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Mémoire

Belaïd Abane déconstruit le discours de Ben Bella sur le congrès de la Soummam

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Le Dr Belaid Abane, auteur de nombreux ouvrages sur la révolution algérienne et Abane Ramdane explique ici dans cet entretien à el Magharibia, l’importance du congrès de la Soummam. Dans un entretien accordé à L’Expression, Belaïd Abane explique pourquoi Ben Bella en voulait à Abane Ramdane :

« La raison principale est que Abane et Ben Bella étaient durant les années 1955 et 1956 en compétition pour le rôle de numéro un de la révolution: Abane incarnait la direction intérieure et Ben Bella la délégation extérieure. Le congrès de la Soummam a révélé au grand jour leur rivalité. Il y a bien évidemment à cette rivalité des prétextes idéologiques et doctrinaux, telles la place de la religion, la primauté de l’intérieur, les alliances de la Révolution… Ecarté à la Soummam de la direction exécutive, Ben Bella en contestera donc les résolutions et ira même jusqu’à soulever contre le CCE les chefs aurésiens et nemouchis avec l’aide très active des Egyptiens. Il faut cependant souligner que c’est le principe même d’un congrès tenu à l’intérieur du pays qui était contesté. L’allié égyptien en la personne du président Nasser a été fortement contrarié avant même la tenue d’un congrès dont il savait d’avance qu’il n’arrangerait pas les affaires de Ben Bella qui était alors le «poulain» prédestiné à diriger l’Algérie indépendante. Ils feront tout pour torpiller l’initiative de Abane et de ses camarades de la direction intérieure. L’Egypte nassérienne a été certes une amie, mais une amie qui n’était pas totalement désintéressée. Pis encore, elle était même prête à jeter de l’huile sur le feu de nos discordes. La mise hors jeu de Ben Bella finira néanmoins par tempérer quelque peu son ardeur hégémonique ».

Bio.

Bélaïd Abane est professeur des universités en médecine et politologue diplômé de l’IEP d’Alger et de la faculté de droit de Ben Aknoun (DES). Il a exercé comme professeur, chef de service hospitalo-universitaire à Alger durant une quinzaine d’années avant de s’installer en France où il exerce et enseigne dans un hôpital parisien de l’Assistance publique tout en se consacrant à l’écriture de l’histoire politique du Mouvement national et de la révolution. Il a publié en 2008 chez L’Harmattan L’Algérie en guerre. ABANE Ramdane et les fusils de la Rébellion, en 2012 chez Koukou, Ben Bella, Kafi, Bennabi contre Abane: les raisons occultes de la haine, un pamphlet contre les contempteurs de Abane. Un troisième livre (Nuages sur la Révolution, Koukou..) est publié en 2015. 

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Mémoire

Un soldat français parle d’Abane Ramdane

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L’architecte de la révolution algérienne, Abane Ramdane, continue à faire parler de lui en France.

Un ancien soldat de l’armée française durant la guerre de libération a longuement parlé de lui, dans une émission diffusée par France 5.

Abane Ramdane a fasciné l’ennemi mais il demeure presque inconnu chez lui en Algérie. La nouvelle génération, même les universitaire, ignore même son existence.

Belaid Abane, qui a consacré de nombreux ouvrages à Abane Ramdane et la révolution algérienne, vient de publier tout un livre sur la liquidation physique d’Abane Ramdane.

Un Soldat Français Parle De Abbane Ramdane

Publiée par Mourad Idri sur Samedi 17 février 2018
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Mémoire

Ecoutons la dernière fois que Bouteflika a parlé !!!

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Depuis son AVC survenu le 27 avril 2013, le président Bouteflika ne parle plus en public.

Après plus de 80 jours passé à l’hôpital militaire du Val-de-Grâce en France, il est revenu en Algérie. Grabataire, presque aphone, puisque ne s’adressant plus aux Algériens que par de mystérieux communiqués qui portent sa signature, il continue à se maintenir au pouvoir grâce à ses deux frères mais aussi et surtout à Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense qui lui doit tout ainsi qu’à une cour de serviteurs dont la seule obsession est de rester au pouvoir.

Dans les images que nous publions et qui sont montées par TF1, on entend à peine Bouteflika prononcer quelques bribes de phrases.

Mais cela semble suffir amplement aux yeux de Farouk Ksentini et de tous ses pairs pour demeurer président de la République

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Mémoire

Quand Bouteflika parlait de la capacité physique pour devenir président

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Il y a exactement vingt ans, en 1999, lorsque Abdelaziz Bouteflika entamait son premier mandat, une journaliste française lui avait posé une question sur sa crédibilité en tant que président mal élu suite au retrait des six autres candidats en lice pour la présidentielle.

A l’époque Abdelaziz Bouteflika se portait comme un charme. Sûr de ses capacités, Abdelaziz Bouteflika avait répondu avec énergie qu’un candidat n’a pas le droit de se retirer qu’en cas « incapacité physique ».

20 ans plus tard, en 2019, ce même Abdelaziz Bouteflika se présente pour briguer son cinquième mandat alors qu’il est incapable même de prononcer une phrase pour annoncer sa candidature !

Il y a des leçons que l’histoire administre à l’homme que Bouteflika devrait retenir.

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