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Mémoire

Mohammedi Saïd : « Moi Algérien, fils d’Algériens depuis des millénaires »

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Mohammedi Saïd, ancien commandant de la wilaya III, ne mâche pas ses mots. On le voit ici parler de son devoir de combattre le colonialisme. Il y a de la force des convictions dans le propos de cet ancien maquisard né le  à Aït Frah, commune de Larbaâ Nath Irathen (Kabylie) et  mort le  à Paris,.

« L’Algérie c’est la tête de mes ancêtres… Baissez la tête moi ? Jamais !! Devant des étrangers qui sont venus je ne sais d’où moi Algérien, fils d’Algériens depuis des millénaires m’incliner devant un étranger ? Jamais ».

Mohammedi Saïd a servi le régime de Ben Bella jusqu’à 1964. Il est nommé ministre des Anciens moudjahidines et des victimes de la guerre le 27 septembre dans le premier gouvernement formé par Ahmed Ben Bella. Le 16 mai 1963, il devient deux vice-président du Conseil. Membre du Comité Central et du Bureau Politique du FLN le 24 avril 1964.

À la fin de sa vie, il est sympathisant du Front islamique du salut (FIS).

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Mémoire

Qui se souvient de Slimane Amirat ?

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شخصيات جزائرية عملاقة لا يعرفها الجيل الجديد ولا نقرأ عنها في كتب مدارسنا :#سليمان_عميرات مجاهد وسياسي، ولد في 24 جويلية 1929 بـمشدالة ولاية البويرة بمنطقة القبايل في عام 1955، انضم إلى صفوف جيش التحرير الوطني الذي كلفه بتنسيق العمليات ضد أنصار الحركة الوطنية الجزائرية في منطقة باريس. سجن في عام 1958 لأول مرة في قسنطينة، ثم في الجرف بالمسيلة.عند الإفراج عنه، عاد إلى فرنسا بوثائق مزورة واستأنف مهمته، لكن تمت وشايته في عام 1961، واعتقل وتعرض للتعذيب في معسكر سانت موريس بالأردواز(camp de Saint Maurice de l’Ardoise) ومعسكر لارزاك (camp du Larzac). في مارس عام 1962، أطلق سراحه إثر مظاهرة نظمها طلاب جزائريين وفرنسيين في باريس. بعد وقف إطلاق النار، قام بتنظيم مجموعات ببوزريعة والأبيار لمحاربة منظمة الجيش السري (OAS).جنبا إلى جنب مع كريم بلقاسم، محمد بوضياف، محند ولد الحاج، والعديد من نشطاء فيدرالية فرنسا لجبهة التحرير الوطني ، شارك سليمان عميرات في عام 1963 في إنشاء الاتحاد من أجل الدفاع عن الثورة الاشتراكية (UDRS) وجبهة القوى الاشتراكية (FFS) من أجل معارضة نظام وجدة لبن بلة وبومدين . حكم عليه بالإعدام غيابيا خلال محاكمة حسين آيت أحمد والعقيد محمد شعباني الذي أعدمه نظام وجدةوفر أيت أحمد من السجن وبقي عميرات فيه .وبعد خروجه من السجن عاد الى النضال مرة أخرى متحديا الخوف بحيث قام عام 1967، بتأسيس الحركة الديمقراطية للتجديد الجزائري (MDRA). فاعتقل في 1968 وتعرض للتعذيب في السجن السريمن طرف بومدين كذلك قبل أن يحكم عليه بالإعدام في محكمة الثورة بوهران. سجن في بداية سنة 1973 بالطابق السفلي الرابع لسجن وهران العسكري (حصن سانتا كروز)، ورفض آنذاك التماس العفووالركوع لبومدين. سجن بالبرواقية وفي نهاية عام 1974 تم نقله إلى سجن الحراش. استعاد حريته 1975. بعد التعددية الحزبية في عهد شادلي وفي 1990 أنشأ سليمان عميرات حزبا معتمدا تحت اسم الحركة الديمقراطية للتجديد الجزائري (MDRA). توفي في الجزائر العاصمة، إثر سكتة قلبية في 1 جوان 1992 عن عمر يناهز 63 عاما مباشرة بعد إلقاء آخر نظرة على جثمان الرئيس الراحل محمد بوضياف الذي اغتيل قبل ثلاثة أيام بعنابة. خلف أربعة أطفال. تم دفن المرحوم سليمان عميرات في مربع الشهداء بمقبرة العالية في الجزائر العاصمة.

