Connectez-vous avec nous

Actu

Présidentielle en RDC: le nom du successeur de Kabila attendra …

Publié

le

Il faut encore attendre pour connaître le nom du successeur de Joseph Kabila: prévue dimanche « au plus tard », l’annonce de la proclamation des résultats provisoires des élections générales en République démocratique du Congo a été reportée à « la semaine prochaine » sans autre précision.

C’est ce qu’a annoncé samedi à l’AFP le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) Corneille Nangaa à la veille de cette date-clé qui suscite des inquiétudes de réactions violentes.

« Il n’est pas possible de publier les résultats dimanche. On avance bien mais on n’a pas encore tout », a déclaré Corneille Nangaa, à la tête du seul organe en charge de la centralisation et l’annonce des résultats.

« On est encore autour de 45 à 48 % » dans la remontée des bulletins de vote, a-t-il assuré. « La semaine prochaine nous donnerons ».

Les tensions vont durer encore plusieurs jours pour la succession de M. Kabila que se disputent le candidat du pouvoir, l’ex-ministre de l’Intérieur Emmanuel Ramazani Shadary, et deux opposants, Martin Fayulu et Félix Tshisekedi.

Également en jeu, des risques de contestations violentes à l’annonce des résultats, qui inquiètent jusqu’à Washington. Le président Trump a annoncé l’envoi de 80 militaires américains au Gabon « en réponse à la possibilité que des manifestations violentes puissent survenir en RDC ».

La Céni et M. Nangaa sont eux-mêmes sous forte pression de la Conférence épiscopale, de l’Union africaine (UA), de l’Union européenne (UE) et des Etats-Unis pour publier des résultats qui respectent « la vérité des urnes ».

La Conférence épiscopale a même affirmé connaître déjà le nom du vainqueur grâce au travail de ses observateurs.

« Consolidation » des résultats

La centralisation des résultats au niveau local était très loin d’être achevée samedi, avait constaté l’AFP dans un centre local de la Céni.

A Kinshasa, seuls 187 bureaux de vote sur 687 ont été traités et comptabilisés au niveau du « Centre local de compilation des résultats » (CLCR) de Kalamu, dans la commune populaire de Matonge, a indiqué son président à l’AFP.

A travers le pays, les 179 CLCR vérifient et « compilent » (additionnent) les résultats de tous les bureaux de vote de leur zone.

Les CLCR envoient ensuite leur propre résultat pour une « consolidation » définitive au niveau de la Céni.

L’opposition redoute des fraudes et des tricheries à ce stade crucial des opérations de vote.

Dans le CLCR de Kalamu-Matonge à Kinshasa, deux à trois agents électoraux autour d’une table – six tables au total – ouvrent le pli en plastique de chaque bureau de vote qui contient le procès-verbal manuscrit des résultats et le récépissé électronique de la « machine à voter », pour comparaison et vérification.

Les bulletins de vote cartonnés sont recomptés s’il y a une différence entre le procès-verbal et le récépissé.

Les opérations ont lieu en présence des « témoins » des partis politiques, des observateurs et des journalistes. Ils sont assis en rang le long d’un mur et ne peuvent pas circuler autour des tables, ni prendre des photos.

A la fin des opérations pour chaque bureau de vote, ils peuvent consulter la fiche de « reconstitution » du CLCR, le PV et le récépissé. Des témoins et observateurs recopient les résultats sur un cahier.

Un candidat largement en tête

L’un de ces documents consultés par l’AFP indique que dans un bureau de vote, la participation a été inférieure à 50 % (278 électeurs sur 658 inscrits). Un candidat est très largement en tête.

Les trois principaux candidats à la succession du président Joseph Kabila ont tous indiqué qu’ils centralisaient leurs propres résultats.

Chez Martin Fayulu, quatre à cinq personnes appellent dans toutes les provinces des « points focaux » des partis de la coalition.

Les opérations se font toutes par téléphone depuis les coupures internet et SMS ordonnées par les autorités dès lundi dernier, au lendemain du scrutin.

Un tableau traîne sur la table. La « compilation » de près d’un million de voix. Un candidat se détache très largement en tête, suivi de ses deux rivaux. Le même que dans le CLCR de Kalamu-Matonge visité juste avant.

La participation est de 35 à 40 % un peu partout, relève-t-on.

La coalition autour de l’autre opposant Félix Tshisekedi affirme disposer de son propre centre de « compilation ». La coalition au pouvoir autour d’Emmanuel Ramazani Shadary affirme avoir arrêté les opérations dès la coupure internet.

