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Le train Coradia Touggourt-Constantine affiche une centaine de passagers/jour

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La moyenne de fréquentation quotidienne du train Coradia-Express faisant la liaison entre les villes de Touggourt et Constantine avoisine les 100 passagers, depuis sa mise en service en septembre dernier, a-t-on appris dimanche auprès de la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF).

Ce train, assurant trois voyages par semaine (aller et retour) entre Touggourt et Constantine, a permis de donner un nouveau souffle au transport ferroviaire dans la région, malgré le fait que la fréquentation n’ait pas atteint le flux espéré, a-t-on souligné.

De nombreux passagers approchés par l’APS se sont félicités de l’entrée en service de ce nouveau type de trains qui, disent-ils, constitue un plus pour la région en matière d’amélioration et de modernisation du service public, notamment le transport ferroviaire depuis la ville de Touggourt.

D’une longueur totale de 110 mètres, ce train est composé de six voitures, pour une capacité totale de 254 sièges, dont 60 en première classe. Il dispose d’un système de climatisation très performant ainsi que de plusieurs commodités pour faciliter l’accès et le déplacement à bord, en particulier pour les personnes à mobilité réduite, indique-t-on.

Le départ depuis Touggourt est programmé les dimanche, mardi et jeudi à 23h pour arriver à la ville de Constantine à 5h du matin, soit en six (6) heures de trajet, alors que la tarification appliquée sur ce train est de 1.515 DA pour la première classe et de 1.190 DA pour la deuxième classe, a précisé à l’APS le chef de gare ferroviaire de Touggourt, Lotfi Hadj Saïd.

Retenu dans le cadre du programme portant sur la modernisation du réseau national de transport ferroviaire initié par la SNTF, Coradia est un train de grandes lignes polyvalent et bi-mode (électrique et diesel 25 kv) d’une vitesse de 120 km /h, a-t-il fait savoir.

S’agissant de l’extension du réseau ferroviaire dans la wilaya, les travaux du projet de la nouvelle ligne reliant Touggourt à Hassi-Messaoud, dont le coup d’envoi officiel a été donné en janvier 2013, enregistrent un « avancement appréciable », selon les données de la direction des transports (DT) d la wilaya d’Ouargla. APS

D’une longueur de 150 km, cette ligne ferroviaire en cours de réalisation entre Touggourt et Hassi-Messaoud, via la ville Nouvelle de Hassi-Messaoud et sa Zone d’activité logistique (ZAL), est appelée à amorcer une nouvelle dynamique au développement socio-économique dans la région Sud-est du pays.

Cette ligne ferroviaire, qui englobera sur son tracé (150 km) trois (3) gares pour voyageurs et une (1) autre pour les marchandises en plus d’un (1) atelier de maintenance et une vingtaine d’ouvrages d’art, fait partie de la future boucle ferroviaire Sud-est projetée dans le cadre du Schéma directeur national des infrastructures (SDSF).

Composée de quatre (4) lignes principales desservant les wilayas de Laghouat, Ghardaïa, Ouargla et El-Oued, la boucle Sud-est (560 km), avec une vitesse de 220 km/h pour les trains de voyageurs et de 100 km/h pour ceux de transport de marchandise, permettra d’assurer l’extension, le maillage et l’interconnexion des lignes existantes, en plus du désenclavement des régions du Sud du pays.

Ce projet prometteur, entre dans le cadre des efforts du secteur pour un véritable développement socioéconomique national, à travers la modernisation et l’extension du réseau ferroviaire, en garantissant la continuité et la complémentarité des réseaux pour le transport des voyageurs et des marchandises.

Dans ce sillage, la création d’un port sec (zone sous-douane) au niveau de Touggourt, qu’abrite l’une des plus anciennes lignes et gares ferroviaires en Algérie, reste parmi les principales revendications soulevées par la société civile pour faciliter aux opérateurs économiques locaux l’exportation et l’importation de leurs marchandises ainsi que leur dédouanement.

 

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« Min djibalina » pour accueillir Ahmed Ouyahia au tribunal de Sidi M’hamed

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C’est avec « Min djibalina » (De nos montagnes), une chanson patriotique, que quelques centaines de personnes, rassemblées aujourd’hui dimanche 21 avril, ont préféré accueillir Ahmed Ouyahia attendu au tribunal de Sidi M’hamed, rue Abane-Ramdane à Alger. Voir vidéos.

Le message est assez clair. Les citoyens entendent prendre leur revanche sur Ahmed Ouyhia, l’homme des sales besognes. C’est une façon de lui dénier son « algérianité », lui qui estimait que les Algériens devraient se passer du… yaourt ! Une déclaration que les citoyens avaient très mal pris.

Des citoyens ont tenu à manifester en brandissant des pot et des bouteilles de yaourt pour narguer Ahmed Ouyahia. Des slogans appelant à l’application de la peine de mort à son encontre ont été scandés.

Pour rappel, Ahmed Ouyahia et Mohamed Loukal sont convoqués pour aujourd’hui 21 avril par le procureur de la République pour être entendus dans une affaire de « dilapidation de deniers publics ».

A. G.

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Un citoyen se moque d’Ouyahia devant le tribunal !

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L’ancien premier ministre, Ahmed Ouyahia, est convoqué par le tribunal de Sidi M’hamed (Alger) dans une affaire de « dilapidation des deniers publics », a annoncé la télévision publique algérienne.

L’affaire, même si peu d’Algériens croient qu’Ouyahia ira en prison, a enflammé la rue algérienne et les réseaux sociaux.

