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Mohammed VI ordonne la suppression de certains versets coraniques

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Le « Commandeur des croyants » proscrit les versets d’une sourate pour des raisons qu’il est impensable d’entendre dans nos communautés musulmanes.

Étonnante nouvelle ! Alors que toutes les communautés musulmanes d’Europe expliquent que l’islam n’a rien à voir avec le terrorisme, voici que le roi du Maroc Mohammed VI ordonne la suppression des versets de la sourate 48, « El Fath » (La Victoire) dans l’enseignement scolaire en raison d’une influence terroriste possible et de l’intolérance certaine  à l’égard des non-musulmans.

Il n’a pas lui-même annoncé la nouvelle, mais selon les diplomates marocains qui l’ont diffusée, la raison de ce changement concerne « l’apologie du terrorisme » et « des appels à la violence ». Mohammed VI a expliqué que cette décision s’intègre dans la démarche citoyenne pour la paix, et contre la violence notamment envers les communautés non musulmanes du Maroc.

Une rumeur court selon laquelle un projet de changement radical dans l’enseignement de « l’éducation islamique » qui deviendrait « éducation religieuse » est en phase de finalisation au Ministère de l’éducation.

Mohamed VI tente laborieusement de libérer le pays de la chape de plomb de l’islam, mais sa population et ses religieux, comme ceux de l’ensemble des pays musulmans, sont de plus en plus séduits par l’intégrisme.

Les acteurs du ministère des affaires religieuses se sont déclarés surpris par cette décision, le roi ne les ayant pas consultés. Il n’est pas évident qu’elle sera appliquée, et peut-être sera-t-elle vivement critiquée : le conseil des Oulémas du Maroc, notamment, est aussi puissant que conservateur.

De plus, ces versets ne sont pas les plus violents du Coran. Voir notamment quelques autres exemples (dont les versets de la sourate 9).

Je vous livre intégralement celle que cible Mohamed VI. Dans la traduction de Denise Masson, mais sans respecter les multiples retours de ligne. C’est l’occasion pour ceux qui ne connaissent pas le langage d’Allah de s’initier. Dur labeur !

Oui, nous t’avons accordé une éclatante victoire afin que Dieu te pardonne tes premiers et tes derniers péchés ; qu’il parachève sa grâce en toi ; qu’il te dirige sur la voie droite et afin que Dieu te prête un puissant secours.

C’est lui qui a fait descendre sa Sakina (quiétude) dans les cœurs des croyants afin qu’ils croissent dans la foi ; — les armées des cieux et de la terre lui appartiennent, Dieu sait tout, il est sage —  pour faire entrer les croyants et les croyantes dans les Jardins où coulent les ruisseaux, — ils y demeureront immortels — et pour effacer leurs mauvaises actions. — C’est là, auprès de Dieu, un bonheur sans limites

Il punira les hommes et les femmes hypocrites, les hommes et les femmes polythéistes, ceux qui se font une idée fausse de Dieu. —Qu’un sort malheureux les atteigne ! —

Dieu se courrouce contre eux ; il les maudit ! II prépare pour eux la Géhenne : quelle détestable fin !

Les armées des cieux et de la terre appartiennent à Dieu. Dieu est puissant et sage !

Oui, nous t’avons envoyé comme témoin, comme annonciateur de la bonne nouvelle et comme avertisseur, afin que vous croyiez en Dieu et en son Prophètes ; pour que vous l’assistiez ; que vous l’honoriez ; que vous célébriez les louanges de Dieu à l’aube et au crépuscule.

Ceux qui te prêtent un serment d’allégeance ne font que prêter serment à Dieu. La main de Dieu est posée sur leurs mains. Quiconque est parjure est parjure à son propre détriment. Dieu apportera bientôt une récompense sans limites à quiconque est fidèle à l’engagement pris envers lui.

Ceux des Bédouins qui sont restés en arrière te diront : « Nos richesses et nos familles nous ont accaparés ; demande pardon pour nous !» Ils prononcent avec leurs langues ce qui n’est pas dans leurs cœurs. Dis : « Qui donc pourra faire quelque chose en votre faveur et contre Dieu, qu’il veuille pour vous un mal ou un bien ?» —Dieu et parfaitement informé de ce que vous faites—

Bien au contraire ! Vous pensiez que jamais le Prophète et les croyants ne retourneraient parmi les leurs. Cette méprise s’est imposée à vos cœurs sous des apparences trompeuses. Vous vous êtes fait une idée fausse de Dieu ; vous êtes un peuple perdu.

