Connectez-vous avec nous

Actu

Violences policières : l’ONU met la France à l’amende

Publié

le

Un rapport du Comité contre la torture des Nations unies fustige l’usage « excessif » de la force employée par les représentants de l’ordre ces derniers mois.Dans un contexte tendu, entre manifestations sous haute tension contre la loi travail et état d’urgence, la France est aujourd’hui dans le viseur de l’ONU. Son Comité contre la torture a rendu, vendredi 13 mai 2016 à Genève, une série d’observations dans lesquelles sont passés au crible la multiplication des perquisitions, l’accueil des migrants ou encore des cas de décès liés aux violences policières.

Le rapport s’intéresse de près à la situation de l’Hexagone sous l’état d’urgence mis en place au lendemain des attentats de Paris et de Saint-Denis le 13 novembre. « Le Comité est préoccupé par les informations sur l’usage excessif de la force par les forces de police au cours de certaines perquisitions, ayant entraîné des séquelles psychologiques chez les personnes concernées. » Il recommande à l’État de donner la possibilité aux victimes de ces violences de porter plainte, « que les enquêtes soient menées, les poursuites éventuelles engagées et les sanctions prononcées contre les responsables ».

Inquiétudes après des décès liés aux violences policières

Le comité onusien appelle aussi la France à protéger les minorités, notamment les Roms, les musulmans, les juifs et les migrants, victimes « d’une augmentation de la violence et d’actes criminels en particulier depuis les dernières attaques terroristes ».

Sans l’écrire explicitement, les experts engagés contre la torture s’alarment aussi des débordements survenus durant diverses manifestations, prenant en compte des « allégations d’usage excessif de la force par la police et la gendarmerie ayant dans certains cas entraîné des blessures graves et des décès ». On peut notamment y voir une référence aux manifestations de ces derniers mois ou encore au décès de Rémi Fraisse en octobre 2014.

Surpopulation carcérale et soldats en Centrafrique

Le rapport s’inquiète aussi de la surpopulation carcérale en France « illustrée par un taux de remplissage de 116 % » et des conditions de détention en général, notamment le taux élevé de suicides en prison. Enfin, les experts onusiens évoquent les allégations d’abus sexuels sur des enfants commis par des soldats français en Centrafrique dans le cadre de l’opération Sangaris et demandent à l’État « qu’elles fassent l’objet d’une enquête prompte et efficace, que les auteurs soient traduits en justice et sanctionnés de peines proportionnelles à la gravité des faits ».

Composé de dix experts indépendants, le Comité contre la torture contrôle l’application de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ratifiée par la France en 1986. Tous les quatre ans, chaque État signataire doit soumettre un rapport au Comité, qui lui fait suivre ensuite ses observations. La France a jusqu’au 13 mai 2017 pour faire savoir au comité les suites qu’elle donnera à ces recommandations.

Dans un contexte tendu, entre manifestations sous haute tension contre la loi Travail et état d’urgence, la France est dans le viseur de l’ONU. Son Comité contre la torture a           rendu, vendredi à Genève, une série d’observations dans lesquelles sont passés au crible la multiplication des perquisitions, l’accueil des migrants ou encore des cas de décès liés aux violences policières.

Le rapport s’intéresse de près à la situation de l’Hexagone sous l’état d’urgence mis en place au lendemain des attentats de Paris et de Saint-Denis le 13 novembre. « Le Comité est préoccupé par les informations sur l’usage excessif de la force par les forces de police au cours de certaines perquisitions, ayant entraîné des séquelles psychologiques chez les personnes concernées ».

Il recommande à l’État de donner la possibilité aux victimes de ces violences de porter plainte, « que les enquêtes soient menées, les poursuites éventuelles engagées et les sanctions prononcées contre les responsables ».

