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Révélation choc : comment l’Europe et la Libye laissent mourir des migrants en mer

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Il y a un peu plus d’un an, le 6 novembre 2017, une fragile embarcation sombre en mer avec à son bord 150 migrants partis de Tripoli pour tenter de rejoindre l’Europe. La plupart d’entre eux sont morts.

Avec l’aide de Forensic Oceanography – une organisation créée en 2011 pour tenir le compte des morts de migrants en Méditerranée – et de Forensic Architecture – groupe de recherche enquêtant sur les violations des droits de l’homme –, le New York Times a retracé le déroulement de ce drame, dans une enquête vidéo extrêmement documentée.

Depuis l’accord passé en février 2017 entre la Libye et l’Italie, confiant aux autorités libyennes le soin d’intercepter les migrants dans ses eaux territoriales, le travail des ONG intervenant en mer Méditerranée avec leurs bateaux de sauvetage est devenu extrêmement difficile.

Ces dernières subissent les menaces constantes des gardes-côtes libyens, qui, malgré les subventions européennes et les formations qu’ils reçoivent, n’ont pas vraiment pour but de sauver les migrants de la noyade.

Ainsi, en fermant les yeux sur les pratiques libyennes régulièrement dénoncées par les ONG, l’Europe contribue à aggraver la situation et précipite les migrants vers la noyade, s’attache à démontrer cette enquête vidéo publiée dans la section Opinions du New York Times. Un document traduit et sous-titré par Courrier international. 

Selon les auteurs de la vidéo, les gardes-côtes n’ont pas vraiment pour objectif de sauver les migrants proches de la noyade et compliquent l’intervention d’ONG de sauvetage en mer, comme Sea-Watch, une organisation allemande, présente ce jour-là.

La vidéo montre ainsi le bateau des gardes-côtes se rapprocher trop près du canot, si bien que des migrants meurent noyés entre les deux embarcations.

Aucun canot de sauvetage n’est mis à l’eau. Puis les marins libyens jettent des projectiles contre les humanitaires venus sur les lieux, avant de maltraiter les rescapés montés à bord.

Parmi ces derniers, certains choisissent même de repartir dans l’eau plutôt que de rester sur le bateau, tandis que les autres seront ramenés en Libye, où ils seront maintenus dans des camps de détention, dans des conditions généralement déplorables. 

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« La France a commis des massacres en Tunisie, elle doit s’excuser et réparer »

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La justice tunisienne, au travers de l’Instance vérité et dignité (IVD), a la France dans son collimateur. Chargée de faire la lumière sur les crimes d’État commis sous les régimes de Bourguiba et de Ben Ali, elle exige excuses et réparations de la part de l’État français.

La justice transitionnelle tunisienne, par le biais de l’Instance vérité et dignité (IVD), veut faire la lumière sur les crimes d’État commis sous les régimes de Bourguiba et de Ben Ali, et met la France devant ses responsabilités, en exigeant des excuses de sa part. Un mémorandum devrait être envoyé très prochainement, dès le début du mois de juillet, selon Sihem Ben Sedrine sa présidente. 

Sur son bureau, des piles de dossiers sont entassées. La plupart concernent les crimes commis par l’état tunisien durant l’époque de Bourguiba et de Ben Ali. Mais certains visent l’État français pour des crimes perpétrés après l’indépendance tunisienne : « Les premières violations commises par l’État français à travers ses parachutistes et son aviation, c’est en juillet 1956. La Tunisie était indépendante et ils ont pilonné tout le sud et ont tué des centaines de Tunisiens.  Et le grand massacre, c’était celui de Bizerte. Ils ont tué un peu moins de 5000 personnes. Environ 300 militaires, mais tous les autres étaient des civils ».  

L’IVD assure avoir documenté ces violations dans les moindres détails, avant de les faire parvenir à Paris début juillet. 

Excuses et réparations financières

Les réparations financières réclamées à l’État français le seront conformément aux barèmes fixés par la justice transitionnelle tunisienne : « Un homicide, c’est 200 000 dinars. Concernant l’affaire de Bizerte, multipliez par 5000 personnes pour faire la somme », détaille Sihem Ben Sedrine. Dans le cas de Bizerte uniquement, cela représente l’équivalent de plus de 30 millions d’euros. L’IVD enverra à l’État français un dossier complet « avec le nombre de morts et tous les détails les concernant pour justifier ses demandes. »

Sur ce mémorandum, la présidente de l’IVD explique : « Nous attendons de la France qu’elle se réconcilie avec ses principes et ses valeurs. Durant l’époque coloniale, la France n’appliquait pas les droits de l’Homme sur les terres conquises, dont la Tunisie. Il est temps aujourd’hui que la France se réconcilie avec ses valeurs, et avec ses anciennes colonies. Il est grand temps qu’elle se réconcilie avec la Tunisie. Et qu’on puisse construire un futur apaisé. » Pour l’heure, le gouvernement tunisien n’a pas pris position sur cette démarche de la justice transitionnelle. 

Après avoir subi de fortes pressions politiques, notamment celles du pouvoir, pour limiter son activité, l’instance chargée de la justice transitionnelle a publié son rapport final (en six volumes) le 26 mars dernier. Au total, plus de 60 000 plaintes ont été étudiées, plus de 10 00 victimes identifiées, en quatre ans de travail. Au tour maintenant des chambres juridictionnelles spécialisées d’instruire les procès.

Publié par France Inter

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Le restaurant français Mirazur élu meilleur restaurant du monde

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Le restaurant français Mirazur du chef argentin Mauro Colagreco, situé à Menton dans le sud de la France, a été élu mardi meilleur restaurant du monde par le magazine britannique spécialisé Restaurant, lors d’une cérémonie à Singapour.