Que celui qui ne croit pas en Dieu et en son Prophète sache que nous avons préparé un Brasier pour les incrédules.

La Royauté des cieux et de la terre appartient à Dieu. Il pardonne à qui il veut ; il punit qui il veut.

Dieu est celui qui pardonne, il est miséricordieux.

Ceux qui sont restés en arrière diront, quand vous vous mettrez en marche pour vous emparer du butin : « Permettez-nous de vous suivre ».

Ils voudraient pouvoir changer la Parole de Dieu. Dis : « Jamais vous ne nous suivrez : Dieu l’a dit ainsi autrefois ».

Ils diront : « Bien au contraire ! Vous êtes jaloux de nous ». — Mais ce sont eux qui ne comprennent guère—

Dis à ceux des Bédouins qui sont restés en arrière « Vous serez bientôt appelés à combattre contre un peuple doué d’une force redoutable. Vous les combattrez, ou bien ils se soumettront à Dieu. Si vous obéissez, Dieu vous donnera une belle récompense. Si vous tournez le dos, —comme vous l’avez fait auparavant —il vous punira par un douloureux châtiment ».

Il n’y a aucune faute à reprocher à l’aveugle, il n’y a aucune faute à reprocher au boiteux, il n’y a aucune faute à reprocher au malade s’ils s’abstiennent de combattre.

Dieu fera entrer dans les Jardins où coulent les ruisseaux celui qui obéit à Dieu et à son Prophète ; mais il punira d’un châtiment douloureux quiconque tourne le dos.

Dieu était satisfait des croyants quand ils te prêtaient serment sous l’Arbre. Il connaissait le contenu de leurs cœurs. Il a fait descendre sur eux la Sakina. Il les a récompensés par une prompte victoire par l’abondant butin dont ils se sont emparés. – Dieu est puissant et sage —

Dieu vous promet un butin abondant dont vous vous emparerez ; il hâte pour vous la conclusion de cette affaire ; il détourne de vous les mains de ces gens afin que tout cela soit un Signe pour les croyants et serve à vous guider sur un chemin droit.

 Il a fait une autre chose dont vous n’étiez pas capables ; l’a embrassée en sa puissance. —Dieu est puissant sur toute chose —

Si les incrédules vous avaient combattus, ils auraient ensuite tourné le dos, et ils n’auraient trouvé ni patron, ni protecteur.

Telle était déjà, auparavant, la coutume de Dieu. Tu ne trouveras aucun changement dans la coutume de Dieu.

C’est lui qui a écarté leurs mains de vous et d’eux vos mains, dans la vallée de la Mieke, après vous avoir donné l’avantage sur eux. —Dieu voit parfaitement ce que vous faites —

 Tels sont les incrédules qui vous ont écartés de la Mosquée sacrée et qui ont empêché les oblations (bêtes destinées au sacrifice) de parvenir au lieu de leur sacrifice.

S’ils s’étaient distingués les uns des autres, nous aurions certainement châtié douloureusement ceux d’entre eux qui étaient incrédules, mais des hommes croyants et des femmes croyantes inconnues de vous s’y trouvaient aussi : vous risquez, à votre insu, de les fouler aux pieds et le crime vous aurait été imputé. —Dieu introduit qui il veut dans sa miséricorde—

Lorsque les incrédules eurent remis dans leur cœur la fureur, la fureur de l’ignorance, Dieu fit descendre sa Sakina sur son prophète et sur les croyants. Il les obligea à une parole de piété dont ils étaient les plus dignes et les plus proches. —Dieu connaît parfaitement toutes choses—

Oui, Dieu confirme la vérité de la vision accordée à son Prophète.

Vous pénétrerez donc en sécurité dans la Mosquée sacrée — si Dieu le veut— la tête rasée et les cheveux coupés et vous n’aurez pas peur.

