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Politique

Les révélations de Hichem Aboud sur Ennahar Tv

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Le patron de la nouvelle chaîne de télévision El Amel Tv déroule son analyse sur la situation globale du pays. Cette ancien officier du renseignement estime que l’affaire des 701 kg saisis à Oran a éclaboussé des personnes qui n’avaient rien à voir avec.

« Les gens disent c’est un régime de cocaïne, voilà où en est arrivé le pays », constate-t-il parlant d’un tourbillon politique jusqu’à ce que certains appellent à un 5e mandat pour un homme malade ».

Hichem Aboud évoque aussi cet enregistrement d’un officier du renseignement réalisé par Ennahar TV. « Incroyable, comment cet individu qui se revendique proche de Bouteflika, n’a pas été convoqué après cette grave dérive… Où va l’Algérie ? ».

Le patron d’El Amel TV révèle sur Anis Rahmani et ses rapprochements avec les Américains. « Qui protège cet individu ? Les choses sont allées trop loin », assène-t-il. La problématique des emprisonnements des journalistes et les scandales qui entourent ces affaires sont soulignés. Il a meême parlé d’un putsch qu’auraient tenté de mener des gendarmes.

De nombreuses questions autour de l’actualité sont aussi pointées dans cet enregistrement de Hichem Aboud.

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Politique

Algérie : vers la fin du pouvoir militaire ?

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L’Histoire nous incline toujours à la prudence lorsqu’on évoque l’avenir d’une révolution populaire en cours. Ce n’est toutefois pas invraisemblable de constater que rien ne pourra plus être comme avant dans notre pays. Beaucoup de bonnes raisons laissent croire au début de la fin du pouvoir militaire en place depuis l’indépendance. Six mois après le départ du Hirak, tous les leviers qui ont toujours permis au pouvoir de se maintenir ou de rebondir sont devenus inopérants ou peu efficaces.

Le pouvoir dans sa gestion du pays a toujours laissé libre-cours à son désir d’emprise absolu sur la société, sans limite que donne la conscience humaine, sans sentiment de culpabilité et sans aucune autre ambition que celle de « la conspiration permanente » contre le peuple (selon le mot de Balzac).

Depuis toujours, il a eu recours aux mêmes manœuvres, aux mêmes combines et aux mêmes techniques de propagande et de désinformation pour soumettre le peuple et créer « la fabrique du consentement » selon l’expression de Walter Lippman.

Convaincu que le peuple algérien était installé pour l’éternité dans la soumission et de ce que La Boétie appelle « la servitude volontaire », le pouvoir n’a pas pu voir la colère du peuple qui enfle depuis des mois.

Les centaines d’actions populaires revendicatives menées sur l’ensemble du territoire, bien avant le début du Hirak, étaient en réalité les signes avant-coureur de ce qui s’ébauche et mûrit de façon souterraine. Les revendications populaires qui concernaient les droits les plus élémentaires (logement, l’eau, chômage…) étaient réprimées, ignorées ou accueillies par des discours gorgés de paroles méprisantes et insultantes.

Le 22 février était le point de confluence de toutes ces actions disparates, avec sa réussite un tournant décisif est pris. Une fois la peur vaincue, c’est tout un univers mental qui bascule. C’est l’irruption salvatrice du peuple dans l’espace public. Depuis 6 mois, chaque vendredi, chaque mardi, des centaines de milliers de personnes convergent dans les rues de la quasi-totalité des villes algériennes. Une révolution populaire pacifique qui s’accompagne d’une maturation politique accélérée, chacun avec ses mots exprime une même perception d’un système politique militaire, autoritaire, mafieux et corrompu.

Depuis sa naissance, le Hirak remplit une fonction de socialisation des citoyens à une culture civique et démocratique. Il a sécrété des façons d’être, de s’exprimer, de lutter. Dans une ambiance joyeuse et fraternelle, chacun prend soin de l’autre, de ce qui l’entoure. Les gens se chargent des ordures, ballaient les trottoirs, dessinent, inventent des slogans et des chansons fabuleuses. Pour tous les Algériens, c’est un vrai ravissement et une grande fierté ! Ce fût aussi, une surprise pour le monde entier de voir que ce pays moqué et caricaturé par l’image d’un président momifié est désormais un pays avec un peuple admirable par son pacifisme, son civisme, sa sagesse et sa haute maturité populaire.

