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Politique

Le président Bouteflika signe le dernier budget de son 4e mandat

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Le président Abdelaziz Bouteflika, dont l’état de santé fait l’objet de spéculations récurrentes, a signé jeudi 27 décembre le budget 2019, le dernier de son 4e mandat, alors que persiste l’incertitude autour d’une candidature du chef de l’Etat, 81 ans, à quelques mois du scrutin. 

La télévision d’Etat a indiqué que la Loi de Finances 2019 a été signée ce jeudi, diffusant des images de la réunion du Conseil des ministres sous la présidence de M. Bouteflika.

Le chef de l’Etat est apparu signant le document, assis en bout de table entouré par le gouvernement et les présidents des deux chambres du Parlement.

La Loi de Finances 2019, adoptée le 15 novembre par les députés, est marquée par un maintien du haut niveau des dépenses sociales et par l’absence de nouvelles taxes, à quatre mois de la présidentielle et sur fond de remontée des prix du brut.

La loi table sur des recettes quasi-identiques à 2018, à environ 48,3 milliards d’euros, dont 20 milliards de « fiscalité pétrolière ». Le déficit budgétaire s’établit à quelque 15 milliards d’euros (soit environ 10% du PIB) en très légère baisse de 3,9% par rapport à l’an dernier.

La Loi de Finances mise sur une croissance de 2,9% en 2019, avec une inflation à 4,5% et une poursuite de la fonte des réserves de changes. Fortes de 195 milliards de dollars (170 milliards d’euros) en 2014, avant la chute des prix du brut, elles devraient s’établir à 62 milliards de dollars (54 milliards d’euros) en 2019.

Âgé de 81 ans et souffrant des séquelles d’un accident vasculaire cérébral (AVC) dont il a été victime en 2013, le président algérien ne s’exprime plus en public et ne fait que de rares apparitions hors de sa résidence médicalisée.

Il apparaît de temps en temps à la télévision d’Etat, notamment quand il reçoit des dignitaires étrangers, la dernière fois à l’occasion de la visite de la chancelière allemande Angela Merkel, le 17 septembre.

Souffrant, M. Bouteflika n’avait pu recevoir le 3 décembre, contrairement à ce qui était prévu, le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane, en visite à Alger.

Les spéculations autour d’une candidature de M. Bouteflika à un 5e mandat, à l’occasion de la présidentielle prévue en avril 2019, monopolisent le débat politique en Algérie.

Au pouvoir depuis 1999, M. Bouteflika dont le mandat expire le 27 avril, n’a pas fait part de ses intentions alors que les appels de son camp en faveur d’un nouveau mandat se sont multipliés. AFP

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Drapeau amazigh : le jeu dangereux de Gaïd Salah

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Le chef d’état-major de l’armée, le général major Ahmed Gaïd Salah, joue-t-il le jeu des clivages régionaux et de la division du mouvement ? Veut-il conforter le clan des « Naïma Salhi » ? Son message ce mercredi le suggère fortement.

Le général de corps d’Armée, Ahmed Gaïd Salah, a en effet mis en garde, ce mercredi 19 juin à Béchar, contre les « tentatives d’infiltration » des marches populaires par une « faible minorité » de manifestants qui brandissent des drapeaux autres que l’emblème national.

« Il convient d’attirer l’attention sur une question sensible concernant les tentatives d’infiltration des marches populaires, au cours desquelles des drapeaux autres que l’emblème national sont brandis par d’infimes minorités. L’Algérie a un seul drapeau pour lequel des millions de martyrs se sont sacrifiés », a souligné M. Gaïd Salah au troisième jour de sa visite en 3ème Région militaire.

Cette déclaration du chef d’état-major de l’armée vient conforter politiquement le comportement des forces de la répression qui s’attaquent systématiquement aux manifestants portant des drapeaux amazighs.

