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La Slovaquie refuse l’islam et interdit la construction d’une seule mosquée

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La Slovaquie est le dernier État membre de l’UE à ne pas posséder de mosquée, rapporte TRT World. Les tentatives précédentes de construction ont été stoppées par les politiciens.

Le pays ne reconnaît pas l’islam en tant que religion et ne compte que quelques milliers d’habitants musulmans. L’islam ne doit pas être enseigné dans les écoles et les 5 000 musulmans, principalement européens, qui résident dans le pays ne sont pas officiellement reconnus. Ils ne représentent que 0,1% de la population.

En 2007, les politiciens ont modifié les lois de sorte que l’État doit reconnaître 20 000 signatures de membres. En 2017, ils ont plus que doublé le nombre de signatures nécessaires.

Ne pas être officiellement reconnu pose des difficultés majeures aux musulmans. Entre autres choses, ils ne sont pas autorisés à avoir des chefs religieux officiels, à célébrer des mariages musulmans ou à recevoir des contributions financières de l’État, droits que possèdent 18 autres religions reconnues.

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Carnage au Sri Lanka : plus de 200 morts dans une série d’attaques

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Plusieurs églises et des hôtels de luxe sri-lankais ont été touchés par des explosions en ce dimanche de Pâques. Le bilan est sans cesse revu à la hausse.

Au moins 207 personnes ont péri dans une série d’attentats contre des hôtels et des églises au Sri Lanka, dont 35 étrangers, selon un bilan annoncé par la police à l’Agence France-Presse. Six explosions se sont d’abord produites dimanche matin dans trois hôtels et trois églises du Sri Lanka, où était célébrée la messe de Pâques, a-t-on appris de sources policière et hospitalière. De nouvelles attaques ont eu lieu quelques heures plus tard. Les autorités ont à ce stade recensé 64 morts, dont 9 étrangers dans la capitale Colombo, 67 à Negombo, une localité plus au nord, et 25 à Batticaloa, dans l’est du pays. Le bilan pourrait s’aggraver encore, car on dénombre des dizaines de blessés dans cette vague d’attaques d’une violence rare, selon des sources hospitalières. Quatre cent cinquante personnes ont également été blessées dans ces attaques.

Une des églises se trouve à Negombo, au nord de Colombo. « Attentat contre notre église, s’il vous plaît, venez nous aider si des membres de votre famille s’y trouvent », peut-on lire dans un message en anglais posté sur le compte Facebook de l’église Saint-Sébastien de Katuwapitiya à Negombo. Un attentat contre une église de Batticoloa a aussi fait au moins une vingtaine de morts.

De nouvelles explosions ont retenti dans un second temps. L’une s’est produite dans un hôtel de la capitale du Sri Lanka, faisant deux morts, a annoncé la police de Colombo. La déflagration est survenue dans un hôtel de Dehiwala, une banlieue du sud de Colombo, a déclaré Ruwan Gunasekera, porte-parole de la police.

L’autre est survenue dans un lieu non précisé d’Orugodawatta, une banlieue du nord de Colombo, ont indiqué les autorités, qui ont décrété un couvre-feu.

Le gouvernement du Sri Lanka a décrété dimanche le blocage temporaire des réseaux sociaux pour empêcher la diffusion d’« informations incorrectes et fausses » liées à la vague d’attentats qui a frappé l’île, faisant au moins 207 morts. « Le gouvernement a décidé de bloquer toutes les plateformes de réseaux sociaux dans le but d’empêcher la propagation d’informations incorrectes et fausses.

C’est seulement une mesure temporaire », a indiqué la présidence dans un communiqué. Un couvre-feu est entré en vigueur dimanche, et « jusqu’à nouvel ordre », au Sri Lanka, a annoncé la police. Le ministère de la Défense avait initialement annoncé que le couvre-feu entrerait en vigueur à 18 heures locales (12 h 30 GMT) pour une durée de douze heures. Avec AFP

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Soudan: les chefs de la contestation veulent créer une autorité civile

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Les chefs de la contestation au Soudan ont annoncé vendredi la formation prochaine d’une autorité civile chargée des affaires du pays, pour accroître la pression sur les militaires qui ont refusé jusque-là de transférer le pouvoir.

Sur le terrain, des milliers de Soudanais sont rassemblés devant le QG de l’armée dans le centre de la capitale Khartoum, pour le 14e jour consécutif.

Il y a quatre mois jour pour jour, un mouvement populaire a commencé au Soudan pour protester au départ contre le triplement du prix du pain dans un pays à l’économie exsangue. Il s’est rapidement transformé en contestation contre le président Omar el-Béchir qui a été destitué le 11 avril par l’armée après près de trois décennies au pouvoir.