L’ampleur, la durée, la détermination et le caractère pacifique du Hirak déstabilisent le pouvoir. Une révolution pacifique qui mobilise différentes couches sociales, différentes générations, des courants politiques de tous bords et couvrant toutes les régions du pays. Cela prive le pouvoir de toute cible décisive, il n’a aucune tête à couper pour que tout s’arrête. Alors que le Hirak trouve dans cette hétérogénéité le ressort même de son expansion.

Aujourd’hui, il y’a d’un côté un Hirak aguerri, déterminé et immunisé contre les tentatives de manipulation et de l’autre, un pouvoir machiavélique défaillant, discrédité, périmé et incompétent.Dans un tel contexte, il serait plus facile pour le pouvoir mafieux « de faire passer un chameau par la serrure d’une porte » que d’organiser une élection présidentielle. L’option du recours par le pouvoir à la solution de la violence et la répression sanglante est également difficile à envisager. En effet, lorsque l’on regarde la cartographie des manifestations et le profil des manifestants, ce sont toutes les régions du pays, toutes les générations et toutes les professions qui sont concernées. Une question se pose alors : qui parmi les Algériens – du simple djoundi, policier ou gendarme jusqu’aux officiers supérieurs – ne risque pas d’avoir un proche ou un membre de sa famille dans la foule si on lui donne l’ordre de tirer ?

Il reste alors l’espoir de voir la situation intérieure de l’armée évoluer dans un sens favorable pour une vraie solution politique. Cet espoir ne cessera de grandir tant que le Hirak gardera sa ligne pacifique pour atteindre son unique objectif stratégique : le départ du système mafieux et l’organisation d’une transition démocratique.

Abbes Hamadene

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Politique

C’est au peuple de contrôler la transition

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Le mouvement populaire algérien qui dure depuis le mois de février est en train de démontrer, par sa longévité et son pacifisme inédits, que sa détermination à venir à bout du régime finissant et de réaliser la rupture radicale avec cette bande et son chef Gaid Salah est toujours intacte.

Toutes les ruses utilisées par le pouvoir mafieux pour dévier le mouvement de son chemin et le diviser pour l’affaiblir n’ont pas survécu à l’épreuve de la rue. Isolé dans sa tour d’ivoire, loin des préoccupations du peuple, louangé par les médias soumis et les clientèles traditionnelles, le pouvoir réel cherche à se donner une fausse légitimité et engager un processus qui mènerait à des présidentielles dont l’unique but est d’étouffer la contestation et de réhabiliter le régime.

Le dialogue, une autre manœuvre de la « Issaba »

Acculé par la rue qui a mis en échec toutes ses initiatives, le pouvoir consent à organiser un simulacre de dialogue. Cette dernière trouvaille du régime consiste comme toutes les précédentes à trouver une voie pour se sortir du gouffre où la mobilisation l’a jeté. Le dialogue peut, à priori, paraitre comme un moyen de trancher des conflits et de trouver des issues à des crises, mais dans le cas qui nous concerne, on est loin du compte.

En effet, le pouvoir établit le cadre du dialogue, désigne les personnalités pour le mener et surtout fixe l’objectif final de cette initiative, à savoir l’organisation des présidentielles. Peut-on appeler cela un dialogue? Le peuple n’est pas dupe et a rejeté de façon nette la commission ‘’Younes’’ chargée de chapeauter cette opération. Cet autre obstacle placé sur chemin de la mobilisation n’a pas résisté à l’épreuve de la rue. Comme toutes les précédentes manœuvres, ce énième coup de poker de Gaid Salah a été savamment déjoué. Peut-on concevoir un dialogue sérieux avec les tenants du pouvoir, alors que des dizaines de citoyens croupissent dans les prisons de la junte ? Peut-on faire confiance à ceux-là qui ne ratent aucune occasion pour étrangler Alger afin d’empêcher le peuple de prendre part aux manifestations des mardis et surtout du vendredi ? La réponse par la négative à ces deux questions est évidente.