Inquiétudes après des décès liés aux violences policières

Le comité onusien appelle aussi la France à protéger les minorités, notamment les Roms, les  musulmans, les juifs et les migrants, victimes « d’une augmentation de la violence et d’actes criminels en particulier depuis les dernières attaques terroristes ».

Sans l’écrire explicitement, les experts engagés contre la torture s’alarment aussi des débordements survenus durant diverses manifestations, prenant en compte des « allégations d’usage excessif de la force par la police et la gendarmerie ayant dans certains cas entraînés des blessures graves et des décès ». On peut notamment y voir une référence aux manifestations de ces derniers mois ou encore au décès de Rémi Fraisse en octobre 2014.

Surpopulation carcérale et soldats en Centrafrique

Le rapport s’inquiète aussi de la surpopulation carcérale en France « illustrée par un taux de remplissage de 116% » et des conditions de détention en général, notamment le taux élevé de suicides en prison. Enfin, les experts onusiens évoquent les allégations d’abus sexuels sur des enfants commis par des soldats français en Centrafrique et demandent à l’État « qu’elles fassent l’objet d’une enquête prompte et efficace, que les auteurs soient traduits en justice et sanctionnés de peines proportionnelles à la gravité des faits ».

Composé de dix experts indépendants, le Comité contre la torture contrôle l’application de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, ratifiée par la France en 1986. Tous les quatre ans, chaque État signataire doit soumettre un rapport au Comité, qui lui fait suivre ensuite ses observations.La France a jusqu’au 13 mai 2017 pour faire savoir au comité les suites qu’elle donnera à ces recommandations.

Selon le magazine Le Point

Publicité
Cliquez pour commenter

Poster un Commentaire

avatar
  S'abonner  
Me notifier des

Actu

LFC 2020 : un projet contre les travailleurs et les intérêts de la nation

Publié

le

Le communiqué du conseil des ministres du 11 septembre dernier est rédigé de manière à n’être pas compris par le commun des Algériens. Il utilise des mots « savants » supposés n’être compris que par les experts souvent avocats de la bourgeoisie et de l’impérialisme.

Une technique utilisée pour les mêmes raisons sur d’autres cieux : camoufler que le projet de loi de fiance 2020 prépare des coups bas contre les travailleurs et l’économie nationale. Il est en plus l’œuvre d’un gouvernement illégitime au regard de la démocratie. Il a été nommé par l’ex-président Abdelaziz Bouteflika démissionnaire sous la pression extraordinaire du mouvement populaire né le 22 février. Le mouvement n’a pas seulement montré la porte de sortie à l’ancien Bonaparte mais à l’ensemble des personnalités symboles du régime notamment les trois « B » dont Bédoui premier ministre. Il est fort de café que l’avenir du pays soit grevé par un gouvernement rejeté par tous y compris les membres du Panel.

Au regard de la légitimité démocratique comme au regard de « leur » propre légalité le gouvernement Bédoui n’a aucun droit d’engager le pays dans une voie qu’il n’a pas choisi ni approuvé. Bien au contraire, il ne s’est pas passé une semaine depuis la fin février que le peuple tout entier demande son départ et avec lui sa politique.

Le contenu du projet de loi ne peut qu’inciter les travailleurs, les étudiants et les jeunes à radicaliser leur opposition à ce gouvernement car sa politique est inacceptable. Elle ne sera pas accepter !

La politique d’austérité, initiée par Sellal et poursuivie par Ahmed Ouyahia, continue.

Le gouvernement Bédoui prévoit une baisse de 10% du budget de fonctionnement. En termes simples, cela veut dire le maintien de l’interdiction de recruter dans la fonction publique. Mesure qui a été étendue à toutes les entreprises publiques. Dans ces secteurs les départs en retraite ne seront pas remplacés. Le chômage va progresser particulièrement chez les jeunes qualifiés. Le travail précaire va s’élargir, par des CDD justifiés (remplacement pour des grossesses et longues maladies) dans le secteur public et para public et va exploser dans le secteur privé ou les contrôles seront inexistants. Cela veut également dire qu’aucune augmentation de salaire n’est prévue notamment du SMIG.

