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Mémoire

OLP : comment l’armée algérienne a éventé une attaque de Tsahal en 1988

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L’anniversaire de la proclamation de l’État palestinien le 15 novembre 1988 à Alger a été l’occasion pour certains militaires, cités par Middle East Eye, de lever le voile sur l’opération qu’a mené l’armée algérienne pour protéger ce congrès de l’OLP conte une tentative israélienne de bombardement.

Le 10 novembre 1988, l’Armée nationale populaire algérienne (ANP) a avorté une tentative de l’aviation militaire israélienne de bombarder le Palais des Nations à Alger, où se tenait le congrès de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), qui aboutit le 15 novembre à la proclamation de l’État palestinien, en lui livrant un combat dans les airs et au sol. C’est ce qu’a rapporté le 15 novembre le site d’information Middle East Eye (MEE) dans sa version française, en soulignant que l’ANP avait pris très au sérieux l’éventualité d’une attaque israélienne, compte tenu du précédent de la frappe aérienne que Tsahal avait mené à Tunis le 1er octobre 1985, et qui a coûté la vie à 68 personnes dont des dirigeants de l’OLP. Pour se préparer à tout imprévu, l’armée algérienne avait établi une zone d’interdiction aérienne de 20 kilomètres de rayon autour de la capitale algérienne et une zone de contrôle de 200 kilomètres.

«Comme prévu, ils [les avions israéliens, ndlr] sont venus», a déclaré un officier tunisien à la retraite à Tom Cooper, auteur spécialisé dans l’histoire de l’aviation militaire, dans un article qui retrace cet épisode, cité par MEE. «Le 10 novembre 1988, les radars d’alerte préventive algériens ont détecté une formation de contacts radar suspects venant de l’est. Un radar algérien a détecté un nombre de contacts lointains dans l’est, approchant à un niveau moyen», a-t-il ajouté en soulignant qu’«immédiatement, deux MiG-23 et deux MiG-25 ont décollé pour renforcer quatre MiG déjà sur le cap par rapport au Club des Pins [à Alger, ndlr].»

Décrivant le déroulement du plan de la riposte de l’armée algérienne, le même militaire tunisien a souligné que «les Algériens ne les ont pas incités [l’ensemble des MiG engagés, ndlr] à intercepter les Israéliens, qui étaient encore beaucoup trop loin». «Ils ont ordonné à leurs MiG de monter et de prendre position devant les avions», a-t-il encore précisé en soutenant qu’«en raison de l’activité algérienne, nous nous sommes mis [l’armée tunisienne, ndlr] en alerte également. Nos radars ont ensuite détecté deux groupes d’avions. À l’époque et à l’endroit, aucune activité commerciale ou militaire n’était prévue ou annoncée.»

Au sol, en parallèle à ce qui se passait dans le ciel, «une station d’écoute capte les communications d’un pilote d’Air France survolant la Sicile», demandant si «un bulletin […] a été émis pour un quelconque exercice militaire en apercevant des appareils non identifiés et armés près de son vol», selon un officier du Centre de détection et de contrôle (CDC) de l’ANP cité par MEE. Selon le même officier, la Batterie de reconnaissance et conduite de tir (BRCT) du 31e Groupement de batteries de missiles sol-air (GBMSA) positionnée à Reghaia, à l’est d’Alger, avait anticipé les événements en demandant la confirmation de l’ordre de tir au CDC.

La tension montant crescendo au sol comme dans les cieux, avait amené dans les minutes qui suivirent de plus en plus de stations radar algériennes et tunisiennes à s’activer pour suivre de près la formation des bombardiers israéliens entrante. Selon l’officier tunisien à la retraite cité ci-dessus, la vigilance des défenses anti-aériennes algériennes «a finalement eu un effet», en forçant les israéliens à abandonner l’opération par peur d’essuyer de graves pertes.«En 1988, les capacités de l’armée algérienne étaient à leur apogée: jamais elle n’avait eu autant d’avions, de missiles anti-aériens, et les personnels qui les opéraient étaient formés d’une excellente manière», a précisé un ancien colonel de l’ANP à Middle East Eye, qui a supervisé ce jour-là la défense aérienne à l’est du pays. Sputniknews

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Mémoire

Quand l’ex-colonel du DRS Larbi Cherif défendait Bouteflika et le 5e mandat !

