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Adlène Mellah détenu dans des conditions « alarmantes », selon RSF

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Condamné pour « attroupement illégal », le journaliste Adlène Mellah est en grève de la faim depuis plus de quinze jours.

Reporters sans frontières s’inquiète de son état de santé. RSF a dénoncé, jeudi 17 janvier, les conditions de détention « alarmantes » du journaliste algérien Adlène Mellah, condamné le 25 décembre à un an de prison ferme pour « attroupement illégal », et a appelé à sa libération. Dans un communiqué reçu par l’AFP à Alger, l’organisation de défense de la liberté de la presse se dit « extrêmement préoccupée par les conditions de détention du journaliste », directeur des médias en ligne Algérie Direct et Dzair Presse.

Adlène Mellah « est en grève de la faim depuis plus de quinze jours pour protester contre l’acharnement judiciaire qu’il subit depuis plusieurs mois », souligne RSF. Selon l’ONG, ses avocats, qui lui ont rendu visite, ont fait état de « la détérioration de l’état de santé du journaliste » et de « conditions de détentions alarmantes ». « A l’isolement depuis son arrestation le 9 décembre 2018, Adlène Mellah aurait perdu près de 14 kg et souffrirait du froid et de l’humidité dans sa cellule », détaille RSF en citant les avocats.

L’ONG appelle à sa « libération immédiate »

« Les autorités seront tenues responsables si l’état de santé du journaliste venait à se dégrader davantage », déclare dans ce communiqué Souhaieb Khayati, directeur du bureau Afrique du Nord de RSF, appelant à la « libération immédiate et inconditionnelle » de M. Mellah.

Adlène Mellah a été arrêté une première fois le 22 octobre dans une affaire de chantage et d’atteinte à la vie privée présumés, avant d’être remis en liberté provisoire un mois plus tard.

Il reste inculpé dans cette affaire pour laquelle il doit être jugé en février. A nouveau arrêté le 9 décembre lors d’une manifestation non autorisée, il a été condamné à un an de prison pour « attroupement illégal ». Il a fait appel et son procès est prévu en janvier.

En décembre 2016, un journaliste algérien, Mohamed Tamalt, est décédé après trois mois de grève de la faim en prison, où il purgeait une peine de deux ans pour « offense au président de la République ». RSF place l’Algérie à la 136e place sur 180 dans son classement mondial de la liberté de la presse 2018. Avec AFP

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