Dieu sait ce que vous ne savez pas. Il vous avait accordé auparavant une prompte victoire.

C’est lui qui a envoyé son prophète avec la direction et la religion vraie pour la faire prévaloir sur toute autre religion. — Dieu suffit comme témoin —

Muhammad est le Prophète de Dieu. Ses compagnons sont violents envers les impies, bons et compatissants entre eux.

Tu les vois, inclinés, prosternés, recherchant la grâce de Dieu et sa satisfaction. On les reconnaît car on voit sur leurs fronts les traces de leurs prosternations.

 Voici la parabole qui les concerne dans la Tora et la parabole qui les concerne dans l’Évangile : ils sont semblables au grain qui fait sortir sa pousse, puis il devient robuste, il grossit, il se dresse sur sa tige. Le semeur est saisi d’admiration et les impies en sont courroucés.

Dieu a promis à ceux d’entre eux qui croient et qui accomplissent des œuvres bonnes un pardon et une récompense sans limites.

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L’Afghanistan, l’Iran et le Pakistan face au défi de l’eau

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L’Afghanistan, l’Iran et le Pakistan forment un ensemble géopolitique homogène et partagent des problèmes de développement similaires. La pénurie d’eau qui les frappe actuellement requiert des solutions rapides et radicales.

L’Asie du Sud-Ouest est l’une des régions les plus arides au monde. Située près des tropiques, l’eau a toujours été pour ses habitants un défi à relever. Le problème, à l’heure actuelle, est que l’eau non seulement lui manque, mais elle est aussi, dans certains endroits, souvent contaminée. Bien que les trois pays de la région – Afghanistan, Iran, Pakistan – soient confrontés à un problème plus ou moins identique, les solutions qu’ils cherchent à y apporter ne semblent pas être similaires, car les origines du problème diffèrent d’un pays à l’autre.

L’Afghanistan, situé au nord du Pakistan et à l’est de l’Iran, n’est pas un pays aussi peuplé que le Pakistan, mais plusieurs de ses provinces sont néanmoins touchées par des problèmes d’eau d’origines très diverses.

Kaboul, une bourgade métamorphosée en une mégapole

Contacté par RFI, le chercheur afghan Siddiq Qiam estime que le manque d’eau potable à Kaboul, la capitale, est un défi crucial à relever. D’après cet ingénieur, dans le passé, il suffisait de creuser un puits d’une profondeur de 10 à 15 mètres pour accéder à une source d’eau potable. Une telle chose est impossible aujourd’hui. Les habitants de certains quartiers de Kaboul sont obligés de faire illégalement des forages d’au moins 100 mètres de profondeur et cela malgré la présence d’un réseau de distribution d’eau administré par le pouvoir public.

Mais celui-ci est incapable de fournir de l’eau à tous les habitants. Cette situation est devenue une aubaine pour les vendeurs d’eau qui se ravitaillent soit auprès du réseau public de distribution d’eau soit vers des puits creusés par les habitants. Le gouvernement n’est pas en mesure de tenir les promesses qu’il fait pour venir à bout de ce problème, car cette ville et ses alentours abritent cinq millions d’habitants, et les infrastructures sont inadaptées. Si on ne trouve pas rapidement une solution, tôt ou tard, selon ce chercheur, les habitants de la contrée seront contraints d’émigrer.

A Samangân, province voisine de Kaboul, située au nord des montagnes de l’Hindou-Kouch, dans la partie centrale du pays, les fruits portent sur leurs écorces l’empreinte de l’eau contaminée, confirme-t-il. Finie l’apparence alléchante des fruits comme la pomme, la figue ou le poire. D’après lui, la guerre et l’instabilité politique qui règnent en Afghanistan ne permettent pas d’envisager une solution durable à ce problème qui ronge le pays.

Dans certains quartiers de Kaboul, au moins un membre de chaque famille est quotidiennement chargé d’aller chercher de l’eau à la mosquée ou à une station d’épuration et de distribution d’eau potable. Cette mission est habituellement accomplie tôt le matin ou en début de soirée. La plupart des puits sont asséchés. Le niveau des nappes phréatiques a beaucoup baissé au point de rendre inutile un forage plus profond : il arrive que les puits nouvellement creusés se tarissent en une semaine. Qui plus est, les eaux souterraines sont pour la plupart contaminées. La raison principale de cet état de chose est, selon l’Office national de protection de l’environnement, l’absence d’un réseau national d’assainissement et de distribution d’eau potable. Ainsi, pour s’approvisionner, chaque propriétaire n’hésite pas à creuser un ou plusieurs puits sur son terrain.

