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La leçon de Rebrab : « Nous n’avons pas de pays de rechange »

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C’est un homme plein d’ambitions pour l’Algérie qui s’est confié ici. Issad Rebrab rappelle qu' »Nous n’avons jamais cessé d’investir en Algérie… Parce que l’Algérie est un grand pays… Et en tant que patriote c’est mon devoir de créer des emplois et de la richesse pour mon pays ». C’est un discours politique et pratique qu’a délivré le patron de Cevital en marge de l’inauguration avec le président français mercredi de sa future usine dans le département des Ardennes (France)

Il justifie son choix d’investir en France (les Ardennes). « Si on vient investir ici c’est pour chercher un jalon pour le développement économique de notre pays. Avec les problèmes administratifs que nous rencontrons en Algérie, nous avons décidé de sécuriser nos technologies et à produire des modules de monbranes ici en France ». Puis de rassurer : « Mais le plus gros sera produit en Algérie ».

En réalité le magnat de l’industrie algérienne n’en est pas à son premier investissement sur le sol français. En 2013 et 2014, il avait racheté les entreprises Oxxo (fabricant de fenêtres de Saône-et-Loire) et Brandt, spécialisée dans l’électroménager.

Le rachat d’Oxxo permet alors une entrée en matière pour Rebrab, puisqu’un an plus tard, Arnaud Montebourg met l’homme d’affaire algérien sur la reprise de Fagor Brandt. L’Algérien ne rachète finalement que la filiale Brandt et deux ans plus tard, l’entreprise d’électroménager affiche de bons résultats. En 2016, Les Echos publie « Plus petit, Brandt réussit le pari de la relance. » En tout, l’homme d’affaire algérien promet de reprendre 1 225 employés sur les 1 760 qui y travaillaient avant le rachat. Promesse quasi tenue puisque 1 200 d’entre eux officiaient dans l’entreprise en 2016.

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Grève victorieuse des travailleurs de l’Etusa

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C’est inopinément que les travailleurs de la compagnie de transport en commun Etusa ont débrayé le lundi 10 juin. Les grévistes revendiquaient une hausse de leurs salaires.

Au niveau des stations, les bus étaient à l’arrêt. « Nous sommes en grève, a lancé un chef de poste exerçant au niveau de la station du 1er-Mai, nous ne reprendrons le travail que lorsque nos salaires seront revalorisés. »

La direction de l’Etusa a reconnu que le mouvement de protestation a été massivement suivi à travers toute la wilaya. Selon le chargé de communication de l’établissement, Hassen Abbés, le taux de suivi du débrayage est de 100%. « C’est une grève lancée d’une manière spontanée sans même avertir la tutelle, d’ailleurs nous avons été surpris », a-t-il déclaré avant de préciser que tout le réseau est paralysé. Selon lui, tous les agents d’exécution ont répondu favorablement à l’appel de grève lancée par le syndicat de l’entreprise.

« Les protestataires revendiquent une augmentation des salaires allant de 4000 à 7000 DA », a-t-il ajouté, précisant que la grève est illimitée. Selon ce qui a été affiché au niveau des unités, le syndicat a décrété une grève ouverte jusqu’à la satisfaction totale de la plateforme de revendications.

Pour les travailleurs, l’Etusa est un bastion. Les mouvements et les actions des travailleurs dans l’entreprise sont souvent annonciateurs d’autres mouvements dans d’autres entreprises et zones industriels.

En 1974, se sont les travailleurs de l’Etusa qui ont porté une première griffe « au consensus national », marque de fabrique du bonaparte Houari Boumediène. Les travailleurs l’avaient contraint à se rendre dans l’entrepôt de Bouzaréah pour négocier lui-même la reprise.

L’importance de ce mouvement n’a bien sûr pas échappé au pouvoir qui a intimé l’ordre aux responsables de l’entreprise de lâcher du lest et de négocier. Résultat : les revendications ont été satisfaites en moins de 24 heures de grève : application sans tarder de la convention collective et une augmentation salariale de près de 30%.

Article paru dans Minbar El Oummel (N°22), une publication du Comité d’organisation des socialistes internationalistes (COSI).

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Tlemcen, le siège de l’UGTA muré !

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La colère des Algériens contre tous les décideurs est plus profonde que tout le monde le pense. Et celle que nourrissent les travailleurs plus particulièrement contre le très zélé patron de l’UGTA, Abdelmadjid Sidi Saïd est particulière.

Une centaine de syndicalistes de la wilaya de Tlemcen ont usé, le 17 juin dernier, d’une action radicale pour rejeter le patron de ce syndicat et ses supplétifs au niveau local.

Ainsi, un mur a été érigé à l’entrée du siège de l’UGTA de la ville de Tlemcen, une manière pour eux de tourner la page de ce syndicat et d’élire à sa tête les vrais syndicalistes qui défendront les droits des travailleurs, qui est effectivement la mission initial d’un syndicat.

Sidi Saïd est toujours accusé d’avoir défendu le pouvoir et les patrons au lieu des masses ouvrières. Il est aussi parmi les personnalités politiques les plus citées dans des affaires de corruption. (voir la vidéo en bas)

Abdenour Igoudjil

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Un ancien officier du DRS parle du mouvement de dissidence populaire

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Ancien officier supérieur de l’ANP, Mohamed Khalfaoui rappelle que lors de son discours de mardi, le chef d’Etat-major, Gaïd Salah avait relancé l’idée d’une recherche de solution par le biais d’un dialogue organisé dans un cadre constitutionnel seul moyen, selon lui, de parvenir «à une entente».

Beaucoup de sujets sont abordés par cet orateur. La présidentielle, le départ inéluctable du premier ministre, la relance économique, le mouvement de dissidence populaire, la jeunesse, la nécessité de récupérer l’argent volé….

S’exprimant, mardi, à l’émission L’Invité de la rédaction de la chaîne 3 de la Radio Algérienne, celui-ci considère que les Algériens doivent prendre conscience de l’extrême gravité de la situation à laquelle est présentement confronté leur pays et que seul, estime-t-il, le président de l’Etat, dont il juge qu’il doit continuer à assurer ses fonctions, est légalement à même de décider des mesures pour y faire face. « On ne peut, souligne-t-il, étêter l’Etat en cette période de crise » souligne-t-il.

A propos de l’organisation d’une présidentielle « propre et honnête », laquelle pourrait, declare-t-il, pouvoir se tenir dans trois à quatre mois, l’intervenant abonde, par contre, dans le sens des revendications exprimées durant les manifestations de chaque vendredi, réclamant le départ « justifié » du Premier-ministre, Nourredine Bedoui et des ministres de la Justice et de l’Intérieur.

L’urgence, considère-t-il, est de rassurer les citoyens qu’ils sont désormais défendus par une justice indépendance et une armée qui a donné des gages de sa  bonne volonté à répondre à leurs revendications, « sans exception ».

Des menaces pesant sur la Nation à partir de ses frontières, M. Khalfaoui relève que sans l’apport du peuple, l’armée s’en trouverait diminuée ,mais que dans le cas contraire, nul ne pourrait être tenté à empiéter sur la moindre parcelle de leur territoire commun, d’où, reprend-t-il, l’impérieuse urgence à dépasser la délicate situation auquel fait face présentement le pays (voir la vidéo).  Chaîne 3

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