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Politique

Quand Amar Saadani accusait Belkadem d’être un « agent de la France »

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Amar Saadani, l’ancien taulier du parti FLN a accusé Abdelaziz Belkhadem, le 5 octobre 2016 d’avoir été « lui et sa famille à la solde de la France durant la guerre de libération nationale ». Ces déclarations de trahison sont évidemment très graves. Saadani a même invité la presse à aller enquêter sur le passé de la famille Belkhadem. Pour autant, étrangement elles n’ont suscité ni attaque en justice ni grand débat.

Le barbe FLN Belkhadem a répondu évidemment. Mollement. « S’il met en doute mon patriotisme, allez demander aux personnes qui m’ont connu dans ma jeunesse et ma carrière », a-t-il soutenu. Ajoutant : « Quant au parcours révolutionnaire de ma famille, allez demander aux habitants de ma région et ils vous en parleront ».

Le patron du parti au pouvoir a accusé un ancien premier ministre de Bouteflika d’être un « agent de la France » avec tout ce que cela comporte comme charge émotionnelle et personne ne bouge.

L’information est revenue au devant de la scène au moment où l’on annonce le retour de l’islamiste en chef du FLN.

Comme quoi, on peut tout dire et n’importe quoi et rien ne bougera dans ce pays gangréné par le clan Bouteflika. On prendra les mêmes et on recommencera le même scénario jusqu’à l’usure.

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Tizi Ouzou : les universitaires dénoncent une « justice aux ordres »

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Le collectif des enseignants de la Faculté des sciences économiques, des sciences de gestion et des sciences commerciales (FSESGSC) de Tizi Ouzou a rendu public hier 24 juin un communiqué dans lequel il dénonce l’incarcération injuste des jeunes manifestants. Nous publions ci-dessous le communiqué :

La justice aux ordres, pour satisfaire les lubies autocratiques du chef d’état-major, a procédé injustement dimanche 23 juin 2019 à la mise sous mandat de dépôt d’une vingtaine de jeunes après être malmenés, violentés et arrêtés lors du 18e vendredi du mouvement révolutionnaire du peuple algérien.

Ayant brandi le fanion berbère, ces jeunes actuellement incarcérés à El Harrach illégalement, n’ont porté atteinte ni à l’unité nationale, ni à l’emblème officiel, au contraire les deux drapeaux s’étant côtoyés depuis le 22 février ont rendu possible aussi bien la fraternité entre les Algériennes et les Algériens que la solidarité et la reconnaissance de leur identité berbère millénaire.

Accuser ces jeunes de vouloir attenter à l’unité nationale est un énorme mensonge, indigne même d’une justice « dépendante ». Leur emprisonnement est une manœuvre perfide des tenants du pouvoir actuel, en vue de semer la confusion et d’attiser la haine au sein du mouvement, de détruire l’unité et la solidarité entre les Algériens, somme toute de contrer la révolution en cours.

Nous collectif d’enseignants, tout en dénonçant et condamnant ces manœuvres criminelles et antipatriotiques, nous engageons à poursuivre d’une façon persévérante la dynamique révolutionnaire jusqu’à la concrétisation de ses objectifs : Etat civil, Etat de droit, justice indépendante, république démocratique et sociale…

Convaincus du caractère inique et arbitraire de ces arrestations, nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de ces détenus politiques et l’arrêt de l’instrumentalisation des forces de l’ordre et de l’appareil judiciaire à l’encontre du peuple algérien.

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Béjaïa : grève générale et sit-in des avocats le 26 juin

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Le Barreau de Béjaïa a appelé hier lundi 24 juin à une grève générale suivie d’un sit-in demain mercredi 26 juin au niveau de la cour de Béjaïa, pour dénoncer les arrestations de citoyens pour port du drapeau amazigh et décide de déposer plainte contre la député Naïma Salhi, lit-on dans un communiqué de l’Ordre régional des avocats de Béjaïa (ORAB), parvenu hier à notre rédaction.

Le Barreau de Béjaïa « dénonce et condamne les arrestations de citoyens ayant participé à la marche du vendredi 21 juin 2019 sous des chefs d’inculpation lourds aux motifs de porter des fanions et étendards symbolisant la culture, l’identité et l’appartenance à Tamazgha, la Berbérie (Afrique du Nord) » et estime qu’il s’agit là « d’atteints aux droits et libertés collectifs et individuels », lit-on encore dans le communiqué de l’ORAB.

Le Barreau de Béjaïa décide également de « déposer plainte avec constitution de partie civile » contre la député Naïma Salhi « pour racisme, apologie de haine et atteinte à l’unité nationale » et s’indigne que cette député derrière « la campagne insidieuse et fractionnaire » et qui « appelle au lynchage, à la haine et à la division du peuple algérien » n’a jamais été inquiétée.

Enfin, le Barreau de Béjaïa réclame « l’indépendance totale du pouvoir judiciaire », « dénonce toute instrumentalisation de la justice » et demande la « libération immédiate » des citoyens injustement incarcérés, lit-on encore dans le communiqué de l’ORAB signé du Bâtonnier Maître Salem Khatri.

A. G.

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Drapeau amazigh : malaise dans le corps de la police

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La décision dangereuse et irresponsable prise par le chef d’état-major de l’armée Ahmed Gaïd Salah d’arrêter tous les Algériens qui brandiraient le drapeau amazigh commence à provoquer un malaise grave dans le corps de la police.

Le symbole de l’amazighité qui n’a plus posé problème depuis l’ouverture d’Octobre 1988 est devenu une fierté nationale que l’on met sur les drapeaux, les vêtements, les bijoux et les divers motifs de décoration ! Beaucoup de policiers n’ont aucun complexe avec ce symbole qu’ils portent fièrement et qui a plus une dimension culturelle et identitaire.

Utiliser le corps de la police pour réprimer, arrêter, emprisonner des jeunes qui porteraient le drapeau amazigh commence à mettre dans l’embarras beaucoup de policiers, commissaires et divisionnaires qui estiment qu’il s’agit là d’une dérive grave qui risque de déstabiliser leur institution d’autant qu’il n’y a dans cette affaire aucune atteinte réelle à l’unité nationale !

A. G.

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