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Bouteflika « pas en mesure » d’effectuer un 5e mandat, selon le MSP

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Le président Bouteflika, 82 ans, que son camp appelle à se présenter à l’élection présidentielle du 18 avril, n’est pas en mesure d’effectuer un 5e mandat «en raison de sa maladie », a estimé mercredi le Mouvement de la société pour la paix (MSP).

Après 20 ans au pouvoir, très malade, « Abdelaziz Bouteflika n’est pas en mesure de continuer à gouverner en raison de la nature de sa maladie », estime dans un communiqué reçu par l’AFP à Alger le Mouvement de la société pour la paix (MSP), dont le chef Abderrazak Makri a lui-même annoncé son intention d’être candidat à l’élection présidentielle.

« Sa candidature à un 5e mandat n’est pas dans son intérêt, mais dans celui de ceux qui tirent profit de cette situation. Ils assumeront l’entière responsabilité de ce qui découlera (…) et des dangers qui menacent le pays », poursuit le MSP.

Bouteflika, candidat plébiscité par la majorité

Les quatre partis de l’Alliance présidentielle au pouvoir en Algérie ont désigné samedi officiellement Bouteflika comme leur candidat à la présidentielle.

Bien que pressé depuis plusieurs mois par son camp de briguer un nouveau mandat, Abdelaziz Bouteflika, diminué par les séquelles d’un accident vasculaire cérébral (AVC) dont il a été victime en 2013, n’a toujours pas fait part de ses intentions, à moins d’un mois de la clôture du dépôt des candidatures. Mais tout indique qu’il fera déclarer sa candidature dès la semaine prochaine.

Ancien membre de la coalition ayant soutenu Bouteflika, le MSP, qui se présente comme « modéré », s’en est éloigné depuis 2012. Lors de la précédente présidentielle en 2014, le parti avait déjà estimé, avec d’autres formations d’opposition, que « l’Algérie court à la catastrophe si Bouteflika décroche un 4e mandat ».

Les candidats ont jusqu’au 3 mars à minuit pour déposer leur dossier au Conseil constitutionnel. Avec AFP

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Mohammad

Mokhri est mal placé pour juger le 5eme mandat . Personne n’ignore les magouilles de Mokri en se précipitant d’abord vers l’instriturions militaire puis vers la présidence pour soutenir successivement 2 soi-disant projets pourtant opposés . Il reconnaît lui même qu’il était pour la prolongation du quinquennat pour 2 ans .
Comment peut on être contre un 5eme mandat et être de fait pour une prolongation du mandat et ce pour la mm personne avec les mm aptitudes et état de santé. Mokri a démontré qu’il n’est qu’un larbin qui offre ses services à qui veut bien les utiliser !!!

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Manifestants à Constantine : « Les Kabyles sont nos frères »

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Comme en novembre 1954, le peuple algérien est unis comme un seul homme pour libérer l’Algérie. La tentative de Gaïd Salah de diviser les Algériens et de créer la zizanie entres les régions a eu l’effet contraire.

A Constantine, et depuis trois jours, des manifestants sont sortis dans la rue pour crier haut et fort des slogans appelant à l’unité nationale.

Les mots d’ordre sont clairs et ne souffrent aucune nuance sur le niveau d’éveil des Constantinois. « Les Kabyles ne sont pas nos ennemis mais nos frères »,… « le vrai ennemi c’est le régime », sont autant de slogans en langue arabe dialectale qui sont scandés à tue-tête, pas seulement dans la ville des ponts suspendus.

Ailleurs aussi, à travers les autres coins du pays, les manifestants ont exprimé leur soutien aux Kabyles victimes de la répression par le biais de l’interdiction hallucinante du port de drapeaux amazighs décidée par le vice-ministre de la Défense.. (voir la vidéo)

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Tizi Ouzou : les universitaires dénoncent une « justice aux ordres »

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Le collectif des enseignants de la Faculté des sciences économiques, des sciences de gestion et des sciences commerciales (FSESGSC) de Tizi Ouzou a rendu public hier 24 juin un communiqué dans lequel il dénonce l’incarcération injuste des jeunes manifestants. Nous publions ci-dessous le communiqué :

La justice aux ordres, pour satisfaire les lubies autocratiques du chef d’état-major, a procédé injustement dimanche 23 juin 2019 à la mise sous mandat de dépôt d’une vingtaine de jeunes après être malmenés, violentés et arrêtés lors du 18e vendredi du mouvement révolutionnaire du peuple algérien.

Ayant brandi le fanion berbère, ces jeunes actuellement incarcérés à El Harrach illégalement, n’ont porté atteinte ni à l’unité nationale, ni à l’emblème officiel, au contraire les deux drapeaux s’étant côtoyés depuis le 22 février ont rendu possible aussi bien la fraternité entre les Algériennes et les Algériens que la solidarité et la reconnaissance de leur identité berbère millénaire.

Accuser ces jeunes de vouloir attenter à l’unité nationale est un énorme mensonge, indigne même d’une justice « dépendante ». Leur emprisonnement est une manœuvre perfide des tenants du pouvoir actuel, en vue de semer la confusion et d’attiser la haine au sein du mouvement, de détruire l’unité et la solidarité entre les Algériens, somme toute de contrer la révolution en cours.

Nous collectif d’enseignants, tout en dénonçant et condamnant ces manœuvres criminelles et antipatriotiques, nous engageons à poursuivre d’une façon persévérante la dynamique révolutionnaire jusqu’à la concrétisation de ses objectifs : Etat civil, Etat de droit, justice indépendante, république démocratique et sociale…

Convaincus du caractère inique et arbitraire de ces arrestations, nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de ces détenus politiques et l’arrêt de l’instrumentalisation des forces de l’ordre et de l’appareil judiciaire à l’encontre du peuple algérien.

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Béjaïa : grève générale et sit-in des avocats le 26 juin

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Le Barreau de Béjaïa a appelé hier lundi 24 juin à une grève générale suivie d’un sit-in demain mercredi 26 juin au niveau de la cour de Béjaïa, pour dénoncer les arrestations de citoyens pour port du drapeau amazigh et décide de déposer plainte contre la député Naïma Salhi, lit-on dans un communiqué de l’Ordre régional des avocats de Béjaïa (ORAB), parvenu hier à notre rédaction.

Le Barreau de Béjaïa « dénonce et condamne les arrestations de citoyens ayant participé à la marche du vendredi 21 juin 2019 sous des chefs d’inculpation lourds aux motifs de porter des fanions et étendards symbolisant la culture, l’identité et l’appartenance à Tamazgha, la Berbérie (Afrique du Nord) » et estime qu’il s’agit là « d’atteints aux droits et libertés collectifs et individuels », lit-on encore dans le communiqué de l’ORAB.

Le Barreau de Béjaïa décide également de « déposer plainte avec constitution de partie civile » contre la député Naïma Salhi « pour racisme, apologie de haine et atteinte à l’unité nationale » et s’indigne que cette député derrière « la campagne insidieuse et fractionnaire » et qui « appelle au lynchage, à la haine et à la division du peuple algérien » n’a jamais été inquiétée.

Enfin, le Barreau de Béjaïa réclame « l’indépendance totale du pouvoir judiciaire », « dénonce toute instrumentalisation de la justice » et demande la « libération immédiate » des citoyens injustement incarcérés, lit-on encore dans le communiqué de l’ORAB signé du Bâtonnier Maître Salem Khatri.

A. G.

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