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L’ex-colonel du DRS, Abdelhamid Larbi Cherif, avait soutenu le 5e mandat jusqu’à la dernière minute, en cherchant à sauver Bouteflika et son clan.

L’ancien officier des services n’a pas froid aux yeux pour exister au travers des interventions complaisantes dans des télévisions, outils de propagande du pouvoir.

Regardez ce qu’il disait avant la chute de Bouteflika. Pour Abdelhamid Larbi Cherif, Bouteflika est victime d’une propagande d’ennemis de l’Algérie, surtout la France, et que le « hirak » était manipulé.

Et maintenant depuis la chute du potentat, l’ex-colonel a changé de discours pour défendre aveuglément avec Gaïd Salah. Dans El Moudjahid il déclarait plus tard : « Si la révolution populaire qui frappe l’Algérie depuis le 22 février dernier ne connaît pas rapidement une issue positive, elle peut dégénérer ». Le même « analyste » qui faisait l’éloge de Bouteflika, ajoute : « Malheureusement, à cause de l’enracinement de corruption dans toutes les sphères de décisions, et  à tous les niveaux, le pays est resté à la traîne ».

Quelle crédibilité reste-t-il pour cet individu ? Et pourquoi diable des chaînes de télé lui donnent la parole alors qu’elles savent pertinemment que l’individu change de propos avec le changement des hommes du régime ?

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Mémoire

Il faut que la France rende les crânes des résistants algériens

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Les crânes des résistants algériens doivent être restitués à leur pays d’origine, a déclaré l’anthropologue Alain Froment qui a dirigé pendant dix ans les collections d’anatomie du Musée de l’Homme de Paris, soulignant le symbole que représentent ces résistants algériens.

« Bien sûr, on voit le symbole que représentent ces résistants algériens. Nous en avons hérité pour des raisons historiques, mais il faut évidemment les rendre, il n’y a aucun débat là-dessus », a affirmé ce docteur en anthropologie biologique, chargé de la gestion du dossier de la restitution des crânes à Algérie, dans une interview à l’hebdomadaire Le Journal des arts, paru vendredi.

Il a indiqué que le musée « n’a pas la main » pour la restitution, en raison des modalités du véhicule juridique qui restent « en suspens ».

« C’est la raison de cette commission franco-algérienne », a-t-il expliqué, précisant dans ce cadre que « la politique est distincte selon que les restes sont nommés ou anonymes ».

Il a ajouté que la commission, dirigée par le médecin légiste le professeur Belhadj, fait en quelque sorte un « travail d’identification judiciaire ».

« Ensemble, nous examinons les cadavres un à un pour déterminer leur âge, leur sexe. Ce travail collectif est salutaire puisqu’il nous a permis de documenter de manière approfondie nos collections », a-t-il souligné, indiquant que des archivistes algériens « étudient par ailleurs les archives coloniales à Aix », qui ont déjà trouvé des éléments que « nous n’avions pas ici et qui permettent d’identifier des crânes ».

« Nous avons un mandat de la présidence, puisque Emmanuel Macron a dit que nous restituerons les crânes des résistants algériens. Et il a bien dit « résistants » », a-t-il tenu à souligner en réponse à une question sur la restitution des autres restes d’Algériens conservés en France.

Il a précisé que la plupart des crânes sont « anonymes » et qui « ne rentrent pas dans la négociation ».

« Si c’est un anonyme documenté comme victime d’une exaction, il est possible de discuter : il rentre dans un fait de résistance ou d’exaction, donc il y a réparation », a-t-il expliqué, indiquant qu’il y « 381 crânes algériens, dont la grande majorité proviennent des fouilles archéologiques ».

