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Toute l’histoire des équipements EvCon-Cevital bloqués à Boudouaou

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Communiqué. Dans le cadre de notre projet d’installation d’une usine de fabrication de membranes à Larbaa, nous avons importé une presse pour plaques sandwich de type DL 2300 A5, déchargée au port sec de Boudouaou le 09/07/2018.

Les services des douanes ont jugé utile de recourir à une expertise judiciaire pour déterminer sa valeur ainsi que son état. Un expert a été ainsi désigné le 08/08/2018. Par ignorance de la nature de la machine importée, l’expert en question a confondu notre presse pour plaques sandwich avec une extrudeuse.

Cette erreur de taille a faussé l’ensemble de son rapport.Le 03/09/2018, le tribunal a désigné un deuxième expert. A quelques jours de la remise de son rapport, nous avions appris que la douane avait dressé un procès-verbal d’infraction à la législation sur le change en se basant uniquement sur la première expertise erronée et s’est précipitée à le transmettre au Procureur dela République près le tribunal de Boudouaou sans attendre les conclusions du deuxième expert.

Ce dernier allait pourtant conclure que l’équipement est d’une technologie unique au monde et que sa valeur déclarée est justifiée, non exagérée et acceptable.Suite à cette deuxième expertise, nous nous sommes rapprochés des services des douanes pour demander l’enlèvement de notre marchandise. Cesdits services ont alors requis une troisième expertise pour trancher définitivement ce litige.Le 30/09/2018, un troisième expert a donc été désigné par le tribunal de Boudouaou. Il a conclu, comme le deuxième expert, que la valeur de l’équipement en question est justifiée, étant donné que cette presse est un prototype fabriqué spécialement, spécifiquement et exclusivement pour EvCon Industry, avec une technologie supérieure et des caractéristiques techniques complètement inédites, dont ne dispose aucune autre machine au monde.

Fort de cette troisième expertise, nous avons de nouveau sollicité l’enlèvement de la presse. Le Directeur Régional des douanes de Dar El Beida nous a alors exprimé sa disposition à nous restituer l’équipement dès que la justice aura rendu une décision dans ce sens. Il nous a par ailleurs assuré que le procès-verbal d’infraction transmis au Procureur de la République serait alors classé sans suite.

Ces mêmes engagements ont été également pris par le Receveur des douanes de Boumerdes.Cette décision réclamée par les douanes a été rendue le 27 novembre 2018 par le tribunal de Boudouaou, qui a ordonné à l’administration des douanes de Boumerdès par une formule exécutoire la libération immédiate et sans conditions de notre équipement, sachant qu’il risque, comme l’atteste le fabricant, de sérieux dommages en cas d’une exposition prolongée aux intempéries.

A notre grand étonnement, ledit receveur a refusé d’exécuter ce jugement et a introduit une demande d’arrêt d’exécution. Demande qui sera rejetée par le tribunal le 13 décembre 2018, confirmant ainsi la décision de justice exécutoire rendue auparavant en notre faveur. Le même jour, nous nous sommes présentés avec cette nouvelle décision de justice aux services des douanes de Boumerdès.Ces derniers se sont dits prêts à l’appliquer et nous ont donné rendez-vous pour le dimanche 16 décembre 2018 pour l’enlèvement de notre marchandise.

Dimanche, 16 décembre 2018, nous nous sommes présentés au port sec de Boudouaou pour procéder aux formalités d’enlèvement de notre presse. Contre toute attente, les services des douanes sur place nous ont signifié l’impossibilité d’exécuter le jugement en raison d’une décision de rétention du matériel qui venait d’être transmise par le juge d’instruction près le tribunal de Boudouaou.

Cette procédure a été enclenchée sur la base du procès-verbal d’infraction à la législation sur le change établi suite à une première expertise superficielle,imprécise et réalisée sans consultation par l’expert de la fiche technique de la machine.

C’est ce que confirme le tribunal de Boudouaou qui a écarté dans son jugement exécutoire du 27 novembre 2018 cette expertise et n’a retenu que les deux contre-expertises favorables à EvCon Industries et réalisées bien avant la décision du juge d’instruction du 16 décembre 2018 de rétention de la machine.

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Grève victorieuse des travailleurs de l’Etusa

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C’est inopinément que les travailleurs de la compagnie de transport en commun Etusa ont débrayé le lundi 10 juin. Les grévistes revendiquaient une hausse de leurs salaires.

