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Tunisie: le ministre de la Défense met en garde étrangement la classe politique

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Le ministre tunisien de la Défense a fustigé les querelles des politiciens, tenus pour «responsables» de la dégradation de la situation sécuritaire. Paradoxalement, ce message serait d’abord adressé aux militaires tunisiens, d’après le décryptage d’experts sécuritaires approchés par Sputnik.

Les propos auraient sonné comme un ultimatum, annonçant un coup d’Etat militaire, pour peu qu’ils aient été prononcés par un ministre de la Défense de quelque autre pays. A l’occasion d’un hommage rendu à deux soldats tunisiens tués dans l’explosion d’une mine dans l’Ouest du pays, Abdelkrim Zbidi fustigea les « querelles » de la classe politique, principale cause de la dégradation de la situation sécuritaire en Tunisie. Il tiendra la « déliquescence politique » pour responsable, de celle sécuritaire, et même de la mort de ces deux soldats.

Abdelkrim Zbidi menace

« Ce que je disais depuis 7 ans aux responsables politiques, j’ai envie de le dire, aujourd’hui, aux Tunisiens. Les tiraillements politiques, voire la déliquescence politique, observée depuis 7 ans en Tunisie, est la cause de celles qu’on a connues sur d’autres plans, y compris sécuritaire. C’est également cette même déliquescence qui est derrière la mort de ces deux martyrs (…) Aux politiciens qui prétendent représenter le peuple, et avoir été élus par le peuple, je leur rappelle qu’un jour ils vont devoir rendre des comptes à ce même peuple pour tout ce qui s’est passé dans le pays sous leur mandat», a averti Abdelkarim Zbidi, jeudi 4 octobre.Les propos ont été incompréhensibles pour une partie de l’opinion publique tunisienne, qui s’étonnait de voir ce fidèle de Béji Caïd Essebsi, pointer du doigt, pêle-mêle, la classe politique aux commandes, dont il fait partie. Alors que certains y ont vu une forme de «populisme», d’autres n’ont pas manqué de saluer ces remontrances, en ce qu’elles reflétaient « courageusement » le sentiment d’une grande partie de la rue tunisienne.

Sputniknews

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« La France a commis des massacres en Tunisie, elle doit s’excuser et réparer »

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La justice tunisienne, au travers de l’Instance vérité et dignité (IVD), a la France dans son collimateur. Chargée de faire la lumière sur les crimes d’État commis sous les régimes de Bourguiba et de Ben Ali, elle exige excuses et réparations de la part de l’État français.

La justice transitionnelle tunisienne, par le biais de l’Instance vérité et dignité (IVD), veut faire la lumière sur les crimes d’État commis sous les régimes de Bourguiba et de Ben Ali, et met la France devant ses responsabilités, en exigeant des excuses de sa part. Un mémorandum devrait être envoyé très prochainement, dès le début du mois de juillet, selon Sihem Ben Sedrine sa présidente. 

Sur son bureau, des piles de dossiers sont entassées. La plupart concernent les crimes commis par l’état tunisien durant l’époque de Bourguiba et de Ben Ali. Mais certains visent l’État français pour des crimes perpétrés après l’indépendance tunisienne : « Les premières violations commises par l’État français à travers ses parachutistes et son aviation, c’est en juillet 1956. La Tunisie était indépendante et ils ont pilonné tout le sud et ont tué des centaines de Tunisiens.  Et le grand massacre, c’était celui de Bizerte. Ils ont tué un peu moins de 5000 personnes. Environ 300 militaires, mais tous les autres étaient des civils ».  

L’IVD assure avoir documenté ces violations dans les moindres détails, avant de les faire parvenir à Paris début juillet. 

Excuses et réparations financières

Les réparations financières réclamées à l’État français le seront conformément aux barèmes fixés par la justice transitionnelle tunisienne : « Un homicide, c’est 200 000 dinars. Concernant l’affaire de Bizerte, multipliez par 5000 personnes pour faire la somme », détaille Sihem Ben Sedrine. Dans le cas de Bizerte uniquement, cela représente l’équivalent de plus de 30 millions d’euros. L’IVD enverra à l’État français un dossier complet « avec le nombre de morts et tous les détails les concernant pour justifier ses demandes. »

Sur ce mémorandum, la présidente de l’IVD explique : « Nous attendons de la France qu’elle se réconcilie avec ses principes et ses valeurs. Durant l’époque coloniale, la France n’appliquait pas les droits de l’Homme sur les terres conquises, dont la Tunisie. Il est temps aujourd’hui que la France se réconcilie avec ses valeurs, et avec ses anciennes colonies. Il est grand temps qu’elle se réconcilie avec la Tunisie. Et qu’on puisse construire un futur apaisé. » Pour l’heure, le gouvernement tunisien n’a pas pris position sur cette démarche de la justice transitionnelle. 

Après avoir subi de fortes pressions politiques, notamment celles du pouvoir, pour limiter son activité, l’instance chargée de la justice transitionnelle a publié son rapport final (en six volumes) le 26 mars dernier. Au total, plus de 60 000 plaintes ont été étudiées, plus de 10 00 victimes identifiées, en quatre ans de travail. Au tour maintenant des chambres juridictionnelles spécialisées d’instruire les procès.

Publié par France Inter

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Le restaurant français Mirazur élu meilleur restaurant du monde

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Le restaurant français Mirazur du chef argentin Mauro Colagreco, situé à Menton dans le sud de la France, a été élu mardi meilleur restaurant du monde par le magazine britannique spécialisé Restaurant, lors d’une cérémonie à Singapour.