70% de la ville de Kaboul est dépourvue d’égouts. Pour faire disparaître les eaux usées domestiques, les habitants creusent chez eux des puits qu’on appelle des puits absorbants. C’est la raison pour laquelle les eaux souterraines sont contaminées. Le ministère de la Santé ayant procédé à l’analyse de l’eau dans 200 endroits du XIIIe arrondissement de la ville, affirme que 120 d’entre eux sont infectés par de différentes bactéries.

La responsabilité incombe aussi à la population

La province de Farâh, frontalière avec l’Iran, est l’une des plus pauvres du pays. En raison d’une consommation excessive d’eau, la plupart des puits y ont été, ces dernières années, asséchés ; la baisse du niveau des nappes phréatiques s’y accélère d’année en année. Le manque d’eau touche cruellement aussi bien les agriculteurs que les autres. Depuis plusieurs années, des groupes humains ont commencé à quitter villes et villages pour s’installer dans d’autres régions. Approvisionnés naguère pour leur consommation quotidienne par des puits d’eau potable, ils n’ont plus qu’à partir car ces puits sont asséchés.

Des fonctionnaires locaux n’hésitent pas à imputer la responsabilité à ceux qui s’approvisionnent en eau grâce à des pompes solaires sur lesquelles le pouvoir public n’a aucun contrôle.

Iran : le destin tragique d’un lac

L’Afghanistan fait partie de l’« espace culturel persan ». Il a des liens historiques, culturels et linguistiques solides avec l’Iran, son voisin de l’ouest. Mais vivre en bon voisinage peut s’avérer difficile et compliqué surtout lorsqu’il s’agit de partager des ressources naturelles.

Depuis plusieurs décennies, l’Iran voit disparaître la plupart de ses lacs naturels comme le lac d’Orumiyeh et les lacs de Fars en raison du changement climatique, de la sécheresse, de la construction irréfléchie de barrages, de multiples forages illégaux, en un mot, de la consommation excessive d’eau par une population qui, depuis la révolution de 1979, n’a cessé de croître à un rythme élevé. Mais la disparition du lac Hamoun dans la province de Sistan-et-Baloutchistan au sud-est du pays est en grande partie liée au non-respect du traité de 1972 entre l’Iran et l’Afghanistan, traité qui contraint l’Afghanistan à laisser se déverser 26 m3 par seconde d’eau de la rivière Hirmand (ou Helmand) dans ce lac.

Situé sur la frontière séparant les deux pays, la surface totale de ce lac est de 5 660 m2 dont 3 820 m2 se trouvent en Iran. La rivière Hirmand qui s’y déversait abondamment naguère naît à l’ouest de Kaboul dans les montagnes de Paghman. Dans son cours vers le lac, cette rivière reçoit l’eau de plusieurs affluents alimentés essentiellement par les pluies et la neige du massif montagneux qu’on appelle la montagne de Baba (Kouh-i Baba), prolongement occidental de l’Hindou-Kouch.

Le lac Hamoun recevant autrefois l’eau de cette rivière jouait un rôle vital dans la vie des habitants de la province de Sistan-et-Baloutchistan. L’obstruction des eaux s’écoulant vers ce lac, surtout depuis la construction par les Afghans d’un énorme barrage appelé « Band-e Kajaki » sur la rivière Hirmand sont les causes principales de la mort du lac. Avec sa disparition, des milliers de pêcheurs ont perdu leur travail. Chaque année, ils y péchaient 12 000 tonnes de poissons. Ce lac accueillait chaque année 1 million d’oiseaux migrateurs. Les femmes utilisant les roseaux des alentours pour la fabrication d’objets artisanaux n’ont plus de ressources. Les éleveurs de 120 000 bovins qui pâturaient autrefois sur 70 000 hectares ont dû partir. 