Au niveau des stations, les bus étaient à l’arrêt. « Nous sommes en grève, a lancé un chef de poste exerçant au niveau de la station du 1er-Mai, nous ne reprendrons le travail que lorsque nos salaires seront revalorisés. »

La direction de l’Etusa a reconnu que le mouvement de protestation a été massivement suivi à travers toute la wilaya. Selon le chargé de communication de l’établissement, Hassen Abbés, le taux de suivi du débrayage est de 100%. « C’est une grève lancée d’une manière spontanée sans même avertir la tutelle, d’ailleurs nous avons été surpris », a-t-il déclaré avant de préciser que tout le réseau est paralysé. Selon lui, tous les agents d’exécution ont répondu favorablement à l’appel de grève lancée par le syndicat de l’entreprise.

« Les protestataires revendiquent une augmentation des salaires allant de 4000 à 7000 DA », a-t-il ajouté, précisant que la grève est illimitée. Selon ce qui a été affiché au niveau des unités, le syndicat a décrété une grève ouverte jusqu’à la satisfaction totale de la plateforme de revendications.

Pour les travailleurs, l’Etusa est un bastion. Les mouvements et les actions des travailleurs dans l’entreprise sont souvent annonciateurs d’autres mouvements dans d’autres entreprises et zones industriels.

En 1974, se sont les travailleurs de l’Etusa qui ont porté une première griffe « au consensus national », marque de fabrique du bonaparte Houari Boumediène. Les travailleurs l’avaient contraint à se rendre dans l’entrepôt de Bouzaréah pour négocier lui-même la reprise.

L’importance de ce mouvement n’a bien sûr pas échappé au pouvoir qui a intimé l’ordre aux responsables de l’entreprise de lâcher du lest et de négocier. Résultat : les revendications ont été satisfaites en moins de 24 heures de grève : application sans tarder de la convention collective et une augmentation salariale de près de 30%.

Article paru dans Minbar El Oummel (N°22), une publication du Comité d’organisation des socialistes internationalistes (COSI).

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Tlemcen, le siège de l’UGTA muré !

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La colère des Algériens contre tous les décideurs est plus profonde que tout le monde le pense. Et celle que nourrissent les travailleurs plus particulièrement contre le très zélé patron de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd est particulière.

Une centaine de syndicalistes de la wilaya de Tlemcen ont usé, le 17 juin dernier, d’une action radicale pour rejeter le patron de ce syndicat et ses supplétifs au niveau local.

Ainsi, un mur a été érigé à l’entrée du siège de l’UGTA de la ville de Tlemcen, une manière pour eux de tourner la page de ce syndicat et d’élire à sa tête les vrais syndicalistes qui défendront les droits des travailleurs, qui est effectivement la mission initial d’un syndicat.

Sidi Saïd est toujours accusé d’avoir défendu le pouvoir et les patrons au lieu des masses ouvrières. Il est aussi parmi les personnalités politiques les plus citées dans des affaires de corruption. (voir la vidéo en bas)

Abdenour Igoudjil

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Un ancien officier du DRS parle du mouvement de dissidence populaire

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Ancien officier supérieur de l’ANP, Mohamed Khalfaoui rappelle que lors de son discours de mardi, le chef d’Etat-major, Gaïd Salah avait relancé l’idée d’une recherche de solution par le biais d’un dialogue organisé dans un cadre constitutionnel seul moyen, selon lui, de parvenir «à une entente».

Beaucoup de sujets sont abordés par cet orateur. La présidentielle, le départ inéluctable du premier ministre, la relance économique, le mouvement de dissidence populaire, la jeunesse, la nécessité de récupérer l’argent volé….

S’exprimant, mardi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaîne 3 de la Radio Algérienne, celui-ci considère que les Algériens doivent prendre conscience de l’extrême gravité de la situation à laquelle est présentement confronté leur pays et que seul, estime-t-il, le président de l’Etat, dont il juge qu’il doit continuer à assurer ses fonctions, est légalement à même de décider des mesures pour y faire face. « On ne peut, souligne-t-il, étêter l’Etat en cette période de crise » souligne-t-il.

A propos de l’organisation d’une présidentielle « propre et honnête », laquelle pourrait, declare-t-il, pouvoir se tenir dans trois à quatre mois, l’intervenant abonde, par contre, dans le sens des revendications exprimées durant les manifestations de chaque vendredi, réclamant le départ « justifié » du Premier-ministre, Nourredine Bedoui et des ministres de la Justice et de l’Intérieur.

L’urgence, considère-t-il, est de rassurer les citoyens qu’ils sont désormais défendus par une justice indépendance et une armée qui a donné des gages de sa  bonne volonté à répondre à leurs revendications, « sans exception ».

Des menaces pesant sur la Nation à partir de ses frontières, M. Khalfaoui relève que sans l’apport du peuple, l’armée s’en trouverait diminuée ,mais que dans le cas contraire, nul ne pourrait être tenté à empiéter sur la moindre parcelle de leur territoire commun, d’où, reprend-t-il, l’impérieuse urgence à dépasser la délicate situation auquel fait face présentement le pays (voir la vidéo).  Chaîne 3

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