Gaid Salah et l’état-major coercitifs et dangereux

L’état-major de l’armée qui est le véritable pouvoir depuis la mise hors d’état de nuire de Bouteflika a été constant depuis le début de la contestation. Habitué à l’affrontement violent et à la répression, il se retrouve désarmé et surtout désorienté face à la stratégie de la rue. Le pacifisme des manifestations, devenu une véritable doctrine du mouvement révolutionnaire, a fini par dérouter les tenants du pouvoir qui ne savent comment réagir face à cette mobilisation. La mise en avant de Gaid Salah, un pantin à la solde de Bouteflika, resté passif devant toutes les dérives qui ont failli remettre en cause l’existence même du pays n’a pas aidé.

Campé sur les mêmes positions depuis la démission forcée de Bouteflika, ne ratant aucune occasion pour les galvauder, il a fini par dresser toute l’Algérie contre lui. La rue continue à se mobiliser massivement, malgré les canicules et les vacances et affiche de façon claire son hostilité face à cet apprenti dictateur. La répression et les intimidations, mais surtout les arrestations abusives et arbitraires des jeunes portant le drapeau amazigh et celle de l’ancien combattant Bouregaa ont été un tournant. La conscience politique des algériens pendant ces six mois de mobilisation a connu une évolution exponentielle. On a appris à débattre, à argumenter, à s’écouter et dans une moindre mesure à s’organiser. Cela constitue un acquis essentiel du mouvement, mais surtout une menace à l’encontre du pouvoir. Ce dernier est dans l’impasse, et les discours de plus en plus décousus et confus de Gaid Salah en sont la preuve. Il continue à parler de son soutien à la mobilisation, ce qui est d’une absurdité inouïe alors qu’il ne rate aucune occasion pour étouffer la protestation et au moment où les médias qui lui sont inféodés mènent tambours battants une propagande ignoble contre les acteurs du mouvement.

Le même Gaid Salah n’arrête pas de nous parler de la « Issaba » (la bande) qu’il prétend démanteler, alors que tout le monde sait qu’il en était l’un des piliers et que ces arrestations opérées ne sont qu’une stratégie dont l’unique but est de sauver le régime. L’expérience égyptienne parle beaucoup aux Algériens. Une fois la rue vaincue et le régime sauvé, tout deviendra comme avant avec, çà et là, quelques changements cosmétiques.

Seule une période de transition sous le contrôle du mouvement populaire peut concrétiser la rupture

Le dialogue de Karim Younes qui est e train de remettre en scelle les clientèles de Bouteflika et les soutiens à ses différents mandats ne peut être une réponse sérieuse à cette lame de fond qui a libéré les algériens. Trop peu, trop tard. Avec six mois de mobilisation, le mouvement a gagné en maturité et a surtout compris qu’il détient là une chance inouïe pour se libérer des griffes de ces mafieux qui l’ont opprimé et spolié depuis l’indépendance.

Nous ne pouvons imaginer d’élections avec les mêmes fraudeurs. Le chef du gouvernement actuel étant un expert en la matière. L’administration à tous les niveaux a organisé ou a cautionné les fraudes massives des 20 dernières années. Elle n’a aucune légitimité pour organiser des élections. De plus, organiser des élections, dans les meilleurs délais, comme le réclament le pouvoir et ses soutiens ne peut profiter qu’aux forces du pouvoir et de l’argent sale. Le peuple en lutte réclame, à juste titre, une période de transition qui sera dirigée sous son contrôle par des gens qu’il aura désignés et cautionnés et avec une feuille de route précise qu’il aura préalablement établie.

L’état des institutions que nous avons et la Constitution mille fois triturée donnant au président des pouvoirs monarchiques exigent l’élection d’une Assemblée constituante souveraine qui rédigera une nouvelle Loi fondamentale qui concrétisera les aspirations démocratiques et sociales du peuple.

Ce dernier choisira également s’il est prêt à accepter un régime présidentiel dont il a subi les affres depuis des décennies ou opter pour un régime plus représentatif. Dans tous les cas, la protestation doit se maintenir, s’amplifier et trouver des moyens d’exercer la pression nécessaire pour mettre à genoux ce régime.

