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Culture

Hend Sadi s’enflamme contre les manipulateurs de la mémoire de Mouloud Mammeri

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C’est un Hend Sadi particulièrement virulent et en colère qui a pris le micro à la Maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou. L’ancien animateur du MCB  s’en prend aux organisateurs de ce « colloque » sur l’auteur de « La Colline oubliée », placé sous l’autorité du président Bouteflika et organisé le 3 mars 2013. Il y avait évidemment de la manipulation dans l’air. Car où est le rapport entre l’immense Mouloud Mammeri et le président Bouteflika ?

L’auteur de « Mouloud Mammeri ou la colline emblématique » sait de quoi il parle quand il souligne que Mouloud Mammeri s’est battu contre le système et a évolué en dehors. « Son oeuvre il l’a inscrite en dehors des institutions… Il n’a jamais cédé… Il a préféré de son poste de responsable de l’Union des écrivains que d’accepter qu’on lui dicte ce qu’il doit faire… », rappelle Hend Sadi.

Précisant l’éthique de l’homme, Hend Sadi n’a pas mâché ses mots : « Le salut pour lui vient de l’esclave ». Puis de rappeler un épisode des années 1980, pendant le printemps berbère.

« Je préfère être le dernier des bourricots que le premier des traîtres. » avait dit Mouloud Mammeri. « Quand je vois toutes ces attaques dont il a été victime, je découvre cette mise en scène digne de Jdanov… Quand je regarde les portraits, je vois bien le géant, je vois aussi qui est le nain… c’est vraiment misérable pour les organisateurs de ce rendez-vous », lâche-t-il.

Puis d’entendre Lhadi Ould Ali, directeur de la Maison de la culture à l’époque, et qui a été la cible de Hend Sadi, éructer pour poursuivre la mise en scène.

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Culture

Les maires de Tizi Ouzou manifestent contre l’élection présidentielle !

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La majorité des maires et élus locaux de la wilaya de Tizi Ouzou ont marché jeudi 18 avril au chef-lieu de la wilaya, pour dire non à la prochaine élection présidentielle, prévue pour le 04 juillet.

54 sur les 67 maires de Tizi Ouzou ont affirmé même qu’ils ne procéderont pas à l’organisation de la prochaine élection. Leur décision est motivée, selon eux, essentiellement par les revendications populaires.

Depuis le 22 février dernier, le manifestants exigent le départ du régime et de tous les décideurs. Aux yeux des Algériens, une présidentielle sans transition démocratique n’est que de la poudre aux yeux.

« Nous sommes les représentants légitimes de la population et c’est de notre devoir de l’accompagner dans son combat noble contre le régime en place », a déclaré un élu de Tizi Ouzou.

Les députés de la wilaya et les élus à l’APW ont aussi appuyé cette initiative, largement saluée par la population. (voir la vidéo en bas)

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Culture

L’écrivain algérien Aziz Chouaki s’est éteint

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Le dramaturge et écrivain algérien Aziz Chouaki est décédé brutalement ce mardi 16 avril, à l’âge de 67 ans.

Aziz Chouaki laisse une œuvre abondante composée de nouvelles, romans et surtout de nombreuses pièces de théâtre, dont « Les oranges », un texte régulièrement joué sur scène, jusqu’à plus récemment « Nénesse » grand succès populaire et « Esperanza » qui était à l’affiche il y a encore quelques semaines.

Aziz Chouaki était d’abord musicien. Un artiste qui ensuite a fait danser les mots. Sur le sol de son Algérie natale où il nait en 1951, il commence par écrire des poèmes, des nouvelles et un premier roman intitulé Baya.

Des débuts prometteurs, un peu sur les traces de son grand-père, premier instituteur musulman sorti de l’École normale sous la colonisation et cité par Albert Camus dans un de ses livres. Mais en 1991, le pays se fracture, il est sur la liste des intellectuels indésirables, chassé par le Front islamique et s’exile en France.

« L’étoile d’Alger »

La blessure ne se refermera jamais. L’écriture sera son nouveau territoire. Que ce soit avec son roman L’étoile d’Alger ou avec Les oranges, très vite adapté sur scène, Aziz Chouaki affiche un univers sombre, cynique, accusateur, traversé parfois d’éclaircies, mais surtout il se sert de l’oralité théâtrale pour faire claquer les mots, pour ciseler la langue française, quitte à associer ses textes au hip-hop ou au rock.

En 2015, sa pièce Esperanza, consacrée à la migration clandestine, est interprétée au Festival d’Avignon, dans le cycle Ça va, ça va le Monde, et diffusée sur RFI. Un texte repris récemment à Paris avec succès où là encore Aziz Chouaki faisait entendre son refus des soumissions et sa passion pour la liberté. RFI.

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Culture

Lotfi Double kanon : « Ils vont tous partir »

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Le chanteur algérien Lotfi Double kanon, connu depuis plusieurs années pour son engagement contre les décideurs, affirme que tous les décideurs, sans aucune exception, « vont partir ».

Le rappeur par ailleurs animateur à la chaîne du fils d’Abassi Madani, El Magharibia, a tiré à boulets rouges sur le général à la retraite Toufik Mediene, Ahmed Gaid Salah, le président Bouteflika et ses frères.

« Yatnahay ga3″, (ils vont tous partir », a martelé Lotfi dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux. (voir la vidéo en bas)

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