Publiée par Vive la liberte algerie sur Vendredi 25 mai 2018

Slimane Amirat était un patriote sincère. Dans cette conférence il rappelle que Boumediene et Chadli disaient cici : »celui qui parlent je le mets en prison ».

Il avait sa faconde, sa franchise qui le caractérisait. Ici il déclare en direction d’Abassi Madani, chef du FIS dissous : « Dieu n’a pas besoin de partis ni de ministre de la Défense ».

Il est mort juste après son recueillement sur la dépouille de Mohamed Boudiaf en juillet 1992. Nous proposons ce document de la fondation qui porte son nom.

« C’est en 1955 que le jeune Slimane AMIRAT entre dans les rangs de l’ALN. Abderrahmane Mira, l’ayant très vite remarqué pour son dynamisme et ses qualités d’homme de terrain, le sollicitera pour sensibiliser l’immigration algérienne établie en France. Dès le mois de mars 1955, Slimane sera l’homme choisi par le FLN pour mettre sur pied et diriger les groupes de choc de la région Parisienne pour lutter contre les Messalistes du MNA.

Il accomplira sa mission avec brio jusqu’en 1958 où il sera arrêté et emprisonné à Constantine, puis à El Djorf (M’sila).

Durant sa détention, il organisera les prisonniers et fera de telle sorte à continuer la lutte en fournissant à l’ALN, argent et médicaments. C’est ainsi, que plus de quatre cent mille francs par mois et des médicaments sortiront du camp de détention, au profit de l’Armée Algérienne.

Libéré, il rejoint la France muni de faux papiers et reprend la direction du groupe armé de la région Parisienne. En 1961, un homme des troupes est capturé, il parlera sous la torture et dénoncera Slimane AMIRAT, qui sera aussitôt arrêté.

Il connaîtra à son tour, la torture des geôles françaises. Au cessez-le-feu, il sera libéré et aura la vie sauve grâce à une manifestation organisée à Paris par les étudiants algériens et français.

Il sera ensuite responsable des groupes armés à El-Biar et Bouzaréah. Il fera face à l’OAS, et ce jusqu’au conflit des wilayas. Après la prise de pouvoir par le groupe d’Oujda et Ben Bella, il fera un passage dans les forces de police à Tlemcen puis à Alger.

Néanmoins, il sera de ceux, notamment avec Krim Belkacem, Mohand Oulhadj, Mohamed Boudiaf et d’autres, qui tenteront de créer l’UDRS.

Slimane se retrouve ensuite au FFS et sera condamné à mort par contumace dans le procès avec Aït Ahmed et Chaâbani. Il connaîtra alors l’exil jusqu’en juin 1965. Après le coup d’état militaire, entre Slimane AMIRAT et le nouveau régime, le courant ne passera plus. Il refusera les propositions qui lui seront faites. Hocine Aït Ahmed est toujours en prison et n’apprécie pas que le Conseil de la Révolution renferme autant de militaires.

Slimane AMIRAT dirigera alors une agence d’assurance jusqu’en 1967. Pendant cette période, avec Krim Belkacem et d’autres militants de la cause nationale, il participe à la création d’un nouveau mouvement d’opposition, le MDRA, mouvement qui verra le jour le 18 octobre 1967.

La réaction brutale et énergique du pouvoir ne se fera pas attendre. Slimane sera arrêté le 02 juillet 1968, il sera tenu au secret pendant plus de neuf mois ou il sera jugé puis condamné à la peine capitale par la cour révolutionnaire d’Oran.

