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Au Soudan, le dictateur El Béchir fait régner la terreur

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Le ministre de l’Intérieur soudanais a indiqué lundi 7 janvier au Parlement que 816 manifestants avaient été arrêtés depuis le début du mouvement de contestation, déclenché le 19 décembre par la hausse du pain.

Comme le montrent les images, la police tire sur les manifestants. On parle d’une quarantaine de morts, mais les ONG de défense des droits de l’homme doutent de la véracité des chiffres avancés. « Le nombre total de manifestants arrêtés jusqu’à maintenant est de 816 », a indiqué le ministre Ahmed Bilal Osmane devant le Parlement soudanais. Qui peut le croire toutefois, quand on sait l’opacité dont jouit le système d’El Béchir.

Il s’agit du premier bilan donné par les autorités depuis le début des contestations. Mais selon la nouvelle opposition soudanaise incarnée par l’Association de professionnels (APS), ces chiffres sont en deçà de la réalité.

Pour Mohamed Al-Asbat, l’un des porte-paroles de l’APS, à l’initiative des appels à manifester, « 1 100 manifestants sont détenus depuis le début du mouvement ». Il assure que l’Association dispose d’un « bureau spécialisé dans le recensement de ceux qui sont détenus ».

« Les personnes arrêtées subissent la torture, détaille-t-il. Certains sont libérés après quelques heures, mais dans des lieux éloignés des rassemblements de manifestants.

D’autres sont gardés dans les centres de détention de services sécuritaires, surtout ceux qui sont membres de l’Association des professionnels, comme les médecins, les journalistes, les architectes, les professeurs, les avocats, les juges. Si l’on apprend que vous êtes de l’APS, vous serez arrêté. S’il s’agit d’étudiants, de chômeurs ou d’employés du service public, ils seront libérés non sans être frappés et humiliés. Les femmes sont particulièrement humiliées. »

Dimanche, affirme le porte-parole de l’Association des professionnels, six journalistes ont été arrêtés, pour certains frappés avant d’être libérés. Dix-sept professeurs de l’université de Khartoum ont également été arrêtés et « torturés pendant 7 heures avant d’être libérés ». Avec RFI

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Grève victorieuse des travailleurs de l’Etusa

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C’est inopinément que les travailleurs de la compagnie de transport en commun Etusa ont débrayé le lundi 10 juin. Les grévistes revendiquaient une hausse de leurs salaires.

Au niveau des stations, les bus étaient à l’arrêt. « Nous sommes en grève, a lancé un chef de poste exerçant au niveau de la station du 1er-Mai, nous ne reprendrons le travail que lorsque nos salaires seront revalorisés. »

La direction de l’Etusa a reconnu que le mouvement de protestation a été massivement suivi à travers toute la wilaya. Selon le chargé de communication de l’établissement, Hassen Abbés, le taux de suivi du débrayage est de 100%. « C’est une grève lancée d’une manière spontanée sans même avertir la tutelle, d’ailleurs nous avons été surpris », a-t-il déclaré avant de préciser que tout le réseau est paralysé. Selon lui, tous les agents d’exécution ont répondu favorablement à l’appel de grève lancée par le syndicat de l’entreprise.

« Les protestataires revendiquent une augmentation des salaires allant de 4000 à 7000 DA », a-t-il ajouté, précisant que la grève est illimitée. Selon ce qui a été affiché au niveau des unités, le syndicat a décrété une grève ouverte jusqu’à la satisfaction totale de la plateforme de revendications.

Pour les travailleurs, l’Etusa est un bastion. Les mouvements et les actions des travailleurs dans l’entreprise sont souvent annonciateurs d’autres mouvements dans d’autres entreprises et zones industriels.

En 1974, se sont les travailleurs de l’Etusa qui ont porté une première griffe « au consensus national », marque de fabrique du bonaparte Houari Boumediène. Les travailleurs l’avaient contraint à se rendre dans l’entrepôt de Bouzaréah pour négocier lui-même la reprise.

L’importance de ce mouvement n’a bien sûr pas échappé au pouvoir qui a intimé l’ordre aux responsables de l’entreprise de lâcher du lest et de négocier. Résultat : les revendications ont été satisfaites en moins de 24 heures de grève : application sans tarder de la convention collective et une augmentation salariale de près de 30%.

Article paru dans Minbar El Oummel (N°22), une publication du Comité d’organisation des socialistes internationalistes (COSI).

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Tlemcen, le siège de l’UGTA muré !

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La colère des Algériens contre tous les décideurs est plus profonde que tout le monde le pense. Et celle que nourrissent les travailleurs plus particulièrement contre le très zélé patron de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd est particulière.

Une centaine de syndicalistes de la wilaya de Tlemcen ont usé, le 17 juin dernier, d’une action radicale pour rejeter le patron de ce syndicat et ses supplétifs au niveau local.

Ainsi, un mur a été érigé à l’entrée du siège de l’UGTA de la ville de Tlemcen, une manière pour eux de tourner la page de ce syndicat et d’élire à sa tête les vrais syndicalistes qui défendront les droits des travailleurs, qui est effectivement la mission initial d’un syndicat.

Sidi Saïd est toujours accusé d’avoir défendu le pouvoir et les patrons au lieu des masses ouvrières. Il est aussi parmi les personnalités politiques les plus citées dans des affaires de corruption. (voir la vidéo en bas)

Abdenour Igoudjil

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Un ancien officier du DRS parle du mouvement de dissidence populaire

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Ancien officier supérieur de l’ANP, Mohamed Khalfaoui rappelle que lors de son discours de mardi, le chef d’Etat-major, Gaïd Salah avait relancé l’idée d’une recherche de solution par le biais d’un dialogue organisé dans un cadre constitutionnel seul moyen, selon lui, de parvenir «à une entente».

Beaucoup de sujets sont abordés par cet orateur. La présidentielle, le départ inéluctable du premier ministre, la relance économique, le mouvement de dissidence populaire, la jeunesse, la nécessité de récupérer l’argent volé….

S’exprimant, mardi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaîne 3 de la Radio Algérienne, celui-ci considère que les Algériens doivent prendre conscience de l’extrême gravité de la situation à laquelle est présentement confronté leur pays et que seul, estime-t-il, le président de l’Etat, dont il juge qu’il doit continuer à assurer ses fonctions, est légalement à même de décider des mesures pour y faire face. « On ne peut, souligne-t-il, étêter l’Etat en cette période de crise » souligne-t-il.

A propos de l’organisation d’une présidentielle « propre et honnête », laquelle pourrait, declare-t-il, pouvoir se tenir dans trois à quatre mois, l’intervenant abonde, par contre, dans le sens des revendications exprimées durant les manifestations de chaque vendredi, réclamant le départ « justifié » du Premier-ministre, Nourredine Bedoui et des ministres de la Justice et de l’Intérieur.

L’urgence, considère-t-il, est de rassurer les citoyens qu’ils sont désormais défendus par une justice indépendance et une armée qui a donné des gages de sa  bonne volonté à répondre à leurs revendications, « sans exception ».

Des menaces pesant sur la Nation à partir de ses frontières, M. Khalfaoui relève que sans l’apport du peuple, l’armée s’en trouverait diminuée ,mais que dans le cas contraire, nul ne pourrait être tenté à empiéter sur la moindre parcelle de leur territoire commun, d’où, reprend-t-il, l’impérieuse urgence à dépasser la délicate situation auquel fait face présentement le pays (voir la vidéo).  Chaîne 3

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