Par ailleurs, il a fait savoir que toute procédure de restitution est encadrée par des circuits juridiques « complexes » que sont chargés de démêler les membres de la commission franco-algérienne en lien avec les autorités des deux pays.

Dans une interview à l’APS, en avril 2018, le chercheur algérien Ali Farid Belkadi, à l’origine de la découverte au Musée de l’Homme de Paris des crânes des résistants algériens, avait indiqué, rappelle-t-on, que parmi les 536 restes mortuaires d’Algériens recensés, il y a 70 crânes appartenant aux résistants de Zaâtcha (Biskra).

« Les 70 crânes de Biskra, sont bel et bien ceux de résistants de Zaâtcha, qui furent décapités à la fin du siège de l’oasis par les soldats du corps expéditionnaire français », avait précisé ce chercheur en histoire et anthropologie, soulignant que certains ossements concernent la préhistoire.

« La présence de ces crânes et de divers ossements en provenance d’Algérie est bel et bien établie et vérifiée dans la base de données du musée où figurent les « spécimens » informatisés et non l’intégralité des collections qui restent encore à repérer et à cataloguer », avait-il ajouté. APS

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Mémoire

Abdelkader Mesli, l’Imam qui a sauvé des juifs en délivrant de faux certificats musulmans

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Lorsque l’Europe était sous domination nazie et que certains gouvernements et citoyens ont fait le choix de collaborer avec l’ennemi, d’autres ont préféré résister au péril de leur vie et de leur liberté. Ils ont tendu une main secourable à ceux qui étaient dans la tourmente dont de nombreux juifs. 


Ces sauveteurs ont reçu le titre de Justes parmi les nations. Animés d’idéaux humanitaires ou révoltés par la situation, ils ont contribué à sauver des centaines de vie durant la seconde guerre mondiale. 
Récompensés pour leur bravoure, ils ont reçu la médaille des Justes et un certificat honorifique par l’état hébreu. Leurs noms sont inscrits sur le Mur d’honneur du Jardin des Justes à Yad Vashem. 

Pourtant parmi ces Justes, certains sont restés dans l’ombre et n’ont pas eu droit aux honneurs et aux acclamations. 

Des musulmans ont sauvé des juifs de la déportation, pourtant leurs noms ne figurent nulle part et n’ont même jamais été mentionnés. 

A l’image de l’imam algérien Abdelkader Mesli. Son fils, Mohamed a rendu public les archives précieusement gardées par feu son père. Une vieille valise ouverte par hasard a permis de comprendre le vaste travail accompli par son père au moment où les français étaient sous domination nazie entre 1939 et 1945. 

Il y a des carnets, beaucoup de textes en arabe

Explique Mohamed puisque pour aider les familles juives en détresse, son père leur délivrait de faux certificats de religion musulmane. L’imam Mesli faisait partie du rectorat de la mosquée de Paris dès 1930, il gérait notamment les tickets de rationnement.

Après avoir sauvé plusieurs familles juives de la déportation, Abdelkader Mesli sera dénoncé à la Gestapo et déporté à son tour dans les camps de concentration. Même sous la torture, l’imam n’a jamais dénoncé les familles qu’il cachait, ni ses complices. Il mourra en 1960 alors que son fils était âgé de dix ans. 
Des années plus tard, Mohamed rend hommage à son père, ce héros inconnu sorti de l’oubli.

Après la découverte de ces documents, j’ai pris la mesure de la personne qu’était mon père.

Au 1er janvier 2012, 24 355 Justes parmi les nations de 46 pays ont été honorés, pourtant un seul Arabe se verra décerner le titre de Juste, le médecin égyptien Mohamed Helmy mort en 1982.
Il a reçu le titre de Juste parmi les nations pour son aide apportée durant la seconde guerre mondiale à une famille juive. Une reconnaissance tardive, puisque Mohamed Helmy est mort avant que le Mémorial Yad Vashem ne lui décerne ce titre. (voir la vidéo en bas)

Journal Anasr.fr

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