le politologue Stéphane Rozès est par exemple reçu un samedi matin à Bercy « deux-trois mois avant le départ d’Emmanuel Macron ». « Cet échange n’était pas dans le cadre d’une mission professionnelle pour Bercy mais une discussion de visiteur du samedi », tient-il à préciser. Le sujet de conversation ? « Nous avons parlé de la dépression française, de ses raisons profondes. »

Dans cette lignée, l’ancienne ministre Corinne Lepage est ainsi conviée entre juin et juillet 2016 au ministère où ils « abordent beaucoup de sujets ». Dans l’optique de constituer sa future équipe ?

Il m’a dit qu’il allait quitter le gouvernement et m’a demandé de le rejoindre, il était charmeur.Corinne Lepage, ancienne ministreà franceinfo

L’ex-ministre ne donne pas suite immédiatement et attendra janvier 2017 pour rallier la campagne du futur président. D’autres au contraire se lanceront dans l’aventure macronienne dès ses débuts.

« On est dans des excès »

Etait-ce pour autant le rôle d’Emmanuel Macron de recevoir à Bercy autant de personnalités de tous bords et tous milieux ? A l’époque, En marche ! avait présenté le même argument que celui avancé par François de Rugy pour justifier la qualité des personnes invitées à ses dîners.

Recevoir au ministère des acteurs extérieurs à l’administration fait bien partie du rôle et de la fonction d’un ministre qui ne saurait travailler en circuit fermé et exclusif avec son administration.En marche !sur Facebook

Le candidat Macron avait pu compter sur le soutien de son ancien collègue au gouvernement. Interrogé sur LCP, le 26 janvier 2017, Michel Sapin assurait que son ex-voisin n’a « pas dépensé plus » d’argent qu’il n’en avait le droit en frais de représentation. De plus, cette pratique des dîners est très fréquente dans toutes les institutions de la République, nous confirment plusieurs journalistes, personnalités et anciens ministres contactés par franceinfo. Mais rien dans la réglementation ne permet de contrôler la nature des dépenses effectuées, les responsables politiques doivent seulement s’astreindre à ne pas dépasser un certain budget. Comme l’explique à France 2 René Dosières, ancien député PS et fondateur de l’observatoire de l’éthique publique.

Après l’affaire de Rugy, ces dîners sont-ils vus sous un angle différent par les anciens collègues d’Emmanuel Macron au ministère ? Michel Sapin défend l’idée que le locataire de Bercy puisse y recevoir des artistes, l’économie du spectacle pouvant faire partie des attributions du ministre. Il regrette plutôt de ne pas avoir détecté l’ambition d’Emmanuel Macron et de ne pas avoir vu dans ces dîners « un signe de plus ». Christian Eckert a, lui, un jugement plus dur sur ces agapes. « Je suis pour respecter la liberté du ministre mais là, clairement, on est dans des excès », soutient-il.

Il n’est pas le seul à le penser. « Ceux qui essayent de justifier ces dîners, en disant qu’expliciter les réformes auprès des personnalités influentes cela peut être le rôle d’un ministre, ont une conception extensive de ce rôle », pointe Frédéric Says. Même analyse pour Marc Endeweld, auteur de deux ouvrages* sur le chef de l’Etat : « Emmanuel Macron a totalement maximisé ses frais de représentation et utiliser sa position de ministre de l’Economie pour son ambition personnelle. C’est à Bercy qu’il a fait son réseautage. » Francetvinfo

* Le Grand Manipulateur. Les réseaux secrets de Macron (Stock, 2019) et L’Ambigu Monsieur Macron (Points Seuil, 2018

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Démolition controversée par Israël de maisons palestiniennes près de Jérusalem

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Israël a commencé lundi à démolir des logements de Palestiniens qu’il juge illégaux au sud de Jérusalem, à proximité de la barrière de séparation qui isole la Ville sainte de la Cisjordanie occupée, une opération dénoncée par les Palestiniens, l’ONU et les Européens.

Avant l’aube, des centaines de policiers et soldats ont bouclé au moins quatre bâtiments à Sour Baher, quartier à cheval entre Jérusalem et la Cisjordanie, territoire palestinien occupé depuis 1967 par Israël.