Depuis la sortie de l’information, nombreux sont ceux qui s’affichent avec des pots de yaourt pour moquer l’ancien premier ministre.

Ici on voit des citoyens devant le tribunal d’Alger, avec une forte présence policière. Un rassemblement sans doute en lien avec la convocation d’Ahmed Ouyahia. D’où la moquerie de cet homme qui mange un yaourt.

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Licenciements abusifs, violences… la diplomatie algérienne épinglée en France

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Condamné pour des violences sur les employés et le non-respect du Code du travail au sein de son ambassade et des consulats en Île-de-France, l’État algérien refuse pourtant de dédommager les victimes.

L’État algérien est-il un mauvais employeur et un mauvais payeur ? Il vient en tout cas d’être condamné à plusieurs reprises ces derniers mois pour non-respect du Code du travail sur le sol français, dans son ambassade à Paris ainsi qu’au consulat de Pontoise (Val-d’Oise). Mais les victimes n’ont jamais touché le moindre centime de dédommagement. L’Algérie se retranchant derrière son statut « d’État souverain ».

Abdelkrim a 53 ans. Ce père de deux enfants, vit à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis). Il est conducteur des « officiels » au sein de l’ambassade d’Algérie depuis 1990. Fin 2013, juste après un changement à la tête de cette administration, il est mis à pied, sans sommation ni explication. Après trois mois sans salaire il est rappelé, juste pour être licencié.

« Beaucoup de gens rêvent de travailler à l’ambassade, et on y rentre souvent parce qu’on est recommandé, du coup, là, il fallait sans doute placer un ami », soupire le quinquagénaire, qui « n’arrive pas à tourner la page » cinq ans plus tard, et vit avec 500 euros par mois.

Travail dissimulé

Les prud’hommes, puis la cour d’appel de Paris ont condamné la République démocratique d’Algérie à payer près de 100 000 euros pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, mais aussi travail dissimulé : Abdelkrim travaillait souvent plus de 15 heures par jour, ses heures supplémentaires n’étaient pas comptabilisées.

Mais il recevait pour cela un versement de 400 euros tous les mois depuis son embauche directement sur son compte bancaire. Sans que cette somme ne figure sur sa fiche de paye. Et donc sans que l’Algérie ne paye les charges. « Cela marche pour tout le monde comme ça dans le service », reprend l’ex-chauffeur. Une fraude à l’Urssaf généralisée.

Au consulat de Pontoise, la méthode était différente, mais le résultat semblable. Anis, 37 ans, père lui aussi de deux enfants à Saint-Ouen-l’Aumône (Val-d’Oise), recevait un 13e mois de salaire en décembre, viré sans déclaration sur son compte en banque. Devant les prud’hommes, cet agent administratif a fourni ses relevés bancaires et ses fiches de paye.

Là encore, le Conseil constate que « l’employeur a versé des sommes qui n’ont pas été déclarées aux organismes sociaux » et épingle l’Algérie pour travail dissimulé.

Recruté en 2007, cet employé au service des passeports a lui aussi été licencié en 2016, mais après avoir été harcelé moralement, puis frappé par un vice-consul. « Son licenciement a été considéré comme nul, en théorie il est donc encore salarié, mais nous n’avons aucune réponse depuis la condamnation de la République démocratique d’Algérie », indique son avocat Me. Bijar Acar.

Plus de 200 000 euros de condamnations impayées

L’État doit verser près de 70 000 euros de dommage à Anis notamment pour « manquement à l’obligation de sécurité » : « J’ai été étranglé devant témoin par mon supérieur hiérarchique qui est un diplomate, relate-t-il. J’ai pris des coups, j’ai été insulté, on m’a poussé dans les escaliers. » Arrêté après cet « accident du travail », il demande à changer d’affectation, « mais cela a été refusé ».

On commence alors à lui décompter certains jours de sa paye, sans raison. Lors d’une visite de l’ambassadeur dans son consulat, il décide de s’ouvrir. « La seule réponse que j’ai eue de sa part, c’est : Pourquoi vous avez déclaré ces blessures à la CPAM ? et il m’a annoncé que j’étais suspendu immédiatement, pour un mois, sans salaire », s’étonne encore Anis qui sombre alors dans une profonde dépression et entame une procédure.

Durant cette même période, à Pontoise, une autre employée administrative, qui a souhaité garder l’anonymat, a elle aussi gagné contre l’État algérien. Elle a été licenciée alors qu’elle était enceinte, simplement parce qu’elle s’était arrêtée durant quelques jours. Pour se justifier, le consulat a estimé qu’elle avait fourni des « certificats médicaux de complaisance » pour des « absences injustifiées et abandons de poste ».

Les prud’hommes ont condamné l’Algérie à près de 50 000 euros pour « licenciement nul et méconnaissance du statut protecteur lié à la grossesse ». « Mais dans ces trois cas, la République démocratique d’Algérie refuse de payer et se retranche derrière son statut d’Etat souverain, et une immunité d’exécution », martèle Me Bijar Acar.

Qui va payer la note ?

Anis et Abdelkrim n’ont aucun recours. Malgré sa condamnation, si l’Algérie ne veut pas payer, il n’existe aucun moyen d’obliger cet État à le faire. En revanche, la troisième employée, de nationalité française, licenciée en pleine grossesse parce qu’elle avait manqué quelques jours, malgré son certificat médical, va pouvoir se retourner contre… la France, pour être indemnisée. Lire la suite dans Leparisien


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