L’emploi, les conditions de vie sont menacés. Des restes à réaliser du plan de grands travaux de 2008 20% ne seront pas pris en compte. La crise du logement demeurera. Les transports en commun déclineront. Les transports inter wilayas également. Le parc ne sera pas renouvelé.  

Pour faire face à la baisse des ventes du gaz et du pétrole sur le marché mondial et donc à la baisse des recettes et des réserves de change, le gouvernement Bedoui se propose d’élargir l’assiette fiscale. Les retraités et les petites gens des villes et des campagnes sont directement visés. La règle de la double imposition est maintenue car elle permet à des particuliers ou à des chefs d’entreprises étrangers de ne pas payer des impôts en Algérie

Le projet de loi prévoit aussi d’augmenter les recettes en augmentant le coût des services et des biens. Le communiqué l’indique comme étant un axe politique sans précision. On peut supposer que toutes une série de taxes seront valorisées : la TVA, les timbres, mais aussi les services essentiels eau, gaz et électricité domestique.

Dans ce cadre d’autres services jusqu’ici non payant le seront. Un projet est à l’étude pour installer des péages sur les autoroutes algériennes. Il ne s’agit pas d’une rumeur mais d’un fait qui n’a pas fait les « Unes » de la presse pourtant cela a éré annoncé par le gouvernement : « Le Premier ministre a présidé samedi une réunion interministérielle consacrée à l’examen du dossier de l’entretien de l’autoroute est-ouest et des mesures devant être mises en œuvre pour la mise en place d’un système de péage. »

Le caractère national de l’économie nationale est frontalement frappé par le projet. Le gouvernement décide de supprimer la règle 51-49, pourtant minime,  pour permettre aux investisseurs étrangers d’investir sans aucune restriction. Cette règle a été, dès sa promulgation,  combattue par l’Union européenne, et d’autres puissances financières mondiales.

Désormais les financiers étrangers pourront s’installer sans aucune restriction. A terme ils pourront rapatrier leurs dividendes. Cette mesure est cependant limitée  aux secteurs non stratégiques. Qu’en sera-t-il à terme ? Le projet de loi sur les hydrocarbures (que Total avait anticipée  pour tenter de devenir plus importante que la Sonatrach) n’a toujours pas été rendu public. Il faut seulement savoir que les PMI/PME, qui sont visées,  emploient le plus grand nombre de salariés. Cette mesure est anti nationale car elle favorise « la recolonisation » de l’économie algérienne.

Elle se conjugue avec une autre qui, elle, doit étrangler les entreprises publiques  et les rendre dépendantes du capital financier mondial.

En effet, le communiqué du premier ministère indique que « Le projet de loi propose la possibilité de recourir, de façon sélective, au financement étranger auprès des institutions financières mondiales de développement en vue de financer les projets économiques structurels et rentables avec des montants et des délais conformes à la rentabilité de ces projets et leur solvabilité ». En d’autres termes le gouvernement autorise les entreprises à s’endetter pour réaliser certains projets. L’endettement se fera selon les règles des « clubs de Paris » ou des «clubs de Londres »

En résumé le le projet de loi de finance 2020 est un plan de guerre contre les travailleurs et les petites gens des villes et des campagnes. Il est aussi un plan de guerre contre l’économie nationale. Une autre politique économique est possible développant l’économie du pays au seul  profit des masses populaires. Elle suppose préalablement de mettre fin à ce régime et à toutes ses institutions. Toutes anti-démocratiques, anti-nationales, et anti-ouvrières.

Nadia Sabry

Continuer la lecture

Actu

Le juge refuse la relaxe pour Billal Ziane, cancéreux !

Publié

le

C’est scandaleux et ignoble ! La justice algérienne, obéissant aux ordres du nouveau maître d’Alger, le chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah, a refusé la relaxe pour un prévenu atteint de cancer !