Depuis son renversement, un Conseil militaire de transition dirigé par le général Abdel Fattah al-Burhane a pris le pouvoir et a résisté jusque-là aux appels des manifestants à le transférer à une administration civile.

Déterminée à maintenir la pression, l’Association des professionnels soudanais (SPA), groupe en première ligne de la contestation, a annoncé que « les noms des membres d’un Conseil civil chargé des affaires du pays seront annoncés lors d’une conférence de presse dimanche à 19H00 locales (17H00 GMT) » devant le QG de l’armée.

« Nous réclamons que ce Conseil civil, qui comprendra des représentants de l’armée, remplace le Conseil militaire », a déclaré à l’AFP Ahmed al-Rabia, un des leaders de la SPA.

L’armée n’a pas réagi dans l’immédiat à cette annonce.

« Long chemin »

Au sit-in devant le QG, les manifestants disent leur intention de rester jusqu’au départ des militaires du pouvoir.

« Le gouvernement doit être représentatif de tous et de toutes les aspirations. Il ne doit exclure personne », a dit cheikh Mater Younes, l’un des leaders de la prière musulmane du vendredi en s’adressant aux manifestants.

Originaire du Darfour et aveugle, ce cheikh a été libéré récemment après huit mois de détention à Khartoum pour avoir accusé le régime de M. Béchir d’armer les milices pour lancer une nouvelle attaque dans cette région occidentale.

Arrêté et détenu dans une prison de la capitale, M. Béchir, 75 ans, est sous le coup de mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), pour « génocide » et « crimes de guerre » au Darfour où son régime avait combattu des rebelles depuis 2003. Les autorités actuelles refusent pour le moment son extradition.

Des victimes au Darfour réclament elles que l’ex-président soit jugé. « Je veux que Béchir affronte la justice, c’est un criminel », confie Hawwa Youssef, une septuagénaire dont le fils été tué en 2004 par des miliciens prorégime. Elle vit encore à ce jour dans un camp de déplacés dans la province du Darfour-Sud.

« Nous voulons un gouvernement civil qui apportera la justice à tous les Soudanais, traduira en justice tous les corrompus dans les précédents gouvernements de Béchir et améliorera la situation économique. Le peuple souffre », abonde à Khartoum un manifestant Abdellah Abdelrahmane, 28 ans.

Galvanisés par les concessions obtenues avec le départ de M. Béchir et d’autres responsables militaires, les manifestants apparaissent plus déterminés que jamais.

Vendredi, malgré une chaleur étouffante, ils ont dansé et chanté sur des mélodies arabes et africaines, a constaté une correspondante de l’AFP. Des femmes distribuaient des jus et des pâtisseries traditionnelles, encourageant les protestataires à poursuivre la mobilisation.

Emissaire américain au Soudan

Arrivé au pouvoir par un coup d’Etat soutenu par les islamistes le 30 juin 1989, M. Béchir a dirigé d’une main de fer un pays en proie à des rébellions dans plusieurs régions et était accusé de violations des droits humains par les ONG internationales.

« Il est de plus en plus clair que la révolution reste inachevée », a affirmé à l’AFP Alan Boswell, du centre de réflexion International Crisis Group (ICG). « La clique sécuritaire toujours au pouvoir résiste clairement aux exigences » de la rue.

Depuis le 19 décembre, la répression contre les manifestants a fait plus de 60 morts et des centaines de blessés. Des milliers de personnes ont été emprisonnées.

Les Etats-Unis, qui maintiennent le Soudan sur leur liste noire des « Etats soutenant le terrorisme », ont salué les premières mesures prises par les militaires qui ont destitué M. Béchir, mais ont appelé à une transition répondant davantage aux voeux des Soudanais.

La responsable du département d’Etat chargée de l’Afrique de l’Est, Makila James, « se rendra au Soudan ce week-end », a annoncé un haut responsable américain, sans autres précisions. AFP

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Soudan: le pouvoir militaire fait des concessions, la contestation se poursuit

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Les militaires au pouvoir au Soudan ont fait de nouveaux gestes pour tenter d’apaiser la contestation,transférant en prison le président déchu Omar el-Béchir et limogeant le Procureur général, une des exigences des manifestants qui maintiennent toutefois la pression mercredi.

Le chef du Conseil militaire, « le général Abdel Fattah al-Burhane, a émis un décret limogeant le Procureur général Omer Ahmed Mohamed », a annoncé mardi le Conseil de transition au pouvoir depuis la destitution de M. Béchir le 11 avril.

Mercredi, un proche de l’ex chef de l’Etat a par ailleurs indiqué à l’AFP que le président déchu, jusque-là détenu dans un lieu inconnu, avait été transféré dans la nuit dans une prison du nord de Khartoum.

