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Culture

Benmohamed, le poète de son siècle

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Benmohamed fait partie de cette galaxie des grands poètes d’expression amazighe.  Mohamed Benhamadouche, plus connu sous le nom de Benmohamed s’est fait connaître comme un incontournable parolier de grands chanteurs kabyles comme Idir.

Mais c’est aussi et surtout un ancien animateur d’émissions culturelles à la Chaîne II. Il a longtemps pénétré les foyers kabyles par le verbe ciselé et l’éloquence.

Le père de la célèbre chanson Vava inouva, interprétée par Idir  donne ici la pleine mesure de son verbe.

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Culture

Hend Sadi s’enflamme contre les manipulateurs de la mémoire de Mouloud Mammeri

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C’est un Hend Sadi particulièrement virulent et en colère qui a pris le micro à la Maison de la culture Mouloud-Mammeri de Tizi-Ouzou. L’ancien animateur du MCB  s’en prend aux organisateurs de ce « colloque » sur l’auteur de « La Colline oubliée », placé sous l’autorité du président Bouteflika et organisé le 3 mars 2013. Il y avait évidemment de la manipulation dans l’air. Car où est le rapport entre l’immense Mouloud Mammeri et le président Bouteflika ?

L’auteur de « Mouloud Mammeri ou la colline emblématique » sait de quoi il parle quand il souligne que Mouloud Mammeri s’est battu contre le système et a évolué en dehors. « Son oeuvre il l’a inscrite en dehors des institutions… Il n’a jamais cédé… Il a préféré de son poste de responsable de l’Union des écrivains que d’accepter qu’on lui dicte ce qu’il doit faire… », rappelle Hend Sadi.

Précisant l’éthique de l’homme, Hend Sadi n’a pas mâché ses mots : « Le salut pour lui vient de l’esclave ». Puis de rappeler un épisode des années 1980, pendant le printemps berbère.

« Je préfère être le dernier des bourricots que le premier des traîtres. » avait dit Mouloud Mammeri. « Quand je vois toutes ces attaques dont il a été victime, je découvre cette mise en scène digne de Jdanov… Quand je regarde les portraits, je vois bien le géant, je vois aussi qui est le nain… c’est vraiment misérable pour les organisateurs de ce rendez-vous », lâche-t-il.

Puis d’entendre Lhadi Ould Ali, directeur de la Maison de la culture à l’époque, et qui a été la cible de Hend Sadi, éructer pour poursuivre la mise en scène.

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Culture

L’Algérie pourrait être le «berceau de l’humanité»

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La découverte par des archéologues d’outils en Algérie datant de 2,4 millions d’années remet en question le lieu d’origine des premiers hommes.

Des archéologues ont découvert en Algérie des outils en pierre taillée remontant à 2,4 millions d’années, bien plus anciens que ceux trouvés dans cette région jusqu’à présent, selon des travaux publiés jeudi 29 novembre dans la prestigieuse revue Science. Conséquence : l’Afrique de l’Est pourrait bien ne plus être le seul berceau de l’humanité.

Les galets en calcaire et en silex taillés ont été découverts à Sétif, à 300 kilomètres à l’est d’Alger, par une équipe de chercheurs internationaux, dont des Algériens. Les outils ressemblaient exactement à ceux dits oldowayens, trouvés jusqu’alors principalement en Afrique de l’Est. Les chercheurs ont aussi déterré à proximité des dizaines d’ossements animaux fossilisés, présentant ce qui ressemble à des marques d’outils – de véritables outils de boucherie préhistoriques. Ces ossements proviennent d’ancêtres de crocodiles, d’éléphants, d’hippopotames ou encore de girafes.

« Origines multiples »

Depuis des décennies, l’Afrique de l’Est est considérée comme le berceau de l’humanité. On y a trouvé les outils les plus anciens : 2,6 millions d’années. La découverte annoncée jeudi, sur le site d’Aïn Boucherit, rivalise désormais avec cette période. Cela pourrait signifier que les techniques d’outils sont rapidement sorties d’Afrique de l’Est. Autre hypothèse avancée par les chercheurs : « un scénario d’origines multiples des anciens hominidés et des technologies lithiques, à la fois en Afrique de l’Est et du Nord ».

« Le site d’Aïn El Ahnech est le deuxième plus ancien au monde après celui de Kouna en Éthiopie qui remonte à 2,6 millions d’années, considéré comme le berceau de l’humanité », explique à l’Agence France-Presse le professeur Mohamed Sahnouni, qui a dirigé l’équipe de recherche et travaille depuis des années sur ce site. Les découvertes ont été faites sur deux couches archéologiques, l’une datée de 2,4 millions d’années et la seconde de 1,9 million d’années.