Billal Ziane, ce jeune Algérien, kidnappé lors de la manifestation du 20 septembre dernier, est placé sous mandat de dépôt alors qu’il est gravement malade !

En effet, Billal Ziane est atteint d’un cancer et qu’il a une séance de chimiothérapie prévue pour le 23 septembre, c’est-à-dire pour aujourd’hui !

Contre toute attente, sa relaxe a été refusée par le juge qui a pris le risque de laisser mourir Billal Ziane en prison tout en sachant qu’il s’agit d’un détenu d’opinion, cancéreux de surcroît !

Il faut noter que Billal ne pourra pas poursuivre ses soins en prison et on peut aisément imaginer les conséquences graves qu’une telle privation peut avoir sur sa santé.

Pourtant, priver Billal de ses droits politiques est un crime contre les libertés et la démocratie ! Priver Billal, le cancéreux, de ses séances de chimiothérapie est un crime contre l’humain, un crime condamné par les lois et les conventions internationales.

Pour rappel, le Comité national pour la libération des détenus (CNLD) avait déjà attiré l’attention sur les anomalies et les dérives de la justice algérienne.

« Le tribunal de Sidi M’hamed, après avoir placé sous mandat de dépôt un jeune Billal Ziane (atteint d’un cancer et qui a RDV pour sa chimiothérapie le 23 septembre) et un vieux (Garidi Hamidou) âgé de 76 ans atteint d’une maladie chronique, le procureur et le juge d’instruction du même tribunal (Sidi M’hamed) ont placé, mercredi 18 septembre un malade mental 100 %, Maati Salah, âgé de 47 ans, qui a été arrêté par les services de sécurité lors de la marche du mardi, alors qu’il avait une pancarte entre ses mains sur laquelle sont dessinés tous les présidents algériens », avait écrit le CNLD dans une déclaration.

A. Guatri

Continuer la lecture

Actu

Baha Eddine Tliba accuse les fils d’Ould Abbès…

Publié

le

Après un silence qui aura duré plusieurs mois, Baha Eddine Tliba, député FLN de la wilaya de Annaba, sort de son silence.

Dans un communiqué rendu public aujourd’hui dimanche, Baha Eddine Tliba accuse les relais d' »El-issaba » le « gang » (comprendre le clan Bouteflika) de comploter contre lui, en l’accusant de plusieurs affaires de corruption. 

Le député d’Annaba n’a pas froid aux yeux. Malgré la demande de levée de son immunité parlementaire par le ministre Belkacem Zeghmati, l’homme d’affaire et néanmoins député apparenté du PFLN refuse de renoncer par lui-même à sa précieuse immunité parlementaire.

Il a souligné dans ce communiqué qu’il a été entendu par la justice le 4 septembre comme témoin.Tliba se plaint d’être une victime des enfants de l’inénarrable Djamel Ould Abbès, dont l’un est en fuite à l’étranger.

Le député d’Annaba soutient qu’il a été victime du chantage des fils d’Ould Abbès. Ces derniers ont tenté, selon ce communiqué, de lui soutirer sept milliards, en contrepartie de son placement en tête de liste pour les législatives de 2017.

Faut-il rappeler que Tliba a soutenu tous les mandats de Bouteflika. ll a même appelé à un cinquième mandat. Mais depuis le début de la dissidence citoyenne, il a complètement disparu de la scène politique. Faisant profil bas, car il a été fortement dénoncé à Annaba où il a bâti son empire et son emprise sur la vie locale.

Aussi, on reproche à Tliba de faire partie du clan du chef d’état-major de l’armée, le général-major Ahmed Gaïd Salah, son vertiges protecteur.

Continuer la lecture

NOS CHRONIQUES

Nous suivre

Newsletter

Recevoir nos articles par email

A La Une

Tags

Populaires