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La rue soudanaise vent debout contre El Béchir

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La rue soudanaise n’a pas peur de la terrible répression des forces de sécurité qui tiennent à bout de bras le régime du dictateur El Béchir.

Ici, nous vous proposons cette vidéo mise en ligne ce mardi 8 janvier. Elle montre une manifestation dans l’une des villes soudanaises.

Depuis la mi-décembre 2018, les mouvements de protestation réclamant le départ d’Omar El Béchir, au pouvoir depuis 30 ans, se sont multipliés aux quatre coins du pays.

On évoque déjà 50 morts et plus de 2000 arrestations.

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570.000 tonnes de plastique jetées chaque année en Méditerranée

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À chaque nouvelle saison touristique, la mer Méditerranée se transforme en égout à ciel ouvert. Le nombre de déchets qui y sont jetés augmente de 40%, d’après un rapport du WWF, qui dénonce la mauvaise gestion des détritus dans les pays du pourtour méditerranéen.

Intitulé « Stop à l’inondation de plastiques : comment les pays méditerranéens peuvent sauver leur mer« , ce rapport, publié vendredi, évalue la performance des pays méditerranéens dans la lutte contre la pollution plastique, de la production à la consommation.

Chaque année, la mer Méditerranée engloutit 570.000 tonnes de plastique, soit l’équivalent de 33.800 bouteilles en plastique par minute. Et la pollution continue de croître. Le nombre de déchets en plastique devrait quadrupler dans la région d’ici 2050. « Les activités côtières sont responsables de 50% des plastiques entrant dans la mer« , affirme le WWF. Selon l’ONG, la Cilicie turque est de loin la côte la plus polluée, suivie par les plages de hauts lieux touristiques comme Barcelone, Tel-Aviv, Valence, la baie de Marseille ou encore la côte de Venise, à proximité du delta du Pô.

« Des lacunes importantes et des responsabilités existent à tous les niveaux: producteurs, gouvernements et consommateurs« , pointe le WWF, alors qu’en été les bords de mer se couvrent de bouteilles et emballages en tout genre. L’ONG en appelle à la responsabilité des touristes qu’elle prie d' »éviter le plastique à usage unique autant que possible« .

Mais le problème ne pourra être résolu sans l’action des gouvernements. Le WWF presse les dirigeants méditerranéens de l’Union européenne à prendre, dans le cadre de la Convention de Barcelone, un engagement commun contraignant ainsi que des mesures au niveau national pour protéger la mer Méditerranée. La prochaine réunion aura lieu en décembre 2019 à Naples. 

L’été dernier,  les défenseurs de la nature lançaient des campagnes de sensibilisation pour une mer sans déchets.

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La Tanzanie interdit les sacs en plastique

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La protection de l’environnement est le dernier des soucis de la majorités des régimes politiques africains. Heureusement que certains ont fait de cette cause une priorité.

C’est le cas de la Tanzanie qui vient d’interdire définitivement la production et l’utilisation des sacs en plastique. La Tanzanie est le 34e pays africain à prendre une décision aussi importante. Objectif : enrayer la pollution sur le continent.

Faisant face à une pollution inquiétante, surtout le lac de Victoria, le pouvoir de la Tanzanie, l’un des plus beaux pays au monde, semble avoir pris conscience de la menace qui pèse sur la nature. (voir la vidéo en bas)

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En Inde, des ablations de l’utérus forcées

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Les autorités viennent de découvrir dans le centre de l’Inde une proportion excessivement élevée d’ablations de l’utérus (hystérectomies) pratiquées sur les coupeuses de canne à sucre, afin d’améliorer leur rendement aux champs.

Scandale médical dans les plantations de canne à sucre du Marathwada, une région du centre de l’Inde. “Au mois d’avril, uneONG du nom de Tathapi a tiré la sonnette d’alarme après avoir eu vent d’un nombre disproportionné d’hystérectomies dans le district de Beed”, raconte le site d’information Firstpost dans son édition du vendredi 14 juin.

Après deux enquêtes de terrain réalisées par le gouvernement régional en 2018, il s’est avéré que “36 % des femmes” travaillant aux champs avaient subi une ablation de l’utérus, “alors que la moyenne en Inde s’établit à 3,2 %”. Depuis le début de 2019, le recensement de ces interventions chirurgicales se poursuit et sur les cinq premiers mois de l’année, la proportion a atteint 21 %, “un chiffre à nouveau très élevé”.

En trois ans, ce sont 4 500 ablations qui ont été réalisées à Beed et aux alentours. Dans la plupart des cas (85 %), “ce sont des cliniques privées qui pratiquent les opérations”. Elles sont une dizaine et l’une d’entre elles, où 24 hystérectomies ont eu lieu l’an dernier, ne compte même pas de gynécologue dans ses équipes. Une nouvelle effrayante pour les coupeuses de canne à sucre, “qui subissaient déjà des discriminations en termes de salaire, de conditions de travail et de harcèlement sexuel”.

Ce sont leurs employeurs qui les poussent apparemment à se faire enlever l’utérus, “dans le but que leurs ouvrières n’aient plus leurs règles et puissent ainsi travailler sans discontinuité”. Avec la complicité du corps médical : certains témoignages de victimes indiquent que des médecins instrumentalisent la peur du cancer du col de l’utérus pour arriver à leurs fins.

Pendant la moisson, les coupeuses de canne à sucre “commencent leur journée entre 2 heures et 4 heures du matin”, pour gagner “30 000 à 35 000 roupies” sur toute la saison (de 380 à 450 euros). Les victimes d’hystérectomie abusive disent avoir payé l’intervention forcée “entre 20 000 et 40 000 roupies” (entre 250 et 500 euros), sans bénéficier d’aucune assurance-maladie pour couvrir ces frais.

Le Courrier International

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