A Goma (Est), des agents de la Céni espéraient recevoir ce samedi soir les plis en provenance des territoires du Rutshuru et du Walikale. AFP

Publicité
Cliquez pour commenter

Poster un Commentaire

avatar
  S'abonner  
Me notifier des

Actu

Biens mal acquis des responsables algériens : Sifaoui va saisir la justice

Publié

le

Le journaliste et écrivain algérien Mohamed Sifaoui vient de lancer un collectif d’avocats en vue de poursuivre en justice en France les responsables algériens pour leurs bien mal-acquis.

« Nous travaillons d’ores et déjà sur des procédures qui seront lancées en France prochainement contre des responsables ou d’anciens responsables algériens pour des biens mal-acquis », a écrit Mohamed Sifaoui sur sa page Facebook.

L’appel à témoignage est lancé pour récolter le maximum d’informations sur les noms des responsables, leurs biens immobiliers, leurs sociétés, leurs adresses, leurs prête-nom…

Mohamed Sifaoui compte également faire dans les semaines qui viennent « un signalement aux Etats-Unis auprès de The Foreign Corrupt Practices Act (FCPA) » concernant deux responsables algériens qui auraient touché des commissions en dollars, affaire relevant du droit américain.

Le journaliste entend aussi saisir le Conseil des droits de l’Homme à Genève pour des cas spécifiques de détention arbitraire ou de poursuites et harcèlement judiciaires. Enfin, il est prévu la constitution d’un autre collectif d’Algériens pour s’engager dans cette bataille.

Concernant justement les « biens » des responsables algériens en France, il faut rappeler que Christophe Dubois et Marie-Christine Tabet avaient cosigné chez Stock en 2015 le livre « Paris-Alger : une histoire passionnelle », un livre consacré à ce sujet. Des révélations qui avaient choqué le peuple algérien et confirmé ses doutes sur l’intégrité « morale et patriotique » des dirigeants algériens.

Amélia Guatri

Continuer la lecture

Actu

Alger, un procureur appelle les juges à ne pas obéir aux ordres des décideurs!

Publié

le

Le procureur du tribunal de Sidi M’hamed (Alger) a lancé un appel courageux et historique.

Il a appellé, en direct à la télévision, tous les hommes de secteur de la justice, surtout les juges et les procureurs, à ne plus « obéir aux ordres des décideurs et de ne plus avoir peur d’eux ».

C’est avec une voix haute et coléreuse que le jeune procureur s’est adressé à ses collègues de se libérer pour assurer vraiment indépendance de la justice. C’est un appel historique.

Un appel qui démontre aussi que par le passé, la justice algérienne était aux ordres. Il signe la rébellion de l’institution judiciaire après surtout les marches de protestation des avocats et magistrats la semaine dernière. (voir la vidéo en bas)

#شاهد الكلمة الكاملة لوكيل الجمهورية لدى محكمة سيدي امحمد بالعاصمة خلال الوقفة الاحتجاجية للقضاة

Publiée par Zoubir Fadel sur Jeudi 21 mars 2019
Continuer la lecture

Actu

Karim Tabou: « On est sorti pour structurer l’Etat algérien, pas le peuple »

Publié

le

Après Bejaia, Karim Tabou a animé, jeudi 21 mars 2019, un meeting à l’université de Tizi Ouzou.

Il a tenu d’emblée à préciser que ses initiatives avec d’autres hommes politiques d’opposition qui sont dans la rue visent « à structurer l’Etat algérien et trouver des solutions à la crise politique algérienne, et pas à structurer le peuple ».

Karim Tabou, alarmiste comme à son habitude et devant une foule nombreuse, dit ne pas parler au nom des manifestants mais en son nom personnel.

Très acclamé par certains manifestants, mais aussi critiqué par les autres, le nom de Karim Tabou est largement évoqué ces derniers temps par la presse algériens. Cependant la signature d’un manifeste avec deux anciens cadre du FIS dissous (Kamel Guemazi et Dhina) n’arrive pas à passer dans l’opinion.

Certains estiment qu’il s’est tiré une balle dans le pied en s’affichant avec des individus aussi peu recommandable et partie prenante de la décennie noire. (voir la vidéo en bas)

كريم طابو: حنا خرجنا ليهيكلة الدولة الجزائرية

كريم طابو: حنا خرجنا ليهيكلة الدولة الجزائرية

Publiée par Dzaïr TV sur Jeudi 21 mars 2019
Continuer la lecture

Nous suivre

Newsletter

Recevoir des vidéos par email

A La Une

Tags

Populaires