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Faux-la-Montagne, une commune française qui se bat pour la dignité des réfugiés

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Les habitants de Faux-la-Montagne, dans la Creuse (Région Nouvelle Aquitaine) ont été d’un courage inouï. D’un humanisme grandissime.  Ils se battent pour garder des réfugiés. Ces villageois ont bravé la répression policière, les bombes lacrymogènes pour protéger quatre soudanais réfugiés chez eux dont deux sont actuellement sous le coup d’une expulsion.

Voici ce qu’écrit le quotidien La Montagne sur l’affaire. « Des artistes ont organisé des concerts, des expositions pour récupérer des fonds. Les habitants leur ont donné des vêtements. Un stage intensif de français a été dispensé par un professeur bénévolement. Stage qui est venu s’ajouter au cours hebdomadaire qu’ils suivent à Peyrevalade (Corrèze) les jeudis soirs.

« C’est difficile de tout gérer entre l’argent, les déplacements, la nourriture, explique Catherine Moulin, maire de Faux-la-Montagne. Collectivement, on parvient à les aider. Ils ont fait plusieurs familles d’accueil. » Tout est parti des habitants qui ont d’abord signé une lettre, dans laquelle ils demandaient à la maire d’interférer auprès de la préfecture pour que les quatre Soudanais puissent être régularisés. « Sur les 413 habitants du bourg, plus de 100 ont signé la lettre », se félicite la maire.

Un seul des quatre réfugiés a vu sa demande d’asile accordée par la préfecture de la Haute-Vienne. « Il était sous le coup d’une expulsion vers l’Italie dans le cadre de la procédure Dublin, relate Marc Bourgeois. La préfecture a décidé d’examiner sa demande. C’était une décision exceptionnelle » Cette régularisation a été suivie d’effet puisqu’Abdulaziz a trouvé un travail. Il a obtenu un contrat d’été dans une scierie.

« Ils ont l’âge de nos enfants, on ne peut pas supporter cela »

CATHERINE MOULIN (maire de Faux-la-Montagne)

Mudethir a également vu sa demande être examinée. Il a rendez-vous la semaine prochaine à l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA). Pour Abdelmajid et Nordeen, c’est plus compliqué. La France ne veut pas examiner leur demande et souhaite les renvoyer en Italie. Puisque c’est le pays par lequel ils sont arrivés en Europe.

Catherine Moulin a décidé d’écrire une lettre ouverte pour que la France examine au moins les demandes des deux Soudanais sous le coup d’une expulsion. La situation de Nordeen est d’ailleurs très problématique puisqu’il pourrait être expulsé dans les jours à venir. Il a fait l’objet d’une convocation en gendarmerie récemment ».

 

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