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Les jihadistes syriens auraient-ils l’Algérie comme cible ?

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Suite à la récente arrestation de 35 combattants de l’Armée syrienne libre à la frontière sud de l’Algérie avec le Mali et le Niger, les autorités algériennes sont convaincues que le pays est visé par un plan de déstabilisation, selon un responsable du ministère de l’Intérieur chargé du dossier des migrations.

«Il y a une volonté de déplacer vers l’Algérie des conflits de zones de guerre et de zones de crise», a déclaré le 6 janvier Hassan Kacimi, le directeur d’étude au ministère algérien de l’Intérieur en charge du dossier des migrations, dans un entretien accordé au site d’information Tout Sur l’Algérie (TSA). Selon ce responsable, des combattants de l’Armée syrienne libre (ASL) ont été arrêtés à la frontière sud de l’Algérie avec le Mali et le Niger alors qu’ils se fondaient au milieu de migrants venus de Syrie.

Pour M.Kacimi, il n’y a aucun doute quant à la motivation de l’arrivée dans les régions du Maghreb et du Sahel de ces combattants ayant participé à la guerre en Syrie. «Il y a des enjeux géostratégiques, un rééquilibrage de forces au niveau de certains espaces plus au moins sensibles et stratégiques où il y a beaucoup de minéraux pour lesquels il y a une concurrence féroce pour leur contrôle», a-t-il soutenu.

Évoquant l’identité des personnes récemment interpellées dans le sud du pays, le directeur a affirmé qu’«il ne s’agit pas de migrants ni de personnes en quête de protection internationale».

«Ils viennent d’Alep. Nous avons trouvé dans leur WhatsApp des échanges de communication avec un général major de l’Armée syrienne libre (ASL) qui leur ordonnait de prendre contact avec les membres de la communauté syrienne en Algérie», a-t-il ajouté.

«C’était leur mission en attendant d’aller vers d’autres scénarios qui pouvaient être nuisibles à notre pays», a-t-il encore expliqué en précisant que «ce général major encadrait le redéploiement en Algérie de ces djihadistes dont une partie devait aller en Europe».

Tout en indiquant que sur les 150 Syriens, Palestiniens et Yéménites refoulés il y avait «35 militaires [de l’ASL, ndlr] dont des officiers et des officiers de rang», Hassan Kacimi a précisé que «derrière tout cela, il y a une logistique, une organisation et des moyens financiers».

«Le dernier de ces gens-là a dépensé plus de deux millions de dinars [14.800 euros, ndlr]. Sur certains, on a retrouvé plus de 15.000 dollars [13.100 euros, ndlr] dans la poche», a-t-il souligné en lançant qu’«il y a eu beaucoup de complicité locale dans les capitales par lesquelles ils sont passés».

Détaillant le circuit suivi par ces combattants pour arriver dans la région du Sahel, le responsable a affirmé qu’ils étaient «transportés par avion en Turquie, ils ont été déplacés au Soudan où ils ont eu de faux passeports soudanais». «Après, ils ont fait le voyage en Mauritanie par avion. Certains sont passés par l’Égypte», a-t-il encore expliqué en précisant qu’«ils se sont déplacés au nord du Mali sous escorte de groupes terroristes [maliens, ndlr]».

Dans son édition du 15 août, citant un rapport de l’Onu concernant le redéploiement des terroristes de Daech* dans les pays du Maghreb après leur déroute en Syrie et en Irak, le journal L’Expression écrivait que le rapport «reconnaît la présence en Libye de 3.000 à 4.000» éléments de l’organisation terroriste.

Citant le même rapport de l’organisation internationale, le quotidien arabophone marocain Al Ahdath Al Maghribia a relevé dans son édition du 14 août que «1.473 combattants marocains» ont fait partie des rangs de Daech*, dont le retour éventuel dans la région constitue un véritable danger. Sputniknews

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Grève victorieuse des travailleurs de l’Etusa

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C’est inopinément que les travailleurs de la compagnie de transport en commun Etusa ont débrayé le lundi 10 juin. Les grévistes revendiquaient une hausse de leurs salaires.

Au niveau des stations, les bus étaient à l’arrêt. « Nous sommes en grève, a lancé un chef de poste exerçant au niveau de la station du 1er-Mai, nous ne reprendrons le travail que lorsque nos salaires seront revalorisés. »

La direction de l’Etusa a reconnu que le mouvement de protestation a été massivement suivi à travers toute la wilaya. Selon le chargé de communication de l’établissement, Hassen Abbés, le taux de suivi du débrayage est de 100%. « C’est une grève lancée d’une manière spontanée sans même avertir la tutelle, d’ailleurs nous avons été surpris », a-t-il déclaré avant de préciser que tout le réseau est paralysé. Selon lui, tous les agents d’exécution ont répondu favorablement à l’appel de grève lancée par le syndicat de l’entreprise.