Le Noma à Copenhague arrive deuxième de ce classement des 50 meilleurs restaurants du monde, le classement le plus convoité de la gastronomie mondiale, suivi par Asador Etxebarri au Pays basque espagnol.

Le restaurant Gaggan de Bangkok se classe troisième.

Mauro Colagreco, arrivé troisième de ce classement lors de la précédente édition, est aussi le seul chef étranger couronné par trois étoiles au guide français Michelin.

Accompagné de son épouse bésilienne Julia et de l’équipe du Mirazur, le chef est monté sur scène à l’annonce de sa victoire, tenant une énorme bannière représentant quatre drapeaux: ceux de l’Argentine, du Brésil, de la France et de l’Italie.

« Cette bannière représente le Mirazur et une nouvelle manière de cuisiner en France, » a-t-il déclaré.

Il a rendu hommage à la France qui lui a permis de « s’exprimer » à travers la cuisine, à l’Argentine pour « les souvenirs d’enfance », au Brésil qui lui a offert « l’amour de sa vie » et à l’Italie dont provient la moitié de son équipe.

« Merci mon équipe. Vous le méritez. Merci mes amis pour nous avoir soutenus pendant ces 13 années », a-t-il ajouté

AFP

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Iran: Washington vise le régime et sanctionne le Guide suprême

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Les Etats-Unis ont annoncé lundi de « dures » sanctions contre le Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, et plusieurs hauts gradés des Gardiens de la Révolution, frappant la tête de la République islamique pour faire encore monter la pression sur Téhéran.

Le président américain Donald Trump, qui accuse l’Iran de chercher à se doter de l’arme nucléaire et d’être un « parrain du terrorisme », a signé un décret empêchant « le Guide suprême, son équipe et d’autres qui lui sont étroitement liés d’avoir accès à des ressources financières essentielles ».

Egalement visé, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, visage de la politique iranienne de détente avec l’Occident, considéré comme un modéré et abhorré des ultraconservateurs.

Il sera placé sur la liste des sanctions « plus tard cette semaine », a indiqué le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, annonçant également que Washington allait geler des « milliards de dollars » d’actifs iraniens supplémentaires, sans autre précision.

Huit hauts gradés des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique du régime, ont aussi été sanctionnés, quatre jours après la destruction d’un drone américain par un missile iranien dans la région stratégique du Golfe.

Avant que la nature de ces nouvelles sanctions ne soit précisée, l’Iran avait dit qu’elles n’auraient « aucun résultat », tout en affirmant les prendre « au sérieux » et les considérer comme « un acte hostile, conforme au terrorisme économique et à la guerre économique lancés contre notre nation ».

En plus de ces dernières mesures, M. Trump, ont affirmé samedi des médias américains, a autorisé secrètement des cyberattaques contre des systèmes de lancement de missiles et un réseau d’espionnage iraniens, en riposte à la destruction du drone américain. Téhéran a affirmé n’avoir subi aucun dégât.

– Risque d’embrasement –

Washington et Téhéran, qui n’ont plus de relations diplomatiques depuis 1980, sont engagés dans un nouvel accès de fièvre qui fait craindre un embrasement.

Donald Trump a dit avoir annulé in extremis des frappes de représailles, prévues vendredi, contre des cibles iraniennes.

Alliée de l’Iran, la Russie avait qualifié les nouvelles sanctions d' »illégales ».

Le président français Emmanuel Macron a lui annoncé lundi qu’il rencontrerait « en aparté » Donald Trump pour évoquer le dossier iranien en marge du sommet G20 en fin de semaine au Japon.

Et dans un communiqué commun, au moment où le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo effectue une visite aux Emirats et en Arabie saoudite, deux alliés de Washington et grands rivaux de Téhéran, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont exhorté à trouver des « solutions diplomatiques » pour faire baisser les tensions actuelles.

De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a martelé que son pays, ennemi juré de l’Iran, ferait tout pour l’empêcher d’obtenir la bombe atomique.

– Détroit stratégique –

Le président américain avait plus tôt appelé les pays importateurs de pétrole à protéger leurs propres cargaisons dans le détroit d’Ormuz, un point de passage clé pour le commerce mondial de pétrole situé dans la zone où l’Iran a abattu le drone américain et où des attaques ont ciblé des pétroliers ces dernières semaines.

« Nous n’avons même pas besoin d’être sur place dans la mesure où les Etats-Unis sont désormais (de loin) le premier producteur d’énergie au monde! », a-t-il avancé, en appelant les autres pays importateurs de pétrole à monter en première ligne.

« 91% des importations chinoises de pétrole passent par le détroit d’Ormuz, 62% pour le Japon, et c’est pareil pour nombre d’autres pays », a dit le milliardaire républicain. « Pourquoi protégeons-nous ces voies de navigation (depuis de longues années) pour d’autres pays sans la moindre compensation? ».

« Tous ces pays devraient protéger leurs propres navires dans ce qui a toujours été un passage dangereux », a-t-il encore tweeté.

L’administration Trump s’est retirée en mai 2018 de l’accord nucléaire censé limiter les activités sensibles de l’Iran, et considéré par les Européens, les Russes et les Chinois -toujours parties à l’accord- comme le meilleur moyen de s’assurer que l’Iran n’aura pas la bombe.

Les Etats-Unis ont ensuite rétabli à partir d’août 2018 une série de sanctions économiques contre Téhéran dans le cadre d’une campagne de « pression maximale » contre l’Iran, accusé également de déstabiliser la région.

De nouvelles frictions sont à prévoir avec l’annonce par l’Iran que ses réserves d’uranium enrichi dépasseront à partir du 27 juin la limite prévue par l’accord nucléaire.

AFP

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