Le Noma à Copenhague arrive deuxième de ce classement des 50 meilleurs restaurants du monde, le classement le plus convoité de la gastronomie mondiale, suivi par Asador Etxebarri au Pays basque espagnol.

Le restaurant Gaggan de Bangkok se classe troisième.

Mauro Colagreco, arrivé troisième de ce classement lors de la précédente édition, est aussi le seul chef étranger couronné par trois étoiles au guide français Michelin.

Accompagné de son épouse bésilienne Julia et de l’équipe du Mirazur, le chef est monté sur scène à l’annonce de sa victoire, tenant une énorme bannière représentant quatre drapeaux: ceux de l’Argentine, du Brésil, de la France et de l’Italie.

« Cette bannière représente le Mirazur et une nouvelle manière de cuisiner en France, » a-t-il déclaré.

Il a rendu hommage à la France qui lui a permis de « s’exprimer » à travers la cuisine, à l’Argentine pour « les souvenirs d’enfance », au Brésil qui lui a offert « l’amour de sa vie » et à l’Italie dont provient la moitié de son équipe.

« Merci mon équipe. Vous le méritez. Merci mes amis pour nous avoir soutenus pendant ces 13 années », a-t-il ajouté

AFP

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Iran: Washington vise le régime et sanctionne le Guide suprême

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Les Etats-Unis ont annoncé lundi de « dures » sanctions contre le Guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, et plusieurs hauts gradés des Gardiens de la Révolution, frappant la tête de la République islamique pour faire encore monter la pression sur Téhéran.

Le président américain Donald Trump, qui accuse l’Iran de chercher à se doter de l’arme nucléaire et d’être un « parrain du terrorisme », a signé un décret empêchant « le Guide suprême, son équipe et d’autres qui lui sont étroitement liés d’avoir accès à des ressources financières essentielles ».

Egalement visé, le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, visage de la politique iranienne de détente avec l’Occident, considéré comme un modéré et abhorré des ultraconservateurs.

Il sera placé sur la liste des sanctions « plus tard cette semaine », a indiqué le secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, annonçant également que Washington allait geler des « milliards de dollars » d’actifs iraniens supplémentaires, sans autre précision.

Huit hauts gradés des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique du régime, ont aussi été sanctionnés, quatre jours après la destruction d’un drone américain par un missile iranien dans la région stratégique du Golfe.

Avant que la nature de ces nouvelles sanctions ne soit précisée, l’Iran avait dit qu’elles n’auraient « aucun résultat », tout en affirmant les prendre « au sérieux » et les considérer comme « un acte hostile, conforme au terrorisme économique et à la guerre économique lancés contre notre nation ».

En plus de ces dernières mesures, M. Trump, ont affirmé samedi des médias américains, a autorisé secrètement des cyberattaques contre des systèmes de lancement de missiles et un réseau d’espionnage iraniens, en riposte à la destruction du drone américain. Téhéran a affirmé n’avoir subi aucun dégât.

– Risque d’embrasement –

Washington et Téhéran, qui n’ont plus de relations diplomatiques depuis 1980, sont engagés dans un nouvel accès de fièvre qui fait craindre un embrasement.

Donald Trump a dit avoir annulé in extremis des frappes de représailles, prévues vendredi, contre des cibles iraniennes.

Alliée de l’Iran, la Russie avait qualifié les nouvelles sanctions d' »illégales ».

Le président français Emmanuel Macron a lui annoncé lundi qu’il rencontrerait « en aparté » Donald Trump pour évoquer le dossier iranien en marge du sommet G20 en fin de semaine au Japon.

Et dans un communiqué commun, au moment où le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo effectue une visite aux Emirats et en Arabie saoudite, deux alliés de Washington et grands rivaux de Téhéran, les Etats-Unis, le Royaume-Uni, l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont exhorté à trouver des « solutions diplomatiques » pour faire baisser les tensions actuelles.

De son côté, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a martelé que son pays, ennemi juré de l’Iran, ferait tout pour l’empêcher d’obtenir la bombe atomique.

– Détroit stratégique –

Le président américain avait plus tôt appelé les pays importateurs de pétrole à protéger leurs propres cargaisons dans le détroit d’Ormuz, un point de passage clé pour le commerce mondial de pétrole situé dans la zone où l’Iran a abattu le drone américain et où des attaques ont ciblé des pétroliers ces dernières semaines.

« Nous n’avons même pas besoin d’être sur place dans la mesure où les Etats-Unis sont désormais (de loin) le premier producteur d’énergie au monde! », a-t-il avancé, en appelant les autres pays importateurs de pétrole à monter en première ligne.

« 91% des importations chinoises de pétrole passent par le détroit d’Ormuz, 62% pour le Japon, et c’est pareil pour nombre d’autres pays », a dit le milliardaire républicain. « Pourquoi protégeons-nous ces voies de navigation (depuis de longues années) pour d’autres pays sans la moindre compensation? ».

« Tous ces pays devraient protéger leurs propres navires dans ce qui a toujours été un passage dangereux », a-t-il encore tweeté.

L’administration Trump s’est retirée en mai 2018 de l’accord nucléaire censé limiter les activités sensibles de l’Iran, et considéré par les Européens, les Russes et les Chinois -toujours parties à l’accord- comme le meilleur moyen de s’assurer que l’Iran n’aura pas la bombe.

Les Etats-Unis ont ensuite rétabli à partir d’août 2018 une série de sanctions économiques contre Téhéran dans le cadre d’une campagne de « pression maximale » contre l’Iran, accusé également de déstabiliser la région.

De nouvelles frictions sont à prévoir avec l’annonce par l’Iran que ses réserves d’uranium enrichi dépasseront à partir du 27 juin la limite prévue par l’accord nucléaire.

AFP

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