Une prise de conscience tardive

L’Etat iranien aurait-il une lourde responsabilité dans la détérioration de la situation écologique du pays, surtout pour ce qui est de la pénurie d’eau, en cautionnant, dans les années qui ont suivi la révolution, la culture de vastes terres irrigables supplémentaires à proximité des lacs et des rivières ? Il a fermé les yeux sur la construction irréfléchie de barrages et le forage illégal d’innombrables puits. Le lac d’Orumiyeh est en premier lieu victime de cette négligence. Sans se soucier des conséquences de leur générosité, les autorités ont donné, d’après le site pro-gouvernemental « Tabnak Professional News » , la permission de cultiver 380 000 hectares supplémentaires sur les terres irrigables des alentours. 24 000 puits y ont été illégalement forés par les agriculteurs et les paysans. A tout cela s’ajoutent les 72 barrages grands et petits construits par l’Etat lui-même.

Il y a quelques années, l’ONU a déclaré que « le problème de pénurie d’eau est le plus important défi de sécurité humaine dans l’Iran d’aujourd’hui ». C’est la menace la plus palpable que ressentent aussi bien la population que les autorités gouvernementales.

Dans un récent entretien avec l’Agence France-Presse, Issa Kalantari, le vice-président iranien et le chef du département de la protection de l’environnement, met en garde l’Etat iranien contre la menace de perdre à moyen terme (en maximum 20 ou 30 ans) 70% des terres cultivées, s’il n’arrive pas à corriger rapidement la situation écologique dramatique du pays. D’après lui, les Iraniens utilisent plus de 100% de leurs ressources en eau renouvelables, alors que les recommandations internationales sont de ne pas en consommer plus de 40%.

Les fléaux environnementaux s’abattent sur l’Iran, mais les mauvais choix politiques et techniques sont aussi, selon ce haut responsable de la République islamique, à l’origine du désastre. Le seul remède qu’il préconise est la réduction rapide de la consommation d’eau, qu’il s’agisse des eaux de surface ou des eaux souterraines. C’est ainsi seulement que l’on pourra réparer les dégâts en trente ou quarante ans. Il faut prendre des mesures radicales, ajoute-t-il.L’expansion de l’agriculture dans des zones arides, la construction de barrages et l’installation à l’intérieur des terres d’industries fortement consommatrices d’eau font partie, selon Issa Kalantari, des mauvaises décisions du passé. Reste à savoir comment la République islamique peut corriger à moyen terme toutes ses erreurs.

Le cas du Pakistan

Au Pakistan, la pollution des rivières et l’absence d’usines de traitement des eaux usées feraient chaque année des dizaines de milliers de victimes. À Lahore, capitale du Pendjab et deuxième grande ville du pays avec plus de 11 millions d’habitants, la rivière Ravi sert de déversoir à des centaines d’usines. Les habitants de cette mégapole et de ses périphéries sont tout à fait conscients du fait que les usines de fertilisants agricoles déversent continuellement des produits toxiques partout dans l’air et dans l’eau.

Mais ce n’est pas seulement la province du Pendjab – province la plus peuplée du pays et l’une des quatre provinces fédérées du Pakistan – qui se trouve dans une telle situation sanitaire. C’est le cas de tous les territoires de ce pays de 200 millions d’habitants qui, n’ayant pas de système d’égout, se trouve dans l’incapacité de collecter et d’évacuer les eaux usées pour les conduire ensuite vers les stations de traitement.

A Sindh, une autre province située au sud, au terme d’un procès sur fond d’incompétence et de corruption, la Justice a demandé en décembre dernier aux autorités de lui présenter rapidement un plan permettant à tous les habitants de boire de l’eau propre. Dans un pays où 90% de l’eau sont utilisés pour l’agriculture, ce genre de décision ne peut pas faire de miracles.

Les urgences encombrées

D’après les estimations du professeur Javed Akram, doyen de la faculté de médecine d’Islamabad, « au moins 30% des lits des hôpitaux sont occupés par des personnes atteintes de maladies dues à l’eau contaminée. C’est un fardeau social et économique énorme. Malheureusement, pour tous les gouvernements pakistanais, qu’ils soient militaires ou démocratiques, l’eau n’a pas été une priorité ».