Résidents et militants ont été évacués et la presse tenue à distance avant que commencent les démolitions. Les crans d’acier des pelleteuses ont alors dévoré au moins trois immeubles de plusieurs étages, dont deux inachevés, a constaté un journaliste de l’AFP sur place.

« Je veux mourir ici », criait un homme, après avoir été évacué de force.

« Même s’ils démolissent toutes les maisons, nous resterons dans la rue », a déclaré à l’AFP, Akram Zawahra, propriétaire d’une maison démolie.

Israël affirme que les immeubles visés ont été construits très près de la « barrière de sécurité » dont il a commencé la construction en 2002, pendant les violences de la seconde Intifada (soulèvement palestinien), pour se protéger des attaques venues de Cisjordanie occupée.

Les Palestiniens accusent de leur côté Israël d’utiliser la sécurité comme prétexte pour les contraindre à abandonner la zone et qualifient cette barrière constituée de barbelés, clôtures électroniques et murs de béton atteignant jusqu’à neuf mètres de haut, de « mur de l’apartheid ».

A terme, cet ouvrage jugé illégal par la Cour internationale de justice (CIJ), doit atteindre 712 km de long. Son tracé se trouve à 85 % en Cisjordanie occupée et isole 9,4 % du territoire palestinien, selon l’ONU.

Le président palestinien Mahmoud Abbas a condamné ces démolitions comme « une dangereuse escalade contre le peuple palestinien sans défense ».

« Cette opération est destinée à couper Jérusalem de Bethléem » dans le sud de la Cisjordanie, a affirmé Walid Assaf, ministre palestinien chargé de la surveillance des colonies israéliennes.

« Les structures ont été construites illégalement près de la barrière de sécurité et constituent un risque pour les vies des civils et des forces de sécurité », a tweeté de son côté le ministre israélien de la Sécurité publique Gilad Erdan, citant une décision de la Cour suprême.

Ofir Gendelman, porte-parole en arabe du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a justifié sur Twitter ces démolitions au regard des « centaines d’incidents sécuritaires et des milliers de tentatives de Palestiniens de s’infiltrer » sur le territoire israélien, « certains pour commettre des opérations terroristes ».

Depuis 1967, Israël occupe la Cisjordanie et Jérusalem-Est, qui a par la suite été annexée, une décision jamais été reconnue par la communauté internationale.

Le 18 juin, les autorités israéliennes avaient informé certains résidents du quartier de Sour Baher de leur intention de démolir leurs habitations, leur donnant 30 jours pour évacuer les lieux.

Selon le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha), cette décision concerne 10 bâtiments, dont la plupart sont encore en construction, soit environ 70 appartements. Environ 350 personnes sont touchées et 17 autres seront déplacées, selon l’Ocha.

Condamnations internationales

« La politique d’Israël de détruire une propriété palestinienne n’est pas compatible avec ses obligations au regard du droit humanitaire international », a déclaré l’ONU lundi.

Une vingtaine de diplomates, pour la plupart de pays européens, se sont rendus le 16 juillet dans le quartier touché, où des responsables palestiniens les ont appelés à empêcher Israël de démolir ces habitations.

L’Union européenne a enjoint Israël à « arrêter immédiatement les démolitions en cours », estimant que la politique israélienne « affaiblit la viabilité de la solution à deux Etats et les perspectives d’une paix durable ».

La France « condamne » ces démolitions, « contraires au droit international », a indiqué une porte-parole du ministère des Affaires étrangères.

De son côté, l’ONG de défense des droits humains Amnesty International a estimé que ces démolitions « font part d’une politique systématique des autorités israéliennes pour déplacer de force les Palestiniens ».

Les habitants de Sour Baher ont dit craindre que cent autres bâtiments de leur quartier ne soient également menacés dans un avenir proche.

Les autorités israéliennes démolissent régulièrement des maisons palestiniennes qu’elles considèrent comme construites illégalement à Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée.

Les Palestiniens affirment qu’il est presque impossible d’obtenir des permis de construire de la part des autorités israéliennes et qu’il en résulte une pénurie de logements.

