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Culture

Paléonthologie : les dernières découvertes d’Aïn Boucherit (Sétif)

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La professeure de paléontologie au Muséum national d’histoire naturelle de Paris, Brigitte Senut, a indiqué que la découverte d’outils très anciens à Aïn Boucherit (Sétif, 300 km à l’est d’Alger) questionne sur les migrations des hommes de l’Afrique vers l’Europe, soulignant que la région était « plus giboyeuse ».

« Les découvertes d’outils très anciens dans le nord de l’Afrique nous questionnent sur les migrations des hommes de l’Afrique vers l’Europe. Il y a quelques jours on annonçait la découverte d’outils taillés très anciens, jusqu’à 2,4 millions d’années dans le nord de l’Afrique, en Algérie, dans la région d’Aïn Hanesh, sur le site d’Aïn Boucherit en particulier », a-t-elle précisé mercredi à France culture.

Cette découverte archéologique dans la région de Sétif informe sur les migrations anciennes des êtres humains, d’une zone à l’autre bout du monde: de l’Afrique orientale à l’Afrique du nord, et jusqu’à l’Europe, a-t-elle expliqué, relevant que c’est la première fois qu’on découvre des outils aussi anciens dans le bassin méditerranéen.


Pour cette paléontologue, qui retrace dans ses recherches l’évolution biologique de l’humanité, la découverte d’Aïn Boucherit « nous remet en mémoire le fait que c’est un homme migrant qui se déplace et qui n’est pas restreint, contraint à une région précise », indiquant que les premières migrations se passaient vers 1,5 million d’années et que c’était l’Homo erectus ou l’Homo ergaster qui allait peupler le monde.

Elle a fait observer que l’environnement dans la région d’Aïn Hanech et sur le site d’Aïn Boucherit, en particulier, « était un milieu de savane humide donc était beaucoup plus humide que ce que l’on connaît aujourd’hui dans la région ».

« C’était une région plus giboyeuse : on a des hippopotames, des antilopes… Donc c’était quelque chose d’important pour l’homme pour pouvoir se nourrir », a-t-elle ajouté.

Pour les outils découverts, la paléontologue a indiqué que « ce sont des outils classiques d’une culture qu’on a découverte à Olduvai en Tanzanie, donc c’est une culture ancienne qu’on a retrouvée au Kenya ou en Ethiopie, à Gona par exemple, mais également en Ouganda à Niabou vers 1,5 ou 1,8 million d’années ».

« Parmi les outils ce sont en grande partie des noyaux de cailloux de calcaire qui ont été recassés, certains sur une face, d’autres un peu plus largement. Il y a des éclats et donc c’est relativement diversifié pour une culture très ancienne », expliquant que cela veut dire aussi qu’il y avait « probablement » consommation de viande, de moelle, et donc « ça nous apporte quelque chose d’important sur la paléobiologie, le paléo-comportement de ces hominidés anciens en dehors de l’Afrique orientale ». APS

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Le chanteur Amirouche revient sur son rapt (vidéo)

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Le chanteur engagé kabyle Amirouche, victime d’un rapt dans le nuit du 15 au 16 juin dernier, revient dans ce témoignage à Berbère Télévision sur les circonstances de cet enlèvement. Voir vidéo ci-dessous.

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Culture

Révolution du sourire: paroles d’artistes algériens

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Mustapha Sedjal est Plasticien et Vidéaste algérien vivant et travaillant en France. Depuis le 24 février, tous les dimanches, il est sur la Place de la République participant avec ses compatriotes au mouvement de contestation populaire qui a cours en Algérie depuis plus de 4 mois. Mustapha nous éclaire sur la nature de sa participation et sur le rôle de l’art dans ce soulèvement populaire.

Hirak à Place de la République © Mustapha Sedjal

Hirak à Place de la République © Mustapha Sedjal

Comment percevez-vous le Hirak 4 mois après son déclenchement ?

Le Hirak  pour les uns, Révolution Silmiya (pacifique) pour d’autres, peu importe ! Il fallait s’attendre à cet élan national pour le changement du « système » politique. Notre jeunesse ne pouvait plus continuer à vivre ou à survivre sans perspectives ou horizons au-delà de la harga – exil clandestin – ou de la mort à petit feu dans le silence.  

Il fallait démolir les murs de « l’enfermement » et reconquérir notre indépendance pour crier haut et fort noter souffrance face à l’injustice et à la hogra – le mépris. Chaque marche le vendredi est un pas en avant vers une Algérie nouvelle qui aspire à vivre autre chose. Le champ du possible est vaste. Nous avons de quoi construire un monde meilleur. En tant que plasticien et observateur, je redécouvre une Algérie débordante de créativité à travers notamment les slogans, les chants, les tifos, la musique, les clips… La date du 22 février restera gravée dans l’histoire de l’Algérie comme une étape nouvelle vers une seconde Libération et la renaissance d’une nation.