Le Sahara

Les ancêtres de l’homme étaient donc présents en Afrique du Nord au moins 600 000 ans plus tôt que ce que les scientifiques croyaient jusqu’à maintenant. Auparavant, les plus vieux outils d’Afrique du Nord dataient de 1,8 million d’années, sur un site proche. Aucun reste humain n’a été découvert : on ignore donc quelle espèce d’hominidés, quel ancien cousin d’homo sapiens (apparu, lui, bien plus tard), utilisait ces outils. Les fouilles ont été menées par des chercheurs de centres de recherche en Espagne, en Algérie, en Australie et en France.

« À Aïn El Ahnech, dans la wilaya [préfecture] de Sétif, les chercheurs ont découvert des restes lithiques et fossiles, des galets taillés, des polyèdres manufacturés en calcaire et en silex […] qui remontent à 2 400 000 ans », s’est félicité Azzedine Mihoubi, ministre algérien de la Culture, lors d’une cérémonie d’hommage aux chercheurs.

La découverte ouvre la perspective de trouver « plus de matériaux archéologiques en Afrique du Nord et dans le Sahara », écrivent les chercheurs dans leur article, validé scientifiquement par un comité de lecture. Au passage, les chercheurs algériens, à l’instar du professeur Sahnouni, espèrent que cette découverte aura des retombées sur la recherche archéologique en Algérie. AFP

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Culture

Les Kabyles et la colonisation française à l’ACB mercredi

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Dans le cadre de la série de conférences « L’Histoire des berbères » l’ACB organise mercredi 21 novembre 2018 à 19h une rencontre avec Omar Hamourit animée par Belaïd Addi sur « Les Kabyles et la colonisation française ».

Le 14 juin 1830, l’armée française débarquait à Sidi-Ferruch (Sidi-Fredj). A peine un mois plus tard, Alger fut prise et le 05 juillet, le Dey Hussein signa la capitulation et la remise de la ville au maréchal De Bourmont. La résistance à l’avancée française s’organisa partout sur le sol de ce que fut jadis la régence d’Alger.

Certaines tribus, en revanche, s’accommodèrent rapidement à la présence française en Algérie. A l’ouest, Abdel Kader Ibn Mohiédine résista, avant de se rendre le 21 décembre 1847 au général Louis de Lamoricière. A l’est, Ahmed Bey de Constantine se rendit, après son acharnement à résister, aux autorités militaires françaises en juin 1848. Dans cette conférence, nous mettrons le focus sur l’avancée des armées françaises en Kabylie et la résistance Kabyle.

Nous parlerons de Chérif Boubaghala, (l’homme à l’ânesse), cet homme qui surgit de nulle part, pour conduire une farouche opposition aux forces françaises, en Kabylie et basse Kabylie. Il débuta son combat le 10 mars 1851, par l’attaque du bachagha pro-français, Azib Chérif Benali, le chef de la zaouïa d’Ichellaten, pas loin d’Akbou.

Il installa, dans un premier temps, son centre d’opération à Ath Mellikeche, avant de se replier sur le nord du Djurdjura ou plusieurs tribus se rejoignirent dans son combat. Chérif Boubaghla est mort le 26 décembre 1854. Un village, Vaghla, porte aujourd’hui son nom. La lutte kabyle se poursuit par Lalla Fathma N’soumeur, née à Ouerdja, près d’Ain El Hammam, dans une famille de marabout de la lignée d’Ahmed Ouméziane.

Forte de sa lignée, elle exerce une grande influence sur la société kabyle. En 1849, elle avait 19 ans, Fathma entre dans la résistance et en 1850, elle soutient le soulèvement du chérif Boubaghla. Il aurait eu, selon certains, une idylle entre elle et Boubaghla. Elle remporte sa première bataille en 1854 à Tazrouts, près d’Ain El Hammam. Elle meurt à 33 ans en prison. Il sera aussi question dans cette conférence de la résistance héroïque de la tribu des Ath Irathen en 1857, aux armées du général Randon.

L’autre figure marquante de la lutte kabyle est la révolte des Mokrani, unfaq urrumi, (la guerre du Français) qui débuta en kabylie le 16 mars 1871. Une révolte qui s’est faite avec le soutien de beaucoup de tribus. Outre, Mohand Mokrani et son frère Boumezrag, Cheikh el Haddad, joua un rôle majeur dans cette insurrection. Nous parlons ensuite du long processus de l’installation de la colonisation française en Kabylie.

A l’ACB MERCREDI 21 NOVEMBRE 2018 À 19H


Omar Hamourit : a étudié la philosophie à la Sorbonne Paris 1. A, rédigé une thèse universitaire sur l’histoire et l’épistémologie des sciences ainsi que plusieurs articles et conférences sur l’impact de la science sur la culture. Passionné de l’antiquité, de l’histoire en général et de la culture du Moyen-Age et plus particulièrement ceux du Maghreb. Il a écrit plusieurs articles sur le processus d’islamisation de l’Afrique du Nord.

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