« Les protestataires revendiquent une augmentation des salaires allant de 4000 à 7000 DA », a-t-il ajouté, précisant que la grève est illimitée. Selon ce qui a été affiché au niveau des unités, le syndicat a décrété une grève ouverte jusqu’à la satisfaction totale de la plateforme de revendications.

Pour les travailleurs, l’Etusa est un bastion. Les mouvements et les actions des travailleurs dans l’entreprise sont souvent annonciateurs d’autres mouvements dans d’autres entreprises et zones industriels.

En 1974, se sont les travailleurs de l’Etusa qui ont porté une première griffe « au consensus national », marque de fabrique du bonaparte Houari Boumediène. Les travailleurs l’avaient contraint à se rendre dans l’entrepôt de Bouzaréah pour négocier lui-même la reprise.

L’importance de ce mouvement n’a bien sûr pas échappé au pouvoir qui a intimé l’ordre aux responsables de l’entreprise de lâcher du lest et de négocier. Résultat : les revendications ont été satisfaites en moins de 24 heures de grève : application sans tarder de la convention collective et une augmentation salariale de près de 30%.

Article paru dans Minbar El Oummel (N°22), une publication du Comité d’organisation des socialistes internationalistes (COSI).

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Tlemcen, le siège de l’UGTA muré !

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La colère des Algériens contre tous les décideurs est plus profonde que tout le monde le pense. Et celle que nourrissent les travailleurs plus particulièrement contre le très zélé patron de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd est particulière.

Une centaine de syndicalistes de la wilaya de Tlemcen ont usé, le 17 juin dernier, d’une action radicale pour rejeter le patron de ce syndicat et ses supplétifs au niveau local.

Ainsi, un mur a été érigé à l’entrée du siège de l’UGTA de la ville de Tlemcen, une manière pour eux de tourner la page de ce syndicat et d’élire à sa tête les vrais syndicalistes qui défendront les droits des travailleurs, qui est effectivement la mission initial d’un syndicat.

Sidi Saïd est toujours accusé d’avoir défendu le pouvoir et les patrons au lieu des masses ouvrières. Il est aussi parmi les personnalités politiques les plus citées dans des affaires de corruption. (voir la vidéo en bas)

Abdenour Igoudjil

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Un ancien officier du DRS parle du mouvement de dissidence populaire

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Ancien officier supérieur de l’ANP, Mohamed Khalfaoui rappelle que lors de son discours de mardi, le chef d’Etat-major, Gaïd Salah avait relancé l’idée d’une recherche de solution par le biais d’un dialogue organisé dans un cadre constitutionnel seul moyen, selon lui, de parvenir «à une entente».

Beaucoup de sujets sont abordés par cet orateur. La présidentielle, le départ inéluctable du premier ministre, la relance économique, le mouvement de dissidence populaire, la jeunesse, la nécessité de récupérer l’argent volé….

S’exprimant, mardi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaîne 3 de la Radio Algérienne, celui-ci considère que les Algériens doivent prendre conscience de l’extrême gravité de la situation à laquelle est présentement confronté leur pays et que seul, estime-t-il, le président de l’Etat, dont il juge qu’il doit continuer à assurer ses fonctions, est légalement à même de décider des mesures pour y faire face. « On ne peut, souligne-t-il, étêter l’Etat en cette période de crise » souligne-t-il.

A propos de l’organisation d’une présidentielle « propre et honnête », laquelle pourrait, declare-t-il, pouvoir se tenir dans trois à quatre mois, l’intervenant abonde, par contre, dans le sens des revendications exprimées durant les manifestations de chaque vendredi, réclamant le départ « justifié » du Premier-ministre, Nourredine Bedoui et des ministres de la Justice et de l’Intérieur.

L’urgence, considère-t-il, est de rassurer les citoyens qu’ils sont désormais défendus par une justice indépendance et une armée qui a donné des gages de sa  bonne volonté à répondre à leurs revendications, « sans exception ».

Des menaces pesant sur la Nation à partir de ses frontières, M. Khalfaoui relève que sans l’apport du peuple, l’armée s’en trouverait diminuée ,mais que dans le cas contraire, nul ne pourrait être tenté à empiéter sur la moindre parcelle de leur territoire commun, d’où, reprend-t-il, l’impérieuse urgence à dépasser la délicate situation auquel fait face présentement le pays (voir la vidéo).  Chaîne 3

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