Pendant quatre ans et demi, il restera enfermé au quatrième sous-sol de la prison militaire d’Oran, la tristement célèbre “Santa Cruz”. Ses amis et proches lui demanderont de formuler sa demande de grâce à Boumediene, ce qu’il refusa tout en réclamant ses droits de prisonnier politique ou l’application de sa peine. C’est-à-dire, son exécution. Il fera successivement plusieurs grèves de la faim (17 jours, puis 25 jours).

Il sera transporté dans un état comateux à l’hôpital universitaire d’Oran. De la prison d’Oran, il sera ensuite transféré à la prison de Berrouaghia où il restera en détention pendant deux années et sera de nouveau transféré à El Harrach, un autre pénitencier qu’il quittera au bout de six mois. Libéré le 23 juin 1975, soit une semaine après le décès de son père, Slimane sera étroitement surveillé durant toute cette période de détention, et même après sa sortie de prison. Il mènera alors, lui-même, le combat pour la libération de ses propres amis demeurés en prison. Il obtiendra leurs libérations et la réhabilitation de tous les membres. Le combat pour les idées qui étaient les siennes continuera alors sous une forme semi-clandestine jusqu’en 1989, année pendant laquelle sont apparus le multipartisme et le pluralisme politique.

Le MDRA est alors officiellement agréé le 19 janvier 1990. Cette dernière étape de la vie politique et publique de Slimane AMIRAT permettra à tout le peuple algérien de saisir véritablement la dimension de celui qui fut un jour accusé et traité d’agent du sionisme international et de contre-révolutionnaire, et ce malgré les difficultés et les oppositions cachées menées contre lui, afin de le marginaliser.

Slimane Amirat ne ménagera aucun effort pour œuvrer dans l’intérêt exclusif de l’Algérie. Acteur politique important et modérateur sur la scène nationale, c’était un homme qui, par ses valeurs morales et ses principes avait su se faire une place de choix dans le cœur et dans l’esprit de chaque algérien, de toute condition et de tous les âges. Il sera l’homme vers qui l’on se tourne pour demander de l’aide. Une aide qu’il ne refusera jamais. L’homme qui mettra au service de son pays, cette expérience de la vie par l’expression de sa volonté au service d’un idéal partagé par les meilleurs fils de l’Algérie. Un idéal tourné vers la construction de cette Algérie dont il a rêvé, durant toute sa vie.

Des rêves qu’il emporta avec lui. Tout le monde garde aujourd’hui, cette image d’un homme intègre, un véritable militant, sincère, exclusivement tourné vers son principal objectif, l’intérêt de l’Algérie. Tout le monde gardera de lui cette fameuse phrase, restée gravée à jamais dans la mémoire de tous les Algériennes et Algériens, illustrant le grand Amour qu’il avait pour son pays et qui lui donnera cette dimension du Grand homme qu’il était : «A choisir entre l’Algérie et la démocratie, je choisirais l’Algérie.».

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Mémoire

Des images du cortège du président Bouteflika..

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Ce sont là presque deux minutes d’images de l’interminable cortège présidentiel sur l’avenue Zighout-Youcef à Alger.

Etourdissant spectacle ! La séquence doit remonter à une dizaine de mois. Elle a été capté pendant l’une des rares sorties du président. Tout Alger a été paralysé pour permettre au cortège présidentiel de passer en toute sérénité.

Les images sont incroyables. Tout un grand boulevard pour une seule voiture blindée entouré d’un nombre incalculable d’autres véhicules et de motards sur les dents.

A quoi tient finalement la vie d’un président qui dit qu’il est aimé par son peuple et travaille pour le peuple !!!

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Mémoire

Concert de Matoub Lounès à Michelet

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Lounès Matoub était retourné à Aïn El Hammam, ex-Michelet (50 km à l’est de Tizi Ouzou) pour chanter dans le stade trois années après que des gendarmes lui eurent tiré dessus en octobre 1988.

Le poète avait fait sensation. Le public a répondu présent à ce Lounès qui ne laissait jamais indifférent.

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