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Culture

Au festival de Cannes, Saoudiens et Israéliens sont voisins

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Décidément le cinéma défie les lois de la géopolitique et de la géographie. Tenez : Au festival de Cannes, les stands de l’Arabie saoudite et l’Etat d’Israël, vous savez cet Etat dont l’Armée a abattu lundi dernier 61 Palestiniens qui marchaient pacifiquement ! Eh bien ils sont voisins. Une dizaine de mètres séparent les deux. Et les rapports sont les meilleurs entre eux.

La politique coloniale d’Israël n’empêche pas les représentants de la monarchie des Saoud d’entretenir d’excellent rapports avec leurs voisins de l’Etat hébreux à la Croisette.

Qu’est-ce qui peut rapprocher ces deux pays ? Si Israël peut s’enorgueillir d’une production cinématographique ce n’est pas le cas de la monarchie moyenâgeuse de l’Arabie saoudite. Ryadh s’enflamme d’être la gardienne de deux lieux Saints de l’Islam et porte étendard de la cause palestinienne. Et pourtant ! Mais les affaires sont les affaires.

Et les cinéphiles avertis auront compris que la présence de l’Arabie saoudite répond à une offensive de charme. Depuis seulement quelques semaines, que les femmes ont le droit d’aller au cinéma et de conduire des voitures. C’est dire le chemin qui reste à parcourir jusqu’au XXIe siècle.

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Culture

Paris : vibrant hommage rendu à Matoub Lounès

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Une brochette d’artistes kabyles a rendu, lundi 24 juin, un vibrant hommage à Matoub Lounès, à l’occasion de la commémoration de son 21e anniversaire de son assassinat.

Le gala a eu lieu en plein air et en plein jour à la place de Stalingrad, dans le 19e arrondissement de la ville de Paris.

Une foule nombreuse a été au rendez-vous. Akli D, Amirouche, Lounes Ghassoul ont égayé la galerie. Des drapeaux amazighs et certains du MAK ont été brandis en masse par la foule de passionnés.

L’hommage était grandiose. Des portrait de Mohamed Boudiaf, ancien chef d’Etat assassiné à Annaba le 29 juin 1992 ont été aussi brandis par de nombreuses personnes. (voir la vidéo en bas)

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Culture

Josef Koudelka : « Le photographe, c’est quelqu’un qui a quelque chose à dire »

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Aventurier, voyageur, nomade, Josef Kouedlka est un photographe tchèque. Membre de l’agence Magnum depuis 1974 et ancien ami d’Henri Cartier-Bresson, Koudelka s’est rendu célèbre pour avoir photographié l’invasion des troupes russes à Prague en 1968.

Rarement joignable, Josef Koudelka est une personnalité très difficile à interviewer. Il dit oui à Laure Adler. « Non ce n’est pas du tout un examen, je voulais voir qui vous êtes, et comprendre ce que vous pensez faire. Parce que moi (…) j’ai besoin de voir et d’écouter.(…) Je viens d’un pays où les gens ne pouvaient pas dire les choses. »

« Pour moi le photographe c’est quelqu’un qui a vraiment quelque chose à dire »

Pour lui, être photographe n’est pas offert à n’importe qui, « Maintenant, j’entends dire que tout le monde est photographe. Moi je pense que tout le monde sait appuyer sur un bouton. (…) Mais pour moi le photographe c’est quelqu’un qui a vraiment quelque chose à dire, et il le dit à travers des photos. A travers ce qu’il fait. »

Ses débuts en photographie, il les fait comme photographe de théâtre, pour des revues. « Il y avait un garçon à l’université qui m’a dit : « écoute il y a une revue de théâtre qui cherche un photographe ». Là, y travaillait quelqu’un de sa famille, j’y suis allé, et comme j’avais déjà fait une première exposition, il me considérait déjà comme un photographe, et tout de suite il m’a envoyé photographier une pièce de Bertolt Brecht. ». Plus tard, après Brecht, Koudelka se fera connaître en dévoilant, au reste monde, la répression, par l’armée soviétique, du Printemps de Prague  en 1968. Oeuvre qui l’obligera à quitter son pays.

« Je fonctionne plutôt avec l’émotion et l’intuition qu’avec ma tête »

Après cette première aventure, Koudelka parcourra le monde. Nomade, il capture l’instant et parvient à toucher son spectateur en saisissant des regards, comme celui d’une jeune tzigane à l’arrière d’une carriole qui lève le camp. « Vous avez différents types de photographes. Dit-il, vous avez les gens qui savent ce qu’ils vont photographier. Moi je suis de ce genre qui, quelque fois sort, et ne sait pas, qui préfère être surpris et qui réagit. Je fonctionne plutôt avec l’émotion et l’intuition qu’avec ma tête… »

Hors-Champs par Laure Adler

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Actu

Le chanteur Amirouche revient sur son rapt (vidéo)

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Le chanteur engagé kabyle Amirouche, victime d’un rapt dans le nuit du 15 au 16 juin dernier, revient dans ce témoignage à Berbère Télévision sur les circonstances de cet enlèvement. Voir vidéo ci-dessous.

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