Le général-major Ahmed Gaïd Salah a fait savoir que « des ordres et instructions fermes ont été donnés aux forces de sécurité afin de faire respecter strictement les lois en vigueur et de faire face aux individus qui essayent d’attenter à nouveau aux sentiments des Algériens ».

Il faut noter qu’en terme d’arrestation et de répression, même l’emblème national, « pour lequel des millions de martyrs se sont sacrifiés », comme le souligne Ahmed Gaïd Salah, est arraché aux manifestants.

Une déclaration qui vient cautionner les discours de haine et de racisme livrés par Naïma Salhi et qui suscitent les réactions les plus indignées des Algériens.

A. G.

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Appel aux forces de l’alternative démocratique

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Sept organisations politiques de la mouvance démocratique, le FFS, le RCD, le PT, le PST, l’UCP, le MDS et le PLD, ainsi que Me Noureddine Benissad de la LADDH ont lancé aujourd’hui mardi 18 juin un « appel aux forces de l’alternative démocratique » dont voici le texte :

Le peuple algérien après son soulèvement contre le colonialisme à travers une révolution devenue un exemple pour le monde entier et source d’inspiration pour les peuples opprimés, le voilà aujourd’hui en train de mener sa deuxième révolution, pacifique et unitaire pour imposer le changement radical pacifique et démocratique du système sous l’admiration de tous les pays.

La détermination reste inébranlable et l’espoir immense. Seulement, le pouvoir en place, n’est pas disposé à saisir le sens profond de cet événement sans précèdent depuis l’indépendance. Il persévère obstinément dans le déni de la réalité et a fait le choix du pourrissement et la manipulation.

Le rassemblement des forces de l’alternative démocratique est le seul à même de traduire fidèlement cette profonde aspiration populaire. Il est vain de croire à l’existence d’une issue positive à ce conflit dans le cadre de l’ordre actuel. Ni le pouvoir, ni ses diverses excroissances ne sont en mesure de constituer un recours. Pourtant, le sursaut citoyen, de par son caractère pacifique et massif, est une chance pour le pays. C’est une force capable d’engager le pays dans la voie de la souveraineté populaire, de la modernité et du progrès.

La transition démocratique n’est pas un choix. Elle est de l’ordre de la nécessité. Aujourd’hui l’urgence est d’élaborer une solution politique ambitieuse, raisonnable et réalisable, loin des règlements de compte et des calculs étroits. Elle vise à mettre fin à ce régime dictatorial et changer radicalement le système en vue de propulser le pays d’un ordre constitutionnel obsolète vers un ordre démocratique.

Nous signataires de cet appel exigeons la libération immédiate et sans conditions de tous les détenus d’opinion, condamnons la judiciarisation de l’action politique comme c’est le cas de la secrétaire générale du Parti des Travailleurs et la levée de toutes les entraves aux droits d’expression, de réunion et de manifestation.

Aujourd’hui, libérer une dynamique politique de construction d’un état de droit et des libertés et de la société est une priorité en vue d’amorcer une véritable transition démocratique. L’heure aujourd’hui est à la concertation et au dialogue des forces progressistes afin de construire un pacte politique consensuel qui définira par la suite les contours du processus de transition démocratique dans notre pays.

C’est dans cette optique qu’une première rencontre de concertation et de dialogue est décidée d’un commun accord pour le 26 juin 2019. Nous réitérons notre appel à d’autres acteurs politiques, aux syndicats autonomes, au mouvement associatif, ainsi que les personnalités nationales indépendantes et la communauté algérienne à l’étranger, qui se reconnaissent dans cet appel à se joindre à cette initiative de concertation et de dialogue sans préalable.