Selon un médecin du plus grand hôpital de Lahore, le nombre de patients augmente quotidiennement. Ils sont gravement malades avec de multiples maladies virales y compris des hépatites et autres maladies mortelles. D’après le témoignage d’un ministre, 80% des Pakistanais consomment de l’eau contaminée. Longtemps accusé d’inefficacité, le gouvernement a mis en place dernièrement dans l’Etat du Pendjab 300 petites stations d’épuration et de distribution d’eau potable. C’est une mesure qui allège certes la souffrance des populations locales, mais ne change pas le fond des choses.

Les nappes phréatiques contaminées

Les études ont montré la présence de métaux lourds dans les arêtes des poissons que consomment ces populations. On utilise aussi l’eau de la rivière Ravi pour irriguer les cultures voisines qui sont elles-mêmes bourrées de pesticides. En fait, ce sont les nappes phréatiques qui y sont contaminées. Les eaux souterraines sont fortement chargées en métaux lourds et en arsenic. Selon l’ONU et les autorités pakistanaises, entre 30% et 40% des maladies et des décès sont liés à la mauvaise qualité de l’eau. C’est la pollution bactériologique des cours d’eau qui est, chaque année, à l’origine de la disparition de dizaines de milliers d’individus, relève l’Unicef, dont près de 53 000 enfants qui meurent de diarrhée après avoir consommé de l’eau non potable.

Le problème de l’eau dans les trois pays de l’Asie du Sud-Ouest à savoir l’Afghanistan, l’Iran et le Pakistan requiert des solutions rapides et radicales. Ces pays seront-ils en mesure de les concevoir et de les mettre en œuvre ? RFI

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A Nice, une mosquée sera fermée en 2019, révèle Estrosi

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Le très droitier maire de Nice, Christian Estrosi part en « opération reconquête » du quartier Notre-Dame.
« On a la présence d’une salle de prière avec des problèmes liés à un lieu inapproprié », explique Christian Estrosi, en visite dans le quartier comme pour justifier sa prochaine opération. 
 La mosquée sera donc fermée le 1er juillet 2019, annonce-t-il avant d’ajouter : « Le temps de trouver un espace pour accueillir dans des conditions dignes, pour mener des activités transparentes sans occupation du domaine public ».

Après la création d’un jardin d’enfants, la clôture de la cathédrale, la semi-piétonnisation de certaines allées, le maire LR de Nice promet la fermeture définitive de la mosquée de la rue de Suisse. Avec 20minutes

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France : 50% des radars hors service depuis le mouvement des «gilets jaunes»

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Depuis cette mobilisation qui remonte maintenant à un mois environ, les radars sont pris pour cible. Brûlés, recouverts de peinture, de sacs ou de gilets jaunes, ils seraient 1.500 environ sur tout le territoire à être aujourd’hui hors service. Soit quasiment la moitié du parc existant.

Il y a une évidence. Plus la colère des gilets jaunes perdure et moins les radars fonctionnent. Selon Europe 1, près de la moitié d’entre eux a été mise hors service. Sur ce bataillon de quelque 3.200 appareils, il ne resterait plus que 1.500 rescapés. Un record que ne souhaite pas confirmer la délégation interministérielle à la sécurité routière. Pour éviter une escalade dans le vandalisme, la ligne de conduite de ce service reste inchangée depuis le début du mouvement des «gilets jaunes»: aucun commentaire sur les chiffres.

Mais il n’y a qu’à écouter les automobilistes pour mesurer l’ampleur des dégâts. «J’ai fait un trajet des Hauts-de-Seine jusque dans les Yvelines, près de Houdan, et quasiment aucun des radars ne fonctionnait», relate l’un d’eux. Cette mise hors service se fait par divers procédés. Il y a le plus radical: le feu. Plusieurs centaines de radars ont été incendiés, en province comme à Paris lors des diverses manifestations. Le recours à la peinture est aussi très prisé. En jaune, forcément. Enfin, de nombreux appareils sont recouverts de sacs ou de gilets, jaunes aussi. Voilà qui va faire l’affaire des automobilistes, mais pas celle de l’Etat qui engrange chaque année quelques millions d’euros des PV. Avec Le Figaro

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