M. Arroudj

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Politique

Le gouvernement s’intéresse enfin aux biens immobiliers de l’Etat à l’étranger !!!

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 Le gouvernement se penche serait enclin à se pencher sur les biens immobiliers de l’Etat à l’étranger. Un décret exécutif publié au journal officiel n 49 fixe les modalités de fonctionnement d’un compte de gestion des opérations immobilières de l’Etat à l’étranger. C’est un début.

Ainsi, il est ouvert dans les écritures du trésorier principal, un compte d’affectation spéciale n 302-146 intitulé « compte de gestion des opérations immobilières de l’Etat à l’étranger », lit-on dans ce décret qui fixe « les modalités de fonctionnement du compte d’affectation spéciale n 302-146 intitulé « compte de gestion des opérations immobilières de l’Etat à l’étranger ». 

L’ordonnateur principal de ce compte est le ministre chargé des Affaires étrangères, tandis que les chefs de postes diplomatiques et consulaires, sont ordonnateurs secondaires de ce compte.

Le compte d’affectation spéciale retrace en recettes les produits de cession et de location des biens immobiliers relevant du domaine privé de l’Etat à l’étranger, les dotations, éventuelles, du budget de l’Etat et les reliquats des opérations financées à travers ce compte.

En dépenses , ce compte retrace les frais de mise en sécurité des biens immobiliers de l’Etat à l’étranger, dés affectés , les frais de charges, d’assurances et de taxes des biens immobiliers de l’Etat à l’étranger , les frais des actes et de représentation judiciaire liés aux opérations immobilières de l’Etat à l’étranger, les frais d’entretien, de réhabilitation et de remise aux normes des biens immobiliers de l’Etat à l’étranger,désaffectés,  les frais d’acquisition des biens immobiliers, bâtis et non bâtis, pour les représentations diplomatiques et consulaires à l’étranger,  les frais de construction de bâtiments pour les besoins des représentations diplomatiques et consulaires à l’étranger .

Les dépenses englobent aussi les frais d’aménagement, de réaménagement, de réhabilitation, de remise aux normes et d’équipement des locaux des représentations diplomatiques et consulaires à l’étranger,  les frais de consultation d’experts, de bureaux d’études et/ou d’agences spécialisées liées aux opérations des biens immobiliers de l’Etat à l’étranger.

Un arrêté conjoint du ministre chargé des affaires étrangères et du ministre chargé des finances, déterminera la nomenclature des recettes et des dépenses imputables sur ce compte.

Enfin, il est indiqué que les modalités de suivi et d’évaluation du compte d’affectation spéciale n  302-146,  sont fixées par arrêté conjoint du ministre chargé des affaires étrangères et du ministre chargé des finances.

Mercredi 19 juin, lors du Conseil des ministres, et sur la base d’un projet de décret exécutif présenté par le ministre des Affaires étrangères, le Premier ministre algérien Noureddine Bedoui a ordonné le recensement de tous les biens immobilier de l’État à l’étranger, selon le communiqué final de la réunion. Le responsable a instruit ses ministres de mettre ces biens au service de la diaspora algérienne.

Le ministre des Affaires étrangères avait présenté lors d’une réunion du gouvernement tenue le 19 juin dernier, un exposé sur un projet de décret exécutif fixant les modalités de gestion du Compte d’affectation spécial portant sur les opérations immobilières de l’Etat à l’étranger, institué en vertu de la loi des finances (LF) 2017 visant « la mise en place de mécanismes assurant la bonne gestion des domaines de l’Etat à l’étranger ainsi que leur entretien et leur exploitation au profit du Trésor public.

M. Bedoui a souligné l' »impératif de créer une base de données globale de tous les domaines de l’Etat à l’étranger, et non seulement le foncier à caractère diplomatique ».

Le Premier ministre avait ordonné, dans ce sens, le recensement de tous les biens à l’étranger, relevant, actuellement des autres secteurs à l’image des Affaire religieuses et des Sports, et la recherche des voies et moyens de leur valorisation et optimisation au profit de la communauté nationale à l’étranger.

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