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Mémoire

Yaha Abdelhafidh : il y a 3 ans déjà !

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Trois ans déjà…

Publiée par Yaha Abdelhafid sur Mercredi 23 janvier 2019

Yaha Abdelhafidh, ancien commandant de l’Armée de libération nationale (ALN) et un des membres fondateurs du Front des forces socialistes (FFS), est décédé le 24 janvier 2016 à l’âge de 83 ans dans un hôpital parisien.

Grand nationaliste devant l’éternel, Yaha Abdelhafidh a voué sa vie à la lutte pour l’Algérie. Cette chanson a été composée par Lounis Aït Menguellet spécialement pour cet homme.

Bio express

Né le 26 janvier 1933 dans le village Ait-Assou, commune d’Iferhounene dans la daïra de Ain El Hammam (Tizi-Ouzou), le défunt, connu sous son nom de combat « Si L’hafid », est issu d’une famille de révolutionnaires.

Son père était un novembriste dans la wilaya III historique est décédé en chahid alors que sa mère, Ouadda Djedjiga, était également réputée pour son engagement révolutionnaire et était considérée comme l’une des figures féminines du militantisme anticolonial dans la région. Elle a été arrêtée et torturée par l’armée française.

Ses deux frères, Amrane et Larbi, sont des chahids et c’est aux côtés de leurs tombes que devra, désormais, reposer la dépouille de feu « Si L’hafid », dans le carré des Ath-Illilten, l’un des Archs de la région ayant consenti le plus de sacrifices humains pour la glorieuse Révolution du 1er novembre.

Après son engagement au sein du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques (MTLD), il rejoint les rangs de l’ALN dés l’âge de 21 ans. Il s’est distingué ensuite par la direction de la mythique « Compagnie du Djurdjura » et a également assumé les responsabilités de chef de zone à la wilaya III.

Son militantisme politique se cristallisera ensuite dans les rangs du FFS, une formation politique dont il fût l’un des membres fondateurs. En septembre 1963, le défunt a été l’un des négociateurs de l’arrêt des combats en Kabylie en oeuvrant au dénouement de la crise en 1965.

« Si El-hafidh », était connu pour avoir été l’un des plus fidèles compagnons de lutte de Hocine Ait-Ahmed. Il a cependant rompu avec lui suite à des « divergences » de visions sur la rencontre ayant réuni ce dernier au premier Président de l’Algérie indépendante, Ahmed Ben Bella à Londres en 1985.

Il a fini par devenir le chef de file d’une dissidence l’ayant conduit à quitter le parti pour créer le Front des forces démocratiques (FFD), au début de la décennie 1990.

Son parcours de militant actif dans les rangs de l’ALN et les maquis de la wilaya III, il les consignera dans des mémoires, « Ma guerre d’Algérie, au coeur des maquis de Kabylie », de même qu’il consacrera un autre ouvrage à son expérience politique au sein du FFS, « FFS contre dictature, de la résistance armée à l’opposition politique », publié chez Koukou Editions en Algérie.

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