Comment l’annulation des élections présidentielles prévues le 4 juillet impactera-t-elle le mouvement de contestation populaire ?

Le mouvement Silmiya est dans son élan. Rien ne peut l’arrêter aujourd’hui. Nous irons jusqu’au bout du « dégagement » du système khamedj (sale). Avec sagesse, nous allons les vaincre tous ensemble. Yetnahaw Ga3 ! (qu’ils dégagent tous !)

 Tous les dimanches, vous investissez la Place de la République avec vos matériaux. Quel rôle l’art peut-il jouer dans ce soulèvement populaire ?

  Depuis le 24 février, je manifeste à ma manière en tant que plasticien sur la Place de la République. Le premier dimanche soit le 24 février, nous étions deux artistes,  Moho Sahraoui et moi-même, chacun de son côté. C’est en rentrant le soir chez moi que j’ai découvert l’intervention publique de Moho sur la Place grâce aux photos du Facebook.

Tous les dimanches, mon intervention se déploie sous deux formes. La première concerne la mise en place d’une intervention plastique en faisant participer les manifestant.e.s. Ces séquences sont prises en photos et filmées pour deux raisons. D’une part, car elles constituent la matière première de mon projet plastique.  Et d’autre part, parce qu’elles sont des traces de l’histoire du mouvement Silmiya.

La deuxième intervention se déroule dans l’Atelier Silmiya organisé par le Collectif Arts visuels auquel participent plusieurs artistes dont Moho S., Anouar B., Hacène B., Mersali O. Amina B., Ali B. et d’autres artistes. Ces ateliers se déroulent sous l’oeil intéressé des manifestant.e.s.

Pour revenir à la question du rôle de l’art dans le soulèvement populaire algérien, je dirai que cet élan est en-lui-même un « geste plastique et esthétique »Nous avons vu dès le début des manifestations des panneaux et des pancartes mettre en exergue des slogans, des dessins, des photos, des montages, des tifos qui donnent une dynamique aux marches chaque vendredi en Algérie, et chaque dimanche à Paris. Le tout se vit sur un mode humoristique.

De votre point de vue, l’art a-t-il vocation à être au service des causes politiques et autres ?

Je dirai oui ! Chaque cause est noble, face à un paysage, à une nature morte ou à un drame humain. De Francisco de Goya (« Fusillades du 3 mai », 1808) à Pablo Picasso (« Guernica », 1937), en passant par M’hamed Issiakhem, Mohamed Khadda ou Choukri Mesli, chacun de ces artistes a su traduire, à un moment de sa trajectoire artistique ; le drame humain sur un plan plastique et esthétique.

Dans ma démarche plastique, je questionne la mémoire et l’histoire de l’Algérie pré et post coloniale et les drames et les séquelles qui nous habitent. Sur la Place de la République, j’ai abordé dans mes interventions personnelles le drame des « harragas » (les migrants clandestins), victimes du système actuel. Concernant les peintures que nous réalisons dans le cadre du Collectif Arts visuels, en écho à l’écho de la situation en Algérie, notre démarche consiste à témoigner et à laisser des traces. Cette production plastique sera exploitée un jour.

MEDIAPART , PAR NADIA AGSOUS

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Culture

Oran: « El faqir », un spectacle de rue pour enfants

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ORAN – Un nouveau spectacle de rue, le premier à être destiné uniquement aux enfants, intitulé « El faqir » (le pauvre), est en montage à Oran, a-t-on appris samedi du directeur du Théâtre régional « Abdelkader Alloula » (TRO).

« Il s’agit de la première production du TRO dédiée aux enfants dans le but de les imprégner de la tradition populaire de la ‘halqa’ si chère au regretté dramaturge Alloula », a précisé à l’APS Mourad Senouci.

L’idée, a-t-il expliqué, est partie de l’affluence du jeune public observée aux différentes représentations de la pièce « El harraz » qui constitue le premier spectacle de rue produit l’année dernière par le TRO. Mourad Senouci est l’auteur du texte du nouveau spectacle « El faqir » qu’il a décidé d’offrir aux petits en cette période marquée par la célébration des journées africaine et mondiale de l’enfant.

La mise en scène est assurée quant à elle par Leila Touchi, la réalisatrice de la pièce « El harraz » qui a été jouée avec succès dans différents quartiers populaires d’Oran et d’autres villes du pays.

Outre « El faqir » dont la générale est prévue le 8 juillet prochain, le TRO est également investi dans la coproduction, avec la coopérative théâtrale « Mass-Art », d’un autre spectacle de rue intitulé « Ennadji » (le survivant) écrit et mis en scène par Adila Bendimered.

« Ennadji » sera joué le 22 juin prochain, a fait savoir le directeur du TRO, signalant que la grande place publique « 1er Novembre » et le quartier populaire de « Sidi El-Houari » accueilleront les premières représentations des nouvelles créations.

APS

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