Ensemble pour un dialogue sérieux, responsable et inclusif

Ensemble pour une véritable transition démocratique

Ensemble pour construire un Etat de droit

Vive l’Algérie libre et démocratique

Gloire à nos martyrs

Alger, le 18 juin 2019

Les Signataires :

• Le Front des Forces Socialistes. (FFS)

• Le Rassemblement pour la Culture et la Démocratie. (RCD)

• Le Parti des travailleurs. (PT)

• Le Parti Socialiste des Travailleurs. (PST)

• L’Union pour le Changement et le Progrès. (UCP)

• Le Mouvement Démocratique et Social. (MDS)

• Le Parti pour la Laïcité et la Démocratie. (PLD)

• Maitre BENISSAD Noureddine, pour la Ligue Algérienne pour la Défense des Droits de l’Homme. (LADDH)

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A propos de « l’initiative de la société civile »

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Une « rencontre nationale de la société civile » a réuni, le samedi 15 juin à Alger, le collectif de la société civile, l’intersyndicale des syndicats autonomes et le forum civil.

L’objectif était de formuler une proposition « consensuelle » pour une transition pacifique et démocratique.

Disons-le clairement, chaque organisation ou regroupement d’organisations a le droit de se réunir, de proposer et de s’affirmer comme un courant d’opinion dans ce mouvement populaire. C’est la règle démocratique !

Ils ont le droit de proposer et de se battre pour leur proposition, d’autant que pour certains, les parcours militants et de luttes sont réels et pas superficiels. Mais les mots ont un sens ! Ils traduisent ce qu’on exprime et ce qu’on n’exprime pas !

Parler de « LA » rencontre nationale au lieu d’ « une » rencontre, parler de « la société civile » au lieu « d’un collectif d’associations », représentatives ou pas (c’est une autre affaire), mettre en avant des « dynamiques » formelles et pas vraiment réelles comme l’intersyndicale des syndicats autonomes (au même titre que d’autres d’ailleurs) qui est plus dans l’existence institutionnelle que dans un activisme réel impactant la révolution populaire, sans parler d’associations qui se greffent au mouvement et qui ne représentent pas grand-chose! Je partage plutôt la préoccupation de créer une dynamique d’éveil politique, de conscientisation et d’auto-organisation autour et dans le Hirak qui manque énormément !

Doit-on chercher un « consensus » à tout prix ?

Une feuille de route consensuelle qui sera validée par tout le monde ? Ça n’existe pas et ça sera une énergie dispersée. Le seul point consensuel est de préserver, renforcer et durabiliser cette révolution populaire ! Après, il est souhaitable d’avoir des lectures, des positionnements et des identités politiques claires y compris partisanes (présentes mais pas visibles dans cette rencontre) pour que ceux et celles impliquéEs dans le mouvement populaire puissent y voir clair. Les vrais acteurs du Hirak… ne sont pas institutionnels, rappelons-le !

Rechercher « le dialogue » avec le pouvoir réel ou « l’État profond » ne peut être interprété que comme une bouée de sauvetage pour le système et Gaïd Salah. Depuis le 22 février, la révolution du vendredi, confortée par celle du mardi universitaire, est le seul lieu de légitimation et d’expression de la souveraineté populaire. Confuse, contradictoire et parfois très ambiguë, cette expression populaire est l’expression des rapports de forces établis sur le terrain par tout ce qui manifestent, qui animent, qui orientent cette parole libérée vers une visibilité plus politique!

On ne dialogue pas, on négocie en s’appuyant sur les rapports de forces construits sur le terrain par ce mouvement populaire. L’impératif est de lancer les débats, de formuler des alternatives, de les confronter et de les assumer avec son identité politique, sociale ou idéologique.

Les regroupements fourre-tout, interclassistes où tous les intérêts idéologiques, économiques, sociaux ou de classe se mélangent comme si de rien n’était, n’iront pas loin ! La révolution démocratique se construit par les décantations et les confrontations (« silmiya, silmiya », pacifiquement, bien sûr) au même titre que les révolutions sociales. Nous sommes tous des algériens mais nous ne sommes pas tous des frères !

Adel Abderzak

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