Devant le QG de l’armée dans la capitale, des milliers de personnes sont toutefois toujours présentes mercredi, comme depuis le 6 avril, dans le prolongement de la contestation qui agite le pays depuis décembre. Au moins 65 personnes sont mortes depuis le début de cette contestation, selon un bilan officiel.

Les demandes initiales de départ du président Béchir ont évolué en exigence de dissolution du Conseil militaire de transition qui lui a succédé, avec l’instauration d’un pouvoir civil.

« Nous avons fait face aux gaz lacrymogènes, beaucoup d’entre nous ont été emprisonnés. On nous a tiré dessus et beaucoup ont été tués. Tout cela parce que nous avons dit ce qu’on voulait », a déclaré mercredi à l’AFP une manifestante, Fadia Khalaf.

Les leaders du mouvement soulignent que la « révolution » n’a pas encore atteint ses objectifs. « Oui, nous avons renversé le dictateur, mais ses lois sont encore en place », a souligné dans un communiqué l’Alliance pour la liberté et le changement (ALC), qui regroupe plusieurs formations parties prenantes de la contestation.

« Il n’y a pas de raison de se réjouir maintenant (…). Nous n’en sommes pas à la victoire », ont ajouté les chefs de file de la contestation en demandant aux participants au sit-in de rester mobilisés.

« Nous restons sur place »

Le climat avec l’armée s’est tendu parallèlement au durcissement des revendications des contestataires en faveur d’un gouvernement civil.

Lundi, l’Association des professionnels soudanais (SPA), fer de lance du mouvement et membre de l’ALC, a dénoncé une tentative de dispersion du sit-in, sans toutefois en identifier les auteurs.

Mardi, des témoins ont fait état de véhicules avec des paramilitaires déployés sur un pont reliant Khartoum à la zone du sit-in.

« On a peur qu’on nous vole notre révolution, c’est pourquoi nous restons sur place, et nous ne partirons pas avant d’obtenir satisfaction à nos demandes », a ajouté la manifestante interrogée par l’AFP, Fadia Khalaf.

Lundi, la SPA a exigé que le Conseil militaire soit dissout et remplacé par un conseil civil, comprenant aussi des représentants de l’armée. Elle en a fait une condition à une éventuelle participation à un futur gouvernement de transition.

Et les manifestants semblaient déterminés mercredi à rester devant le QG de l’armée, en dépit de la chaleur brûlante.

« Nous en souffrons, mais quand je pense à ceux qui ont été tués dans la contestation, cela me donne de l’énergie pour continuer », a expliqué Ossama Hussein, s’affairant à nettoyer autour de lui.

Une femme servant le thé a affirmé être venu à quatre reprises ces derniers jours: « je sens que ces personnes qui observent le sit-in sont comme mes enfants. J’ai souffert sous le régime (…) Cette révolution est pour moi ».

Samedi, le général Abdel Fattah Buhrane a promis « d’éliminer les racines » du régime d’Omar el-Béchir. Le Conseil militaire qu’il dirige compte toutefois parmi ses dix membres des piliers du régime sortant.

Ultimatum de l’Union africaine

Concernant le sort d’Omar el-Béchir, visé par des mandats d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour « crimes de guerre » et « crimes contre l’humanité » puis pour « génocide » au Darfour, le pouvoir militaire a d’abord affirmé qu’il refuserait de l’extrader.

Lundi, par la voix du général Jalaluddine Cheikh, il a néanmoins indiqué que la décision serait « prise par un gouvernement populaire élu et non par le Conseil militaire ».

Sur le plan diplomatique, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a nommé mardi un émissaire pour le Soudan, l’avocat sud-africain Nicholas Haysom, afin d’aider l’Union africaine (UA) à conduire une médiation.

L’UA a menacé lundi de suspendre le Soudan si l’armée ne quittait pas le pouvoir au profit d’une « autorité politique civile » d’ici 15 jours.

La cheffe de la diplomatie de l’UE Federica Mogherini a dit espérer que la transition porterait au pouvoir « un gouvernement civil ». Londres a apporté son soutien « à l’appel de l’UA ».

Les Etats-Unis ont indiqué être prêts à retirer le Soudan de leur liste des pays accusés de soutenir le « terrorisme » si le Conseil militaire engageait un « changement fondamental » de gouvernance, selon un responsable du Département d’Etat faisant état de discussions avec Khartoum.

Il a aussi précisé que Washington avait poussé le Conseil militaire à « agir rapidement » pour inclure des civils dans un gouvernement provisoire et organiser des élections.

En Arabie saoudite, le roi Salmane a accueilli mardi le prince héritier d’Abou Dhabi, ont annoncé les médias saoudiens, après le soutien accordé par ces deux alliés aux militaires soudanais. Le Soudan est d’une grande importance stratégique pour ces deux puissances du Golfe. AFP

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