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M’hamed Issiakhem : « J’espère que nous sommes vivants »

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L’inimitable peintre M’hamed Issiakhem avait une conception de l’art chevillée au corps. Ses tableaux torturés ne supportaient pas les fleurs. « Je n’aime pas les fleurs », confie-t-il ici. Ici ce fondateur de la peinture algérienne parle de la culture et du rôle de l’artiste. « J’espère que nous sommes vivants, les artistes sont vivants »…

« Je n’aime pas les fleurs… Les fleurs, laissez-là là où elles sont », tonne ce grand peintre.

Il explique que son art est torturé. « Ma peinture remonte à loin ».

Son enfance est marquée par un drame. M’hamed Issiakhem est né le 17 juin 1928 à Taboudoucht Tizi-Ouzou. Et il est décédéle 1ᵉʳ décembre 1985 à Alger,

M’hamed Issiakhem avait fait ses classes à la société des Beaux-arts d’Alger en 1947, avant de rejoindre l’Ecole des Beaux-arts d’Alger, puis celle de Paris où il est admis après une exposition dans une galerie parisienne.

A 16 ans, il perd trois membres de sa famille et se voit amputé du bras gauche suite à la manipulation d’une grenade ramassée près d’un camp militaire français. Après le drame, Issiakhem vivra toute sa vie meurtri dans sa chaire et dans son âme et son oeuvre sera définitivement marquée du sceau de la douleur.

Il avait une relation très proche avec Kateb Yacine. Il l’a rencontré à Paris au début des années 1950. Elle se traduisait souvent dans les oeuvres de chacun d’eux par des poèmes et des textes illustrés ou des toiles agrémentées de poèmes manuscrits à l’exemple de la plaquette « Issiakhem, oeil de lynx et les américains, trente cinq années de l’enfer d’un peintre ».

Pour sa part, le biographe de Kateb Yacine et de M’hamed Issiakhem, Benamar Mediene, historien de l’art et compagnon de route de ces deux « génies créatifs forgés dans le drame », compare le peintre à Vincent Van Gogh, deux créateurs « instinctifs » rongés par la douleur qui trouvera son exutoire, dira-t-il, dans le grand nombre d’autoportraits « sombres et dénués d’artifices esthétiques »que les deux artistes ont réalisés.

En 1980, M’hamed Issiakhem reçoit à Rome le premier Simba d’Or, une distinction de l’Unesco dédiée à l’art africain, avant de s’éteindre le 1er décembre 1985, laissant derrière lui un très important patrimoine aujourd’hui conservé au musée des Beaux arts d’Alger et auquel s’ajoute les tableaux détenus par des particuliers et des proches du peintre. 

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Emirats : une Marocaine tue son amant avant de le cuisiner pour servir sa chair

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Edifiant ! Une Marocaine est accusée par la justice émiratie d’avoir tué son amant, puis démembré son corps avant de servir les restes de son cadavre à des ouvriers. C’est ce qu’a rapporté le 19 novembre le journal émirati The National qui affirme que le crime a été commis il y a déjà trois mois.

Dans son édition du 19 novembre, le journal émirati The National a annoncé qu’une femme d’origine marocaine a été arrêtée par la police pour avoir assassiné son amant, qui voulait la quitter pour une autre, avant de la cuisiner et de servir les restes de sa dépouille à des ouvriers.

​Selon le média, la femme a été arrêtée par la police de la ville d’Al Ain pour son implication présumée dans le meurtre de son amant. Selon lui, la prévenue aurait tué son amant et servi les restes de son cadavre en guise de machbous, un célèbre plat traditionnel du Golfe, composé de riz et de viande.Dénoncée à la police par le frère de la victime qui a signalé la disparition de son proche, l’accusée a fini par avouer son crime suite aux résultats compromettants d’analyses ADN menées sur une dent trouvée par les enquêteurs dans le mixeur de la femme.

Tout en affirmant qu’elle a commis ce meurtre dans un moment de folie, l’accusée a avoué aux enquêteurs qu’elle voulait se venger de son amant qui voulait l’abandonner sans ressources, pour en épouser une autre, après sept ans de vie commune, selon la même source.Une autre femme accusée de complicité a été arrêtée par la police. Niant toute implication dans ce meurtre, cette dernière a néanmoins affirmé avoir remarqué la présence de sang dans la maison de son amie, a rapporté The National, soulignant que l’enquête est toujours en cours. Sputnik avec agence

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L’arrestation de Carlos Ghosn dans son Jet comme si vous y étiez !

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Comment s’est passée l’arrestation de Carlos Ghosn dans son avion privé au Japon? À peine le patron de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi a-t-il atterri lundi soir à l’aéroport d’Haneda, près de Tokyo, que des agents se sont dirigés vers le salon. La chaîne Asahi a publié les images de son arrestation.

La télévision japonaise a diffusé cette nuit les images de l’arrestation, dans son avion privé, de Carlos Ghosn, patron de l’alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, arrêté pour fraude fiscale et diverses malversations.

Sur les images diffusées par la chaîne japonaise Asahi, son avion a été encerclé par de nombreux agents du bureau du procureur, qui montent rapidement à bord de l’appareil. Immédiatement, tous les stores des hublots sont abaissés.

Peu après, les agents ressortent de l’aéronef. La vidéo est interrompue avant la descente de l’homme d’affaires. D’après l’agence Kyodo, un tribunal de Tokyo a décidé son maintien en détention pour une durée de 10 jours.

Le conseil d’administration de Renault a désigné mardi soir le numéro deux de l’entreprise Thierry Bolloré pour assurer l’intérim de Carlos Ghosn, qui reste PDG malgré son arrestation au Japon sur des soupçons de malversations, sur fond d’interrogations quant à l’avenir de l’alliance avec Nissan et Mitsubishi. Il faudra s’attendre les jours qui arrivent à sa descente aux enfers.

Avec Sputnik

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Algérie : fuites de devises alarmantes

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Il n’y a plus une semaine où la police des frontières n’arrête pas des individus dont les valises sont remplies de dizaines de milliers d’euros et autres devises fortes. Les trafiquants et autres magnats ne se contentent plus de blanchir leurs devises en Algérie, devenue un marché à risque.

Il est vrai que la situation est des plus inquiétantes avec des indicateurs économiques déprimants et une situation sociale des plus explosives.

Ainsi pas loin qu’hier lundi 19 novembre les services de la police des Frontières (PAF) de l’aéroport international d’Alger ont déjoué deux nouvelles tentatives de transferts illicites de devises à l’étranger. A la clé ? La saisie de pas moins de 75.100 euros.

Pas seulement, dans un communiqué, la DGSN informe que ses services ont interpellé une personne qui tentait de transférer, illégalement 25.700 euros, à partir de l’aéroport international d’Alger. L’individu s’apprêtait à prendre un vol en direction de Dubaï (Emirats Arabes Unis).

Tenez-vous bien, le compte n’y est pas encore. Une tentative d’évasion de 47.400 euros au niveau du même aéroport a été aussi éventée.

Là ce n’est que le récapitulatif d’une poignée de jours avec au final : 150 000 euros qui devait prendre le chemin de l’étranger. Question : combien de trafiquants ont réussi à passer entre les mailles des douaniers et des policiers ? Mystère.

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