Mais dans le cas de Sour Baher, certains bâtiments avaient été construits avec des permis palestiniens, les terrains sur lesquels ils se trouvent étant sous autorité palestinienne, selon les accords d’Oslo. AFP

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Un nid d’ « espions de la CIA » démantelé en Iran

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Téhéran a annoncé lundi avoir arrêté 17 Iraniens entre mars 2018 et mars 2019 dans le cadre du démantèlement d’un « réseau d’espions » de l’Agence centrale du renseignement des Etats-Unis (CIA), et condamné à morts plusieurs d’entre eux.

Le démantèlement de ce « réseau d’espions » avait été annoncé par Téhéran le 18 juin.

La publication de détails sur cette opération du contre-espionnage iranien survient dans un contexte d’extrême tension entre l’Iran et les Etats-Unis, plus d’un an après le retrait unilatéral américain de l’accord international sur le nucléaire iranien, et sur fond d’escalade militaire dans le Golfe.

« Ceux qui ont délibérément trahi leur pays ont été remis à la justice. Certains ont été condamnés à mort et d’autres à de longues peines de prison », a déclaré au cours d’une conférence de presse à Téhéran le chef du contre-espionnage au ministère du Renseignement iranien, dont l’identité n’a pas été révélée.

Les suspects étaient employés « dans des secteurs sensibles » ou dans des activités privées liées à ces secteurs, et agissaient indépendamment les uns des autres, a-t-il dit sans fournir de précisions. Les suspects agissaient indépendamment les uns des autres, a-t-il ajouté, sans préciser combien avaient été condamnés à mort.

Selon le responsable iranien, certains avaient été recrutés en tombant dans un « piège » tendu par la CIA alors qu’ils étaient en quête de visas pour se rendre aux Etats-Unis.

« Certains ont été approchés alors qu’ils faisaient leur demande de visa, d’autres avaient déjà des visas mais ont été soumis à la pression de la CIA au moment de leur renouvellement », a-t-il dit.

Le ministère des renseignement évoque également le cas d' »approches directes » de citoyens iraniens par des agents de la CIA sous couverture diplomatique en marge de conférences scientifiques en Europe, en Afrique ou en Asie.

« Nid d’espions »

La mission des Iraniens ainsi recrutés était de mener des « opérations de renseignement et des interventions techniques à l’aide d’un équipement de pointe dans des centres névralgiques », a encore déclaré le responsable iranien.

Selon lui, « tous les membres du réseau, chacune des 17 personnes [arrêtées], avaient été formés par des agents de la CIA à communiquer en toute sécurité ».

Dans un CD transmis à la presse, le ministère des Renseignements a reproduit des scans de ce qu’il présente comme des cartes de visite de diplomates américains en poste en Autriche, Finlande, Inde, Turquie ou Zimbabwe, et travaillant en fait, selon Téhéran pour le compte de la CIA.

Le CD contient également des photos de ce que l’Iran présente comme certains de ces « agents de la CIA » démasqués par le contre-espionnage iranien.

La télévision d’Etat iranienne a commencé à diffuser lundi un « documentaire » intitulé « Chékar-é djassoussa » (« La traque des espions ») dont la bande-annonce figure sur le DVD fourni par le ministère.

Le documentaire alterne des « reconstitutions » jouées par des acteurs et montrant par exemple un espion rencontrant un officier traitant, entrecoupées d’interviews avec des responsables, comme le ministre du Renseignements, Mahmoud Alavi.

La méfiance vis-à-vis de l’ingérence étrangère en Iran est aussi vieille que la République islamique. L’ambassade des Etats-Unis à Téhéran prise d’assaut par des étudiants en novembre 1979 était alors appelée le « nid d’espions ».

Tout récemment, la télévision d’Etat a diffusé une série en 30 épisodes, baptisée « Gando » (le nom d’une espèce de crocodile endémique en Iran) et glorifiant l’action de services de contre-espionnage iraniens.

Inspirée en partie du cas de Jason Rezaian, correspondant irano-américain du Washington Post à Téhéran emprisonné pendant 544 jours pour des accusations d’espionnage, Gando présente ce dernier comme un maître-espion.

M. Rezaian avait été relâché en 2016 dans le cadre d’un échange de prisonniers avec Washington.

Les annonces d’arrestations sur des soupçons d’espionnage sont fréquentes en Iran. Le 22 juin, l’agence semi-officielle Isna avait rapporté l’exécution d’un prestataire du ministère de la Défense condamné pour espionnage au profit de la CIA. Avec AFP

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